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mercredi 10 novembre 2021

La Pologne, la Lituanie et la Lettonie défendent les frontières de l’UE face à la Russie

>>> Crise des migrants en Biélorussie : la Pologne annonce la construction d’un mur à sa frontière. Varsovie voit en ce mur, annoncé pour le début de 2022, un « investissement pour la sécurité de la nation ». Alors que de nouvelles sanctions de l’UE sont attendues, le président biélorusse a promis des gestes d’apaisement. Lemonde

 >>> « Dans les orientations de défense de l’Otan ou des Etats-Unis, les pays baltes et la Pologne constituent une même région. Notre coopération est non seulement stratégique mais tout simplement pragmatique et tout à fait naturelle. Elle s’étend d’ailleurs aussi dans le secteur énergétique par exemple »

Les migrants que la Biélorussie fait venir à Minsk du Proche-Orient par dizaines de milliers et les tentatives de les faire passer illégalement par la frontière Est de l’Union européenne ne constituent qu’un nouveau chapitre des actions hybrides orchestrées par les Russes, visant cette fois-ci la solidarité européenne. La Lituanie et la Pologne, appuyées par d’autres pays de l’UE, réussissent ce test.

lundi 8 novembre 2021

Migrants: la Pologne alerte sur une tentative massive de violation de la frontière de l'UE

 >>> Plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des groupes de centaines de personnes marchant en direction d'un passage frontalier.

Les autorités polonaises ont dénoncé lundi 8 novembre que des centaines de migrants essayaient de franchir la frontière de ce pays, limite orientale de l'Union européenne, en provenance du Bélarus, l'Otan jugeant l'utilisation des migrants par Minsk de «tactique hybride inacceptable».

L'UE accuse le président bélarusse Alexandre Loukachenko, qui le dément, d'avoir orchestré une vague de migrants et de réfugiés, venus principalement du Moyen-Orient pour tenter d'entrer sur le territoire de l'UE, en représailles aux sanctions imposées par Bruxelles à la suite d'une répression brutale de son régime contre l'opposition. La Pologne a envoyé des milliers de soldats à la frontière, y a construit une clôture à lames rasoirs et appliqué un état d'urgence local où les journalistes sont interdits de travailler.

mardi 26 octobre 2021

Désunion Européenne. En pleine crise énergétique, des Européens de plus en plus divisés (comme d'hab)

 >>> Face à l’augmentation inexorable des prix de l’énergie, le débat est relancé au sein des Vingt-Sept sur les mesures à prendre sans compromettre la reprise économique, et sur la relation avec la Russie. 

 Face à la flambée des prix de l’énergie et à la question des dispositions à prendre afin d’en alléger la facture et de ne pas compromettre la reprise économique après la crise du Covid-19, les Vingt-Sept apparaissent de plus en plus divisés. A court terme, ils savent tous que l’Europe ne peut rien et que seules des actions au niveau national sont envisageables. D’ailleurs, dix-neuf d’entre eux, dont la France, les Pays-Bas, l’Espagne ou l’Italie, ont déjà décidé de baisses de taxes et subventions diverses. A plus longue échéance, en revanche, ils ne partagent pas le même diagnostic. Le conseil des ministres européens de l’énergie, mardi 26 octobre, a, une nouvelle fois, mis en lumière ces divisions entre trois camps. Et on voit mal sur quel terrain un compromis pourrait être construit.

jeudi 14 octobre 2021

Pologne. « Polexit » : six questions sur le bras de fer entre la Pologne et l’Union européenne

 >>> Le tribunal constitutionnel polonais a décidé, jeudi 7 octobre, que certains articles des traités européens seraient incompatibles avec la constitution du pays et saperaient sa souveraineté. Une telle attaque contre la primauté du droit européen fragilise l’UE et certains médias polonais parlent désormais de la possibilité d’un « Polexit », la sortie de la Pologne de la construction européenne.

