Source : LeMonde.
L'essentiel :
Combats de rue à Marioupol, assiégée depuis 18 jours : « Des enfants, des personnes âgées sont en train de mourir. La ville est détruite, elle est rayée de la surface de la Terre », a déclaré un officier de police de la ville
Une base de l’armée ukrainienne dévastée à Mykolaïv
L’armée ukrainienne annonce la mort d’un cinquième général russe.
Des missiles hypersoniques utilisés par la Russie pour la première fois.
Enlèvement d’une journaliste ukrainienne.
>>> Face au cynisme de la Russie, le Canada corrige chaque ligne de cette lettre russe à l'ONU HP
21:58 La Russie menace [comme d'hab. La question est quel pays européen n'a-t-elle pas menacé ? La Russie ne sait faire que ça : menacer, menacer, menacer] l’Italie pour son soutien aux sanctions
Alexeï Paramonov, directeur du département européen du ministère des affaires étrangères russe, a accusé l’Italie, dans une interview à l’agence publique russe RIA-Novosti, de succomber à une « hystérie antirusse » [ah, ça faisait longtemps qu'ils n'avaient pas sorti, ce mot -hystérie- ! Ils deviennent gâteux, les propagandistes du crétn du Kremlin] en soutenant les sanctions contre la Russie et d’oublier « en une seconde » des siècles de relations et d’accords bilatéraux. [ah oui, il y a juste eu quelques crimes de guerre entre temps !]
Il a ajouté espérer que la promesse faite au début du mois par le ministre de l’économie français, Bruno Le Maire – qui est ensuite revenu sur ses propos – d’une « guerre économique et financière totale » contre la Russie n’allait pas « faire des émules en Italie et entraîner une série de conséquences irréversibles ».
Le ministère des affaires étrangères italien a réagi en « rejet[ant] fermement ces déclarations menaçantes » de la partie russe. Il a assuré que Rome et ses partenaires européens allaient « continuer d’exercer une pression maximale » sur la Russie pour arrêter l’intervention militaires menée contre l’Ukraine. [ça, c'est très bien. Mais le mieux serait un engagement militaire , pour fermer le caquet de Lavrov et du crétin du Kremlin]
Le responsable russe avait également rappelé que la Russie avait apporté une assistance « significative » à l’Italie aux débuts de la pandémie de Covid-19, en 2020 [bof. une pure opération destinée à donner du grain à moudre aux propagandistes. Quant au mot "significative", il vaudrait mieux utiliser le mot "anecdotique" ; il serait plus proche de la réalité des faits] , selon lui à la demande du ministre de la défense Lorenzo Guerini. Ce ministre a été parmi les principaux « instigateurs de la campagne antirusse » [antipoutinienne. Pas antirusse. Une nuance que le crétin du Kremlin et sa clique ne peuvent évidemment pas faire] au sein du gouvernement italien, selon lui.
Le premier ministre italien, Mario Draghi, a réagi en qualifiant de « particulièrement odieuse et inacceptable » la comparaison « entre l’invasion de l’Ukraine et la crise pandémique en Italie ». Quant à M. Guerini, il a déclaré que l’Italie ne « ferait pas le jeu de la propagande » et continuerait de se tenir au côté de l’Ukraine. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, doit s’adresser par visioconférence depuis Kiev au Parlement italien mardi.
>>> "Pendant
que Poutine mène son assaut contre l'Ukraine, attaquant des citoyens
innocents et provoquant une crise de réfugiés, sa famille est enfermée
dans un chalet très privé et très sécurisé quelque part en Suisse - pour
le moment, du moins". La famille serait en sécurité, près de Lugano, à la frontière italienne. (Voici)
>>> Le point sur la situation samedi soir
- L’armée russe est entrée samedi dans la ville de Marioupol, assiégée depuis presque trois semaines. De violents combats ont eu lieu toute la journée, notamment autour de l’usine sidérurgique Azovstal, et Kiev a admis avoir perdu l’accès à la mer d’Azov. « Des enfants, des personnes âgées sont en train de mourir. La ville est détruite, elle est rayée de la surface de la Terre », a déclaré un officier de police de la ville, dans une vidéo adressée aux dirigeants occidentaux dans laquelle il implore leur aide.
