Lives du jour : RFI et LeMonde
>>> Contre-offensive
Le commandant en chef ukrainien, Valerii Zaluzhnyi, a annoncé hier que les forces ukrainiennes lançaient des opérations de contre-offensive autour de Kharkiv et d’Izioum. Il s’agissait de la première annonce officielle d’une offensive ukrainienne. Vendredi, l’armée a dit avoir progressé dans le nord-est de la région de Kharkiv, reprenant complètement cinq villages et partiellement un sixième. « Suite à l’offensive des unités des forces de défense de l’Ukraine, le contrôle a été rétabli sur les localités d’Oleksandrivsk, Fedorovka, Oukraïnka, Chestakovo, Pobjeda et une partie du village de Cherkassky Tishki », peut-on lire dans un post Facebook publié sur le profil officiel de l’état-major général des forces armées de l’Ukraine.
22:56 Les Etats-Unis débloquent une nouvelle aide pour l’Ukraine
Joe Biden a annoncé, vendredi, une nouvelle aide militaire à l’Ukraine pour combattre l’invasion russe, composée notamment de munitions d’artillerie et de radars, mais a prévenu que les fonds alloués aux armes pour Kiev étaient désormais « pratiquement épuisés ». Un responsable américain a précisé que cette aide représentait 150 millions de dollars, bien en deçà des précédents envois d’armes américaines. « Le Congrès doit rapidement débloquer l’enveloppe requise pour renforcer l’Ukraine sur le champ de bataille et à la table des négociations », a dit le président des Etats-Unis dans un communiqué au sujet de la colossale rallonge budgétaire de 33 milliards de dollars demandée au Parlement américain.
20:39 Cinquante civils évacués du site Azovstal
« Nous avons réussi aujourd’hui à faire sortir cinquante femmes, enfants et personnes âgées d’Azovstal. Demain matin, nous poursuivrons l’opération d’évacuation », a annoncé vendredi soir la vice-première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, sur Telegram. Elle a cependant précisé que les opérations avaient été « extrêmement lentes » car la Russie a « violé constamment » le cessez-le-feu décrété par Moscou le temps des évacuations. Plus tôt vendredi, le régiment Azov, qui défend l’immense aciérie où sont retranchés les derniers combattants ukrainiens de Marioupol, avait accusé les troupes de Moscou d’avoir visé une de ses voitures participant à l’opération d’évacuation de civils, tuant un soldat.
Les évacuations se déroulent sous l’égide de l’ONU et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et ont commencé le week-end dernier, et ont permis à près de 500 civils de fuir, selon Kiev. L’ONU et le CICR avaient annoncé jeudi après-midi avoir envoyé un nouveau convoi à Azovstal, où il resterait encore des centaines de militaires dont beaucoup de blessés et des dizaines de civils, selon la municipalité.
>>> Face à la centrale nucléaire de Zaporijjia aux mains des Russes, Nikopol reste ukrainienne. Les combats se poursuivent dans le Donbass et dans le sud de l'Ukraine, à la frontière entre les régions de Kherson et Mykolaïv. Entre ces deux zones de conflit, Nikopol est pour l'heure épargnée. Mais cette ville, qui fait face à la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, prise par les Russes, n'est séparée du territoire occupé par les troupes de Moscou que par le fleuve Dniepr.
19:16 « Marioupol ne tombera jamais, parce qu’il n’y a plus rien là-bas qui puisse s’effondrer », déclare Zelensky
Devant le groupe de réflexion Chatham House, réuni à Londres, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’est exprimé par visioconférence sur le sort de la ville martyre de Marioupol. A la question de savoir comment la chute de cette ville stratégique pourrait affecter le cours du conflit, le chef d’Etat ukrainien a répondu :
Vous devriez comprendre que Marioupol ne tombera jamais. Il n’y a rien là-bas qui puisse s’effondrer. Elle est déjà dévastée… il n’y a plus la moindre construction. Tout est complètement détruit.
Tout, exception faite de l’aciérie Azovstal, « ou ce qu’il en reste », a ajouté M. Zelensky. Ce complexe industriel est la dernière poche de résistance ukrainienne dans la cité portuaire, où environ 200 civils seraient encore piégés dans des tunnels et des bunkers. Le président ukrainien a assuré que les évacuations se poursuivaient autant que possible, alors que les troupes ukrainiennes ont accusé vendredi la Russie de faire feu lors de l’évacuation de civils.
« Si [les Russes] tuent des gens qui peuvent être échangés en tant que prisonniers de guerre, ou simplement libérés en tant que civils, ou bien être aidés en tant que blessés, civils ou militaires, s’ils les éliminent, je ne pense pas que nous pourrons avoir des discussions diplomatiques avec eux après cela », a prévenu M. Zelensky. Quant à savoir jusqu’où, selon lui, les troupes russes pourraient aller après la prise de contrôle de Marioupol, le président ukrainien a estimé que les forces de Moscou « continueront jusqu’à ce qu’on les arrête ».
