Globalement russophiles et habituées à entretenir des relations cordiales avec le Kremlin, la classe politique et l’opinion publique vivent cet incident — qui n’est pas le premier du genre sur le sol italien — comme un coup de tonnerre (L'Opinion) [coup de tonnerre ? Hmm... Je crois plutôt que l'Italie, comme la France est si poutinolâtre qu'il n'y aura comme réaction qu'une molle protestation ; le nain du Kremlin a bien raison de continuer à empoisonner ceux qui lui baisent la main !].
>>> MARS2021 En Italie, un officier arrêté en flagrant délit d’espionnage, l’ambassadeur russe convoqué. L’officier de la marine italienne a été arrêté en compagnie d’un officier russe à qui il remettait des documents « classifiés en échange d’une somme d’argent ».
Une affaire qui pourrait [c'est bien de mettre du conditionnel, tant on a vu qu'en Europe, les attaques de la Russie ne provoquaient que de molles réactions] compromettre les relations entre Rome et Moscou. Un officier de la marine italienne a été arrêté, mardi dans la soirée, en flagrant délit d’espionnage au bénéfice de la Russie, ont précisé, mercredi 31 mars, les forces de l’ordre italiennes dans un communiqué. D’après les mêmes sources, le suspect remettait des documents « classifiés en échange d’une somme d’argent » à un officier russe.L’opération, réalisée sous la supervision du contre-espionnage italien et de l’état-major de la défense, « a visé un capitaine de frégate de la marine militaire et un officier accrédité auprès de l’ambassade de la Fédération russe, tous les deux étant accusés de graves délits concernant l’espionnage et la sécurité d’Etat », précisent les carabiniers. L’officier russe, protégé par son statut diplomatique, n’a pas été arrêté mais il sera expulsé du pays, selon le site du quotidien italien Corriere della Sera.
L’ambassadeur russe joue l’apaisement [sans blague !]
Dans la foulée, le ministère italien des affaires étrangères, Luigi Di Maio, a convoqué dans la matinée de mercredi l’ambassadeur de Russie à Rome. Ce dernier a confirmé l’interpellation d’« un fonctionnaire du bureau de l’attaché militaire ».
« Pour le moment, il n’est pas opportun de commenter ce qui s’est produit. Dans tous les cas, nous espérons que ce qui s’est produit n’aura pas de conséquence sur les relations bilatérales entre la Russie et l’Italie », affirme le communiqué de l’ambassade russe.
Cette affaire intervient dans un contexte tendu, notamment à cause de l’affaire Navalny et de plusieurs autres cas d’espionnage. Moscou accuse l’Union européenne (UE) d’avoir une position « conflictuelle » à son égard, tandis que l’UE impute à la Russie la dégradation des relations, l’exhortant à des « progrès soutenus » sur les droits humains, ainsi qu’à « la cessation des cyberattaques » contre ses Etats membres.
Des parlementaires allemands, dont certains membres du Bundestag ainsi que différentes personnalités politiques ont été récemment victimes d’une attaque informatique dont la piste pourrait remonter vers la Russie, soulignaient, vendredi 26 mars, plusieurs médias allemands.
Même tension en Bulgarie, qui a annoncé, il y a une dizaine de jours, l’expulsion de deux diplomates russes après la découverte d’un réseau d’espionnage présumé au profit de Moscou. Sans oublier qu’un officier français en poste sur une base de l’OTAN en Italie, soupçonné d’avoir fourni des documents ultrasensibles aux services secrets russes, a été écroué en août à Paris.

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