En même temps que la clique de Poutine envoie des migrants pour déstabiliser les frontières est de l'Europe, elle déploie ses troupes à la frontière avec l'Ukraine, tout en prétendant qu'il n'y a là aucune "velléité belliqueuse" (voilà qui me fait furieusement penser aux jours précédant l'invasion puis l'annexion de la Crimée, jours pendant lesquels Poutine déclarait au monde entier que la massification d'unités militaires à la frontière n'étaient que des "exercices" ! Poutine va-t-il bientôt reparler des dangereux "nazis de Kiev" pour justifier une attaque de l'Ukraine ? Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît...)
>>> JAN2022 Ukraine : Londres accuse Moscou de « chercher à installer un dirigeant prorusse à Kiev » Lemonde
>>> JAN2022 En Lituanie, une frontière européenne sous tension. Crise migratoire orchestrée par Minsk sur son territoire, exercices militaires conjoints entre la Russie et la Biélorussie à sa porte : Vilnius, qui se voit désormais exposé face à Moscou, a invité les ministres européens de l’intérieur à débattre de sécurité. Lemonde
>>> JAN2022 Les pays baltes annoncent l’envoi de missiles antichars et antiaériens en Ukraine. L’Estonie,
la Lettonie et la Lituanie, rattachées de force pendant un demi-siècle à
l’URSS, ont décidé décidé de «répondre aux besoins de l’Ukraine et de
fournir une aide supplémentaire de défense». Leparisien
>>> JAN2022 L’Ukraine réclame des armes à l'Allemagne, Berlin décide de livrer un hôpital de campagne à Kiev RFI
>>> JAN2022 De retour d’Ukraine, notre journaliste Sara Daniel raconte les coulisses de son reportage sur la ligne de front Lobs
>>> MAJ JAN2022 Avec la Biélorussie alliée [plutôt soumise] aux Russes, l’Ukraine menacée d’encerclement Lemonde
>>> MAJ JAN2022 Josep Borrell attendu en Ukraine sur la ligne de front dans un contexte de tensions avec la Russie. Le haut représentant de l’Union européenne, Josep Borrell, se rendra sur la ligne de front en Ukraine dans le courant de la semaine, afin de manifester son soutien à Kiev dans le contexte du renforcement militaire de la Russie le long de sa frontière. Euractiv [après son humiliation par la Russie, on n’attend pas moins de Borrell qu’il soutienne l’Ukraine au mieux]
>>> MAJ 20/12/2021. Soloti, la base militaire russe qui menace l’Ukraine. Situé à 25km de la frontière ukrainienne,
le site est en train de changer de dimension. Entre septembre et
décembre, des centaines de blindés russes ont été envoyés sur place. Challenges
>>> MAJ 08/12/2021 Kiev se félicite du « soutien concret » de ses partenaires. (...) Une invasion militaire lui semble toutefois peu probable à l’heure actuelle. « Je ne vois aucun intérêt pour Poutine de le faire maintenant. Ce serait un désastre. La Russie a besoin de 300 000 hommes pour mener une opération à grande échelle, sauf si elle mène des opérations de déstabilisation du pays au préalable », ajoute-t-il. De son côté, l’Ukraine dispose de 250 000 soldats d’active, auxquels s’ajoutent 300 000 réservistes de « première ligne », mobilisables en vingt-quatre heures. Lemonde
>>> MAJ 01/12/2021. «L’ombre d’une connivence sino-russe» – la tribune de Bernard Guetta. Pourquoi Vladimir Poutine a-t-il massé quelque cent mille de ses soldats le long de la frontière ukrainienne et pourquoi avait-il parallèlement encouragé le président bélarusse à organiser la venue à Minsk de migrants leurrés sur la possibilité d’entrer dans l’Union européenne par la frontière polonaise ? Lopinion
>>> Viktor Erofeïev: «La Russie est devenue un gigantesque voyou collectif». Le célèbre écrivain russe était à Paris pour une conférence sur Dostoïevski à la Maison des sciences et de la culture russe. Il confie au Figaro ses réflexions sur son pays, où «la seule loi qui règne reste le culte de la force». Il évoque aussi la crise de l’Occident, dont les valeurs sont devenues «fictives», privant la société russe de modèle et de soutien. Lefigaro
>>> MAJ 01/12/2021. Les Ukrainiens de plus en plus inquiets face à une offensive russe en préparation.
Des vidéos de tanks qui s’alignent dans des gares ou des champs, des photos aériennes de contingents militaires… Sur les réseaux sociaux russes, des images familières apparaissent depuis plusieurs semaines. Selon les experts militaires qui les scrutent, la Russie achemine des troupes et du matériel près de sa frontière occidentale avec l’Ukraine, comme elle l’avait déjà fait en avril. Moscou vient même d’annoncer de nouveaux exercices militaires dans le sud du pays, le 1er décembre. Les Occidentaux comme les Ukrainiens craignent que ces mouvements «inhabituels» ne se transforment en une véritable offensive, et pas seulement dans le Donbass. Depuis 2014 et l’annexion de la Crimée par Moscou, le conflit dans l’est de l’Ukraine a fait près de 13.000 morts et 1,5 million de déplacés.
>>> MAJ 01/12/2021. Tensions entre la Russie et l’Ukraine : troupes massées à la frontière, Moscou mis en garde par les Etats-Unis… Le point sur la situation. Kiev et les Occidentaux s’inquiètent depuis des semaines du renforcement du potentiel militaire russe à la frontière ukrainienne. Moscou dément toute velléité belliqueuse.
