Quand le think tank des espions français prend l'accent russe
Depuis le début de la crise ukrainienne, et encore davantage après l'invasion russe, le Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) dirigé par Éric Denécé, ex analyste au Secrétariat général de la Défense et de la sécurité nationale, se fait remarquer pour son ton très favorable à Moscou.
Les récentes prises de positions pro-Moscou d'Éric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), échauffent le landerneau géopolitique français. Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) a notamment jugé sur Twitter, le 28 mars, que la structure privée n'était qu'une "officine utilisant les éléments de langage du Kremlin." Et pour cause, en février, quelques jours avant l'invasion de l'Ukraine, Éric Denécé rendait responsable les "spin doctors américains" de "mettre en scène une menace et une agression russe qui n'existent pas." Un mois plus tard, invité sur CNEWS, le 27 mars, l'ex analyste au Secrétariat général de la Défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a carrément appelé Volodymyr Zelensky à présenter "des excuses pour avoir été à l'origine" du conflit en Ukraine et avoir "contribu(é) à l'extermination de sa population." La charge a aussitôt été relayée par Aymeric Chauprade, ancien pilier des réseaux russes du Front national, puis le 31 mars par le compte Twitter de l'ambassade de Russie en France.
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