Après l'annexion des sudètes, après les accord de Munich, après la violation des accords de Munich, après la prise de tout le pays par les nazis, après la lâcheté ouest-européenne, après le "protectorat" du pays organisé par Heydrich, vint la guerre
Les racines de l’occupation nazie de la Tchécoslovaquie remontent
à l’accord de Munich de septembre 1938, où la GB, la France,
l’Allemagne, et l’Italie ont convenu de céder les Sudètes, une
région frontalière de la Tchécoslovaquie avec une population
allemande significative, à l’Allemagne nazie.
Cette concession a
été faite sous le prétexte d’éviter une guerre, mais elle n’a
fait qu’encourager Hitler et affaiblir les défenses tchèques
Les Sudètes ont été
officiellement annexés le 1er octobre 1938, démantelant
les fortifications frontalières de la Tchécoslovaquie et laissant
le pays vulnérable.
Le 15 mars 1939,
Hitler viole l’accord de Munich en envahissant les parties
restantes de la Tchécoslovaquie, en particulier les provinces de
Bohème et de Moravie.
L’administration
de ces territoires est confiée à des dirigeants nazis qui mirent en
œuvre des politiques de répression et de germanisation.
Un « protectorat »
est établit ; il s’agit d’un Etat fantoche qui maintient
l’apparence d’un gouvernement local.
Sous l’autorité
de Reinhard Heydrich, le protectorat devient un site de persécution
et de répression intensives, notamment contre les juifs et les
dissidents politiques. Dès le début de son mandat, il prend des
mesures drastiques pour éliminer toute forme d’expression
culturelle qui pourrait défier l’idéologie nazie. Toutes les
organisations culturelles et sportives tchèques sont interdites, et
les activités des institutions éducatives et artistiques sont
supprimées. L’objectif est de dépouiller la population tchèque
de son identité culturelle et de promouvoir une culture allemande
alignée sur les valeurs du IIIe Reich.
La répression
culturelle inclut la censure de la presse et de la littérature où
tout contenu considéré comme subversif ou promouvant le
nationalisme tchèque est strictement contrôlé. Les bibliothèques
sont fouillées et de nombreux livres sont détruits ou interdits.
Cette politique de censure s’étend aux médias où un narratif
glorifiant l’Allemagne et diabolisant les tchèques et d’autres
nationalités est imposé.