lundi 13 décembre 2021

Le nouveau gouvernement allemand et la Russie : Nord Stream 2 , RT, Assassinat commandité par Moscou

>>> FEV2022 L’Allemagne interdit la diffusion de la chaîne russe RT en allemand. Considérée comme un outil de propagande du Kremlin à l’étranger, la chaîne a annoncé qu’elle « ne cessera pas de diffuser » dans le pays, malgré l’interdiction. Lemonde

>>> L'Allemagne va livrer à l'Ukraine un hôpital de campagne , mais pas d'armes (Lefigaro) ; cependant les Pays baltes le feront (Lemonde). Ce qui est une bonne chose

>>> En Allemagne, Olaf Scholz entretient le flou sur sa politique avec la Russie. Le chancelier allemand serait en quête d’un « nouveau départ » [nouveau ? Pourtant il me fait furieusement pense à Merkel. Aussi mou, aussi lâche, aussi "vendu" aux réseaux de Schröder/Poutine] dans sa relation avec Vladimir Poutine, à l’opposé de la ministre des affaires étrangères, l’écologiste Annalena Baerbock. Lemonde

>>> 04/01/022 Une coalition allemande divisée sur la Russie et l’énergie

La coalition allemande se fissure et Olaf Scholz reprend le dossier russe à Annalena Baerbock. Le chancelier social-démocrate Olaf Scholz veut traiter avec la Russie, ce qui signifie que le dossier sera retiré à la ministre des Affaires étrangères des Verts, Annalena Baerbock. Ces informations ont révélées par le journal allemand BILD. Cette discorde au sein du gouvernement allemand de feux tricolores intervient après que M. Scholz ait contredit les Verts sur des questions de premier plan telles que les relations avec la Russie et la taxonomie de la durabilité de l’Union européenne.

Cet évènement intervient dans un contexte d’inquiétude croissante quant à une éventuelle attaque russe en Ukraine, une question sur laquelle le chancelier social-démocrate et ses partenaires de coalition Verts ont des positions divergentes.

Les Verts ont été de fervents défenseurs d’une position ferme vis-à-vis de la Russie. En décembre, Mme Baerbock avait promis des « conséquences diplomatiques et économiques sévères » en cas d’ingérence de la Russie en Ukraine. Son collègue de parti, le ministre de l’Économie Robert Habeck, a également évoqué publiquement des conséquences pour le gazoduc Nord Stream 2 qui relie l’Allemagne et la Russie.

M. Scholz, pour sa part, a qualifié le Nord Stream 2 d’« initiative du secteur privé » qui ne doit pas être politisée. En prenant lui-même en main le dossier, il semble donc vouloir museler la position plus radicale des Verts.

Depuis son entrée en fonction, le chancelier a fait un certain nombre de commentaires suggérant qu’il souhaite prendre en main autant que possible les questions clés de la politique étrangère. Interrogé en décembre pour savoir si c’était Mme Baerbock qui dirigeait la politique étrangère de l’Allemagne, M. Scholz avait répondu que les actions du gouvernement « commencent avec le chancelier ». Euractiv


 

Nord Stream 2

>>> Berlin menace de ne pas autoriser le fonctionnement du gazoduc Nord Stream 2 pour dissuader Moscou d'envahir l'Ukraine

 Eh, d'accord... Très bien... Mais la Russie a déjà envahi l'Ukraine et annexé une partie de son territoire. On se demande alors pourquoi (enfin, on se le demande à moitié, sachant que Schröder a été nommé par Poutine pour mener les opération de Gazprom) l'Allemagne, depuis 2014, a persisté à vouloir poursuivre le gazoduc. Noter surtout qu'au sein du gouvernement tous ne partagent pas le même avis. Ainsi le chancelier est favorable, comme Merkel, au pipeline de la clique de mafieux russes défendus par Schröder (nommé patron de Gazprom par Poutine himself. Chose à ne jamais oublier). Les Verts, au contrainre, y sont opposés. C'est tout à leur honneur. Et je dirais que l'Allemagne redeviendrait respectable et respectée en Europe si elle était sur la ligne des Verts

>>> Le nouveau gazoduc germano-russe risque de ne pas être autorisé à fonctionner en cas de nouvelle "escalade" en Ukraine, a indiqué dimanche soir la cheffe de la diplomatie allemande. Cette menace s'ajoute à celles du G7 qui avertit Moscou du risque de sanctions en cas d'agression militaire contre l'Ukraine. Ce pipeline d’approvisionnement qui tient tant à cœur à Poutine est déjà très critiqué par nombre de pays qui s'inquiètent d'une trop grande dépendance de l'Europe à l'égard de la Russie.