>>> Crimée occupée. La péninsule y est décrite comme « la vitrine d’une Russie conquérante », où les touristes russes affluent depuis l’annexion en 2014. La Crimée fait l’objet d’une attention toute particulière de la part du Kremlin, une situation dont profitent les retraités et les fonctionnaires.
En revanche, les Criméens ont constaté une augmentation des prix et évitent de parler politique, « pour des raisons de sécurité ». Si nous n’avons pas pu nous rendre en Crimée depuis le début de la guerre enclenchée par la Russie le 24 février dernier, l’impression qui planait l’été dernier en Crimée était que l’Ukraine n’était plus qu’un lointain souvenir pour les habitants de la péninsule. Article
16:21 Les Etats-Unis nient toute implication dans la destruction du vaisseau amiral russe « Moskva »
14:08 La Russie tente d'échapper aux poursuites pour crimes de guerre en agitant la menace nucléaire, affirme l'Ukraine
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky déclare vendredi que la Russie pensait pouvoir échapper aux poursuites pour crimes de guerre en raison de la menace d'une attaque nucléaire. « Ils ne croient pas qu'ils peuvent être rendus responsables des crimes de guerre parce qu'ils ont le pouvoir de l'État nucléaire », déclare Volodymyr Zelensky, s'exprimant par l'intermédiaire d'un traducteur, au groupe de réflexion britannique Chatham House. « C'est le 72e jour de la guerre à part entière et nous n'en voyons pas encore la fin et nous ne sentons aucune volonté du côté russe d'y mettre fin. »
14:00 L’enquête d’Amnesty international conclut qu’« il existe des preuves irréfutables de crimes de guerre »
13:56 En Finlande, la population se tient prête en cas d’invasion par la Russie Article
13:54 En Géorgie, un laboratoire biologique américain fait l’objet de toutes les infox de la part de propagandistes
En Géorgie, un laboratoire biologique américain est la cible de toutes les infox de la part des propagandistes russes. Il s’agit du Centre Richard Lugar pour la recherche sur la santé publique, à Tbilissi. Il a ouvert en 2013 et vise à promouvoir la santé publique et animale par la détection des maladies infectieuses et la surveillance épidémiologique. D’une façon générale, la véritable campagne de dissémination d’infox lancée il y a 5 ans consiste à dire que les Américains ont construit ce laboratoire pour développer des armes biologiques. Y compris le Covid-19, création américaine donc. Des articles prétendent par exemple que le centre collecte du matériel génétique, afin de développer des armes spécifiques pour certains groupes ethniques. Sous-entendu : les Géorgiens.
12:24 Le régiment Azov accuse les Russes de tirer durant l'évacuation de civils à Azovstal
Le régiment Azov, qui défend l'immense aciérie Azovstal où sont retranchés les derniers combattants ukrainiens de Marioupol, a accusé les forces russes d'avoir visé une de ses voitures participant à l'opération d'évacuation de civils, tuant un soldat. « Durant le cessez-le-feu sur le territoire de l'usine Azovstal, une voiture a été visée par les Russes avec un missile guidé antichar. Cette voiture se dirigeait vers des civils pour les évacuer de l'usine », a indiqué le régiment sur la messagerie Telegram. « Un combattant a été tué et six blessés », a-t-il ajouté.
10:27 La ville de Severodonetsk quasiment encerclée par les Russes, annonce son maire
Severodonetsk, l'une des villes d'importance du Donbass encore sous contrôle ukrainien, est « quasiment encerclée » par les forces russes et les séparatistes prorusses du Donbass, qui essaient d'en prendre le contrôle total, a indiqué aujourd'hui le maire de la ville Olexandre Striouk. Selon le maire, interrogé sur la chaîne ukrainienne 1+1, les troupes russes et prorusses « tentent d'attaquer la ville depuis plusieurs directions ».
Bien qu'une très large majorité des quelque 100 000 habitants de la ville soient partis, le maire a déploré que 15 000 d'entre eux refusent de partir. « On n'arrive à convaincre de partir seulement dix personnes par jour », a-t-il regretté.
Severodonetsk, comme Lyssytchank, sa ville jumelle toute proche, est la cible de bombardements russes depuis plusieurs semaines, avec une ligne de front qui n'a cessé de se rapprocher. Les deux villes sont situées dans la région de Lougansk, à près de 80 km à l'est de Kramatorsk, devenu le centre administratif du Donbass ukrainien depuis que les forces séparatistes prorusses se sont emparés de la partie orientale de ce grand bassin houiller en 2014.
