mercredi 6 avril 2022

Mercredi 6 avril 2022. Quarante-deuxième jour de guerre

 Live du jour ici . Alors que les crimes de guerre éclatent « au grand jour », l’UE est toujours à moitié endormie, s’interrogeant sur d’éventuelles « sanctions » ! (Zelensky fustige l’« indécision » des Européens pour prendre des sanctions plus dures contre la Russie)

>>> Civils « écrasés » 

Les gens « ont été tués dans leur appartement, leur maison… des civils ont été écrasés par des chars tandis qu’ils étaient assis dans leur voiture au milieu de la route », a décrit M. Zelensky. « Ils ont coupé des membres, tranché la gorge, violé et tué des femmes devant leurs enfants ».

Euractiv


 

>>> Le Donbass pris en tenaille, la nouvelle stratégie russe

Une course contre la montre s’est engagée entre les armées russe et ukrainienne pour se redéployer dans l’est du pays, dans ce qui sera probablement le principal théâtre d’affrontement entre les deux pays. Article

 

>>>  « Monsieur le président Macron, à combien de reprises avez-vous négocié avec Poutine, qu’avez-vous obtenu ? », a demandé le premier ministre polonais. « Avez-vous arrêté quoi que ce soit ? », a-t-il encore interrogé lors d’une conférence de presse. « Personne ne doit négocier avec les criminels, il faut les combattre. Personne n’a négocié avec Hitler. Iriez-vous négocier avec Hitler, Staline, Pol Pot ? » (Le premier ministre polonais, Mateus Morawiecki) . Eh oui, en France, depuis Sarkosy, on a, à foison, des Daladier et des Chamberlain, des faibles, des lâches, et des bavards.Macron en est, et tous les prétendants à la présidence en sont. L'Europe de l'est ne doit rien attendre de la France, à part des leçons de morale, des "appels à une solidarité européenne", et les fameux appels à "dialoguer avec Poutine" (celle-là, ils nous l'ont tous fait, de LePen à Mélenchon en passant par Pecresse et Macron !)

Le président français qualifie d’« infondées » et de « scandaleuses » les critiques du premier ministre polonais sur ses appels avec Vladimir Poutine. Vraiment ? En quoi sont-elles infondées et scandaleuses ? Toutes les vérités sont bonnes à dire.

 

20:23 Le président ukrainien accuse la Russie de chercher à dissimuler des « milliers » de morts à Marioupol

Le président ukrainien a de nouveau accusé, mercredi, les forces russes de bloquer l’accès humanitaire à Marioupol, ajoutant qu’elles chercheraient à dissimuler les « milliers » de victimes dans cette ville assiégée du sud-est de l’Ukraine contre laquelle se poursuivent les assauts et les bombardements.

« Je pense que l’une des principales raisons pour lesquelles nous ne pouvons pas faire entrer d’aide humanitaire dans Marioupol est que, tant que tout n’a pas été “nettoyé” par les soldats russes, ils ont peur que le monde voie ce qu’il s’y passe », a déclaré Volodymyr Zelensky dans un entretien à la chaîne de télévision turque Habertürk, mis en ligne par la présidence.

Il s’agit « non pas de dizaines mais de milliers de personnes tuées et de milliers de blessés », a-t-il estimé. « Nous savons combien de militaires [ukrainiens] y sont morts et combien y ont été blessés, mais nous ne savons pas combien de civils ». « Mais, dans tous les cas, ils [les Russes]ne pourront pas tout cacher (…). Un tel nombre, c’est impossible à dissimuler. Et je pense que nous le verrons tous quand nous pourrons entrer » dans Marioupol, a-t-il encore déclaré.

« A Boutcha par exemple ils ont essayé de le faire, ils ont brûlé beaucoup de gens dans cette région. Boutcha, Irpine, Gostomel, ils ont brûlé des familles. Hier, nous avons de nouveau trouvé une famille : le père, la mère, les deux enfants. De tout petits enfants. C’est pour ça que je dis : ce sont des nazis », a encore accusé le président ukrainien.

Interrogé sur la possibilité d’une poursuite des pourparlers avec la Russie, M. Zelensky estime que ces négociations « devront avoir lieu de toute façon ». « Nous n’avons pas très envie de négocier avec la Russie après ce que nous avons vu, pas très envie, je dois vous le dire, parce que nous comprenons à qui nous avons affaire », a-t-il ajouté. Mais « nous devons trouver même la moindre possibilité de négocier. Je pense qu’il est difficile d’arrêter la guerre autrement », a-t-il relevé.

