samedi 9 avril 2022

Samedi 9 avril 2022. Quarante-cinquième jour de guerre

Live du jour : ici.


 

Les massacres succèdent aux massacres et l'horreur à l'horreur (Boutcha, Borodianka , Makariv -15:23,  Buzova -12:45, MarioupolKramatorsk, Kharkiv, Trostianets, Tchernihiv, et tant d'autres villes)

Côté Français, Macron fait la leçon (une de plus) à ... la Pologne , et la France saisit... un tableau d'un oligarque (voir ici) ! Pendant ce temps, le Royaume-Uni livre des blindés et des missiles anti-navires à l'Ukraine, et Boris Jonhson rencontre Zelensky à Kiev...

Et puisqu'on parle d'un tableau saisi, puisqu'on parle de "Poutine qui récupère Dostoïevski jusqu’à Naples" (Le Monde ), puisque le Monde a crû bon de publier un article pour défendre le pôvre Tugan Sokhiev - vous savez, ce "génial" chef d'orchestre (pour l'avoir vu plusieurs fois au concert du nouvel an à Toulouse, je ne l'ai pas trouvé "génial" ; j'ai préféré, par exemple, Wayne Marshall. Même si c'est un black et pas un russe ! ) poussé par le méchant Maire de Toulouse à la démission) -  , puisque donc on parle pas mal d'art et de culture russes,  je reproduis ci-dessous un texte, qui a circulé sur les réseaux sociaux, écrit par une simple citoyenne Ukrainienne. Pas une journaliste, pas une adhérente d'une organisation politique, ni même humanitaire. Non, juste une citoyenne lambda. Voici son texte.

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"Chaque fois que vous me parlerez du grand ballet russe, je vous raconterai l'histoire d'une jeune enseignante de Brovary (en périphérie de Kiev) qui a été violée à plusieurs reprises, devant ses parents, puis kidnappée par des tyrans russes. Des dizaines, peut-être des centaines de femmes ukrainiennes ont été violées, souvent sous les yeux de leurs enfants. Je vous parlerai des filles de 15-16 ans de Borodyanka (en périphérie de Kiev) qui ont subi de terribles violences de la part des Kadyrovites (des soldats russes), des corps de cinq jeunes filles violées, tuées et laissées sur la route. Je vous parlerai de cette abomination expression, “baisons les femmes ukrainiennes " , qui circule dans les conversations. Voilà ce que je vous dirai en réponse à ce putain de grand ballet russe.


Chaque fois que vous me parlerez de grands compositeurs russes je vous raconterai l'histoire d'une fille et de son petit frère devant qui leur mère a agonisé pendant plusieurs jours, dans un sous-sol de Marioupol. Et puis, avec le cadavre de leur mère décédée, les enfants ont été forcés de continuer à se cacher dans le sous-sol à cause des bombardements. Je vous parlerai d'un homme de Gostomel, en face duquel des soldats russes ont tué son père. Et puis ils ont voulu tuer son fils, mais il a survécu. Je vous parlerai d'une fille qui a reçu une balle directement dans son visage. Je vous parlerai d'un enfant qui s'est enfui avec sa grand-mère dans un bateau ; la grand-mère s'est noyée, et l’enfant garçon est recherché depuis près d'un mois. Voilà ce que je vous dirai en réponse à ces putains de grands compositeurs russes.


Chaque fois que vous me parlerez de la grande peinture russe, je vous parlerai des paisibles Ukrainiens du quartier de Makariv (région de Kiev), abattus dans le dos ; et avant de les tuer, les orcs” (les soldats russes) leur ont lié les mains. Je vous parlerai des centaines de cadavres, dans les rues de Bucha, Irpen, Gostomel, des fosses communes dans les cours des quartiers résidentiels. Je vous parlerai des charniers de civils dans des villes jusqu'à récemment confortables et sûres. Voilà ce qui s’est passé au 21ème siècle. Voilà ce que je vous dirai en réponse à cette putain de grande peinture russe.


Chaque fois que vous me parlerez du grand théâtre russe, je vous raconterai l'histoire d'une femme de Brovary (préfecture de Kiev), de sa maison vandalisée par des maraudeurs russes, qui en se retirant, avaient enlevé les tuiles du toit. Je vous parlerai des blindés de transport de troupes de la "Deuxième Armée du Monde", entièrement chargés d'objets pillés dans les maisons ukrainiennes : téléphones, tablettes, téléviseurs, machines à laver, tapis, bijoux, bouteilles d'alcool, casseroles, vêtements, jouets, chaussures... Tout ce que ces monstres ont vu sur leur chemin, ils l’ont pris. Lorsqu'ils sont arrivés en Biélorussie, ils ont envoyé tout ce qu’ils avaient volé en Russie. Je vous parlerai de la façon dont ces biens volés étaient échangés dans les bazars biélorusses. Voilà ce que je vous dirai en réponse à ce putain de grand théâtre russe.