- Les frappes aériennes se sont succédé à un rythme soutenu sur Mykolaïv, ville du sud du pays où des dizaines de soldats ont été tués la veille dans une frappe contre une caserne de l’armée, selon le gouverneur de la région. « Pas moins de 200 soldats dormaient dans les baraquements », a raconté un militaire interrogé sur place, selon lequel « au moins 50 corps ont été extraits ».
- Le ministère russe de la défense a annoncé samedi avoir utilisé la veille des missiles hypersoniques Kinjal pour détruire un entrepôt souterrain d’armements dans l’Ouest de l’Ukraine. La Russie n’avait jusque-là jamais fait état de l’emploi de ce missile balistique lors des deux conflits où elle est belligérante : l’Ukraine et la Syrie. Ce type de missiles, très manœuvrables, défie, selon Moscou, tous les systèmes de défense antiaérienne. « L’Ukraine est malheureusement devenue un terrain d’essai pour tout l’arsenal russe de missiles », a déclaré le porte-parole des forces aériennes ukrainiennes.
- Volodymyr Zelensky a demandé des pourparlers sérieux. Il a jugé samedi qu’il était temps pour Moscou d’accepter de se « réunir » pour « discuter » sérieusement de paix, afin d’éviter à la Russie des conséquences « pendant plusieurs générations ». « Des négociations (…) sont la seule chance pour la Russie de minimiser les dégâts causés par ses propres erreurs », a déclaré M. Zelensky.
- La guerre en Ukraine a contraint plus de 3,3 millions d’Ukrainiens – des femmes et des enfants à 90 % – à quitter le pays, selon les Nations unies. Près de 6,5 millions de personnes seraient déplacées à l’intérieur du pays.
19:55 Le pape François rend visite à des enfants ukrainiens l’hôpital de Rome
Le pape François a rendu visite, samedi, à des enfants ukrainiens soignés à l’hôpital pédiatrique du Vatican Bambino Gesu, à Rome. Souriant, le pape leur a tendu la main, en traversant un service de l’établissement, où sont hospitalisés actuellement dix-neuf enfants ukrainiens. Une cinquantaine d’enfants y ont été soignés depuis le début de la guerre, selon le Vatican.
Certains jeunes patients souffraient de cancer, maladies neurologiques et d’autres pathologies avant l’invasion russe, le 24 février, et ont « fui dès les premiers jours de la guerre », a précisé l’hôpital. Sont également soignées des fillettes présentant « de graves blessures dues à des explosions » au cours du conflit.
19:50 Zelensky s’adresse aux Suisses en direct ; blâme Nestlé et les banques
« “Bien manger. Bien vivre”, c’est le slogan de Nestlé. Votre compagnie qui refuse de quitter la Russie. Même maintenant, quand la Russie menace d’autres pays européens. Pas seulement nous. » Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’est adressé en direct à des milliers de Suisses (environ 5 000 selon nos confrères du Temps) qui manifestaient à Berne, samedi, et a blâmé les entreprises suisses qui poursuivent leurs activités en Russie. « Les affaires marchent en Russie même quand nos enfants meurent et nos villes sont démolies » et quand les habitants de Marioupol, ville ukrainienne assiégée, sont « sans nourriture, sans eau, sans électricité et sous les bombardements », a-t-il fustigé.
