► Les forces ukrainiennes défendant la ville de Sievierodonetsk, dans l'Est, « tiennent bon » malgré les assauts des troupes de Moscou, mais les Russes sont « plus nombreux et plus puissants », a indiqué lundi le président ukrainien. Le gouverneur de la région avait indiqué plus tôt que la situation « s'était aggravée » pour l'armée ukrainienne dans cette ville du Donbass ainsi que dans celle voisine de Lyssytchansk.
► Les pays européens situés autour de la Serbie ont fermé leur espace aérien lundi pour l'avion du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov qui était attendu lundi à Belgrade. Une décision qui a provoqué la fureur de Moscou, qui juge cette fermeture « scandaleuse » et « hostile ».
► La Grande-Bretagne a annoncé lundi la livraison à Kiev de lance-roquettes d'une portée de 80 kilomètres. Après Vladimir Poutine la veille, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a mis en garde les pays occidentaux contre les livraisons à Kiev d'armes à longue portée, prévenant que plus les forces ukrainiennes recevront ces armes, plus loin la Russie les repoussera.
► Volodymyr Zelensky s’est rendu dimanche auprès de ses troupes sur la ligne de front, dans l’est du pays, où il s'est entretenu avec des militaires, a-t-il annoncé dans une vidéo. Le président ukrainien s'est également rendu à Zaporijjia où il a rencontré des habitants de Marioupol.
19:45 La Russie sommée d’arrêter les violences sexuelles en Ukraine
« Il incombe à la Russie d’arrêter les viols, les violences et les atrocités commises par ses soldats. Il incombe à la Russie de mettre un terme à cette guerre atroce non provoquée contre le peuple ukrainien », a insisté l’ambassadrice des Etats-Unis auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU), Linda Thomas-Greenfield. Lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU organisée par l’Albanie, les Etats-Unis et l’Europe ont réclamé à la Russie d’arrêter les violences sexuelles présumées commises par son armée et ses supplétifs en Ukraine. Moscou dénonce, de son côté, des accusations sans fondement. « La Russie doit prendre des mesures au sein de son armée et de ses supplétifs pour qu’ils respectent » la résolution 1820 de l’ONU sur les violences sexuelles, adoptée en 2008, qui interdit d’en faire une arme de guerre, a déclaré l’ambassadrice américaine.
Le président du Conseil européen, Charles Michel, a aussi dénoncé des « atrocités » par la Russie. « Ces crimes seront punis », « nous avons besoin de preuves » et « nous aidons à les réunir », a-t-il dit. Il a aussi vivement dénoncé « la seule responsabilité » de Moscou dans la crise alimentaire provoquée par la guerre russe, entraînant le départ de la salle de l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, remplacé par un adjoint. Au préalable, le diplomate russe avait démenti les exactions sexuelles dont sont accusées les forces armées russes. « Les accusations de violences sexuelles contre l’armée russe sont devenues répétitives (…), mais aucune preuve n’a été fournie », a répondu Vassily Nebenzia. « Soyez plus prudents, car il n’y a aucune preuve de ces affirmations de Kiev », a ajouté le diplomate à l’intention des Occidentaux.
L’ambassadeur ukrainien à l’ONU, Sergiy Kyslytsya, a aussi accusé l’armée russe de violences sexuelles dans son pays, évoquant une volonté de Moscou d’en faire disparaître les traces. Il a réclamé de trouver une solution à « l’occupation par la Russie du siège permanent soviétique » au Conseil de sécurité. « Le plus tôt sera le mieux » et « nous avons besoin d’un Conseil crédible », a-t-il plaidé.
Plusieurs autres membres du Conseil ont aussi dénoncé le recours aux violences sexuelles qui peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international. La Chine a réclamé que toute allégation fasse l’objet d’une enquête s’appuyant sur les faits.
En relevant que « les femmes constituent la plupart des victimes présumées », Pramila Patten, représentante spéciale auprès du Conseil de sécurité pour les violences sexuelles dans les conflits, a demandé « de veiller à ce que les amnisties pour les crimes de violence sexuelle soient explicitement interdites » de tout accord de paix éventuel et futur.
14:07 L'armée ukrainienne dit avoir partiellement repoussé la flotte russe en mer Noire
L'armée ukrainienne a assuré lundi avoir repoussé la flotte russe d'une centaine de kilomètres des côtes ukrainiennes en mer Noire, où les navires de Moscou organisent depuis des semaines un blocus naval. « À la suite de nos actions destinées à défaire les forces navales ennemies, le groupe de navires de la flotte russe de la mer Noire a été repoussé des côtes ukrainiennes à une distance de plus de cent kilomètres », a affirmé le ministère ukrainien de la Défense sur Telegram. Une information invérifiable de source indépendante.
Selon le ministère, les troupes russes ont été en conséquence contraintes de déployer des systèmes de défense côtière en Crimée et dans la région méridionale ukrainienne de Kherson, qu'elles occupent. Elles ont également envoyé des renforts sur l'île aux Serpents, un petit territoire en mer Noire qu'elles ont conquis au premier jour de l'invasion.
« Nous avons privé la flotte russe du contrôle total de la partie nord-ouest de la mer Noire, qui est devenue une "zone grise" », a encore assuré le ministère, ajoutant que Moscou tentait actuellement d'y reprendre le dessus. Selon Kiev, « la menace de tirs de missiles russes à partir de la mer demeure » cependant. Des navires russes continuent aussi de « bloquer la navigation civile » dans cette zone, selon la même source.
