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lundi 6 décembre 2021

La BCE veut donner des visages aux billets d'euros

 Finalement !!! Ils se sont décidés à mettre des visages européens sur les €uros. Ils ont enfin compris qu'un français ne s'offusquerait nullement de voir sur un billet le visage d'un espagnol comme Cervantes ou d'un allemand ou polonais (à vrai dire peu importe sa nationalité) comme Copernic. Qu'au contraire il serait fier d'appartenir à cette grande civilisation européenne. Va falloir quand même patienter des années avant de voir les nouveaux billets (bah oui, l'UE et tout ce qui gravite autour, c'est plutôt le style escargot)

Vingt ans après l'émission des premiers billets, l'Eurosystème va lancer une réflexion sur de nouvelles séries ornées de figures historiques européennes. De nombreuses consultations et la validation du Conseil des gouverneurs seront nécessaires avant l'impression, au plus tôt dans plusieurs années LesEchos

vendredi 3 décembre 2021

L’Europe présente son projet à 300 milliards d’euros pour contrer les routes de la soie chinoises : Global Gateway !

 Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à première vue, ça ne fait pas rêver. Même lorsque l'occasion de faire consensus se présente, le sens du marketing de l'UE provoque un effet répulsif. Exemple.

>>> L’Europe présente son projet à 300 milliards d’euros pour contrer les routes de la soie chinoises
Pour contrer les « nouvelles routes de la soie » chinoises, la Commission européenne a présenté un projet concurrent d’investissements dans des projets d’infrastructures à travers le monde, baptisé « Global Gateway ».

lundi 30 août 2021

« L’abondance ne fait pas le bonheur »

 Et si le malheur des hommes venait de leur incapacité à gérer l’abondance plutôt que la rareté ? Un livre récent repose la question essentielle du bonheur dans les sociétés prospères, analyse Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».

vendredi 14 mai 2021

Quelques succès européens dans la guerre hybride contre la Russie

 Partenariat économique France-Ukraine

> La France et l’Ukraine ont signé ce jeudi 13 mai des accords pour 1,3 milliards d’euros. Les chemins de fer ukrainiens vont commander du matériel au groupe français. « La France et l'Ukraine sont des partenaires économiques solides. Ma visite à Kiev a permis de signer des contrats stratégiques autour de la sécurité, du transport et du traitement des eaux. Ces projets majeurs permettront d’améliorer le quotidien des Ukrainiens », a écrit Bruno Le Maire sur sa page Twitter (Ukrinform)

> L’Ukraine achète pour 1,3 milliard d’euros de locomotives et camions de pompiers à la France (OuestFrance)

> (...) "un succès diplomatique, géopolitique et industriel", de même qu'une "excellente nouvelle pour l'emploi local" (...) . Kiev, qui dépend du soutien politique de Paris face à la Russie, avait déjà signé en 2018 un accord sur l'achat au groupe franco-allemand Airbus Helicopters de 55 hélicoptères civils pour un demi-milliard d'euros. (LExpress)

> Alstom a été choisi pour fournir 130 locomotives électriques aux chemins de fer ukrainiens. Le résultat de plusieurs mois d’intense lobbying politico-industriel qui ont permis au numéro un mondial du train de s’imposer face à son rival chinois.(Le Monde, 23/05/2021)

lundi 3 mai 2021

Mere, le hard-discounter venu de Russie à la conquête de l’Ouest

 2 mai 2021

L’entreprise est née en Sibérie, en 2009, des suites de la crise financière et du basculement dans la pauvreté de millions de Russes. Réputée peu regardante sur l’origine et la qualité de ses produits, elle s’attaque désormais aux marchés occidentaux. 

En choisissant l’Allemagne pour son entrée en Europe de l’Ouest, en janvier 2019, le russe Mere s’est offert un joli coup de pub à moindres frais. Il s’attaquait d’entrée au bastion historique d’Aldi et Lidl, deux pionniers du hard-discount qui se sont quelque peu embourgeoisés. Avec pour slogan « Seuls les prix les plus bas tous les jours » et la promesse d’être 20 % moins cher que ses concurrents, ce trublion venu de Sibérie a réussi à attirer, dans un premier temps, l’attention des médias et des curieux dans son premier point de vente en périphérie de Leipzig. Deux ans plus tard, le bilan semble cependant bien maigre.

mercredi 17 janvier 2018

Economie & Industrie dans la Zone €uro

Economie, Commerce, Industrie, Finance

Bien sûr, les questions économiques sont importantes.
Mais nos représentants font une énorme erreur en pensant que lorsque l'économie est bonne et le chômage faible, ils peuvent éluder les problèmes de l'immigration et de l'islamisation. Si l'on croit pouvoir se passer de la question liée à l'identité de l'Europe, on se trompe lourdement. Le Brexit l'a montré, les élections au Danemark, en Autriche, en Suède l'ont montré (économie excellente, mais immigration islamiste importante). Il est étrange qu'en France, certains croient toujours que c'est en faisant baisser le chômage qu'ils feront baisser l'extrême droite. Certains à gauche s'étonnent qu'ils perdent des voix. Ils connaissent bien mal les aspirations de leurs électeurs, bien mal la réalité du terrain. Sans doute se basent-ils sur les sondages et enquêtes d'opinion.
Intéressons-nous ici, tout de même, aux questions économiques.