Les participants au rassemblement, parmi lesquels le président suisse Ignazio Cassis monté sur scène avec des diplomates ukrainiens, ont pu suivre ses neuf minutes de discours, traduit en allemand, malgré des problèmes techniques passagers. « Ça fait mal », a poursuivi M. Zelensky, à propos des banques. « L’argent des gens qui ont lancé cette guerre est dans vos banques. Aidez-nous à lutter contre ça. Pour que ces fonds soient gelés, a-t-il plaidé. Il est nécessaire de geler complètement les actifs de ces gens et leurs comptes bancaires. C’est un grand combat, mais vous pouvez le faire. »
16:51 Kharkiv
« Je veux juste marcher tranquillement avec mon chien dans ma chère Kharkiv »
Sur son compte Instagram, l’illustratrice Sasha Anisimova, qui vit à Kharkiv, ville dévastée par les bombardements, a posté plusieurs dessins, accompagnés de la légende :
« Bonjour, je m’appelle Sacha et j’ai 30 ans aujourd’hui. Je pensais que je voulais une voiture, une maison, des voyages, des trucs à la mode et plein d’autres choses, mais maintenant je veux juste marcher tranquillement avec mon chien dans ma chère Kharkiv, boire du café et ne pas lire les nouvelles sur la guerre. »
« Je ne sais pas combien de temps cela peut durer, je ne sais pas combien de personnes ont perdu leur maison et leurs proches. Je sais que nous vivions notre vie normalement, mais ils nous l’ont enlevée, en appelant ça la “libération”. Je ne comprendrai jamais la guerre et je n’oublierai jamais cette terrible matinée. Je ne comprendrai jamais comment on peut mentir si fort. »
16:35 La situation à Marioupol
L’armée russe a affirmé vendredi avoir réussi à pénétrer dans Marioupol et combattre en centre ville aux côtés de troupes de la « république » séparatiste de Donetsk. Selon un conseiller du ministère ukrainien de l’Intérieur, Vadym Denysenko, cité par l’agence Interfax-Ukraine, la situation est « catastrophique » dans la citée assiégée.
>>> Des missiles hypersoniques utilisés par la Russie pour la première fois, selon Moscou. Vantés comme « invincibles » par Poutine depuis plusieurs années, ces nouveaux missiles font la fierté de l’armée russe et présentent l’avantage d’être plus difficiles à intercepter que les missiles balistiques classiques. Article. Le crétin du Kremlin est très content : il va pouvoir tuer encore plus de monde, encore plus loin, encore plus vite !
14:47 Pour Boris Johnson, reprendre des relations normales avec la Russie serait une « erreur »
« Essayer de normaliser de nouveau les relations avec Poutine après cela, comme nous l’avons fait en 2014 (après l’annexion de la Crimée), reviendrait à commettre exactement la même erreur », a estimé samedi le premier ministre britannique, Boris Johnson.
Lors d’un discours au congrès de son parti (le Parti conservateur) à Blackpool (nord de l’Angleterre), il a en outre déclaré que le moment était venu de « choisir entre la liberté et l’oppression ». Evoquant ceux « qui disent que nous ferions mieux de nous accommoder de la tyrannie », le chef du gouvernement conservateur a estimé « qu’ils ont profondément tort ».
Il a estimé que Vladimir Poutine avait envahi l’Ukraine parce qu’il se sentait menacé par la liberté et la démocratie ukrainiennes. Il a ajouté que le président russe était « terrifié par l’effet de ce modèle ukrainien sur lui et sur la Russie » et « totalement paniqué » à l’idée d’une révolution à Moscou.
13:42 Des dizaines de morts sur la base de l’armée ukrainienne à Mykolaïv
Des dizaines de personnes ont été tuées dans l’attaque, vendredi, contre une caserne militaire dans le sud de l’Ukraine, à Mykolaïv, ont raconté samedi des témoins à l’Agence France Presse, alors que les opérations de secours se poursuivent. « Pas moins de 200 soldats dormaient dans les baraquements », selon Maxime, un militaire interrogé sur place. « Au moins 50 corps ont été extraits, mais on ne sait pas combien il en reste sous les décombres », poursuit le jeune soldat. Evgueni, un autre militaire sur place, estime que les frappes pourraient avoir fait 100 morts. « Nous continuons à compter mais c’est impossible de savoir vu l’état des corps », a dit un sauveteur interrogé par l’AFP.