Chaque fois que vous me parlerez du grand cinéma russe, je vous parlerai des chevaux brutalement abattus dans les écuries de la région de Kiev. Je vous parlerai des animaux du zoo de Yasnogorodka, frigorifiés, mourant de faim et de soif. Je vous parlerai de la peau des cerf brûlée après les bombardements. Je vous parlerai de cette sauvagerie maximale : les alabaï tués et mangés par les occupants russes. Oui, les Alabaï. Oui, des chiens. Oui, mangés. Voilà ce que je vous dirai en réponse à ce putain de grand cinéma russe.


Chaque fois que vous me parlerez de la grande littérature russe, je vous raconterai des dizaines d'interceptions de conversation entre des soldats russes et leurs mères et épouses. Des conversations dans lesquelles il n'y a que « baise sur baise ». Des conversations dans lesquelles les femmes russes commandent à leurs maris ce qu'il faut exactement voler pour elles dans les maisons ukrainiennes. Des conversations où les mères rient quand leurs fils racontent comment leurs camarades violent les femmes ukrainiennes. Et si l’on enlève tous les gros mots de ces conversations, il ne reste plus que "bonjour" et "au revoir". Voici ce que je vous dirai en réponse à cette putains de grande littérature russe.


Il n'y a plus de grande culture russe, littérature, cinéma, peinture, théâtre et ballet. Il y a un pays de monstres, de maraudeurs, de violeurs et d'assassins. Des sauvages qui n'ont pas leur place dans le monde civilisé !


Quant aux nouveaux dissidents russes qui souffrent depuis si longtemps dans les appartements confortables de Berlin, Londres, Larnaca, Milan, Tbilissi, Astana, Vienne et autres abris temporaires, laissez-les suivre la route « du navire russe », portant fièrement entre leurs mains la grande culture russe ! "



#OlenaPshenychna (c)



p.s. Si vous pouvez traduire et distribuer dans toutes les langues à votre disposition, faites-le. Et il vaut mieux le copier, car tout le texte peut être interdit. Les Russes sont aussi très offensifs. MAIS tout le monde ne peut pas être banni.

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 On pourrait aussi parler, concernant l'art et la culture, de cet art et de cette culture ukrainiens, que la Russie s'évertue à faire disparaître (concomitamment au peuple Ukrainien). 

On pourrait parler de  "La vie brisée de Lioudmyla Kolossovytch, metteuse en scène du théâtre de Marioupol - « J’avais ressenti une peur sauvage » -  , cette Ukrainienne qui s’efforçait de défendre la culture de son pays dans son théâtre aujourd’hui en ruines.(Lemonde). Aujourd'hui réfugiée en France, elle pleurera de voir que près de la moitié de ce pays vote pour le trio des très cons - càd un candidat poutinien (càd Mélenchon, Zemmour, Le Pen)  !

Oui, je crois que Poutine non seulement a détruit économiquement, moralement, intellectuellement son pays. Mais il a aussi sali l'art et la culture Russes. Tant pis pour Pasternak et Vassili Grossman (SVP, ne parlez plus, à l'ère poutinienne, de ce putain de "Grand Roman russe " ! ) . Si bien qu'aujourd'hui, on ne peut plus considérer que la Russie est un grand pays d'art et de culture. Comme l'a dit cette citoyenne Ukrainienne Lambda, il n'y a plus d'art et de culture russes : il y a un pays de sauvages et/ou de lâches et/ou d'autruches. Un pays avec assez peu de Navalny, de Nemtov, de Kasparov, et de Mouratov. Ceux-là bien sûr méritent d'être soutenu et respectés. Hélas, ils sont si peu nombreux.



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>>> A Boutcha, la plongée en enfer de la rue Ivana-Franka Article

>>>  Côté russe, « on interroge d’abord les soldats, puis on les abat » .Selon le magazine « Der Spiegel », les services de renseignement allemands ont recueilli des preuves de l’implication des soldats russes dans les exactions commises contre des civils à Boutcha. Article

>>> Désinformation russe : « Peu importe que le faux soit grossier, pourvu qu’il capte l’attention » Article



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