Amazon

Plutôt que de multiplier les déclarations « anti-Amazon », il faudrait plutôt se demander pourquoi Amazon est américain. Hélas, en France, on préfère souvent s’en prendre aux autres que de se remettre en question

>>> NOV2020 Frédéric Filloux : Pourquoi il n'y a pas d'Amazon européen. Personne en Europe ou en France n'aurait eu les nerfs d'encaisser pendant si longtemps les pertes abyssales qui ont permis la croissance du géant du e-commerce. Lexpansion



Relocalisation d’industries

>>> NOV2020 Made in France : les premiers projets de relocalisation se concrétisent

Bercy dévoile une première salve de projets portés par des industriels dans des domaines d'avenir ou dans des filières liées aux questions de souveraineté nationale : 680 millions d'euros d'investissements dans la santé, l'agroalimentaire, l'électronique, les matières premières et la 5G.

La ligne de départ est franchie, espérons pour une fois que celle d'arrivée ne soit pas trop proche. Quelques mois après s'être lancé dans la course à la relocalisation et à la chasse aux investissements - le début de la crise sanitaire ayant mis cruellement en lumière les dépendances et les lacunes de l'industrie française -, Bercy dévoile une première salve de projets portés par des industriels dans des domaines d'avenir ou dans des filières sujettes aux questions de souveraineté nationale. C'est-à-dire dans la santé, l'agroalimentaire, l'électronique, les matières premières et la 5G. LesEchos



batterie européenne
>>> DEC2019 La Commission européenne autorise une aide publique de 3,2 milliards d’euros pour développer un « Airbus des batteries »
(…) L’investissement des Etats concernés – Allemagne, France, Italie, Pologne, Belgique, Suède et Finlande – devrait en outre « permettre de mobiliser 5 milliards d’euros supplémentaires en investissements privés », précise Bruxelles, qui considère ces subventions compatibles avec sa réglementation en matière d’aides d’Etat. (…) L’objectif [est] de développer les batteries li-ion (ou lithium-ion) « qui ont une plus longue durée de vie », « se rechargent plus vite » et « sont plus sûres et plus respectueuses de l’environnement que les batteries actuellement sur le marché ». (Lemonde)


 
PEPSI
>>> NOV2019 Vingt banques européennes travaillent sur une solution de paiement paneuropéenne PEPSI (Pan European Payment System Initiative)
Vingt banques européennes travaillent à la création d'un dispositif de paiement paneuropéen qui pourrait à terme permettre de se passer de Visa, Mastercard et de géants étrangers de la technologie, a appris l'AFP de sources concordantes. Cette initiative du secteur bancaire baptisée PEPSI - pour Pan European Payment System Initiative - a pour ambition de gérer toutes les formes dématérialisées de paiements, a appris l'AFP auprès de ces sources. LaTribune

>>> JUILL2019 Italie : comment décimer un pays en moins de 20 ans
OPINION. Le fossé entre les revenus italiens et ceux des Français se creuse désormais à près de 20%. Comment et pourquoi cet appauvrissement ? Par Michel Santi, économiste LaTribune

dimanche 21 août 2016

Lectures IV _ Economix

Economix, la première histoire de l'économie en BD

>>>  L'économie en BD, c'est plutôt une bonne idée ! Et les deux premiers chapitres arrivent à un bel exploit : nous expliquer dans le même moment la dynamique du capitalisme et la pensée économique qui l'a accompagnée. Des mercantilistes aux néoclassiques en passant par Adam Smith, Thomas Malthus, David Ricardo et Karl Marx, le propos est très pédagogique et passionnant. Ensuite, le livre, traduit de l'américain, nous raconte surtout l'histoire de l'économie des Etats-Unis, du pouvoir des trusts au début du XXe siècle à la crise des subprime. On se dit que l'exercice mériterait d'être fait pour l'économie française.

mercredi 17 février 2016

Economie

>>> OCT2017. Bruno Le Maire qualifie "d'ânerie" la "théorie du ruissellement" L'Obs
>>> OCT2017. "La théorie du ruissellement est une fable, pas le modèle scandinave !"
Le débat est ouvert entre économistes sur l'efficacité des réformes fiscales d'Emmanuel Macron. Philippe Aghion, professeur au Collège de France, répond à Thomas Piketty qui dénonce une "faute historique" et à ceux qui évoquent la "théorie du ruissellement".
Alors que l'économiste Thomas Piketty dénonce dans "Le Monde" la suppression de l'ISF comme une "faute historique", précisant que "cela n'a aucun sens de faire des cadeaux fiscaux aux groupes âgés et fortunés qui ont déjà prospéré ces dernières décennies", Philippe Aghion, professeur au Collège de France, inspirateur du programme d'Emmanuel Macron, défend les réformes fiscales en cours.
Pour lui, elles n'ont rien à voir avec la "théorie du ruissellement" mais s'inspirent du modèle suédois qui a prouvé son efficacité, avec la volonté de stimuler l'innovation et donc la croissance en favorisant la mobilité sociale.  L'Obs

