>>> Les points essentiels :
► La Russie soupçonne qu'une attaque de drone a causé un incendie dans la raffinerie de pétrole Novochakhtinski, située à quelques kilomètres de la frontière avec la région séparatiste de Louhansk, dans l'est de l'Ukraine. Moscou assure que l'incendie a été maîtrisé rapidement et qu'il n'a fait aucune victime.
► Dans la ville industrielle de Lyssytchansk, les bombardements sont incessants. Les Russes « détruisent tout », déclare le gouverneur régional Serhiy Haidai.
► Les Russes « contrôlent entièrement » le village de Tochkivka, sur la ligne de front dans le Donbass, affirment les autorités locales ukrainiennes, qui précisent que « la bataille bat son plein » toujours.
► Un « consensus total » a émergé pour accorder à l'Ukraine le statut de candidat à l'Union européenne lors de discussions entre les ministres des Affaires européennes des 27, a déclaré mardi le ministre français Clément Beaune.
► La Russie menace de répliquer à l'introduction de restrictions « hostiles » sur le transit de certaines marchandises via la Lituanie vers son enclave de Kaliningrad. Vilnius se défend et assure que ce transit limité est conforme aux « sanctions européennes ».
Sous-fifres de Poutine en France :
>>> Extrême droite : la responsabilité historique d’Emmanuel Macron
CHRONIQUE DE LA BATAILLE CULTURELLE. L’entrée en force du RN à l’Assemblée nationale n’a rien à voir avec ce qui s’était passé en 1986 : en plaçant Marine Le Pen dans le rôle de principale opposante, Emmanuel Macron a accéléré la dédiabolisation du parti nationaliste, qui est désormais au cœur du système Lobs
Macron, si faible depuis son premier mandat face à la Russie, a bien sûr une responsabilité face à la montée des partis poutiniens en France : RN, et LFI .
Mais il faut noter que Mélenchon lui-même n'avait pas explicitement appelé à voter Macron face à Le Pen au 2d tour de la présidentielle : pas une voix pour Le Pen avait-il dit (c'est-à-dire qu'il fallait selon lui voter blanc, ou Macron). Donc, comme le note très justement L'Obs, " La Nupes, essentiellement sa tendance « insoumise », n’est pas plus légitime à donner des leçons de morale à ses opposants que ne le sont les macronistes." Mélenchon n’est pas en reste non plus en matière d’ukrainophobie – il a, par exemple, repris a plusieurs reprises la propagande du Kremlin sur les « nazis de Kiev » .
Finalement, Macron ne fait que parachever ce que Wauquiez avait déjà entamé au premier duel Macron - Le Pen , ligne que Mélenchon avait à peu près suivie pour le 2d duel présidentiel.
Bref, Macron a une grosse responsabilité, mais il n'est pas le seul. Je note surtout que désormais , de nombreux députés appartiennent à des partis anti-européens et poutiniens (extr gauche et extr droite) : NUPES et RN. Ce qui est révélateur d'un gros malaise dans ce pays.
>>> Olena Zelenska, de l’ombre à la guerre. Sa vie a basculé à l’aube du 24 février, jour du déclenchement de l’offensive russe en Ukraine. En quelques heures, la première dame a dû se mettre à l’abri avec ses deux enfants et se résigner à vivre deux longs mois loin de son époux, le président Zelensky. De retour à Kiev, l’ancienne scénariste qui s’est évertuée pendant des années à divertir l’Ukraine, se retrouve aujourd’hui contrainte de la consoler. Lemonde
16:24 La Finlande se dit prête à combattre en cas d’attaque par la Russie
La Finlande se prépare depuis des décennies à une attaque russe et opposerait une résistance acharnée si elle se produisait, prévient le chef d’état-major finlandais, le général Timo Kivinen, dans une interview à l’agence Reuters. Il rappelle que le pays s’est constitué un arsenal conséquent et que les Finlandais sont prêts à se battre.
La Finlande s’est battue contre la Russie pendant la « guerre d’hiver » (30 novembre 1939-13 mars 1940), lorsque la Russie a envahi la Finlande, puis pendant la « guerre de continuation » (25 juin 1941-19 septembre 1944). Quelque 100 000 Finlandais ont été tués au cours de ces deux guerres et le pays a perdu un dixième de son territoire.