Les juges du Tribunal constitutionnel ont dénoncé jeudi l’ingérence de la Cour de justice de l’Union européenne dans le système juridique polonais​. Une décision « gravissime »​, estime ce vendredi 8 octobre, le secrétaire d’État français chargé des Affaires européennes, Clément Beaune.

Ouest-France fait le point sur les conséquences d’une telle décision qui pose la question d’un maintien de la Pologne dans l’Union européenne, quelques années après le référendum sur le Brexit qui avait abouti à la sortie du Royaume-Uni.

vendredi 1 octobre 2021

Europe. Refoulements «  légaux  » : L’UE sur la corde raide

 >>> Refoulements «  légaux  » : L’UE sur la corde raide

VARSOVIE | VILNIUS

Refoulements «  légaux  » : L’UE sur la corde raide. Face à l’impasse des discussions sur un nouveau pacte européen sur les migrations, plusieurs États membres ont déposé une proposition visant à légaliser les refoulements. Étant donné qu’aucune réponse commune de l’UE sur la migration n’est attendue avant les élections françaises d’avril 2022, l’UE devra marcher sur une corde raide.

Inspiré par le président turc Recep Tayyip Erdoğan, la Biélorussie utilise depuis des mois les migrants comme une arme en réponse aux sanctions de l’UE.

Des milliers de migrants s’envolent vers la Biélorussie et sont ensuite poussés à travers les frontières polonaises, lituaniennes et lettones par les autorités locales.

mercredi 15 septembre 2021

Pologne. La Pologne se passera du gaz russe de Gazprom ; l'Ukraine « se battra » jusqu’au bout contre le gazoduc russo-allemand

S'il y a des pays qui fait honneur à l'Europe - malgré ce que dit Bruxelles - , c'est bien la Pologne, l'Ukraine, les pays baltes, et quelques autres d'Europe centrale et de l'Est. L'Allemagne quant à elle fait honte à l'Europe

>>> À la veille de l’inauguration du nouveau gazoduc Nord Stream 2 reliant la Russie à l’Allemagne sous la mer Baltique, le plénipotentiaire polonais pour les infrastructures énergétiques, Piotr Naimski, a confirmé que la Pologne deviendra indépendante des approvisionnements en gaz russe à partir de 2023.

M. Naimski s’est montré optimiste quant aux perspectives de rendre le gazoduc Baltic Pipe pleinement opérationnel à partir du 1er octobre 2022. « Nous ne prolongerons pas le contrat avec le russe Gazprom », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

jeudi 2 septembre 2021

Pologne. Avant Zapad 21, la Pologne décrète l’état d’urgence dans ses régions frontalières avec la Biélorussie

 Durant l’été 2017, l’exercice militaire Zapad 17, organisé conjointement par les forces russes et biélorusses, avait donné lieu à de nombreux commentaires avant son lancement, la Russie ayant été accusé de manquer de transparence, notamment sur le nombre de soldats et les moyens qu’elle comptait alors engager.

mardi 31 août 2021

La Pologne bloque la déclaration de l’UE sur la frontière entre la Pologne et la Biélorussie

Il est très intéressant de noter que dans cet article, le gouvernement polonais est mis en accusation, coupable de ne pas vouloir accueillir les migrants. Or, la Pologne est victime, et non coupable, de cette situation. Victime, car cette immigration est volontairement envoyée par Minsk (c'est à dire Poutine) pour déstabiliser le pays. Remettons les choses à l'endroit : le coupable, c'est Poutine et ses relais biélorusses ; la Pologne est victime, non pas coupable. Cette immigration est une des armes de déstabilisation employée par la Russie dans le cadre de la guerre hybride qu'elle mène contre l'Europe.

L'article ci-dessous, écrit par un journaliste polonais d'ailleurs, est donc à prendre avec des pincettes. C'est assez dégueu de sa part de conclure par : " La Pologne attendrait-elle son propre Alan Kurdi — l’enfant de trois ans dont le corps sans vie sur les rives de l’île grecque de Kos a secoué l’Europe en 2015 ? "

Constatons tout de même que la Commission européenne a bien compris la situation, puisqu'elle s’est rangée du côté du gouvernement polonais concernant la question de la guerre hybride.