 

 

 

Le point sur la situation à 20 heures

  • Kiev a appelé, mercredi, les habitants de l’est de l’Ukraine à évacuer la région face à la menace d’une puissante offensive russe. Il faut évacuer « maintenant », a déclaré la vice-première ministre Iryna Verechtchouk, citée par le ministère de l’intégration sur Telegram. Si l’armée russe lançait une attaque d’importance dans la région, « nous ne pourrions plus aider » les habitants « car il serait pratiquement impossible de stopper les combats », a-t-elle alerté. Mardi, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a prévenu que la Russie se renforçait pour « prendre le contrôle de l’ensemble du Donbass », désormais cible prioritaire du Kremlin.
  • Les territoires de l’est du pays sont ainsi sous le feu des forces russes. Quatre civils ont été tués et quatre blessés dans le bombardement d’un centre de distribution d’aide à Vougledar, selon un dernier bilan. L’attaque « a eu lieu pendant la distribution d’aide humanitaire », a précisé le gouverneur de la région de Donetsk, Pavlo Kyrylenko. Des bombardements soutenus ont également été rapportés sur Sievierodonetsk, la ville la plus à l’est tenue par l’armée ukrainienne. Toutefois, la ligne de front ne semble pas avoir bougé de façon significative ces dernières heures et est toujours située à la périphérie nord de Sievierodonetsk. Les affrontements de mercredi semblaient se limiter à des échanges d’artillerie.
  • Dans le nord du pays, les forces russes ont désormais finalisé leur retrait des alentours de Kiev, selon des informations d’un haut responsable du Pentagone, et se réorganiseraient en vue d’un redéploiement dans l’est du pays. Cette source a toutefois ajouté que Kiev restait sous la menace russe : « La menace d’une invasion au sol [de Kiev] est clairement envolée pour le moment (…) mais leurs objectifs à plus long terme ne sont pas clairs », a dit le représentant du Pentagone.
  • Sur le plan humanitaire, un convoi de sept autobus et d’environ quarante véhicules privés sous protection du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est arrivé mercredi du sud-est de l’Ukraine à Zaporijia (sud). « Notre équipe a mené un convoi de bus et de voitures privées avec plus de 500 personnes vers Zaporijia », a précisé sur Twitter le CICR.
  • Lors d’un entretien avec le premier ministre hongrois, Vladimir Poutine a évoqué « la provocation grossière et cynique de la part du régime de Kiev dans la ville de Boutcha », selon un communiqué du Kremlin. Il s’agit de la première réaction du président russe sur cette affaire qui suscite une indignation internationale. Avant M. Poutine, d’autres responsables russes avaient nié toute exaction des forces de Moscou à Boutcha, le Kremlin qualifiant de « falsification » les images de corps jonchant les rues de cette ville.
  • A la sortie de cet entretien, la Hongrie s’est dite prête à payer le gaz russe en roubles si besoin, à rebours des autres pays de l’Union européenne (UE), qui ont refusé la demande de Moscou. « Nous ne voyons pas de problème dans le paiement en roubles ; si c’est ce que les Russes veulent, nous paierons en roubles », a déclaré le premier ministre hongrois, Viktor Orban.
  • A rebours de ces déclarations, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé durcir leurs sanctions contre Moscou. Parmi les mesures américaines, qualifiées de « dévastatrices », l’exécutif américain va notamment appliquer les contraintes les plus sévères qu’il puisse imposer aux grandes banques russes, dont Sberbank, qui contrôle, selon Washington, un tiers des actifs bancaires de Russie, et Alfa Bank, la plus grande banque privée du pays. Cela signifie que ces institutions, déjà visées par des sanctions moins lourdes, subiront un gel de tous leurs avoirs « en contact avec le système financier américain », et qu’elles seront interdites de toute transaction avec des acteurs américains, selon la Maison Blanche. Washington va également sanctionner les « enfants adultes » de Vladimir Poutine.
  • Quant au Royaume-Uni, il prévoit « un gel complet des actifs » de la banque Sberbank, la fin des importations de charbon russe d’ici à la fin de l’année, après avoir déjà dit vouloir cesser d’acheter du pétrole russe cette année. Il précise aussi compter « mettre fin aux importations de gaz dès que possible par la suite ». Londres vise également des « industries stratégiques et des compagnies publiques », interdisant les importations de fer et d’acier. Enfin, huit hommes d’affaires sont nommément visés : leurs actifs au Royaume-Uni sont gelés et ces derniers sont interdits d’entrée sur le territoire britannique.
  • A l’instar de décisions similaires prises la veille par d’autres pays européens, Athènes va à son tour expulser des diplomates russes. « Les autorités grecques ont déclaré persona non grata douze membres des missions diplomatiques et consulaires de la Fédération de Russie, accrédités en Grèce », précise le texte, qui ajoute que le secrétaire général du ministère en avait informé l’ambassadeur de Russie en Grèce.
  • L’Assemblée générale de l’ONU procédera jeudi à un vote sur une demande des Occidentaux de suspendre la Russie du Conseil des droits de l’homme en raison de l’invasion de l’Ukraine. Le vote aura lieu à 10 heures, heure locale (16 heures, heure de Paris). Pour que la Russie soit suspendue de ce Conseil, siégeant à Genève, une majorité des deux tiers des pays votants est nécessaire. Les abstentions ne seront pas prises en compte lors de ce scrutin, auquel sont conviés les 193 membres de l’Assemblée générale.

 


 

 >>>  « Ce qu’on découvre à Boutcha et dans la région est affreux. Aujourd’hui, c’est le jour le plus noir de toute la guerre en Ukraine » article



 

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