>>> Aux frontières de l’Ukraine, « c’est juste un nouveau jour de guerre ». Fin octobre, les Etats-Unis ont signalé un renforcement des troupes russes à l’est du pays. Kiev a d’abord démenti, avant de faire volte-face et de réclamer à ses partenaires américains et européens des armes supplémentaires, semant la confusion.(Lemonde)
>>> L’UE et l’OTAN s’inquiètent du renforcement des capacités militaires de la Russie en Ukraine Euractiv
>>> L’Ukraine l’arme au pied alors que la Russie masse des troupes à sa frontière LeFigaro
>>> « Près de huit ans après l’annexion de la Crimée, l’Ukraine reste centrale dans l’affrontement géopolitique entre l’Europe et la Russie ». Impasse diplomatique, alertes américaines, escalade de la technologie militaire : le conflit entre Kiev et Moscou se réchauffe dangereusement.
C’est le mystère du moment. Que se passe-t-il côté russe le long de la frontière ukrainienne ? Rien d’inhabituel, nous répondaient la semaine dernière de hauts responsables à Kiev, alors que Washington commençait à sonner l’alarme sur d’inquiétants bruits de bottes.
Les Ukrainiens savent que, à l’issue de leur dernière démonstration de force en avril dans cette zone, où ils avaient massé quelque 100 000 hommes, les Russes avaient laissé derrière eux l’équipement lourd, signe d’un retour probable. Depuis, Kiev est à l’affût de tout mouvement annonciateur de préparatifs militaires hostiles : début novembre visiblement, on n’en était pas là.
Tout a changé le 10 novembre avec la visite à Washington du chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kuleba. La thèse américaine d’une nouvelle concentration de forces russes susceptible de constituer une menace d’invasion est alors devenue le discours dominant, de Kiev à l’OTAN. Perplexes, certains Européens s’interrogent, y compris parmi les plus sensibles à la menace russe : que fait Moscou ? Et que veut Washington ?
La France fait partie des prudents. Elle n’en a pas moins enfourché la théorie du pire et dûment mis en garde le Kremlin, lundi 15 novembre, contre les conséquences d’une nouvelle atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Et au cours du long entretien téléphonique qu’ils ont eu lundi, a fait savoir l’Elysée, Emmanuel Macron a exprimé au président Vladimir Poutine sa « profonde inquiétude » à ce sujet.
Multiplication des crises sur le continent européen (Lemonde)
>>> L’Ukraine achète des armes occidentales face à l’« agressivité » russe. En réaction à la montée des tensions à ses frontières avec la Russie, Kiev a annoncé vouloir se procurer des armes défensives en Occident
« L’agressivité de la Russie s’est considérablement renforcée ces dernières semaines. » C’est ainsi que Dmytro Kouleba, chef de la diplomatie ukrainienne, a justifié ce jeudi 18 novembre la volonté de l’Ukraine d’acquérir des armes « défensives » auprès des Occidentaux.
Dans un contexte tendu, Kiev négocie effectivement avec l’Occident de la « conclusion d’accords sur des livraisons supplémentaires d’armes pour le pays », a-t-il ajouté lors du point presse, sans donner de plus de détails. Les Ukrainiens et leurs alliés américains et européens sont en train de « développer un complexe de mesures en vue de retenir la Russie », a poursuivi le ministre.
Des soutiens venus d’Occident
Des mesures qui prendraient la forme de « pressions politiques et diplomatiques, de douloureux coups économiques » ainsi que du « renforcement de la capacité de défense des forces armées ukrainiennes ». Les négociations de la diplomatie ukrainienne à Washington et Bruxelles la semaine passée ont donné « des résultats nécessaires », a encore assuré le ministre.
Les États-Unis et l'Union européenne ont notamment exprimé ces dernières semaines leur vive inquiétude du fait de mouvements de troupes russes autour de l’Ukraine. Dernier exemple en date, le premier ministre britannique Boris Johnson a mis en garde Moscou mercredi contre l'« erreur tragique » que constituerait tout « aventurisme militaire » aux frontières d’Ukraine et de Pologne et dont le coût « serait énorme ».
Acquisition de missiles antichar
La situation dans la région est très tendue depuis l’annexion en 2014 par la Russie de la péninsule ukrainienne de Crimée. Depuis plus de sept ans, l’est de l’Ukraine est en proie à une guerre avec des séparatistes pro russes dont Moscou est largement considéré comme le parrain militaire.
Craignant une escalade sur le terrain, les Occidentaux ont longuement hésité à vendre des armes à Kiev. Les Ukrainiens ont finalement réussi à se procurer certains systèmes défensifs, notamment des dispositifs de missiles antichars américains Javelin.
>>> Biélorussie, Ukraine : le jeu (très) inquiétant de Vladimir Poutine. Depuis quelques jours, et alors que l’on s’apprête à célébrer le trentième anniversaire de la dislocation de l’URSS, des signaux alarmants proviennent du Kremlin. Lobs
>>> Les États-Unis « sérieusement préoccupés » par les agissements de la Russie en Ukraine. La France avait déjà mis en garde la Russie contre toute « nouvelle atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine » Sudouest
>>> « Mauvaises manières » entre Moscou, Paris et Berlin. La publication inhabituelle, par le ministère russe des affaires étrangères, de câbles diplomatiques avec Paris et Berlin au sujet de l’Ukraine témoigne des crispations actuelles concernant un conflit non résolu. Lemonde

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