Une coalition d’États membres menée par la Pologne a bloqué une déclaration concernant la situation à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie à Usnarz Dolny, car le projet proposé par la présidence slovène du Conseil de l’UE était « trop faible » et ne comportait pas de références à la guerre hybride du président biélorusse Alexandre Loukachenko et à la nécessité de travailler sur les faiblesses de l’UE à cet égard. Les ministres de l’Intérieur se réunissent mardi (31 août) pour adopter une déclaration commune.

jeudi 26 août 2021

La Pologne érigera une clôture en barbelés à sa frontière avec la Biélorussie

Rappelons en premier lieu que la Biélorussie est dorénavant sous le contrôle de Poutine, lequel a évidemment bien compris que l'immigration pouvait être une arme de destruction des sociétés démocratiques

 Alors que "quatre membres de l’UE demandent à l’ONU d’agir contre l’afflux de migrants de Biélorussie" (Euractiv), la Pologne agit en renforçant ses frontières (tout comme la Lituanie et la Lettonie , Euractiv)

La Pologne a annoncé lundi (23 août) qu’elle allait ériger une « solide clôture » de barbelés, haute de 2,5 mètres, à la frontière polono-biélorusse et y augmenter ses effectifs militaires pour empêcher les migrants de pénétrer sur son sol.

Varsovie et les trois pays baltes (la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie) dénoncent ensemble une « attaque hybride » organisée par la Biélorussie qui, selon eux, encourage les migrants à passer illégalement sur le territoire de l’Union européenne.

vendredi 14 mai 2021

Quelques succès européens dans la guerre hybride contre la Russie

 Partenariat économique France-Ukraine

> La France et l’Ukraine ont signé ce jeudi 13 mai des accords pour 1,3 milliards d’euros. Les chemins de fer ukrainiens vont commander du matériel au groupe français. « La France et l'Ukraine sont des partenaires économiques solides. Ma visite à Kiev a permis de signer des contrats stratégiques autour de la sécurité, du transport et du traitement des eaux. Ces projets majeurs permettront d’améliorer le quotidien des Ukrainiens », a écrit Bruno Le Maire sur sa page Twitter (Ukrinform)

> L’Ukraine achète pour 1,3 milliard d’euros de locomotives et camions de pompiers à la France (OuestFrance)

> (...) "un succès diplomatique, géopolitique et industriel", de même qu'une "excellente nouvelle pour l'emploi local" (...) . Kiev, qui dépend du soutien politique de Paris face à la Russie, avait déjà signé en 2018 un accord sur l'achat au groupe franco-allemand Airbus Helicopters de 55 hélicoptères civils pour un demi-milliard d'euros. (LExpress)

> Alstom a été choisi pour fournir 130 locomotives électriques aux chemins de fer ukrainiens. Le résultat de plusieurs mois d’intense lobbying politico-industriel qui ont permis au numéro un mondial du train de s’imposer face à son rival chinois.(Le Monde, 23/05/2021)

samedi 1 mai 2021

«L’Initiative des trois mers, un passé et un avenir en commun»

 Mis à profit, le potentiel de l’Europe centrale et orientale sera bénéfique à toute l’UE.

L’Initiative des trois mers a un énorme potentiel : 12 pays, 30 % de la surface de l’UE, 25 % de sa population, presque 20 % de son PIB. Nos détracteurs insistent sur le fait que le lien n’est qu’historique et géographique. Ce qui nous relie pourtant, ce sont nos ambitions, notre attractivité et notre dynamique de développement.

