mercredi 29 juin 2022

Mercredi 29 juin 2022. Cent-vingt-sixième jour de guerre

Live du Monde

 

22:53 Tensions entre la Norvège et la Russie autour de l’archipel du Svalbard

Moscou reproche à la Norvège d’avoir bloqué 20 tonnes de marchandises au point de passage frontalier terrestre de Storskog, qui devaient être chargés à bord d’un navire dans le port norvégien de Tromsø pour ravitailler une communauté de mineurs russes installée dans l’archipel arctique norvégien du Svalbard. Après avoir convoqué le chargé d’affaires norvégien à Moscou, la Russie a réclamé mercredi à la Norvège le règlement « au plus vite » de cette question, évoquant des « mesures de représailles ».

Oslo « n’essaie pas de mettre d’obstacles » à ce ravitaillement, a assuré la ministre des affaires étrangères norvégienne, Anniken Huitfeldt, dans une déclaration à l’Agence France-Presse, après les accusations d’« action inamicale » par la diplomatie russe. La cargaison qui a suscité les vives protestations russes « a été bloquée sur la base des sanctions » prises par Oslo à la suite de l’invasion de l’Ukraine, « qui interdisent l’entrée de compagnies russes de transport de marchandises sur le territoire norvégien », a souligné la ministre.

« La Norvège ne viole pas le traité du Svalbard », qui régit depuis un siècle, avec des règles spécifiques, ce territoire de seulement 3 000 habitants perdu aux confins de l’Arctique. Ce traité reconnaît la souveraineté de la Norvège mais garantit aussi aux ressortissants des Etats signataires – au nombre de 46, dont la Russie – la liberté d’y exploiter les ressources naturelles « sur un pied de parfaite égalité ». C’est à ce titre que, depuis des décennies, la Russie extrait du charbon sur ces terres, parmi les endroits habités les plus au nord de la planète.

 
 
 
22:16 L’Ukraine rompt ses relations diplomatiques avec la Syrie

Quelques heures après que Damas a annoncé reconnaître l’indépendance des républiques séparatistes de Donetsk et Louhansk, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé qu’il mettait fin aux relations diplomatiques de l’Ukraine avec la Syrie. « La pression des sanctions » contre Damas, allié de la Russie, « sera encore plus grande », a affirmé M. Zelensky dans une vidéo postée sur Telegram.

 

20:59 La « fréquence » des bombardements sur Lyssytchansk est « énorme », selon le gouverneur de la région

A Lyssytchansk, ville de l’est de l’Ukraine sous le feu de l’artillerie russe, « la fréquence » des bombardements est « énorme », a rapporté le gouverneur de la région de Louhansk, Serhi Haïdaï, mercredi soir.

« Nous assistons à un pic d’intensité dans les combats », a déclaré le responsable à la télévision ukrainienne, affirmant que la ville était « constamment bombardée avec des armes de gros calibres ». Les Russes « ont amené un grand nombre de véhicules et de soldats », a-t-il détaillé.

Le gouverneur a ajouté qu’« environ 15 000 civils » se trouvaient encore dans la ville – qui comptait quelque 100 000 habitants avant la guerre –, « mais que leur évacuation était trop dangereuse à ce stade ».

Lyssytchansk est la cible des forces russes après leur occupation totale de Sievierodonetsk, sa ville voisine, au terme de plusieurs semaines de combats qui ont ravagé les deux cités et qui ont aussi provoqué la mort de dizaines de civils. Elle est la dernière grande ville à ne pas encore être tombée aux mains des Russes dans la région de Louhansk.  (> Reportage à Krementchouk après le bombardement du centre commercial : ici)

 

18:14 La Russie accélère l’incorporation du sud de l’Ukraine

Les administrations d’occupation du sud de l’Ukraine ont multiplié les annonces portant sur l’intégration de ces régions à la Russie. Le « ministère » de l’intérieur, autoproclamé, de la région de Kherson, occupée depuis mars par les troupes russes, dit développer progressivement un réseau de bus permettant de notamment desservir plusieurs villes du sud de l’Ukraine et de la Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014.