10:07 Autour de Marioupol, les panneaux de signalisation passent au russe
Des panneaux de signalisation routière en russe ont été installés aux alentours de la ville ukrainienne de Marioupol (sud-est), remplaçant ceux en ukrainien et en anglais, ont annoncé les autorités séparatistes prorusses de la région.
10:05 L’Allemagne va livrer sept obusiers à l’Ukraine
Berlin va fournir sept obusiers blindés Panzerhaubitze 2000 à Kiev pour l’aider à repousser l’envahisseur russe, a annoncé vendredi le ministère de la défense allemand.
Le Panzerhaubitze 2000 est un canon automoteur fabriqué par l’industriel Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Alors que le conflit s’oriente vers une guerre de position, avec un front relativement délimité, ces canons permettent de tirer, jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres de distance (parfois 40 kilomètres), des charges puissantes et précises. Ces obusiers peuvent être tractés ou autopropulsés.
Les appareils destinés à l’Ukraine proviennent des stocks de maintenance de la Bundeswehr, a détaillé la ministre de la défense allemande, Christine Lambrecht, sans préciser quand les livraisons interviendraient. Des soldats ukrainiens seront formés à leur usage en Allemagne à partir de la semaine prochaine.
Ces sept obusiers s’ajouteront à cinq autres du même type que les Pays-Bas ont récemment annoncé vouloir fournir à Kiev.
L’armée allemande dispose d’environ une centaine d’obusiers 2000, mais dont seulement une quarantaine sont opérationnels.
Le gouvernement d’Olaf Scholz a été sévèrement critiqué en Allemagne, mais aussi par des partenaires européens comme les Pays baltes et la Pologne, qui jugent son soutien militaire à l’Ukraine trop timoré. Après avoir limité ses livraisons à des armes défensives, Berlin a finalement décidé l’envoi de matériel lourd et annoncé fin avril vouloir fournir à Kiev des chars de type Guépard.
09:39 A Kramatorsk, dans l’est de l’Ukraine
09:09 L'ONG Amnesty International publie une enquête documentant des crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine
Dans un communiqué, Amnesty déclare que « la synthèse intitulée ‘He’s Not Coming Back’: War Crimes in Northwest Areas of Kyiv Oblast se fonde sur des dizaines d’entretiens et une analyse poussée de preuves matérielles. Amnesty International a recensé des frappes aériennes illégales contre la ville de Borodianka et des exécutions extrajudiciaires dans d’autres villes et villages, notamment Boutcha, Andriivka, Zdvyjivka et Vorzel. »
08/29 Avec l'embargo sur le pétrole, l'UE a franchi « une ligne rouge » et « porté atteinte l'unité », déclare Viktor Orban [oulala… ça fait des ravages de fumer la moquette… Viktor va finir par croire que la Hongrie, c’est l’Union à elle toute seule. Faudrait lui rappeler que c’est la seule Hongrie qui s’éloigne elle-même de l’UE en faisant copain-copain avec le crétin du Kremlin]
>>> Le « monde russe »
« Le monde russe m’a laissé sans rien. J’étais relativement riche, j’étais entrepreneur. Mais là où vient le monde russe, il apporte la destruction, la violence, la haine. [C’est bien résumé. On pourrait ajouter le mensonge et la corruption] On peut dire que le monde russe m’a libéré de tout. » (Viktor, septuagénaire ayant dû fuir Donesk, puis la périphérie de Kiev, pour se réfugier à Odessa)
07:49 « Le regain d’efforts de la Russie pour s’emparer d’Azovstal et achever la prise de Marioupol est probablement lié aux commémorations du 9-Mai », selon les renseignements britanniques
Selon le dernier rapport du renseignement britannique, publié ce matin sur Twitter par le ministère de la défense, les forces russes ont poursuivi leur assaut terrestre sur l’usine sidérurgique Azovstal, à Marioupol, pour la deuxième journée d’affilée, malgré les promesses de cessez-le-feu du Kremlin.
« Le regain d’efforts de la Russie pour s’emparer
d’Azovstal et achever la prise de Marioupol est probablement lié
aux commémorations du 9-Mai et au désir de [Vladimir] Poutine
de remporter un succès symbolique en Ukraine », analysent
les services de renseignement. Le 9-Mai, le Jour de la victoire en
Russie, commémore la victoire du pays face aux nazis en 1945.
« Ces
efforts ont entraîné de lourdes pertes pour la Russie, aussi bien
humaines que matérielles. Alors que la résistance ukrainienne se
poursuit dans l’usine Azovstal, ces pertes continueront de
s’accumuler et de ralentir l’exécution de leurs plans
[d’invasion complète] du sud du Donbass »,
poursuit le rapport.
07:25 Au centre Modexpo dans la capitale moldave, Chisinau, visité par le président du Conseil européen, Charles Michel, les halles ont été reconverties – elles avaient précédemment servi d’hôpital pour les malades atteints du Covid-19. Dans un espace aménagé en salle de jeux pour les enfants, Farid, 9 ans, d’origine azerbaïdjanaise, tout juste débarqué de Kharkiv où il est né, et Roman, 10 ans, originaire de Mykolaïv, s’appliquent à construire avec des Lego des « bases militaires » et des « fusées atomiques ». « Pour viser la Russie », expliquent-ils avec sérieux.
>>> En visite à Londres, le Premier ministre japonais scelle un accord de défense
Le Premier ministre japonais en visite au Royaume-Uni, ce jeudi 5 mai. Fumio Kishida a rencontré son homologue britannique Boris Johnson. Les deux hommes ont signé un accord de défense qualifié d'inédit, rassemblant deux monarchies parlementaires, qui sont aussi toutes les deux insulaires. RFI
>>> Lancement d'un nouveau gazoduc reliant les pays baltes au réseau européen
La Lituanie et la Pologne viennent d’inaugurer un gazoduc reliant les deux pays. Les trois pays baltes sont désormais connectés au reste de l’Union européenne. La sécurité des pays baltes est assurée, mais cette installation permet aussi au reste des pays européens de s’approvisionner via la Lituanie et son terminal de gaz naturel liquéfié et de réduire leur dépendance au gaz russe. RFI
06:43 Les Russes prêts à défiler à Marioupol le 9 mai ?
Les Ukrainiens affirment que les forces russes se préparent à défiler à Marioupol le 9 mai, jour où la Russie célèbre avec une grande parade militaire sur la place Rouge, à Moscou, sa victoire sur l’Allemagne nazie en 1945. La prise totale de Marioupol, une cité portuaire de près de 500 000 habitants avant la guerre, dévastée par deux mois de siège et de bombardements russes, serait une victoire importante pour la Russie à l’approche de ce jour de fête. Des images laissent penser que des préparatifs sont en cours à Marioupol en vue de cette célébration.
06:34 La confrontation nucléaire, un scénario évoqué avec de plus en plus d’insistance en Russie
06:25 Un convoi de l’ONU attendu à Marioupol malgré un contexte incertain
05:55 05h55 : Au Canada, la diaspora ukrainienne s'organise pour accueillir les réfugiés
Avant le conflit, le Canada comptait la plus grande diaspora ukrainienne au monde après la Russie. Quelque 22 000 Ukrainiens sont arrivés depuis le début de la guerre. Tatiana a transformé sa maison pour accueillir des familles de réfugiés.
>>> Les déplacés de Kherson fuient «l’occupation» et gagnent les villes pro-Kiev
Les combats se poursuivent également dans le sud de l’Ukraine, à la frontière entre les régions de Kherson et de Mykolaïv, verrou sur la route du grand port d’Odessa. Alors que la ville de Kherson est aux mains des Russes depuis début mars, les autorités ukrainiennes estiment qu’ils pourraient organiser un référendum créer une nouvelle république séparatiste pro-russe sur le modèle des républiques autoproclamées de Donetsk et Louhansk. Alors, de nombreuses personnes continuent de fuir la zone pour gagner le territoire sous contrôle ukrainien.
Pavel fait la queue pour recevoir de l’aide alimentaire. Il y a quelques jours, il a décidé de quitter sa ville de Kherson avec son épouse et leurs deux enfants en bas âge :
« C’était difficile moralement, parce que la vie en ville sous occupation est de plus en plus délicate. Il n’y avait quasiment plus de médicaments, les pharmacies sont fermées et il n’y a plus de réseau mobile. Ça devient de plus en plus difficile »
À chacun des 14 barrages russes qu’elle a dû passer au volant de sa voiture, Olena raconte qu’elle dû laisser des biscuits ou des cigarettes aux militaires qui pointaient leurs fusils sur elle. À Kherson, elle ne supportait plus la propagande russe, devenue seule source d’information :
« La télévision russe nous raconte que [Volodymyr] Zelensky est un vendu, les gens entendent ça tous les jours et, même parmi ceux qui étaient pro Ukrainiens, ils subissent un lavage de cerveau. Mon fils après avoir regardé la télévision m’a demandé : "Maman, c’est quoi un Nazi ?". Il a 10 ans, il ne comprend pas ce qui se passe et se il demande pourquoi tout cela nous arrive alors qu’on vivait bien. Après ça, j’ai dit : "on ne regarde plus la télévision". J’ai mis Netlix, et on n’a plus regardé que des films. »
Olena insiste : « Kherson n’a jamais été une ville pro-russe, jamais », mais elle redoute que les Russes ne s’y installent durablement. RFI









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