12:23 La Lettonie interdit toutes les chaînes de télé russes jusqu'à la fin de la guerre
La Lettonie a déclaré qu'elle retirerait de l'antenne 80 chaînes de télévision russes jusqu'à la fin de la guerre en Ukraine et le retour de la péninsule de Crimée à l'Ukraine, rapporte The Kyiv Independant. La décision entre en vigueur le 9 juin. Le président du Conseil national des médias électroniques de Lettonie (NEPLP) a invoqué une nouvelle législation qui stipule l'interdiction de diffuser des programmes enregistrés dans le pays qui menacent l'indépendance et l'intégrité territoriale d'un autre pays.
10:01 Boris Johnson confirme la livraison de lance-roquettes
Londres a annoncé lundi la livraison à Kiev de lance-roquettes d'une portée de 80 kilomètres (M270 MLRS), venant en complément des Himars américains, lance-roquettes montés sur des blindés légers, d'une même portée, promis la semaine dernière par Washington.
Le Premier ministre britannique a confirmé cette décision sur Twitter : « Nous ne pouvons pas rester sans rien faire pendant que les missiles russes à longue portée rasent les villes et tue des civils innocents, a déclaré Boris Johnson sur Twitter. Le Royaume-Uni offrira aux forces armées ukrainiennes des systèmes de lance-roquettes afin qu'elles puissent repousser efficacement l'assaut continu des Russes. »
Volodymyr Zelensky a également dit s'être entretenu par téléphone avec le dirigeant britannique. « Nous avons reçu la confirmation d'un nouveau paquet d'aide militaire », a tweeté le président ukrainien, ajoutant qu'ils cherchaient ensemble « des moyens d'éviter la crise alimentaire et de débloquer les ports ».
07:32 Une visite sur le front, preuve de « confiance » et de « courage » pour Volodymyr Zelensky
Ce voyage sur le champ de bataille a permis à Volodymyr Zelensky d'avoir une vue d'ensemble importante des opérations militaires et de remonter le moral de ses troupes en première ligne, a déclaré l'ancien général de l'armée australienne Mick Ryan. Cela a également démontré qu'il avait « une confiance totale dans son armée » et a permis d'accentuer le contraste entre son style de leadership et celui de son adversaire russe Vladimir Poutine, a-t-il ajouté sur Twitter. « Je suis à peu près sûr que Poutine n'acceptera pas d'invitation à rendre visite aux troupes russes mal nourries et mal dirigées – mais bien armées – en Ukraine à quelque moment que ce soit », a-t-il encore avancé.
Ce qui impressionne dans ce voyage, c’est l’itinéraire, pointe notre envoyé spécial en Ukraine, Gulliver Cragg : Volodymyr Zelensky n’est pas allé à n’importe quel endroit sur la ligne de front, il est allé à Lyssytchansk, cette ville de l'autre côté de la rivière, juste à côté de Sievierodonetsk où est concentré en ce moment l’essentiel du feu russe. Ces deux villes, souligne-t-il, sont les cibles numéro un des Russes en ce moment et c’est là qu'ont lieu les combats les plus intenses.
Le président ukrainien n’aurait pas pu choisir un endroit plus poussé sur la lignée de front, et c’était clairement voulu pour montrer son courage. Un courage qu’il avait affiché aussi tout au début de l’invasion en restant à Kiev et en s’affichant dans la rue dans la capitale ukrainienne alors que des centaines de millions de personnes étaient en train de fuir la capitale. Ce courage qu’il a montré fin février a servi à remonter le moral du pays, cela a été très largement salué en Ukraine, y compris par les gens qui n’avaient pas voté pour lui.
Le message au peuple est de dire que l’Ukraine va arriver à résister. J’ai pu joindre un ressortissant de Lyssytchansk ce matin qui n’est plus dans la ville, mais qui a encore des proches là-bas et s'est dit très impressionné : « Ça nous donne de l’espoir. »
06:45 Les pays autour de la Serbie ferment leur espace aérien pour l'avion du chef de la diplomatie russe, Sergeï Lavrov
Les pays européens situés autour de la Serbie ont fermé leur espace aérien pour l'avion du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui était attendu lundi à Belgrade, a annoncé la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova. « Aujourd'hui (...), les pays entourant la Serbie, ont fermé le canal de communication, en refusant d'autoriser le survol de l'avion de Sergueï Lavrov, qui se rendait en Serbie », a-t-elle déclaré dimanche soir, citée par les agences de presse russes, à la chaîne de télévision italienne La7. « La délégation russe devait arriver à Belgrade pour des pourparlers. Mais les pays membres de l'UE et de l'Otan ont fermé leur espace aérien », a-t-elle ajouté.
Selon le quotidien serbe Vecernje Novosti, il s'agit notamment des trois pays voisins de la Serbie : la Bulgarie, la Macédoine du Nord et le Monténégro. La visite du ministre russe a ainsi été annulée, selon une source diplomatique russe citée par l'agence de presse Interfax. « La diplomatie russe n'a pas encore appris à se téléporter », a expliqué cette source.
Pour sa part, le vice-président du Conseil de la Fédération, Chambre haute du Parlement russe, Konstantin Kossatchev, a dénoncé lundi matin la fermeture de l'espace aérien pour l'avion de Sergueï Lavrov comme une démarche dirigée « contre la Russie en tant qu'État et la Serbie en tant qu'État ». « J'espère que la réaction sera commune et extrêmement sévère, non seulement sous forme des protestations diplomatiques, mais aussi se traduira par des actions pratiques, concrètes », a-t-il écrit sur la messagerie Telegram.
Sergueï Lavrov est visé depuis le 25 février, au lendemain de l'invasion en Ukraine, par des sanctions de l'UE, tout comme le président russe Vladimir Poutine. Il était censé rencontrer à Belgrade le président serbe, son homologue serbe Nikola Selakovic et le patriarche de l'Église orthodoxe serbe Porfirije.


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