Des bus relieraient dès vendredi les villes de Kherson et Simferopol, la capitale de la Crimée. A partir du 1er juillet, des bus relieront aussi Simferopol aux villes conquises de Melitopol et Berdiansk, dans la région ukrainienne de Zaporijia, partiellement occupée par l’armée russe. Aussi, une ligne ferroviaire fonctionnera entre la ville criméenne de Djankoï et celles de Kherson et Melitopol. « La sécurité des transports sera assurée par Rosgvardia », la garde nationale russe, a précisé le ministère autoproclamé dans un communiqué.

Sur Telegram, l’administration d’occupation de la région de Kherson a quant à elle annoncé l’ouverture mercredi du fonds de pension de la Fédération de Russie, chargé du versement des retraites, ainsi qu’une première banque russe. Il s’agit d’une agence de Promsvyazbank, une banque privée connue pour financer le secteur de la défense et se trouvant sous sanctions occidentales.

Un service d’état civil obéissant « aux standards de la Russie » a également ouvert ses portes à Kherson. « Les services ne s’adressent pas seulement aux ressortissants russes, mais aussi à tous ceux qui n’ont pas encore eu le temps de faire la demande de citoyenneté russe », a fait savoir l’administration, qui depuis le 11 juin délivre des passeports russes.

Depuis la prise de ces territoires du sud de l’Ukraine, Moscou mène une politique de russification : le rouble a été introduit, des passeports russes émis, les voix critiques sont réprimées et l’activité économique est largement sous contrôle des administrations d’occupation. Le Kremlin se borne à dire que les habitants choisiront leur avenir, laissant entendre ainsi être favorable à un référendum pour organiser une annexion, comme cela avait été le cas en Crimée. Le chef adjoint de l’administration d’occupation de Kherson, Kyrylo Stremooussov, a réaffirmé mercredi, sur Telegram, qu’un tel vote était en préparation, sans donner de calendrier.

Parallèlement, ces dernières semaines, plusieurs attentats ont visé dans la région des représentants acquis au Kremlin. Le 24 juin, un responsable prorusse a été tué à Kherson dans l’explosion de sa voiture, un acte qualifié de « terroriste » par Moscou. Dans le même temps, les forces ukrainiennes sont repassées à l’offensive dans la région de Kherson et ont repris du terrain aux Russes.



17:04 Kiev annonce l’échange de 144 soldats dont 95 « défenseurs d’Azovstal »

L’Ukraine a annoncé avoir échangé avec la Russie 144 soldats, dont 95 « défenseurs d’Azovstal » à Marioupol (sud-est), qui avaient défendu cette ville portuaire assiégée par l’armée russe pendant plusieurs semaines avant de se rendre.

« Il s’agit du plus gros échange (avec Moscou) depuis le début de l’invasion russe », a déclaré sur Facebook l’état-major général des forces armées de l’Ukraine, rattachée au ministère de la Défense ukrainien, sans donner plus de détails sur le lieu et la date de l’opération. Selon l’institut, « la plupart des Ukrainiens libérés ont des blessures graves : blessures par feu et fragment, blessures explosives, brûlures, fractures, amputations des membres ». Des informations que Le Monde n’a pas pu vérifier de manière indépendante.


 



16:31 L’action des forces spéciales occidentales en question

La question de la présence de membres des forces spéciales occidentales ou de leur action en Urkaine revient régulièrement dans les questions que vous nous posez dans ce live. A chaque fois, faute d’informations fiables, de certitudes, nous bottons en touche.

Pourtant, le New York Times, citant trois sources gouvernementales américaines, a écrit, samedi 25 juin, que la capacité de l’Ukraine à résister à l’invasion russe tient aux armes fournies par les alliés occidentaux, mais aussi au soutien plus discret des forces spéciales américaines, britanniques, françaises, canadiennes ou lituaniennes, « depuis des bases situées en Allemagne, en France ou au Royaume-Uni ». Le quotidien ajoute que même si l’administration Biden a déclaré qu’elle ne déploierait pas de troupes américaines en Ukraine, certains agents de la CIA – l’agence de renseignement américaine – sont restés, principalement à Kiev, pour fournir des renseignements aux forces ukrainiennes.

