Grégaire
→ "Nous sommes grégaires" (Marine Le Pen, Novembre 2015) *
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Homo
Poutinus
→ « Je ne cache pas que dans une certaine mesure, j'admire Vladimir Poutine » (Marine Le Pen, Octobre 2011) *
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Homo
Poutinus II , Crimée
→ Svetlana ALEXIEVITCH (L'annexion de la Crimée était alors imminente) : "La télévision et les journaux ont entamé docilement une guerre médiatique contre le nouveau pouvoir à Kiev : il s'est produit un coup d'Etat nazi, ce sont des fascistes qui gouvernent à Kiev, il y a des centaines de réfugiés aux frontières de l'Ukraine occidentale, partout, on assiste à des pogroms de juifs et à des destructions d'églises orthodoxes, il est interdit de parler russe (...) Voilà ce que le spectateur russe entend jour après jour. On est en train de faire du lavage de cerveaux"
→ L'occident selon l'ancien colonel du KGB :
"Le Kremlin déclare ouvertement que l’Occident a toujours été et reste toujours le principal ennemi de la Russie. On l’accuse de tout : de la chute de l’URSS, de la catastrophe de Tchernobyl, du naufrage du Koursk, le sous-marin nucléaire. Même Internet, ce sont les services secrets occidentaux qui l’ont inventé. Quant au dollar, c’est un bout de papier qui ne vaut rien. Et la Crimée est à nous !"
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Homo
Poutinus III
→ Herta Müller , Prix Nobel de littérature 2009 : « Tout ce qui arrive aujourd’hui en Ukraine provient des vieux démons soviétiques de Poutine »
→ Marine Le Pen défend une « alliance stratégique poussée » avec la Russie poutinienne. LDH
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Crimée
« le référendum organisé en République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol le 16 mars 2014 n’a aucune validité » ONU
Utilisez le plus souvent possible cette expression : "monde russe"
Utilisez le plus souvent possible cette expression : UMPS
FINKIELKRAUT
FINKIELKRAUT, interviewé le 30 décembre 2015 sur I-Télé :
"Cette poutinolâtrie de l'extrême droite et d'une partie de la droite me choque profondément."
Finkielkraut, La Seule exactitude, 2015
« Remettre du présent dans le présent, telle est la tâche prioritaire de la pensée. Cela ne signifie pas baisser la garde face au Front National, mais le critiquer pour ce qu'il est hic et nunc : un parti démagogique qui nie la complexité de l'action politique, qui méconnaît les règles de l'économie, et qui professe le culte de l'homme fort au point de considérer Vladimir Poutine non seulement comme un allié, mais comme un modèle. »
Gide (Retour de l'URSS)
>>> Dans une des usines que nous visitons
(…), on me présente un stakhanoviste ; dont j'avais vu le
portrait énorme affiché sur un mur. Il est parvenu, me dit-on, a
faire en 5 heures le travail de 8 jours. Je me hasarde à demander si
cela ne revient pas à dire que, d'abord, il mettait 8 jours à faire
le travail de 5 heures ? Mais ma question est assez mal prise et
l'on préfère ne pas y répondre.(p40)
>>> En URSS, il est admis d'avance et une
fois pour toutes que, sur tout et n'importe quoi, il ne saurait y
avoir plus d'une opinion. Du reste, les gens ont l'esprit ainsi
façonné que ce conformosme leur devient facile, naturel,
insensible.
(p45)
>>> p 48
Le citoyen soviétique reste dans une
extraordinaire ignorance de l'étranger. Bien plus : on l'a
persuadé que tout, à l'étranger, et dans tous les domaines, allait
beaucoup moins bien qu'en URSS. Cette illusion est savamment
entretenue ; car il importe que chacun, même peu satisfait, se
félicite du régime qui le préserve de pires maux.
>>> p52 (note 2 ) Lettre de Gogol à Dabit
(dans « Les âmes mortes »)
« Beaucoup d'entre nous, surtout
parmi les plus jeunes gens, exaltent outre mesure les vertus russes ;
au lieu de développer en eux ces vertus, ils ne songent qu'à les
étaler et à crier à l'Europe : « Regardez, étrangers,
nous sommes meilleurs que vous » »
>>> p 61
D'autre part (…) plus vassalisé.