>>> SEPT2017. Qui sont ces pépites de l’économie européenne ? Parmi les 1 000 PME les plus dynamiques d’Europe, 20 % sont issues de l’industrie, selon la Bourse de Londres. LeMonde
 >>> AOUT2017. Des économistes européens appellent l’Europe à se réformer. Dans une tribune au « Monde », quatre spécialistes européens plaident pour des réformes ambitieuses mais concrètes, tant dans le domaine économique qu’en politique étrangère. (…) « Il existe une solution intermédiaire entre l’union politique et le modèle bancal de Maastricht » (…) Finaliser l’union bancaire Lemonde

mercredi 23 décembre 2015

Economie et finances

>>> MARS2017. Europe : « Notre débat public doit sortir d’une forme de schizophrénie vis-à-vis du grand marché européen » LeMonde
>>> MARS2017. Et si Trump avait raison en « se réclamant du patriotisme économique » ? Dans une tribune au « Monde », le politologue Yannick Mireur estime qu’au-delà des diatribes le président américain pose la vraie question du dysfonctionnement du commerce international à l’heure de la mondialisation. LeMonde
>>> MARS2017. L'Allemagne est désormais le premier investisseur étranger en France LesEchos
>>> MARS2017. Berlin veut créer un « Fonds monétaire européen » Euractiv 
>>> OCT2016. La France n'est plus le premier partenaire commercial de l'Allemagne


Le revenu universel

mercredi 16 décembre 2015

Limites et dérives de l'économie collaborative et d'internet

Economie collaborative : la clarification fiscale reste à faire

L’Assemblée Nationale a adopté vendredi 11 décembre un amendement au projet de loi de finances pour 2016 obligeant les plateformes collaboratives, par exemple comme Drivy, à envoyer un récapitulatif des revenus générés à leurs membres, et à les informer de leurs obligations en matière fiscale. Elle a aussi rejeté la proposition du Sénat de mettre en place une franchise fiscale de 5 000 € pour ces revenus.

mercredi 9 décembre 2015

Dérives du monde moderne : Smartphone, internet, société du pathos, ...

 
>>> NOV2020 Éric Sadin: «Smartphone en main, les individus ne croient plus au projet collectif»
INTERVIEW - Le philosophe dénonce le rôle des nouvelles technologies dans les troubles politiques et sociaux que connaissent nombre de pays occidentaux. Lefigaro
 
>>> AOUT2020 « La “cancel culture” est la conséquence du sous-développement juridique nord-américain » . Tribune. Par Nathalie Heinich, Sociologue.  En dépit des causes défendues, la censure que promeuvent et pratiquent ces nouveaux « annulateurs » n’a rien de progressiste, estime la sociologue Nathalie Heinich. Surtout, elle n’a rien à faire en France, où la liberté d’expression est encadrée et protégée par la loi. Lemonde 
 
>>> JAN2020 Jacques Ellul, ce penseur qui avait « prévu » les dérives du progrès technique Bibliobs

>>> NOV2019 Polanski boycotté, pièce annulée, conférences empêchées : « Il faut résister aux nouveaux censeurs »
Par Belinda Cannone, Ecrivaine
La romancière rappelle qu’Internet, où éclosent des procureurs de tout poil, ne saurait tenir lieu de tribunal.
Tribune. C’est drôle comme une société peut soudain ne plus désirer la liberté. Je me souviens de cette conversation, fin 2017, avec un membre de l’Observatoire de la liberté de création, qui faisait cet alarmant constat : une bonne part des demandes de censure auxquelles cet organisme doit répondre provient, non plus des traditionnels réactionnaires de tout bord, mais de militants féministes et antiracistes. Dans un malaise grandissant, nous fûmes quelques-uns à évoquer de plus en plus souvent, entre nous qui ne sommes pas moins féministes et antiracistes, cette étrange dérive : les héritiers des chantres de la liberté sont en train de devenir les pires ennemis de la liberté.
Deux ans plus tard, échappant à présent à tout cadre légal ou judiciaire, la volonté de censure s’est amplifiée et elle se manifeste à la fois sur les réseaux sociaux et au travers d’actions directes. Je ne mentionnerai que quatre cas récents et spectaculaires de blocage : celui de la pièce Les Suppliantes, à la Sorbonne, celui de diverses projections de J’accuse, le film de Roman Polanski, ceux des conférences de la philosophe Sylviane Agacinski à l’université de Bordeaux et de François Hollande à l’université de Lille.