Si peu de détails ont fuité sur les activités de la CIA ou des forces spéciales occidentales, Christine E. Wormuth, la secrétaire de l’armée américaine, en a donné un aperçu lors d’une conférence organisée par l’Atlantic Council, un think tank américain. Elle a expliqué que leur mission consiste principalement à gérer le flux d’armes et d’équipements en Ukraine et à éviter qu’ils ne soient ciblés par les Russes. Selon le New York Times, les forces spéciales occidentales participent aussi à la formation des forces ukrainiennes à la médecine de guerre. Utile, sachant que depuis quelques semaines, Kiev annonce jusqu’à 100 morts et 500 blessés par jour.

Si les responsables politiques ne communiquent pas sur l’éventuelle présence de leurs soldats en Ukraine, de peur d’une escalade face aux forces russes, la question a été posée mardi, à Montréal, à Chrystia Freeland, la ministre des finances et vice-première ministre canadienne. En réaction à l’article du New York Times, deux manifestants l’ont interpellée lors d’une conférence pour lui demander si Ottawa avait bien déployé des militaires en Ukraine.

La ministre a esquivé : « Je ne vais pas commenter les détails de ce que nos militaires font parce que la sécurité de nos militaires, c’est notre priorité », a répondu Mme Freeland. Elle a ajouté que l’appui du gouvernement Trudeau à l’Ukraine était « militaire » et « financier ». Le Canada appuiera ce pays « pour le temps qui est nécessaire », a-t-elle ajouté. Mercredi, à Madrid, le secrétaire général de l’Alliance atlantique n’a pas dit autre chose : l’Ukraine peut compter sur le soutien de l’OTAN « aussi longtemps qu’il le faudra », a-t-il réaffirmé.



16:15 Le chef de la diplomatie ukrainienne salue les décisions de l’OTAN

Kiev a salué la « position lucide » de l’OTAN sur la Russie, qualifiée de « menace directe » par le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, et ses « décisions essentielles » sur le soutien à l’Ukraine et le lancement du processus d’adhésion de la Finlande et de la Suède.

« Aujourd’hui à Madrid, l’OTAN a prouvé qu’elle pouvait prendre des décisions difficiles mais essentielles », s’est félicité sur Twitter le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kuleba, se réjouissant de la « position lucide » de l’organisation sur la Russie et de sa « position forte » sur l’Ukraine, qui « contribuera à protéger la sécurité et la stabilité euroatlantiques ».



>>> Le reporter de guerre Patrick Chauvel enquête sur l’exécution de son confrère ukrainien. Maks Levin, photojournaliste ukrainien, a été tué le 13 mars 2022, dans une forêt près de Kiev. Patrick Chauvel, le reporter de guerre français, était à ses côtés quelques jours plus tôt dans le Donbass. Il a participé à une enquête de Reporters sans frontières (RSF). Elle conclut à une exécution par les forces russes. OuestFrance





>>> Question d’un lecteur au Monde : Avez-vous vu une baisse de fréquentation de ce live, pouvant refléter une possible baisse d'attention de la population pour ce qui se passe en Ukraine?

