>>> GRAND ENTRETIEN - Professeur de théorie politique à l’université de Georgetown, spécialiste de Tocqueville, Joshua Mitchell est «Washington fellow» au centre pour le mode de vie américain de l’Institut Claremont. Dans un livre percutant, American Awakening, il déchiffre le caractère profondément religieux du mouvement identitaire de la gauche américaine, qui vise à purger l’Occident de ses «péchés».
À une semaine des Conversations Tocqueville, coorganisées par Le Figaro, la Fondation Tocqueville, The Atlantic Council et la Friedrich Naumann Foundation for Freedom, et consacrées au «futur de la démocratie en Amérique», l’un des intervenants, le professeur Mitchell analyse la déroute géopolitique américaine en Afghanistan et, surtout, la crise démocratique qui étreint les États-Unis, vingt ans après le 11 Septembre.
LE FIGARO. -
C’est dans un contexte sombre que l’Amérique commémore le
20 anniversaire du 11 Septembre. Vingt ans après les attaques contre les
tours jumelles, les États-Unis ont quitté l’Afghanistan dans un
contexte de débâcle géopolitique. Les talibans sont de retour au
pouvoir, la menace terroriste islamiste est plus présente que jamais et
les Américains sont empêtrés dans une crise démocratique profonde.
Assistons-nous au crépuscule de la puissance américaine? L’esprit de
faction prospère. Comment définiriez-vous ce moment politique?
Assistons-nous au crépuscule de la (... Le Figaro)
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