Le ton monte entre les pays du G7 et la Russie. Alors que l'Europe et les Etats-Unis notamment craignent une invasion de l'Ukraine par Moscou, le G7 multiplie les avertissements envers le Kremlin et menace de ne pas autoriser la mise en marche du nouveau gazoduc germano-russe Nord Stream II. Ce gazoduc de 1.230 kilomètres, construit par le géant Gazprom, et qui relie la Russie à l'Allemagne via la mer Baltique, est un enjeu énorme pour la Russie dont l'État est l'actionnaire majoritaire. Même si le gazoduc n'est pas encore en fonctionnement, en l'attente d'une certification côté allemand, il peut constituer un levier pour dissuader Moscou d'envahir l'Ukraine. Une menace agitée par Washington, qui a toujours été hostile à ce projet menaçant de priver l'Ukraine d'une partie des revenus perçus sur le transit. Récemment, William Taylor, vice-président du cercle de réflexion United States Institute of Peace, confiait à l'AFP que  "Nord Stream II était une option sérieuse", "l'une des mesures les plus importantes" à l'étude, car elle permettrait à l'administration Biden d'afficher une très grande fermeté sans aller jusqu'à provoquer un séisme économique.

Menace d'arrêt

En raison de la situation sécuritaire tendue, "il a été convenu entre les Américains et l'ancien gouvernement allemand" d'Angela Merkel "qu'en cas de nouvelle escalade ce gazoduc ne pourrait entrer en service", a déclaré la cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock sur la chaîne ZDF. La ministre des Affaires étrangères, qui a participé au cours du week-end à une réunion du G7 consacrée notamment aux tensions avec la Russie et s'entretiendra lundi avec ses partenaires européens du sujet, a ainsi précisé les menaces - le plus souvent voilées - lancées au sujet de Nord Stream II par le chancelier allemand Olaf Scholz.

"Ce serait une grave erreur de croire que violer les frontières d'un pays européen resterait sans conséquences", a-t-il encore déclaré dimanche soir lors d'une visite en Pologne.

Annalena Baerbock a rappelé que de toute façon "ne peut pour le moment être autorisé car il ne remplit pas les règles de la législation européenne de l'énergie". Mi-novembre déjà, l'autorité allemande de régulation de l'énergie avait suspendu la procédure de certification de Nord Stream II - dont la construction est terminée - en demandant au consortium basé en Suisse, et chargé de son exploitation, de créer une société de droit allemand.

Risque de dépendance

Ce gazoduc, ardemment soutenu par le chef de l'Etat russe Vladimir Poutine mais aussi  par Angela Merkel au nom des garanties d'approvisionnement en gaz pour l'Europe, est très critiqué par nombre de pays. Les Etats-Unis et plusieurs pays d'Europe de l'Est, à commencer par la Pologne, s'inquiètent d'une trop grande dépendance de l'Europe à l'égard de la Russie. Par ailleurs l'Ukraine -jusqu'ici l'un des grands pays de transit du gaz russe vers l'Europe - redoute de faire les frais de ce projet qui la contourne et d'en être économiquement et diplomatiquement affaiblie.

Dans l'immédiat, la cheffe de la diplomatie allemande a appelé à se concentrer sur les efforts diplomatiques pour apaiser les tensions entre l'Ukraine et la Russie. "Nous sommes dans une phase en ce moment où nous voulons tout mettre en œuvre pour que des discussions reprennent, car le dialogue est le meilleur moyen d'éviter une escalade", a-t-elle dit.

De son côté, le gouvernement américain a annoncé qu'il dépêchait sa secrétaire d'Etat adjointe chargée de l'Europe, Karen Donfried, en Ukraine et Russie de lundi à mercredi, en quête de "progrès diplomatiques pour mettre fin au conflit dans le Donbass", dans l'est de l'Ukraine, "en mettant en œuvre les accords de Minsk".

Ces accords conclus en 2015 pour mettre fin à la guerre qui a éclaté un an plus tôt dans cette région ukrainienne entre les forces de Kiev et des séparatistes pro-russes n'ont jamais été vraiment respectés. Si la Russie "décide de ne pas emprunter cette voie" diplomatique, "il y aura des conséquences massives et un prix important à payer, et le G7 est absolument uni là-dessus", avait déjà prévenu la responsable américaine.

 Latribune

 

 >>> Faut-il autoriser Nord Stream 2, un pipeline acheminant du gaz russe ? Le gouvernement allemand est divisé. Les écologistes sont opposés au projet à l’existence controversée, alors que le nouveau chancelier, Olaf Scholz, le défend depuis son origine. 

(...) Hostiles au projet depuis toujours, les écologistes ont décidé de le mettre à l’agenda dès leurs premiers jours au gouvernement. « En l’état actuel des choses, ce gazoduc ne peut pas être approuvé, parce qu’il ne respecte pas les exigences de la législation européenne sur l’énergie et parce que les questions de sécurité restent ouvertes », a ainsi déclaré la nouvelle ministre des affaires étrangères, Annalena Baerbock, le 12 décembre, sur la chaîne de télévision publique ZDF. « D’un point de vue géopolitique, Nord Stream 2 est une erreur. D’ailleurs, tous les pays ont toujours été contre, sauf l’Allemagne et l’Autriche », a affirmé son collègue chargé de l’économie, Robert Habeck, le 19 décembre, dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Lemonde

 
>>> Nord Stream 2 : conflit au sein du gouvernement allemand Euractiv




 

Russia Today

>>> L’Allemagne exclut la chaîne russe RT de la diffusion par satellite. Selon le régulateur allemand des médias, le moyen technique utilisé par la chaîne d’info russe pour émettre contrevient à la « souveraineté juridique » du pays. Lobs

Il semble que c'en soit fini de la mollesse de Merkel à l'égard de Poutine. Tant mieux. On pourra remercier les Verts de clairement s'opposer à NS2, et regretter que pour ce pipeline Olaf suive les pas nauséeux de Merkel / Schröder / Poutine. Pour ce qui est de RT, la France et tous les pays d'Europe devraient suivre l'exemple Allemand.



 

Meurtre d'un géorgien, commandité par Moscou

>>> Un Russe condamné à la prison à perpétuité en Allemagne pour le meurtre d’un Géorgien sur ordre présumé du pouvoir russe (Lemonde)

>>> L’Allemagne expulse des diplomates russes en raison d’un assassinat commandité par Moscou

Un tribunal de Berlin a statué que l’assassinat en 2019 d’un citoyen géorgien à Berlin a été ordonné par la Russie, ce qui a conduit à déclarer deux employés de l’ambassade russe « persona non grata ».

« Ce meurtre sur ordre de l’État (…) constitue une violation grave du droit allemand et de la souveraineté de la République fédérale d’Allemagne », a déclaré la nouvelle ministre des Affaires étrangères et co-leader des Verts, Annalena Baerbock.

Le 23 août 2019, un homme d’origine géorgienne, qui avait combattu la Russie pendant la deuxième guerre de Tchétchénie dans les années 2000, a été exécuté en plein jour. Le tribunal a estimé que le crime avait été commis sur ordre des institutions étatiques russes. Le meurtrier a été condamné à la prison à vie.

« L’acte a été méticuleusement préparé par des assistants en poste à Berlin », a déclaré le juge principal en annonçant le jugement. Les Russes expulsés auraient participé à l’opération. L’ambassadeur russe a reçu l’ordre de se présenter à une conversation suite à la décision du tribunal.

 Euractiv

 

 

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