Depuis, la Finlande reste sur ses gardes. « Nous avons systématiquement développé notre défense militaire précisément pour ce type de guerre qui est menée là-bas [en Ukraine], avec une utilisation massive de la puissance de feu, des forces blindées et également des forces aériennes », rappelle le chef d’état-major finlandais.
14h00 : Olaf Scholz prône « un plan Marshall » pour la reconstruction de l'Ukraine
Le chancelier allemand Olaf Scholz a appelé, mercredi 22 juin, à mettre sur pied « un plan Marshall » pour l'Ukraine, estimant que la reconstruction du pays coûtera des « milliards » et concernera « plusieurs générations ». « Comme l'Europe dévastée par la Seconde guerre mondiale, l'Ukraine a aujourd'hui besoin d'un plan Marshall pour sa reconstruction » pour lequel « nous aurons besoin de plusieurs milliards d'euros et de dollars supplémentaires et ce pendant des années », a-t-il déclaré lors d'un discours devant les députés du Bundestag avant les sommets européen du G7 et de l'Otan.
Par ailleurs, Olaf Scholz indique que « nous sommes encore loin de négociations entre l'Ukraine et la Russie, parce que Vladimir Poutine croit encore en la possibilité de pouvoir dicter la paix ». Le chancelier a invité ses alliées à « maintenir fermement le cap » du soutien à Kiev à travers les sanctions, « des livraisons d'armes » et un soutien financier à l'Ukraine.
13:23 Moscou accuse Berlin d’« hystérie russophobe » [expression utilisée ad nauseum par la propagande russe, qui décidément radote encore plus qu'un sénile n'ayant plus toute sa tête] en commémorant l’invasion nazie
Dans un contexte de vives tensions entre la Russie et l’Allemagne liées à l’Ukraine, Moscou, qui commémore mercredi l’invasion de l’URSS par les nazis en 1941, a accusé l’Allemagne de « mener des attaques quotidiennes qui alimentent l’hystérie russophobe ».
« Berlin, par ses paroles et ses actes, menace les résultats des efforts fournis depuis des décennies par la Russie et l’Allemagne pour surmonter l’inimitié [née] après la guerre », a ajouté la diplomatie russe dans un communiqué.
12h44 : l'Ukraine tente de desserrer l'étau russe en mer Noire
Malmenées dans l'Est, où les bombardements russes sur la ville de Lyssytchansk « détruisent tout », les forces ukrainiennes tentent une contre-offensive dans la mer Noire, au sud du pays.
C'est le premier succès enregistré par les forces de Kiev dans l'utilisation de missiles Harpoon récemment donnés par les États-Unis : le 17 juin, l'armée ukrainienne a affirmé avoir touché un navire russe qui transportait des armes et des soldats vers l'Île aux Serpents, passée sous contrôle de Moscou au début du conflit. L'Ukraine espère profit du système de défense côtier Harpoon pour desserrer le blocus imposé sur ses ports et empêcher un débarquement russe à Odessa.
Kiev aimerait aussi reconquérir l'Ile aux Serpents, îlot inhabité mais stratégique. En début de semaine, les forces ukrainiennes ont lancé un assaut aérien et affirment avoir infligé « des pertes significatives » aux troupes russes sur place. Une version démentie par le ministère de la Défense à Moscou, pour qui l'assaut a été repoussé et toute tentative de débarquement déjouée.
Lundi 20 juin, l'armée ukrainienne a tiré sur une plateforme gazière exploitée par les Russes. L'Ukraine affirme que ces installations industrielles sont utilisées par la Russie pour y stationner de petites garnisons et y stocker des armes. Kiev estime qu'elles sont à ce titre des « cibles militaires légales ». Sept personnes sont portées disparues et l'assaut a déclenché un vaste incendie
06:54 Le journaliste ukrainien Maks Levin « exécuté par les Russes », selon Reporters sans frontières
Le journaliste ukrainien Maks Levin et son accompagnateur et ami, le soldat Oleksi Chernychov, ont été « sans doute froidement exécutés » par les Russes, déclare Reporters sans frontières (RSF), dans un rapport d’enquête, publié aujourd’hui.
