>>> Les points essentiels :
► Les sanctions de la communauté internationale contre Moscou « devraient être maximum », avec notamment « aucun commerce avec la Russie », a déclaré le président ukrainien lors d'un discours en visioconférence durant la réunion du Forum économique mondial à Davos.
► Le premier soldat russe jugé pour crime de guerre depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie a été reconnu coupable et condamné à la prison à perpétuité lundi à Kiev.
► La loi martiale et la mobilisation générale en Ukraine ont été prolongées de trois mois, jusqu'au 23 août.
► Vingt pays se sont engagés à fournir des armes supplémentaires à l'Ukraine pour faire face aux forces russes lors d'une réunion des alliés ce lundi.
► Les combats s'intensifient dans le Donbass, à l'est de l'Ukraine, le ministre de la Défense russe affirmant que la conquête de la région de Louhansk était presque achevée. Dans cette région, Sievierodonetsk et Lyssytchansk, désormais encerclées par les forces russes, constituent la dernière poche de résistance ukrainienne.
20:25 « Ils ont tout détruit » : des habitants en fuite racontent le Donbass sous le feu des Russes
L’agence de presse américaine Associated Press (AP) a rencontré des civils fuyant le front oriental de la guerre en Ukraine. Des maisons en feu, des tirs d’artillerie continus, des habitants terrés dans les sous-sols, sans électricité, sans gaz et sans eau alors que leurs villes sont anéanties par les bombardements russes… Tous ont décrit des scènes de dévastation dans le Donbass, où se concentrent désormais les combats.
« Des cendres, des ruines. Au nord, au sud, tout est en ruine », a raconté Lida Chuhay, 83 ans, qui a fui la ville de Lyman, à l’ouest de Sievierodonetsk, pilonnée par les Russes. « Littéralement tout est en feu : les maisons, les bâtiments, tout. » « L’horreur. Il n’y a rien à dire, surtout dans le centre », a ajouté Lyubov Chudnyk, 76 ans, à propos de la ville de Lyman. « Les écoles sont endommagées, les monuments aussi. »
Selon les témoignages des habitants recueillis par AP, la petite ville de Soledar, à environ 30 kilomètres au sud-est de Lyman, a également été durement touchée. Au nord de Soledar, le village de Yakovlivka a également fait l’objet d’une attaque, et les habitants qui s’y trouvent toujours vivent sans eau et électricité. Les civils quittent les zones bombardées en bus avant de prendre des trains d’évacuation qui les emmènent vers l’ouest, dans des zones plus sûres.
18:07 À Sievierodonetsk, une bataille-clé dans le Donbass pour la Russie
C’est une bataille cruciale qui est en train de se dérouler à Sievierodonetsk. Et la situation devient de plus en plus difficile selon le gouverneur de la région de Louhansk qui détaille que la ville est bombardée 24h sur 24. Dans cette enclave située à moins de 100 kilomètres de Louhansk, Sievierodonetsk est une ville industrielle qui comptait plus de 100 000 habitants avant le début de la guerre et qui est aujourd’hui l’une des dernières villes de cette région sous contrôle ukrainien, Moscou concentre désormais tous ses moyens.
Les troupes russes ont été renforcé ces derniers jours avec des unités qui combattaient à Kharkiv, mais aussi celles qui étaient il y a encore quelques jours à Marioupol, parmi lesquelles les milices séparatistes ou encore les forces tchétchènes. L’armée ukrainienne tentent tant bien que mal de freiner leur progression, mais l’adversaire a décidé de jeter toutes ses forces dans cette bataille – avions, artillerie, chars, roquettes, mortiers et missiles, sans parler des combats directs et violents au sol. Rien n’est épargné selon le gouverneur de la région pour qui « les Russes utilisent la tactique de la terre brûlée, ils détruisent délibérément la ville ». Et désormais beaucoup craignent que Sievierodonetsk ne devienne la prochaine Marioupol, c’est-à-dire une ville totalement détruite.
>>> Le premier soldat russe jugé pour crime de guerre a été condamné à la prison à vie Article
17:17 Vingt pays s'engagent à fournir des armes supplémentaires à l'Ukraine, selon le Pentagone
Vingt pays se sont engagés à fournir des armes supplémentaires à l'Ukraine pour faire face aux forces russes lors d'une réunion des alliés lundi, a annoncé le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin. « La rencontre d'aujourd'hui s'est très bien passée », a-t-il déclaré. « De nombreux pays vont donner des munitions d'artilleries, des systèmes de défense côtière, des chars et autres blindés qui sont indispensables » pour l'armée de Kiev, a-t-il ajouté.
