► De violents combats font rage dans l'est de l'Ukraine où les forces russes menacent la grande ville de Sievierodonetsk et sa jumelle Lyssytchansk, après la conquête de la localité clé de Lyman qui ouvre la voie aux grandes villes de Sloviansk et Kramatorsk.
► Selon Bloomberg, la Commission européenne a proposé un nouveau paquet de sanctions interdisant le transport de pétrole russe par voie maritime uniquement. Une façon de sortir de l'impasse alors que la Hongrie bloque les négociations sur un embargo sur le pétrole russe depuis des semaines.
► Samedi, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz se sont longuement entretenus au téléphone avec le président Vladimir Poutine, à qui ils ont demandé d'entamer des « négociations directes sérieuses » avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ainsi que la libération des 2 500 combattants ukrainiens qui s'étaient retranchés dans l'aciérie Azovstal à Marioupol.
>>> L'Otan a le droit de déployer ses forces en Europe orientale, selon son chef adjoint
Le chef adjoint de l'Otan, Mircea Geoana, a estimé dimanche que dans le contexte de l'invasion russe en Ukraine, l'Alliance atlantique n'était plus tenue par ses anciens engagements envers Moscou de ne pas déployer ses forces en Europe orientale. L'Acte fondateur sur les relations entre l'Otan et la Russie, signé il y a 25 ans, prévoyait entre autre des mesures visant à "prévenir toute concentration de forces conventionnelles", notamment en Europe centrale et orientale.
Mais en attaquant l'Ukraine et rompant tout dialogue avec l'Alliance, la Russie a elle-même « invalidé le contenu de cet Acte fondateur », souligne Mircea Geoana dans une interview à l'AFP à Vilnius. Les Russes « s'y étaient engagés à ne pas agresser les voisins, c'est ce qu'ils sont en train de faire, et à tenir des consultations régulières avec l'Otan, ce qu'ils ne font pas », précise-t-il. L'Acte fondateur « ne fonctionne simplement pas, à cause de la Russie ».
Selon le chef adjoint de l'Otan, l'Alliance n'a désormais plus « aucune restriction » pour se doter d'une « posture robuste sur le flanc est ». En 2017, l'Otan a déjà déployé des groupements tactiques multinationaux dans les États baltes et en Pologne pour dissuader la Russie, puis envoyé des renforts après l'invasion russe de l'Ukraine fin février.
Les États baltes souhaitent actuellement une présence de l'Otan encore plus importante et lui demandent notamment de développer des brigades, à la place de groupements tactiques moins importants. Les ministres de la Défense de l'Otan se réuniront à la mi-juin pour discuter cette question, et les dirigeants de l'Alliance devraient sanctionner les décisions lors du sommet qui se tiendra à Madrid à la fin du même mois.

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