mercredi 17 novembre 2021

Gazoduc Nord Stream 2 : l’Allemagne suspend la procédure de certification

 Tant mieux, mais des suspensions, il y en a déjà eu ; les suspensions ne font que retarder un tout petit peu la mise en service du pipeline de Poutine / Schröder. Ce n'est pas une suspension qu'il faut, c'est un abandon. Un sabotage du pipeline, comme un sabotage du pont de Crimée, ce serait pas mal...

>>> 16/11/202 L'Allemagne suspend la procédure de certification du gazoduc

Un nouveau retard. L'Agence fédérale des réseaux a annoncé, mardi 16 novembre, la suspension temporaire de la procédure d'approbation de Nord Stream 2, le gazoduc controversé entre la Russie et l'Allemagne, évoquant un obstacle juridique. La certification du pipeline "n'est possible que si l'opérateur est organisé sous une forme juridique de droit allemand", écrit l'autorité dans un communiqué.

Après cette annonce, le prix du gaz a augmenté sur le marché de 12%, au moment où l'Europe connaît déjà une flambée des prix. Le processus de certification reste suspendu jusqu'à ce que l'opérateur de Nord Stream 2, basé à Zoug, en Suisse, ait achevé de transférer "des actifs essentiels et des ressources humaines" à une filiale créée en Allemagne pour la partie allemande du gazoduc.

Une mise en service retardée ?

L'Agence fédérale des réseaux a un délai de quatre mois pour donner son feu vert au projet, dont le chantier est terminé et dont le remplissage a commencé côté russe. Il s'agira ensuite de soumettre cette autorisation à la Commission européenne pour avis, de sorte que les débuts d'exploitation du pipeline pourraient prendre du retard.

Le gazoduc Nord Stream 2, long de 1 230 kilomètres sous la mer Baltique, est destiné à doubler les quantités de gaz acheminées depuis la Russie vers l'Europe. Mais pour ses détracteurs, le gazoduc va accroître durablement la dépendance énergétique européenne à l'égard de la Russie. FranceTVinfo

 

 

>>> 17/11/2021 : La suspension de la procédure d’approbation du gazoduc qui devait relier la Russie à l’Allemagne intervient alors que tout est prêt pour enflammer les cours de l’énergie.

Les travaux sont terminés depuis septembre, mais le gros tuyau ne transportera pas de gaz entre la Russie et le nord de l’Allemagne avant plusieurs mois. La suspension de la procédure d’approbation du gazoduc Nord Stream 2 par l’autorité allemande de régulation de l’énergie, annoncée mardi 16 novembre, risque même de maintenir les cours à des niveaux très élevés sur le marché européen, ce qui tirera à la hausse le prix de l’électricité. A peine connue la décision de la Bundesnetzagentur, l’Agence allemande des réseaux, le prix pour livraison en janvier coté à Londres a bondi de plus de 18 %, pour dépasser 94 euros le mégawattheure.

Moscou souhaitait une mise en service commerciale de Nord Stream 2 à l’automne, ajoutant ainsi un corridor d’approvisionnement capable, comme Nord Stream, inauguré en 2011, de fournir 55 milliards de mètres cubes de gaz par an. Compte tenu de la longueur des procédures de certification, elle n’interviendra cependant pas avant la fin de l’hiver, alors que la consommation destinée au chauffage et à la production d’électricité est très forte à cette saison.

« L’inquiétude est réelle, si nous avons un hiver froid, nous pourrions avoir des coupures d’électricité en Europe », a prévenu Jeremy Weir, patron du trader Trafigura, lors d’un sommet sur les matières premières organisé en Asie, mardi, par le Financial Times. Pour éviter le maintien de prix élevés, Berlin a tout intérêt à accélérer le processus d’autorisation de cette infrastructure stratégique, financée par Gazprom et cinq groupes européens (Engie, Shell, Uniper, Wintershall Dea, OMV) et défendue bec et ongles par la chancelière, Angela Merkel.

Pouvoir de marché russe

La décision du régulateur allemand intervient à un moment critique où tout s’est conjugué pour enflammer les cours : stockages anormalement bas à la fin de l’été et en cours de reconstitution, accidents sur des infrastructures, manque de vent qui a rendu les parcs éoliens inopérants et gonflé la consommation de méthane en Allemagne et au Royaume-Uni. Le tout dans un environnement mondial où la forte demande de gaz naturel liquéfié en Asie a fait monter les prix jusqu’en Europe.

Or, Gazprom gère avec parcimonie les flux provenant de Sibérie et de l’Arctique. S’il honore ses contrats, il refuse de faire passer plus de gaz par le pipeline Brotherhood traversant l’Ukraine, un moyen de réduire le montant des droits de passage versés à Kiev, qui pourrait perdre au final 1,5 milliard d’euros. Vladimir Poutine rejette l’accusation d’utilisation de l’énergie à des fins politiques, tout en soufflant le chaud et le froid. Le président russe dispose, de fait, d’un important pouvoir de marché. Lemonde

 

 

 Nouvel appel à arrêter la dépendance au gaz russe :

>>> Gaz russe : et si l'Europe arrêtait de manger dans la main de Poutine ?
Baisser notre dépendance au gaz russe nous donnerait plus de poids face au maître du Kremlin. Et rendrait les Européens moins vulnérables. (Lexpress)

Je dirais plutôt : et si l'Europe (c'est-à-dire l'Allemagne) arrêtait de baiser la main de celui qui l'empoisonne ?

 

 

 

 

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