>>> p 76
Comme il advient toujours que nous ne
reconnaissons qu'après les avoir perdus la valeur de certains
avantages, rien de tel qu'un séjour en URSS (ou en Allemagne, il va
sans dire) pour nous aider à apprécier l'inappréciable liberté de
pensée dont nous jouissons encore en France, et dont nous abusons
parfois.
>>>Je doute qu'en
aucun autre pays, fût-ce dans l'Allemagne de Hitler, l'esprit soit
moins libre, plus courbé, plus craintif, plus vassalisé.
Tant que j'ai
voyage « accompagné », tout m'a paru presque merveilleux
>>> p 124 (sur
l'éducation)
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Svetlana Alexievitch
On y reviendra à Staline. La hache est
toujours là, elle attend son heure. (…) Le passé, pour les uns,
c'est une malle remplie de chair humaine et un tonneau plein de sang,
et pour les autres une grande époque... Nous faisons la guerre tous
les jours dans nos cuisines. Mais bientôt, les jeunes auront grandi.
Les petits loups, comme disait Staline. Ils seront bientôt grands. (témoignage d'un bourreau, in La
Fin de l'homme rouge, de Svetlana Alexievitch
)
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Europe
« Ma
préférence va clairement à la version
fédéraliste » *
[Décidément, les prix Nobel et les poutinophiles, ça fait deux… ]Cédric VILLANI, médaille Field 2010 (= le Nobel des Mathématiques. Portrait ici) :
« L’Europe a
besoin d’un président et de ministres pour mener une politique des
affaires étrangères et une politique économique
coordonnées »
« Vive les Etats-Unis d’Europe ! » * **
« Vive les Etats-Unis d’Europe ! » * **
Certains veulent construire les Etats Unis d'Europe… D'autres veulent déconstruire l'Europe :
Marine Le Pen : «Si je suis élue en 2017, je ferai un référendum sur la sortie de l'Europe» *
Alain Guillemoles
VGE et Helmut Schmidt
"Sans EUROPA, dans 20 ou 30 ans, l'Europe et chacun des pays qui la composent ne compteront plus sur la scène mondiale"
Arseni Iatseniouk, premier ministre ukrainien
Laimdota Straujuma, Premier ministre de Lettonie
Le
revanchisme agressif de la Russie par rapport à l’Ukraine, y compris
l’annexion illégale de la Crimée il y a de cela 15 mois, ainsi qu’un
irrespect constant des règles convenues auparavant, a un impact
important sur toute la sécurité européenne.
Thucydide, II, 65
"Les Athéniens ne cédèrent qu'aux coups qu'ils se portèrent eux-mêmes, du fait de leurs conflits privés"
Shakespeare, Jules César, Acte I
"Ce n'est pas la faute de nos étoiles, cher Brutus, c'est la nôtre..."
Martin Niemöller
François Mitterrand
"Le nationalisme, c'est la guerre"
Charles De Gaulle
"Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres"
Angela Merkel
Albert Camus
Enrico Letta
"Quelqu'un pense sérieusement que chaque pays peut résoudre seul la question des réfugiés ?" (Enrico Letta, ancien Président du Conseil italien)
Barroso
"L'annexion de la Crimée fut la plus importante violation du droit international depuis la 2de Guerre mondiale"
Alain Finkielkraut
"Poutine aime à répéter que la Crimée a toujours été russe, alors que c’est absolument faux. Elle n’a appartenu à la Russie impériale qu’à partir de 1874". LeTemps
L’historien Andreï Zoubov dénonce l’exploitation de l’histoire par le régime de Vladimir Poutine
Jusqu’à ce qu’il publie début mars un article condamnant l’annexion de la Crimée en la comparant à celle de l’Autriche par Hitler en 1938, Andreï Zoubov, 62 ans, était professeur d’histoire dans la plus prestigieuse et la plus élitiste des grandes écoles russes (MGIMO). La direction du MGIMO l’a immédiatement exclu. Depuis, Andreï Zoubov est devenu l’une des principales figures intellectuelles de l’opposition à Vladimir Poutine. Il décrypte la manière dont le Kremlin utilise les blessures du passé pour construire un régime, selon lui, criminel et totalitaire.
Rappels : Quelques exemple de "lavage de cerveau" à la sauce poutinienne (il s'agit ici comme aux plus belles heures staliniennes de dénigrer tout ce qui a trait à la volonté d'indépendance et de liberté en Ukraine) :
>> La Révolution de Maïdan ? Transformée en "coup d'Etat des Etats Unis" ;
>> L' Annexion de la Crimée ? Transformée en "sauvetage de la Crimée en proie aux 'nazis de Kiev'") ;
>> La guerre dans de Donbass ? Transformée en "action de séparatistes pro-russes combattant la junte fasciste de Kiev"
>> La destruction du Boeing de la Malaysia Airlines par les pro-russes ? Transformée en "il n'y a pas de preuve" ou "c'est la faute aux 'fascistes ukrainiens' "
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Peine de mort
- Ni dans le coeur des individus, ni dans les moeurs de la société, il n'y aura de paix durable tant que la mort ne sera pas mise hors la loi." Albert Camus (Réflexions sur la guillotine,)
- "L'assassinat sur l'échafaud est la forme la plus exécrable d'assassinat, parce qu'il est investi de l'approbation de la société" (George Bernard Shaw, Bréviaire d'un révolutionnaire)
- "La prise de position d'un homme devant la peine de mort est pour moi un test absolu de son niveau de civilisation" (Maurice Chapelan) ;
- "Aussi ne connaîtrait-il pas de but plus élevé, plus saint, plus auguste, que celui-là : concourir à l'abolition de la peine de mort" (Victor Hugo, Le Dernier jour d'un condamné)
Au 21e siècle en France et en Europe :
- Les séparatistes pro-russes réinstaurent la peine de mort. Euractiv
- "Je suis pour la peine de mort" (Marine Le Pen , BFM2015)
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Albert Camus. Absurdité
- C'est
absurde veut dire « c'est impossible », mais aussi
« c'est contradictoire ». Si je vois un homme attaquer à
l'arme blanche un groupe de mitrailleurs, je jugerais que son acte
est absurde. Mais il est n'est tel (= il n'est absurde) qu'en vertu
de la disproportion qui existe entre son intention et la réalité
qui l'attend, de la contradiction que je puis saisir entre ses forces
réelles et le but qu'il se propose. (...)
L'absurdité
sera d'autant plus grande que l'écart croîtra entre les termes de
ma comparaison. (…)
L'absurdité
jaillit de la comparaison entre un état de fait et une certaine
réalité, entre une action et le monde qui la dépasse. (Albert
Camus, Le mythe de Sisyphe)
- « Camus
disait que le seul rôle véritable de l'homme, né dans un monde
absurde, était de vivre, d'avoir conscience de sa vie, de sa
révolte, de sa liberté » (Faulkner)
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SOLJENITSYNE, L'Erreur de l'Occident
p27. Toute la comédie de la détente
ne sert au communisme qu'à une seule chose : se renforcer grâce
aux finances de l'occident (jamais les emprunts ne seront remboursés)
et grâce à sa technologie, avant de se lancer dans la grande
offensive suivante.
p29. Aujourd'hui, la clique dirigeante communiste, avec son idéologie déclinante, rêve à nouveau d'enfourcher le nationalisme russe pour réaliser ses buts impériaux, et voici que des mains occidentales poussent le cheval entre les jambes du cavalier, sans même laisser au cheval le moindre choix ni la moindre espérance.
P54. L'autre Russie.
Avant l'époque communiste, la Russie
ne connaissait pas la déportation des peuples ni de mouvements
séparatistes armés. (…)
Alexandre Ier est entré avec son armée
dans Paris [en 1814, les troupes russes campèrent au bois de
Boulogne et défilèrent sur les Champs-Elysées] mais il n'a pas
annexé la moindre parcelle de terre européenne. Les envahisseurs
soviétiques, eux, ne délogent plus jamais d'un pays où ils ont eu
l'occasion de poser le pied, et ces deux phénomènes sont présentés
comme identiques !
(…) L'autre Russie ne menaçait pas
d'envahir l'Europe (…) et elle portait du blé et du beurre, non
des armes ou des instructeurs pour la formation de terroristes.
P56-57. Peuples. Crimée.