13:34 Disparition d’une journaliste ukrainienne
Le
bureau de la procureure générale d’Ukraine accuse les forces de
sécurité et militaires russes d’avoir enlevé une journaliste ukrainienne
qui couvrait l’offensive russe dans l’est et le sud de l’Ukraine. Dans
une déclaration publiée samedi sur Facebook,
le bureau du procureur général affirme que le Service fédéral de
sécurité russe (FSB) et l’armée russe ont enlevé la journaliste du média
ukrainien Hromadske mardi à Berdiansk, une ville portuaire occupée dans la région de Zaporijia.
Vendredi, Hromadske
a fait savoir sur Twitter avoir perdu le contact avec la journaliste
Victoria Roshchyna. Reporters Sans Frontières a relayé l’appel de
Hromadske.
13:30 L’Allemagne s’inquiète de son approvisionnement en gaz cet hiver. (...) L’Allemagne fait partie des Etats européens s’étant opposés à un embargo
immédiat sur les hydrocarbures russes en raison de sa grande dépendance
au gaz russe – comme d’autres pays d’Europe centrale.
Oui, ce n'est pas nouveau : l'Allemagne s'inquiète avant tout pour elle. Y'a une guerre, mais bon, l'important c 'est de ne pas troubler son petit confort personnel. Et puis , bien sûr, cette guerre, c'est une grosse surprise, hein, pour les autruches hypocrites que sont Merkel et Scholz !
12:49 Bilan incertain sur une base de l’armée ukrainienne dévastée à Mykolaïv
Vingt-quatre heures après une attaque à la roquette sur une caserne militaire à Mykolaïv, le bilan reste inconnu. L’Agence France-Presse dit avoir vu, samedi, trois morts. Le site qui se trouve dans le nord de cette ville a été complètement dévasté après qu’il a été frappé par six roquettes vendredi matin. Aucune information concernant le bilan n’a été publiée par les autorités ukrainiennes.
Les Russes « ont lâchement effectué des frappes de missiles contre des soldats qui dormaient. Une opération de secours se poursuit toujours », s’est borné à déclarer samedi matin le gouverneur régional de Mykolaïv Vitaly Kim, dans une vidéo publiée sur Facebook. Il a précisé qu’il attendait des informations sur les pertes des forces armées ukrainiennes. Selon un militaire présent sur place, Evgueni, quelque 200 jeunes soldats étaient cantonnés dans cette caserne. Des dizaines ont été tués, a affirmé un autre.
Le maire de Mykolaïv, Oleksandr Senkevitch, cité par des médias ukrainiens, a fait savoir que cette ville, qui comptait près d’un demi-million d’habitants avant la guerre, avait été bombardée de la région voisine de Kherson, sous contrôle russe.
Mykolaïv et sa région sont le théâtre de violents combats et de bombardements russes. La ville occupe une position stratégique, car elle constitue le dernier verrou avant la grande cité portuaire d’Odessa.
>>> Les enfants victimes des bombardements criminels
du crétin du Kremlin, peuvent, en fuyant la guerre, être des proies de
réseaux criminels de trafic humain.
12:46 Pour la Suisse, la guerre en Ukraine est une « folie dévastatrice »
« Cette guerre est mue par une folie dévastatrice qui fait voler en éclats tous les principes et les valeurs de notre civilisation », estime le président de la Confédération suisse, Ignazio Cassis, dans une tribune publiée par le quotidien Le Temps. Il nous faut défendre vaillamment et sans relâche la liberté et la démocratie. Cela a un prix. Un prix que la Suisse est prête à assumer ».
