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dimanche 9 mai 2021

«L’Europe est notre maison commune» – la tribune des ambassadeurs de Hongrie, Pologne, Slovaquie et Tchéquie en France

 7 mai 2021

« Le Groupe de Visegrád n’a pas besoin d’être vu uniquement à travers sa vie au sein de l’UE. Il existe également en dehors d’elle »

Il y a trente ans, la Pologne, la Tchécoslovaquie et la Hongrie, se libéraient de l’étreinte du bloc soviétique et commençaient un retour commun vers l’Occident, entamant aussi l’intégration historique du continent européen. Aujourd’hui encore, certains habitants de l’Europe occidentale ont du mal à comprendre les défis politiques, économiques et sociaux que ces jeunes démocraties devaient affronter.

Le 15 février 1991, au château hongrois de Visegrád, les chefs des trois pays, et auparavant les leaders de l’opposition démocratique, ont décidé d’unir leurs forces afin de satisfaire aux attentes de leurs sociétés et d’adhérer le plus rapidement à la communauté occidentale des pays démocratiques.

Cette coopération, connue comme Groupe de Visegrád, a donné lieu à une plateforme de dialogue politique dont le couronnement était l’adhésion de ses membres à l’UE, l’OTAN et l’OCDE. En parlant de ces événements cruciaux, on oublie souvent que la coopération de Visegrád a aussi favorisé une stabilisation dans la région, si nécessaire à l’époque. Au moment où l’enthousiasme de ces temps s’entrelaçait, aussi en France, avec une inquiétude concernant un potentiel trouble de l’équilibre en Europe, à l’image des différends et des conflits qui commençaient à déchirer les Balkans, les pays de Visegrád mettaient les intérêts communs par-dessus tout. La coopération régionale a créé le cadre des actions ciblées et organisées en faveur de la réconciliation et de l’intégration à l’échelle européenne. Le groupe de Visegrád reste désormais un catalyseur de la coopération au sein de l’Europe centrale entière.

samedi 1 mai 2021

«L’Initiative des trois mers, un passé et un avenir en commun»

 Mis à profit, le potentiel de l’Europe centrale et orientale sera bénéfique à toute l’UE.

L’Initiative des trois mers a un énorme potentiel : 12 pays, 30 % de la surface de l’UE, 25 % de sa population, presque 20 % de son PIB. Nos détracteurs insistent sur le fait que le lien n’est qu’historique et géographique. Ce qui nous relie pourtant, ce sont nos ambitions, notre attractivité et notre dynamique de développement.

L’Initiative est le premier projet d’intégration qui vienne de l’intérieur de la région et dont les objectifs soient à long terme. Durant des décennies, ce qui décidait du destin de la région, c’était des forces extérieures, plus intéressées à développer des connexions ouest-est que de promouvoir les interconnexions régionales. Les échanges entre les pays de l’Initiative ne peuvent donc pas être significatifs, surtout quand on les compare à ceux avec les autres pays européens. Mettre ce potentiel à profit sera bénéfique à toute l’UE.

vendredi 19 mars 2021

Immigration : le Danemark veut durcir sa loi controversée sur les « non-occidentaux »

 >>> MARS2021 Malgré son gouvernement social-démocrate, le Danemark est devenu un des pays d’Europe à la politique d’immigration la plus restrictive. (c'est pas en France qu'on verrait les sociaux-démocrates faire cela ; et après ils s'étonnent de leurs résultats électoraux)

Mette Frederiksen
Le Danemark va encore élargir le périmètre d’une loi controversée visant à réduire la part des « non-occidentaux » dans ses quartiers défavorisés, tout en abandonnant le terme polémique de « ghetto », a annoncé ce mercredi 17 mars le gouvernement social-démocrate.

Dans un nouveau projet de loi, le ministre de l’Intérieur veut que la part de la population d’origine « non-occidentale » dans chaque quartier ne dépasse pas 30 % d’ici dix ans - alors que le plan actuel, adopté par la droite il y a trois ans, retient un critère de 50 %.

Le Danemark est depuis de nombreuses années un des pays d’Europe à la politique d’immigration la plus restrictive, une ligne poursuivie par la Première ministre social-démocrate Mette Frederiksen depuis son arrivée au pouvoir en juin 2019. Selon le ministre Kaare Dybvad Bek, une proportion trop importante d’étrangers de pays non-occidentaux « augmente le risque de voir grandir une société parallèle religieuse et culturelle », affirme-t-il dans un communiqué.

L'Obs

mercredi 3 mars 2021

En finir avec l’UE pour faire une nouvelle Europe ?

 L’UE était une excellente idée. Il ne s’agit pas de tout renier. La CECA, la libre circulation, Erasmus, la monnaie commune… Tout cela constituait des avancées. Mais aujourd’hui, on le voit, L’UE ne fonctionne pas. Elle est incapable de cohésion sur les grandes questions. Pas de diplomatie commune, pas de défense commune, pas de projet énergétique commun, pas de frontières européennes claires, prééminence des intérêt nationaux sur les l’intérêt général,  pas de règles sanitaires communes & incapacité à produire un vaccin européen, etc, etc, etc. Alors ? Alors il faut en finir avec l’UE. Elle ne fonctionne pas. Et il faut rebâtir une Europe sur de nouvelles bases ; car sans fondations solides, l’édifice s’écroule. Quelles bases ? Une langue commune (d’un point de vue pragmatique ce pourrait être l’anglais), une identité affirmée, une diplomatie commune, une armée, une monnaie, un impôt, des frontières, une politique de l’énergie commune. Voilà sur quels axes concrets l’Europe devrait se construire. C'est quasiment mission impossible ? Eh bien, en ce cas, il faudra se rabattre sur une Europe moins ambitieuse, celle d'une Europe des nations collaborant entre elles sur quelques projets.

Peut-être le renouveau viendra-t-il de l’Europe centrale et de l’est.



« Arrimer l'Europe centrale à l'ouest » est-il mentionné dans l’article ci-dessous consacré au Groupe Visegrad . Et si le mieux pour l’Europe serait plutôt de déconstruire l'UE, de soutenir  l’Intermarum, puis d'oeuvrer pour rattacher l'Europe de l'ouest à l'Intermarum ? Et si l’on en finissait avec Bruxelles et qu’on choisisse comme capitale européenne Vienne ?


>>> Les quatre pays de Visegrad, un groupe qui compte désormais en Europe