Selon l’organisation, les deux hommes, retrouvés morts, le 1er avril, dans une forêt située sur la ligne de front, au nord de Kiev, ont été abattus « après avoir été probablement interrogés et torturés par les forces russes, le jour de leur disparition », le 13 mars 2022.
06h54 : Lyssytchansk pilonnée, les Russes « détruisent tout », selon les autorités ukrainiennes
Les frappes russes « détruisent tout » à Lyssytchansk, ville industrielle stratégique voisine de Severodonetsk dans le Donbass (est), déplorent les Ukrainiens. « L'armée russe pilonne Lyssytchansk à coups de canons, de missiles, de bombes aériennes, de lance-roquettes... ils détruisent tout », a affirmé sur Telegram Serhiy Haidai, le gouverneur de la région de Louhansk, l'épicentre de la confrontation entre armées ukrainienne et russe.
>>> Bulgarie: le pro-européen Kiril Petkov a perdu la confiance du Parlement. Le président Roumen Radev doit désormais appeler à de
nouvelles négociations pour tenter de former un cabinet. Le parti de
M. Petkov, qui reste le vainqueur des dernières élections, essaiera le
premier. RFI
>>> Littérature, musique, la dérussification en marche à Kiev. Le Parlement ukrainien a voté des textes visant à réduire le poids de la langue russe dans la culture.Article.
Depuis l’ère Poutine, j’ai plutôt cette image pour la Russie : un pays de voleur et de violeurs, de criminels de guerre, d’oligarques , de mafieux, l’ empire du mensonge, celui de la désinformation, de la menace permanente , du dénigrement ou de la minoration de tout ce qui est non russe
un pays qui ne me fait plus du tout rêver, que je n’ai plus envie de visiter, dont la culture ne m’intéresse plus . Un pays minable . Voilà l’image que Poutine a donné a donné à ce pays. Ce sera pour longtemps. Et l’on peut raisonnablement penser que les nouvelles générations maudiront son nom comme les allemands ont maudit Hitler,
C’est une honte pour la France. Mais dans un pays qui choisit à plus de 40 % Le Pen, il n’y a pas grand-chose à attendre !
07h21 : Après la polémique, la soprano russe Anna Netrebko ovationnée à Paris
La soprano russe star Anna Netrebko a été ovationnée à la Philharmonie de Paris pour son retour sur scène dans une capitale occidentale, après avoir été critiquée depuis la guerre en Ukraine. Le public lui a réservé un accueil triomphal à son entrée sur scène mercredi soir, applaudissant pendant de longues minutes. Souriante et détendue, portant une robe longue noire et blanche, qu'elle a fait voltiger de temps en temps, elle a interprété des morceaux de Rachmaninov, Debussy ou Tchaïkovski, avant de recevoir une standing ovation à la fin du spectacle.
Une des plus grandes voix lyriques au monde, elle avait été parmi les premiers artistes russes à être pointés du doigt après le début de l'invasion de l'Ukraine pour ne pas avoir clairement dénoncé la guerre. Le prestigieux Metropolitan Opera de New York, dont elle était la star, l'a ainsi déprogrammée pour une durée indéterminée et elle avait alors annoncé se retirer temporairement de la scène.
Le 30 mars, elle a condamné « expressément la guerre contre l'Ukraine », ce qui lui a valu d'être retirée de l'affiche dans son propre pays. La soprano n'a jamais ouvertement clamé son soutien au président russe Vladimir Poutine, mais il lui est reproché d'avoir posé en décembre 2015 à Saint-Pétersbourg avec le drapeau des rebelles séparatistes pro-russes et d'avoir remis un chèque d'un million de roubles (environ 15 000 euros) au dirigeant ukrainien pro-russe Oleg Tsarev. Anna Netrebko s'était défendue en expliquant vouloir soutenir les arts, et plus particulièrement l'Opéra de Donetsk auquel l'Ukraine avait coupé tous les financements, et assuré n'avoir « jamais reçu de soutien financier du gouvernement russe » et de ne s'être jamais alliée à « aucun dirigeant de la Russie ».



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