Des diplomates continuent d'assurer aux
américains crédules que les seigneurs du Kremlin nourrissent des
sentiments pacifiques, car leur cœur saigne à la pensée du peuple
russe éprouvé par la guerre. Il suffit de rappeler le cas des
malheureux tatars de Crimée toujours interdits de séjour dans leur
propre pays, pour la seule raison qu'ils pourraient empiéter sur les
chasses gardées de Brejnev. En réalité les dirigeants du Kremlin
sont parfaitement étrangers à leur peuple, n'ont pour lui
qu'indifférence, ils l'exploitent jusqu'à la limite de ses forces,
jusqu'à complet épuisement, et, si nécessaire, ils l'enverraient
sans sourciller par millions à la boucherie.
P80. Occident.
S'il avait été inébranlablement
attaché au principe de la liberté générale, il n'aurait pas dû
renforcer la domination stalinienne sur des peuples qui voulaient
être libres.
P83. Il n'avait qu'un vœu, qu'un
désir : éviter d'affronter le communisme. Partout il feignit
de ne pas remarquer les tueries ni les agressions communistes. Il a
vite fait de passer l'éponge et sur Berlin-est, et sur Budapest, et
sur Prague (…), il s'est laissé lamentablement ridiculiser à
propos des accords d'Helsinki (pour prix de ces accords, il a reconnu
à jamais les annexions communistes en Europe).
P83. Communisme. Détente.
On devait croire à l'époque qu'il y
avait tout avantage à conclure une paix éternelle avec le
communisme, quitte à la payer d'un ou deux millions de stupides
victimes. De même, on a sacrifié à Staline, sans aucune nécessité,
toute l'Europe de l'est.
(…) Quelque illusion qu'on puisse
entretenir sur la détente, jamais il ne pourra y avoir de paix
durable avec le communisme : le communisme cherchera toujours
aussi avidement à s'étendre.
P88. Sentiment national.
Le sentiment national, malgré lui et
pour sa perte, en vient alors à se soumettre au communisme
dominateur.
P97. Développement de la Russie.
Les impératifs de notre développement
intérieur sont beaucoup plus importants pour nous en tant que peuple
que ceux de notre expansion extérieure en tant que puissance.
P98. Etats-Unis / URSS
Sachons pour le moins distinguer entre
l'isolationnisme du protecteur universel (les Etats-Unis) et celui de
l'agresseur universel (l'Union soviétique). Le premier
représenterait représenterait effectivement un risque mortel pour
le monde et la paix générale, mais comme le second serait
salutaire ! Si les troupes soviétiques cessaient d'agresser le
monde et se retiraient, quel danger en résulteraient ?
J'attends qu'on me l'explique. Je ne le comprends toujours pas.
P98-99 : Nation russe.
Notre nation est gravement malade. Je
lui ai proposé le seul remède qu'on puisse proposer à un malade :
cesser de dépenser de précieuses forces à se battre et à se
mesurer avec des hommes en parfaite santé, mais se consacrer à sa
propre guérison.
P107. Occident.
À l'Occident, nous n'avons à adresser
qu'une demande et un conseil. La demande est celle-ci : s'il
vous plaît, ne nous enfoncez pas dans la dictature, ne renforcez pas
nos oppresseurs par vos ressources technologiques. Et le conseil :
dans votre incessante reculade, préservez-vous vous-même, ne vous
retranchez pas dans l'ultime fossé dont vous ne pourrez plus sortir.
P113. Faiblesse occidentale.
L'Occident refuse simplement de croire
que le temps des sacrifices est venu, il n'est simplement pas prêt à
en faire. Même le sacrifice des profits commerciaux est
insupportable à ces marchands qui entendent continuer leurs trafics
jusqu'aux premiers coups de canon. La raison leur fait défaut pour
comprendre que leurs bénéfices n'iront pas à leurs enfants, que
les illusoires profits d'aujourd'hui se changeront demain en ruine
totale. Les alliés occidentaux se livrent désormais à de savantes
manœuvres : c'est à qui, parmi eux, fera le moins de
sacrifices. Tout ceci n'est que l'épaisse et grasse conséquence
d'une prospérité érigée en fin dernière de l'existence, en lieu
et place de la noblesse d'esprit, des obles idéaux dont l'Occident
s'est départi.
P111. Russie.
Il nous faudra trouver en nous du
courage pour reconnaître nos fautes extérieures à l'égard des
autres peuples.
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