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vendredi 20 mars 2026

L'Estonie face à la "République populaire de Narva" : les mêmes pro-russes qui rappellent la Crimée

 Une campagne en ligne pro-russe préstente la ville estonienne de Narva comme une "République populaire"et appelle en partie à la violence. A environ 400 kilomètres de là, la brigade de la Bundeswehr est stationnée en Lituanie.


 Un drapeau, un blason propre, des frontières redessinées - et une rhétorique qui rappelle fortement la proclamation des soi-disant "républiques populaires" dans le Donbas à l'est de l'Ukraine ainsi que l'annexion de la Crimée en 2014 : Sur les réseaux sociaux, la troisième ville d'Estonie, Narva, est soudain mise en scène comme "République populaire de Narva".

lundi 31 mai 2021

Comment l’Estonie fait face aux menaces de la Russie aux portes de l’Europe

 Elle compte beaucoup sur les Etats-Unis et l'OTAN ; et modérément sur l'UE. Elle a bien raison.

Le petit pays balte compte sur la présence de troupes de l’Otan (alliance de pays d’Europe et d’Amérique du Nord) pour dissuader Moscou de tout aventurisme militaire ou politique. L’analyse de notre envoyé spécial à Tallinn, la capitale de l’Estonie.

Sur les cartes de l’Europe de l’Est, l’Estonie est discrète : ses 1 200 000 habitants sont dispersés sur 220 km de la côte de la Baltique à la frontière sud et 270 km d’Ouest en Est. Cet Est qu’une rivière paisible, la Narva, sépare de son omniprésent voisin russe.

mercredi 28 avril 2021

L’UE devrait montrer plus de solidarité à l’égard de Prague, selon la présidente estonienne

 Encore une fois, le bon sens de l'Estonie qui en appelle à la solidarité européenne... jusqu'à présent inexistante. C'est pitoyable de constater que ce qui devrait se faire naturellement de la part de l'Union européenne doive faire l'objet d'une demande de la part d'un Etat membre. 

Ladite Union européenne, en revanche, aime à se mêler de ce qui ne la regarde pas. Ainsi, au lieu de montrer d'elle-même une solidarité à l'égard de la République Tchèque en proie à la Russie, Bruxelles "suggère à la Lituanie d’inciter ses citoyens à travailler jusqu’à 72 ans" . (Euractiv)

Eh bien, je dis et je redis qu'il n'y a plus rien à attendre, hélas, de cette Union européenne. Il faut totalement la refonder, en prenant appui sur les pays baltes et le Groupe de Visegrad, qui devrait logiquement en être son nouveau moteur.

À la suite des révélations sur l’explosion survenue en 2014 dans un dépôt de munitions en République tchèque et de l’expulsion consécutive de diplomates russes et européens, la présidente estonienne, Kersti Kaljulaid, appelle à davantage de solidarité avec les Tchèques et souhaite que les États membres de l’UE prennent des mesures plus strictes.

Selon elle, la Russie, en s’attaquant à des pays individuels de l’UE et de l’OTAN, suit une politique visant à « diviser pour mieux régner » et montre « que nous ne pouvons rien faire d’autre que d’être une fois de plus profondément amers ».

Interviewé lundi (26 avril) dans le cadre de l’émission de télévision estonienne Välissilm consacrée aux affaires étrangères, la présidente a exhorté les autres États membres à suivre l’exemple de l’Estonie et des deux autres États baltes en faisant preuve de solidarité avec la République tchèque et en imposant des mesures punitives contre Moscou.