L’Initiative est le premier projet d’intégration qui vienne de l’intérieur de la région et dont les objectifs soient à long terme. Durant des décennies, ce qui décidait du destin de la région, c’était des forces extérieures, plus intéressées à développer des connexions ouest-est que de promouvoir les interconnexions régionales. Les échanges entre les pays de l’Initiative ne peuvent donc pas être significatifs, surtout quand on les compare à ceux avec les autres pays européens. Mettre ce potentiel à profit sera bénéfique à toute l’UE.

vendredi 22 janvier 2021

«L’Europe centrale, comme une communauté des aspirations». La tribune d’Andrzej Duda, président de la République de Pologne

 >>> JAN2021 « L’Europe centrale est un excellent exemple de la force créatrice de la liberté, conjuguée, dans la vie économique, avec l’esprit d’entreprise et d’autogestion. La liberté apporte le développement, en ouvrant de l’espace à la réalisation d’audacieuses ambitions et aspirations »

Une nouvelle décennie du XXIe siècle vient tout juste de s’ouvrir. Une décennie d’incertitudes que soulèvent, à l’échelle de la planète, la pandémie de coronavirus et ses retombées économiques. Mais aussi une décennie d’espoir et d’opportunités d’un renouveau civilisationnel afin de construire un monde meilleur, plus juste, plus vert, plus en phase avec les principes du développement durable. Les yeux tournés vers l’avenir, nous recherchons des espaces susceptibles de devenir des centres de mutations dynamiques et positives. Je suis persuadé qu’à l’échelle tant européenne que planétaire, l’Europe centrale en fera partie.

Entité régionale de taille, l’Europe centrale ou bien l’Europe du Centre-Est (on utilise indifféremment ces deux notions) est une communauté des destins à tous les niveaux : géographique, politique, économique, idéologique, culturel. Vu son emplacement, on la perçoit comme un espace s’étendant entre les mers Baltique, Adriatique et Noire ou, par une simplification un peu trop abusive, entre l’Allemagne et la Russie. Cependant, nous constituons avant tout un cercle commun de la mémoire. Nos vécus historiques respectifs, notamment durant ce tragique XXe siècle, se ressemblent énormément. Nous avons fait l’expérience de deux totalitarismes – brun et rouge – qui nous opprimaient et nous persécutaient. Mais nous partageons aussi de formidables et glorieuses expériences des époques plus anciennes, comme celles de la période entre le XVe et le XVIIe siècle, où « l’Europe des Jagellons », d’abord, et la République des Multiples Nations, ensuite, parvenaient à conjuguer les volontés et les ambitions des uns et des autres, en constituant, sur une grande partie de l’espace centre-européen, une union politique volontaire, précurseure de l’Union européenne, une maison accueillante pour de nombreuses cultures et religions, régie par les principes de l’État de droit, du parlementarisme et de la démocratie. La leçon tirée de ces expériences, tant bonnes que mauvaises, nous l’emportons vers l’avenir. Comme une mise en garde universelle et comme une inspiration à agir pour le bien commun, la prospérité de notre région et de l’Europe unie tout entière.

lundi 24 août 2020

Europa Nostra (l’Europe qu’on aime)

 

Avec Maia Sandu, la Moldavie penche vers l’Europe

>>> NOV2020 Election en Moldavie : le président sortant reconnaît sa défaite face à la candidate pro-européenne. Au premier tour, Maia Sandu avait créé la surprise en devançant le président en place, le prorusse Igor Dodon. Lemonde

>>> NOV2020 Avec l'élection de la pro-européenne Maia Sandu, la Moldavie entre dans une nouvelle ère. Lexpress

 

 

 L'Autriche agit face à l'islamisme

>>> NOV2020 Après l’attentat de Vienne, l’Autriche veut créer un délit pénal «d’islam politique» Lopinion

 Pologne. Le courage de considérer Poutine comme un ennemi

>>> OCT2020 Nord Stream 2 : la Pologne inflige une amende de 6,5 milliards d'euros au russe Gazprom.