« La Russie a massivement violé l’interdiction du recours à la force, un principe ancré dans le droit international. En restant inactive, la Suisse aurait fait le jeu de l’agresseur », souligne-t-il, ajoutant : « Neutralité ne signifie pas indifférence. » C’est pourquoi la Suisse a adopté dans leur intégralité les sanctions de l’Union européenne « dans le strict respect du droit de la neutralité », qui signifie qu’elle « ne soutient aucun belligérant sur le plan militaire, que ce soit par la mise à disposition de troupes ou par l’envoi d’armes ».
11:51 Marioupol
Selon le maire de Marioupol, Vadym Boïtchenko, les combats de rue dans
le centre de la ville empêchent les opérations de sauvetage de centaines
de civils coincés dans le sous-sol du théâtre qui a été bombardé
mercredi.
M. Boychenko a déclaré à la BBC
que les équipes de secours ne peuvent aider les gens à sortir des
décombres que pendant les périodes où les combats baissent d’intensité. « Nos
forces font tout ce qu’elles peuvent pour tenir leur position dans la
ville, mais les forces de l’ennemi sont plus importantes que les nôtres,
malheureusement » a-t-il déclaré.
>>> Kyiv
10:49 Londres doute de la volonté de négocier de Moscou [Londres a bien raison]
Liz Truss, la chef de la diplomatie britannique, craint que les pourparlers sur la paix entre l’Ukraine et la Russie ne soient qu’un « écran de fumée » utilisé par le Kremlin pour cacher des « épouvantables atrocités » avant une nouvelle offensive. Dans une interview au quotidien The Times, Liz Truss dit être « très sceptique » en ce qui concerne les négociations, estimant que la Russie s’en sert pour faire diversion, afin de « regrouper » ses forces.
« Leur invasion ne se déroule pas comme prévu. Nous ne voyons aucun retrait sérieux des troupes russes ni aucune proposition sérieuse sur la table », a-t-elle ajouté, soulignant que « si un pays est sérieux au sujet des négociations, il ne bombarde pas aveuglément des civils ce jour-là ».
Dans son dernier point sur la situation de l’invasion russe en Ukraine, samedi, le ministère de la défense britannique souligne que « le Kremlin n’a jusqu’à présent pas réussi à atteindre ses objectifs initiaux » et a été « contraint de modifier son approche opérationnelle ». Cela impliquera « probablement un usage aveugle de la puissance de feu entraînant une augmentation des pertes civiles, la destruction des infrastructures ukrainiennes et une intensification de la crise humanitaire », ajoute-t-il.
9:35 L’armée ukrainienne annonce la mort d’un cinquième général russe
L’état-major général des forces armées ukrainiennes annonce que le lieutenant général Andreï Mordvitchev, commandant de la 8e armée interarmes du district militaire sud des forces armées russes, a été tué au cours des combats. L’information n’est pas confirmée par ces dernières.
8:34 La Russie affirme avoir tiré des missiles hypersoniques sur l’Ukraine
Le ministère de la défense russe a annoncé avoir utilisé la veille des missiles hypersoniques Kh-47M2 Kinjal pour détruire un entrepôt souterrain d’armements dans le village de Deliatyn, dans la région d’Ivano-Frankivsk, dans l’ouest de l’Ukraine.
Ce type de missile, très manœuvrable, défie tous les systèmes de défense antiaérienne, selon Moscou. Son utilisation serait une première dans le conflit en Ukraine, selon l’agence d’Etat RIA Novosti.
6:04 A Marioupol, après les bombes les chars
Les
forces russes sont entrées vendredi dans cette ville portuaire du sud
de l’Ukraine qui fait l’objet depuis plus de deux semaines de
bombardements systématiques. Le bilan jusqu’à présent estimé à
2 500 morts serait bien supérieur, selon des habitants ayant réussi à
fuir. Article









Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire