>>> MAJ 23/12/2021
Sciences Po Grenoble: «Un pouvoir politique responsable n'aurait pas permis un tel déni de justice». Interpellée dans
Le Figaro par 40 universitaires après le renvoi
de Klaus Kinzler de Sciences Po Grenoble, la ministre de l'Enseignement
supérieur a réagi. La réponse de Frédérique Vidal témoigne d'un pouvoir
tétanisé par la peur d'agir qui renvoie dos à dos agresseurs et
victimes, argumente Céline Pina.
Lefigaro
>>> MAJ 22/12/2021
Richard Malka : La suspension du prof de l'IEP Grenoble est une injonction à courber l'échine. Pour le célèbre avocat de Charlie Hebdo et de Mila, la suspension de ce professeur d'allemand à Sciences Po Grenoble est une affaire cruciale pour l'avenir. LExpress>>> MAJ 21/12/2021. Sciences Po Grenoble dénonce une décision « politique » après la suspension de financements par Laurent Wauquiez. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes va arrêter de
financer l’école après un arrêté visant un professeur d’allemand,
suspendu pour « propos diffamatoires ». Lemonde
>>> MAJ 20/12/2021 . L’enseignant qui accusait Sciences Po Grenoble d’être un institut de « rééducation politique » suspendu pour diffamation. Ce professeur avait été accusé en début d’année par des étudiants
d’être islamophobe. Par la suite, il avait reproché à la direction de ne
pas l’avoir protégé, et à ses collègues d’avoir endoctriné les élèves. Lemonde
>>> Klaus Kinzler, enseignant: «Sciences Po Grenoble est devenu un camp de rééducation»
« On entend désormais dans les amphis des
profs remettre en cause tout le système dans ses bases universalistes,
démocratiques, laïques. C’est fait sans aucun complexe »
Professeur
d’allemand et de civilisation allemande à l’Institut d'études
politiques de Grenoble, Klaus Kinzler est au centre d’une polémique qui
empoisonne l'établissement depuis un an. Accusé d'être islamophobe dans
une campagne lancée par des étudiants sur les réseaux sociaux, il a vu
son nom et celui d’un de ses collègues placardés sur les murs de
l'établissement avec la mention : « Des fascistes dans nos amphis.
L’islamophobie tue ». Klaus Kinzler n’est pas retourné à l’IEP depuis
les faits. En mars, il publiera le récit de cette affaire aux Editions
du Rocher.
Vous avez été, selon vous, la
cible d’une « cabale » instrumentalisée par un syndicat étudiant
(l’Union syndicale) de l’IEP de Grenoble, avec le silence complice de la
direction et du corps enseignant. Pourquoi les choses se sont-elles
envenimées à ce point ?
Tout a commencé par des échanges de mails
avec une collègue historienne en décembre 2020. Je contestais le titre
d’une journée de débats dans lequel « racisme, antisémitisme et
islamophobie » étaient mis sur le même plan. Cela me paraissait un
scandale alors qu’existe un vrai débat sur la pertinence du terme
islamophobie. La discussion s’est vite envenimée, ma collègue affirmant
la « scientificité » du mot. Les ennuis ont débuté. Dès janvier, la
campagne s'était déjà déchaînée sur Facebook.
On nous accusait d'être « islamophobes » et on exigeait notre
démission, tout en lançant des appels à témoignages anonymes contre
nous. En mars dernier, mon nom, ainsi que celui d’un collègue
politologue, spécialiste de l’islam en France, ont été placardés sur la
façade de l'établissement. J’ai été mis sous protection policière
pendant un mois.
Le meneur présumé de
cette campagne vient d'être relaxé par les autorités universitaires (la
commission de discipline de l’université de Clermont-Auvergne), bien
qu’un rapport de l’inspection générale de l'éducation et de
l’enseignement supérieur a demandé des sanctions de façon très claire.
Comment interprétez-vous cette décision ? Constitue-t-elle un désaveu ?
Je
ne suis plus surpris de rien. Cela témoigne du niveau d’idéologie dans
lequel baignent l’Institut d'études politiques de Grenoble et
l’université en général. Est-ce pour autant un désaveu ? Les arguments
de la relaxe sont hallucinants. L’administration estime que les faits ne
sont pas caractérisés... Et pourtant, depuis le 10 janvier, la campagne
Facebook où l’on me reproche d'être islamophobe et d’extrême droite est
toujours en ligne ; l’IEP n’a même pas demandé sa suppression. Le
conseil de discipline va contre les évidences, estime que je n’ai pas
été désigné nommément, ce qui est faux puisque mon nom et celui de mon
collègue ont été affichés sur la façade de l'établissement. Ce sont les
inspecteurs qui exigeaient « des mesures fermes » et des sanctions qui
peuvent être surpris ! Uniquement des enseignants favorables aux
étudiants en cause (un seul a finalement été poursuivi en disciplinaire)
ont été entendus. Mais personne, absolument personne, ne nous a demandé
notre version des faits. Ni le conseil de discipline, ni d’ailleurs la
police ou la justice. La direction a indiqué qu’elle ne ferait pas appel
de la relaxe. Désormais, dans ces circonstances, un enseignement digne
de ce nom n’est plus possible à l’IEP de Grenoble. Cette impunité, c’est
un appel à l'intolérance (Lopinion)
)
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