L'Ukraine s'éloigne encore un peu plus de la Russie, en voulant s'affranchir d'un contrôle du pays par quelques oligarques plus ou moins corrompus. La Russie fait le chemin inverse, en accueillant à bras ouverts les vieux oligarques occidentaux ripoux : Schröder, Strauss-Kahn, Fillon, etc etc (peut-être bientôt Sarkosy ? )
>>> Le président Volodymyr Zelensky ambitionne de s’attaquer à la
mainmise d’une poignée de milliardaires sur la vie politique de son
pays.
Controversé, le texte adopté vise à établir un registre de treize oligarques, dont les noms seront ultérieurement dévoilés par le Conseil national de sécurité et de défense d’Ukraine. Les individus listés seront astreints à déclarer publiquement tous leurs biens et auront l’interdiction de financer des partis politiques, de rencontrer en privé des hauts fonctionnaires et de participer à des privatisations. Le texte définit le statut d’oligarque sur la base de quatre critères : l’influence sur les médias de masse ; la possession d’au moins une entreprise en situation de monopole ; la participation à la vie politique ; et une fortune dépassant les 89 millions de dollars (77 millions d’euros).
Crédibilité du président« Il n’existe aucun pays, en Europe, où les oligarques occupent une position aussi dominante qu’en Ukraine », estime l’économiste Timothy Ash, spécialiste de l’Ukraine, l’un des pays les plus pauvres du continent. Archétype de l’oligarque, Rinat Akhmetov possède une fortune de 7,3 milliards de dollars, plusieurs chaînes de télévision et est réputé contrôler une large fraction des députés de la Rada.
« Les oligarques ne sont pas seulement intégrés au système, ils l’ont formé », souligne Petro Oleshchuk, politologue et professeur à l’Université nationale Taras Shevchenko, à Kiev. Leur assise est telle que seuls 14 % des Ukrainiens pensent que la loi « anti-oligarque » améliorera la situation politique et économique en Ukraine, selon un sondage du cabinet de sociologie Gradus publié le 21 septembre.
Deux ans et demi après son élection (contre le président sortant Petro Porochenko, lui-même oligarque), le président Volodymyr Zelensky joue désormais sa crédibilité avec cette réforme répondant à la promesse centrale de sa campagne : la lutte contre la corruption. Confronté à une érosion importante de sa popularité, il semble ambitionner une réélection en 2024.
Jusqu’ici, Volodymyr Zelensky s’est contenté de contrarier les plans de deux oligarques et rivaux politiques de premier plan : Petro Porochenko et Viktor Medvedtchouk. Ce dernier, un homme d’affaires et un ami proche du président russe, Vladimir Poutine, a vu en début d’année la fermeture de deux de ses chaînes télévisées et se trouve en résidence surveillée, au grand agacement du Kremlin. Le milliardaire Ihor Kolomoïsky, qui fut l’un des principaux soutiens financiers de Volodymyr Zelensky en 2019, a, pour sa part, perdu sa banque, tout en maintenant une formidable influence dans le pays.
Ils vivent dans la peur pour leurs proches et luttent pour préserver leur culture. Les Tatars de Crimée ayant fui l'annexion russe de cette péninsule ukrainienne endurent chaque jour le fardeau de l'exil.
Au XVIIIe siècle comme sous Staline, la puissance russe "faisait tout pour que notre peuple cesse d'exister", accuse Roustem Skybine, un céramiste renommé et membre actif de la diaspora tatare à Kiev.
L'histoire se répète, selon cet homme de 45 ans né en Ouzbékistan durant l'exil forcé des Tatars à l'époque soviétique. Car depuis l'annexion de 2014, Moscou mène une politique de "répression" contre cette ethnie musulmane à la langue turcique, dit-il, parce qu'elle est majoritairement opposée à la tutelle russe.
Quelque 90 de ses compatriotes sont actuellement incarcérés, tandis que des dizaines de milliers d'autres ont préféré, comme lui, l'exil en Ukraine continentale.
Le dernier choc, début septembre, fut l'arrestation de Nariman Djelial, politologue respecté et chef adjoint du Medjlis, assemblée traditionnelle des Tatars considérée comme une "organisation terroriste" par la Russie.
Il est accusé du "sabotage" d'un gazoduc approvisionnant une base militaire russe. Une affaire montée de toutes pièces, selon ses soutiens et Kiev, tandis que les services secrets russes (FSB) diffusaient, eux, à la télévision des aveux de complices supposés. Challenges
>>> Carnet de voyage à Kiev, le vent du changement LeFigaro
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire