>>> Les points essentiels :
► Deux Britanniques et un Marocain faits prisonniers dans l'est de l'Ukraine, où ils combattaient pour Kiev, ont été condamnés à mort pour mercenariat par la justice des autorités séparatistes de Donetsk, ont annoncé les agences de presse russes. Le Royaume-Uni s'est dit « gravement préoccupé ».
► Les soldats ukrainiens livrent à Sievierodonetsk l'une des « batailles les plus difficiles » depuis le début de la guerre pour résister aux forces russes qui contrôlent désormais une grande partie de cette ville stratégique de l'Est où, selon le président Volodymyr Zelensky, se joue « le sort » de la région du Donbass.
► « Jusqu'à 100 soldats ukrainiens » sont tués et « 500 blessés chaque jour » dans les combats avec l'armée russe, a déclaré ce jeudi le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov.
► Le président ukrainien a demandé ce jeudi l'exclusion de la Russie de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), sur fond d'accusations de Kiev de blocage et de vol des céréales ukrainiennes par Moscou.
>>> La Douma russe remet en question l’indépendance de la Lituanie (euractiv)
Décidément, encore une fois, je préfère relayer les déclarations anglo-saxonnes que celles de la France macroniste, mélenchoniste, ou lepeniste :
15:03 « Abandonner les Ukrainiens serait moralement répugnant », estime Boris Johnson
Le premier ministre britannique Boris Johnson a mis en garde contre toute volonté de la part des Occidentaux de pousser l’Ukraine à accepter un « mauvais » compromis avec la Russie. « Encourager une mauvaise paix en Ukraine, c’est encourager Poutine et encourager tous ceux dans le monde qui pensent que l’agression paie », a estimé le dirigeant dans un discours à Blackpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre. « Cela serait une erreur et ouvrirait la porte à plus de conflits, plus d’instabilité, plus d’incertitude dans le monde et donc plus de difficultés économiques », a-t-il ajouté.
Il dit « savoir que certains estiment (...) que le prix du soutien aux Ukrainiens est désormais trop élevé et qu’il faudrait les encourager à accepter ce que Poutine demande ». Mais « abandonner les Ukrainiens serait moralement répugnant », a-t-il poursuivi.
Vladimir Poutine « ne vas jamais réussir à assujettir l’Ukraine et plus tôt il le comprendra, mieux ce sera, et il ne faut pas le laisser arriver à un succès partiel en avalant une partie du pays comme il l’a fait auparavant et déclarer un cessez-le-feu », a-t-il insisté.
12:04 Manœuvres russes en mer Baltique, en pleines tensions avec l’OTAN
Plusieurs dizaines de navires russes prenaient part, jeudi, à des exercices militaires en mer Baltique, sur fond de tensions croissantes autour de cette étendue stratégique, où l’OTAN mène aussi des manœuvres actuellement. « Dans le cadre de cet exercice, des groupes navals tactiques de la flotte de la Baltique ont quitté leurs bases et se sont déployés dans des zones spécifiques », a déclaré le ministère de la défense russe dans un communiqué. Selon lui, environ soixante navires et quarante avions et hélicoptères prennent part à ces manœuvres, qui se déroulent également sur terre, dans des centres d’entraînement de l’enclave russe de Kaliningrad. Mardi, une vingtaine de navires russes avaient déjà pris part à un exercice dans cette zone.
Les exercices russes sont opérés alors que l’OTAN mène depuis dimanche des manœuvres navales annuelles d’envergure en mer Baltique, baptisées « Baltops 22 », qui doivent durer jusqu’au 17 juin. Cette intense activité militaire s’inscrit dans un contexte de vives tensions entre Moscou et les pays occidentaux depuis le lancement, le 24 février, de l’offensive militaire russe en Ukraine.
La mer Baltique, zone stratégique, est devenue le centre de nombreuses attentions avec l’officialisation, en mai, des candidatures de la Suède et de la Finlande à l’OTAN, une organisation que Moscou juge hostile à ses intérêts. Une telle adhésion, bloquée pour le moment par la Turquie, ferait de la mer Baltique un « lac OTAN », les autres pays riverains, en dehors de la Russie, faisant déjà partie de ce bloc. Signe du regain d’intérêt pour cette région, le chef d’état-major américain, le général Mark Milley, s’est rendu samedi à Stockholm à bord de l’USS Kearsarge, un puissant porte-hélicoptère conçu pour déployer des forces sur des rivages ennemis.
09:40 Des centaines de corps dans les décombres de Marioupol
Selon un conseiller du maire de la ville, repris par la BBC, des centaines de corps ont été retrouvés dans les décombres des immeubles détruits à Marioupol. Petro Andryushchenko a parlé sur Telegram d'une « caravane de la mort sans fin » dans la ville portuaire occupée, où entre 50 et 100 corps par immeuble sont retirés des décombres et transportés vers des morgues ou - selon l'état des corps - vers des décharges. Dans ce message, publié hier, il indique que les débris d'environ deux cinquièmes des bâtiments ont été fouillés par les forces d'occupation jusqu'à présent. Le mois dernier, le chef de la République populaire autoproclamée de Donetsk a déclaré que 60% des bâtiments de Marioupol avaient été détruits, dont 20% ne pouvaient pas être reconstruits.
Mais dans un autre message posté ce matin, M. Andryouchtchenko affirme que les recherches dans le quartier de la rive gauche ont cessé : « Les occupants sont finalement passés à la pratique consistant à démolir les maisons et à refuser de rechercher les corps des personnes tuées sous les décombres. » Selon lui, on ne saura jamais combien d'habitants de Marioupol sont morts et se trouvent encore sous les débris - et ils seront enterrés à côté des ordures. « Pas de mots. Seulement de la rage », dit-il.
09:34 L’Ukraine pourrait reprendre Sievierodonetsk « en deux, trois jours » avec des armes occidentales de longue portée, selon le gouverneur local
L’Ukraine pourrait reprendre la ville-clé de Sievierodonetsk « en deux, trois jours », dès qu’elle disposera d’armes d’artillerie « de longue portée », a estimé jeudi Serhi Haïdaï, gouverneur de cette région de l’est de l’Ukraine. L’armée russe tente depuis des semaines de s’emparer de cette ville industrielle de la région de Louhansk, importante pour le contrôle de l’ensemble du bassin minier du Donbass.
Selon le gouverneur Haïdaï, la situation était jeudi « très dynamique », avec des combats de rue et des bombardements russes « constants » sur les zones encore contrôlées par les Ukrainiens. « C’est une bataille très dure, très difficile, probablement une des plus difficiles de cette guerre », avait estimé mercredi soir le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
A bien des égards, le sort de notre Donbass se décide là.
Les Ukrainiens ne cessent de réclamer des systèmes de lance-roquettes de longue portée aux Occidentaux, et en plus grand nombre. Les Etats-Unis ont déjà annoncé l’envoi de quatre systèmes d’artillerie de précision Himars à Kiev – d’une portée de quelque 80 km, soit légèrement supérieure à celle des systèmes analogues russes, selon les experts. Il faut environ une trentaine de soldats pour maœuvrer ces quatre lance-roquettes, et Washington veut s’assurer que les soldats ukrainiens maîtrisent bien ces systèmes avant de leur en envoyer davantage, a déclaré mercredi le chef d’état-major américain, le général Mark Milley.
Le Royaume-Uni a aussi annoncé l’envoi d’un système similaire de lance-roquettes, dit MLRS.
Une évidence que Macron n’a pas saisi :
09:30 Le président polonais affirme que parler avec Poutine c'est comme dialoguer avec Hitler
Le président polonais Andrzej Duda a critiqué dans les pages du quotidien allemand Bild les dirigeants français et allemand pour leurs entretiens téléphoniques avec le président russe Vladimir Poutine après son invasion de l'Ukraine, déclarant que c'était comme avoir des discussions avec Adolf Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale. Le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron ont tous deux eu des entretiens téléphoniques réguliers avec leur homologue russe, depuis l'invasion de l'Ukraine le 24 février dernier. Le président français s'est par ailleurs attiré les foudres du gouvernement ukrainien en mettant en garde contre une humiliation de la Russie afin de préserver les canaux diplomatiques.