La Pologne considère Nord Stream 2 comme une menace pour la sécurité de l'approvisionnement énergétique européen. Gazprom est le chef de file de Nord Stream 2 mais la moitié des financements est apportée par les allemands Uniper et Wintershall, l'anglo-néerlandais Shell, l'autrichien OMV et le français Engie. LaTribune

Je dis bravo à la Pologne… ce pays qu’on accuse régulièrement de ne pas jouer la carte européenne ! Mais tout dépend de quelle Europe on parle. La France et l’Allemagne, qui lèchent les bottes de Poutine tout en donnant des leçons sur l’État de droit, devraient avoir honte. L’Europe de Macron et Merkel, c’est l’Europe soumise et lâche, c’est l’Europe des oligarques véreux. Ce n’est pas du tout l’Europe que nous voulons. Nous voulons une Europe puissante, qui ne se prostitue pas aux maffieux russes, une Europe indépendante du gaz russe. Et c’est pourquoi la Pologne et les Pays baltes doivent être très fortement soutenus

 

Autriche, un pays grand de l’UE, que l’UE devrait davantage écouter

>>> SEPT2020 Autriche : l’UE doit discuter ouvertement des sanctions contre la Turquie

Karoline Edtstadler (ÖVP), ministre autrichienne des Affaires européennes depuis janvier 2020. Elle était auparavant secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur. Elle siège au Parlement européen à l’issue des élections européennes de mai 2019, et ce, jusqu’à sa nomination en tant que ministre. Auparavant, elle travaillait en tant que juriste à la sous-commission des droits de l’Homme et juge pénal au tribunal de Salzbourg.


(…) Il est clair que nous devons également discuter de la position européenne à adopter par rapport à la Chine et à la Turquie. L’Autriche s’engage à discuter de toutes les options présentées sur la table des négociations et à interrompre les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE.

(…) En ce qui concerne la Turquie désormais. Les agissements d’Ankara en Méditerranée orientale peuvent-ils rester impunis ?

Il est clair qu’un État ne peut pas enfreindre les droits de l’homme et déployer sa flotte de guerre. Dans ce contexte, les États membres misent sur un apaisement des tensions, et ce, à l’unanimité. Toutefois, il est nécessaire de considérer toutes les possibilités, y compris les sanctions. L’Autriche est en faveur d’une interruption des négociations d’adhésion depuis 2016, car la Turquie s’éloignait déjà des valeurs européennes à l’époque.

Josep Borrell, haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a déclaré en août que les sanctions étaient d’actualité tant qu’il n’y avait pas de progrès avec la Turquie ? Il n’y en a donc pas eu ?

Il est bien entendu nécessaire de débattre ouvertement de toutes les réactions.

Le Brexit fait également partie du sommet européen. Le Royaume-Uni menace actuellement de ne pas respecter l’accord de retrait d’ici à la fin de l’année. Cela vous étonne-t-il ?

En réalité, je m’attendais à ce que le Grande-Bretagne respecte les droits de l’homme. Nous voulons bien entendu nous mettre d’accord avec Londres, mais il ne nous reste que six semaines pour ce faire. Les relations sont tendues. Nous appelons les autorités anglaises à prendre la situation au sérieux. L’UE ne pliera pas sous le chantage.

Ce mercredi, la Commission européenne devrait présenter un plan pour un régime d’asile européen commun. Quelles sont vos attentes ?

Il est temps de mettre en place un tel programme. D’après nous, il devrait inclure trois aspects : la protection des frontières extérieures, la coopération avec les pays tiers et une solidarité flexible.

La « solidarité flexible » signifie-t-elle qu’aucun quota d’accueil obligatoire ne devrait être mis en place ?

Tout à fait, nous nous opposons à ces accueils forcés. C’était toujours notre limite et nous la défendons avec véhémence. Depuis 2015, l’Autriche a accueilli le deuxième plus grand nombre de réfugiés de tous les États membres de l’UE. Une chose est claire : chaque pays doit apporter sa contribution. Soit en accueillant des personnes, soit en envoyant des représentants pour soutenir les autorités chargées de l’asile, soit en apportant une aide sur le terrain. Ce faisant, il faut toujours tenir compte de ce qui a été réalisé jusqu’à présent. Dans le cas de l’Autriche, cela ne peut donc pas signifier l’acceptation d’un plus grand nombre de réfugiés.

Euractiv