Les pays qui ont annoncé envoyer ces nouvelles armes sont notamment l'Italie, le Danemark, la Grèce, la Norvège et la Pologne. Le Danemark fournira des lanceurs de missiles Harpoons et des missiles pour défendre la côte ukrainienne, a déclaré Lloyd Austin.
13:48 Boris Bondarev, conseiller russe auprès des Nations Unies à Genève, démissionne
Le conseiller russe auprès des Nations Unies à Genève, Boris Bondarev, a démissionné. Il explique dans un communiqué qu’en vingt ans de carrière, il n’a « jamais eu aussi honte de [son] pays ». Dans ce communiqué, diffusé par l’avocat et activiste Hillel Neuer, Boris Bondarev appelle les diplomates russes aux Nations Unies et dans le reste monde à prendre la même décision que lui.
« La guerre agressive déclenchée par Poutine contre l'Ukraine, et de fait contre le monde occidental, n'est pas seulement un crime contre le peuple ukrainien mais aussi, peut-être le plus grave crime contre le peuple russe, avec une lettre Z en caractère gras barrant tous nos espoirs et perspectives d'une société libre et prospère dans notre pays », peut-on lire dans cette lettre.
11:45 Le barrage stratégique de Kakhovka toujours sous contrôle russe
Dès les premières heures de son attaque contre l’Ukraine, à la fin février, l’armée russe s’est emparée d’un barrage et d’une centrale hydraulique-clés, situés à Nova Kakhovka, dans la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, pour alimenter en eau la péninsule annexée de Crimée.
L’Agence France-Presse a pu se rendre sur place le 20 mai, lors d’une visite de presse organisée par le ministère de la défense russe, sous la surveillance permanente de soldats encagoulés et armés de mitraillettes. La centrale, toujours peinte aux couleurs ukrainiennes, est considérée comme un « objet stratégique » sensible. Elle est située assez loin du front, plus au nord, mais les Russes, qui occupent la zone, craignent des « sabotages ».
Construit en 1956, pendant la période soviétique, le barrage hydroélectrique de Kakhovka permet d’envoyer de l’eau dans le canal de Crimée du Nord, qui part du sud de l’Ukraine et traverse toute la péninsule. Mais après l’annexion de 2014, Kiev a coupé le robinet. Les nouvelles autorités prorusses affirment que les livraisons d’eau en Crimée via le canal ont repris au début de mars.
Selon Vladimir Leontiev, un prorusse nommé responsable par Moscou de l’administration civile et militaire du district de Kakhovka, « tout le personnel » de la centrale est resté sur place et travaille sans interruption depuis le 24 février. Les civils, après avoir été contrôlés par les soldats russes, peuvent continuer d’emprunter la route sur le barrage qui traverse le Dniepr. La centrale continue de produire de l’électricité, qui rejoint le réseau ukrainien unifié et alimente à la fois les zones toujours sous contrôle de Kiev et celles conquises par Moscou.
10:15 Volodymyr Zelensky réclame à Davos des sanctions « maximum » et plus « aucun commerce » avec la Russie
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé ce lundi à Davos davantage d'armes et des sanctions « maximum » contre Moscou, avec notamment un arrêt complet du commerce avec la Russie qui a envahi son pays il y a trois mois. « Les sanctions [...] devraient être maximum, pour que la Russie et tout autre agresseur potentiel qui veut conduire une guerre brutale contre son voisin connaisse clairement les conséquences immédiates de ses actions », a-t-il dit lors d'une intervention en visioconférence à la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF). « Il ne devrait y avoir aucun commerce avec la Russie », a-t-il insisté, réclamant entre autres « un embargo sur le pétrole russe » et des mesures contre « toutes les banques russes, sans exception » et appelant à « créer un précédent pour le retrait complet de toutes les entreprises étrangères du marché russe ». Les États-Unis et le Royaume-Uni ont renoncé à importer du pétrole russe. Mais l'Union européenne, dont certains pays sont très dépendants des hydrocarbures russes, a du mal à se mettre d'accord.
06:30 La Russie doit payer le prix « à long terme » pour son invasion de l'Ukraine, affirme Biden
Le président américain Joe Biden a déclaré ce 23 mai à Tokyo que la Russie « doit payer un prix à long terme » pour sa « barbarie en Ukraine » en termes de sanctions imposées par les États-Unis et leurs alliés. « Il ne s'agit pas seulement de l'Ukraine », a dit M. Biden. Car si « les sanctions n'étaient pas maintenues à de nombreux égards, alors quel signal cela enverrait-il à la Chine sur le coût d'une tentative de prise de Taïwan par la force ? », s'est-il interrogé.

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