Lors d'un entretien à Bild, Andrzej Duda a déclaré que de telles discussions ne faisaient que légitimer une guerre illégale en Ukraine. « Quelqu'un a-t-il parlé ainsi avec Adolf Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale ? Quelqu'un a-t-il dit qu'Adolf Hitler devait sauver la face ? Que nous devrions procéder de manière à ce que ce ne soit pas humiliant pour Adolf Hitler ? Je n'ai pas entendu de telles voix », a-t-il déclaré.
07:40 Le corps du journaliste tué en Ukraine rapatrié en France
La dépouille du journaliste Frédéric Leclerc-Imhoff, tué en Ukraine, est arrivée dans la nuit de mercredi à jeudi en France, accueillie par des membres de sa famille, des proches et la ministre de la culture, Rima Abdul-Malak, a constaté un photographe de l’Agence France-Presse.
Devant son cercueil drapé de noir, un moment de recueillement a eu lieu sur le tarmac de l’aéroport du Bourget, où son corps est arrivé à « un peu plus de 3 heures » du matin, ont précisé les journalistes de la chaîne d’info en continu BFM-TV. Mercredi en fin de matinée, ses collègues de BFM-TV avaient observé une minute de silence en mémoire du journaliste tué le 30 mai par un éclat d’obus. Un hommage lui sera, en outre, rendu vendredi à 18 h 30 place de la République à Paris, à l’appel de Reporters sans frontières (RSF), notamment. Sa famille, ses amis et ses collègues seront présents.
Les deux personnes qui faisaient équipe avec Frédéric Leclerc-Imhoff en Ukraine pour BFM-TV, le reporter Maxime Brandstaetter et la journaliste-traductrice ukrainienne Oksana Leuta, sont pour leur part rentrés en France le 3 juin. « Ses parents sont venus nous accueillir à la descente de l’avion, ça a été les premières personnes que j’ai vues et ce n’était pas facile », a témoigné, dimanche, sur BFM-TV, M. Brandstaetter, visiblement très ému. « Je sentais que je lui devais ça, de parler à ses parents, d’échanger avec eux, de me rapprocher d’eux, de me sentir proche, d’embrasser sa mère », a poursuivi le reporter. Oksana Leuta a, elle, jugé « très important que le monde entier entende ce qui s’est passé avec Frédéric ».
Agé de 32 ans, Frédéric Leclerc-Imhoff travaillait pour BFM-TV depuis six ans et effectuait là sa deuxième mission en Ukraine, comme journaliste reporter d’images (JRI).« Frédéric n’était pas une tête brûlée. Il pesait chaque minute de sa mission », avait déclaré à l’antenne Marc-Olivier Fogiel, directeur général de BFM-TV, juste après l’annonce de sa mort.
06:22 « Hier comme aujourd’hui, c’est en Ukraine que se joue la sécurité de l’Europe »
Dans un entretien au Monde, l’historien américain Timothy Snyder explique comment la guerre en Ukraine témoigne de la place centrale occupée par ce pays dans les relations entre puissances européennes rivales depuis plus d’un millénaire.
16:56 La Finlande envisage d’ériger des barrières à sa frontière avec la Russie [logique. Je pensais que ça arriverait un peu plus tôt]
La Finlande envisage de modifier sa législation afin d’autoriser la construction de barrières à sa frontière orientale avec la Russie, a déclaré le gouvernement, jeudi. Le pays nordique, actuellement candidat à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), partage 1 300 kilomètres de territoire avec la Russie. Elle a renforcé sa sécurité, de crainte que Moscou ne tente de faire pression en envoyant des demandeurs d’asile à ses frontières.
Les modifications envisagées visent notamment à permettre de concentrer la réception des demandes d’asile uniquement à des points d’entrée spécifiques. En vertu des règles européennes en vigueur, les migrants ont le droit de demander l’asile à n’importe quel point d’entrée d’un pays membre de l’Union européenne. Les amendements permettraient également l’érection de clôtures, ainsi que de nouvelles routes pour faciliter les patrouilles frontalières côté finlandais.
La ministre de l’intérieur, Krista Mikkonen, a déclaré sur Twitter :
Plus tard, le gouvernement prendra une décision concernant des barrières frontalières pour les zones critiques de la frontière orientale, sur la base de l’évaluation des gardes-frontières finlandais.

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