Votre question se réfère probablement aux interrogations qui s’expriment en France et plus globalement dans les pays qui ont apporté un soutien financier et militaire à l’Ukraine sur une supposée « lassitude » des opinions publiques, en raison notamment des conséquences que ce conflit entraîne pour les populations (hausse des prix, déstabilisation géopolitique, éventuelles pénuries...). Le député européen Raphaël Glucksmann a récemment pris la parole à ce sujet pour exprimer son inquiétude à l’égard de « ce moment où les crimes russes ne seront plus qu’une info parmi d’autres, ce moment où nous nous serons habitués à la guerre sur le continent européen, ce moment, en un mot, où nous zapperons. »

A ce jour, le live permanent consacré à la couverture de la guerre en Ukraine demeure l’un des sujets les plus consultés, tous les jours, sur LeMonde.fr, même si, près avoir connu un pic particulièrement notable pendant le premier mois de la guerre, la participation de nos lecteurs a progressivement décru. Bien sûr, rappelons que la fréquentation de ce live, entretenu par la rédaction du Monde depuis le début de la guerre en Ukraine, ne peut constituer à lui seul un thermomètre fiable de l’intérêt que porte l’opinion publique française à ce conflit.

Faut-il tout de même voir dans la baisse de l’audience « l’émoussement de notre capacité d’indignation », comme le redoute Raphaël Glucksmann, ou la lassitude de nos lecteurs face à un conflit qui s’enlise et qui, selon certains experts militaires, pourrait s’étaler sur encore plusieurs mois, voire plusieurs années ? Sans nous hasarder à choisir entre ces deux options, précisons que, comme tout sujet d’actualité, l’intérêt que suscite ce direct varie au gré de l’urgence et de la gravité des informations qu’il expose.

En vous remerciant pour votre lecture fidèle.




>>> Suède: l’île de Gotland, rempart stratégique de la Baltique

Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Suède muscle la défense de l’île touristique, que Stockholm et l’Otan jugent vitale pour la sécurité de la zone. Libération



14:58 L’OTAN lance formellement le processus d’adhésion de la Suède et de la Finlande

Les dirigeants de l’OTAN ont lancé formellement mercredi, lors de leur sommet à Madrid, le processus d’adhésion de la Suède et de la Finlande, rendue possible par la levée du veto turc mardi soir. « Nous avons décidé aujourd’hui d’inviter la Finlande et la Suède à devenir des membres de l’OTAN et sommes convenus de signer les protocoles d’accession », ont écrit les dirigeants de l’Alliance dans une déclaration commune.

L’Ukraine peut, par ailleurs, compter sur le soutien de l’OTAN « aussi longtemps qu’il le faudra », a affirmé à Madrid le secrétaire général de l’Alliance dont les dirigeants ont dénoncé les actes russes : « L’épouvantable cruauté de la Russie provoque d’immenses souffrances humaines et des déplacements massifs, touchant de manière disproportionnée les femmes et les enfants. La Russie porte l’entière responsabilité de cette catastrophe humanitaire ».



13:37 Londres sanctionne l’oligarque russe Vladimir Potanine

Le Royaume-Uni a annoncé, mercredi, des sanctions contre Vladimir Potanine et d’autres membres du premier cercle du président Vladimir Poutine, en représailles à l’invasion russe en Ukraine.

Agé de 61 ans, Vladimir Potanine est l’un des oligarques les plus puissants et connus de Russie. Proche du président russe, il était en 2021 la deuxième personnalité la plus riche de Russie avec une fortune estimée à 27 milliards de dollars, selon le magazine Forbes.

Il est le propriétaire et fondateur du fonds d’investissement Interros, qui a racheté la banque russe Rosbank après sa cession par la Société générale, qui en était l’actionnaire majoritaire.

« Tant que Poutine poursuit son attaque épouvantable sur l’Ukraine, nous utiliserons des sanctions pour affaiblir la machine de guerre russe », a déclaré dans un communiqué un porte-parole du gouvernement britannique.



13:23 Volodymyr Zelensky demande à l’OTAN de l’artillerie moderne et un soutien financier

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a demandé aux pays de l’OTAN réunis en sommet à Madrid de l’artillerie moderne et un soutien financier pour faire face à l’invasion de son pays par les forces russes. Il a aussi révélé que Kiev a besoin « d’environ 5 milliards de dollars par mois » pour assurer sa défense.

Pour que nous brisions la prépondérance de l’artillerie russe, [qui leur confère] un avantage significatif, il nous faut beaucoup plus de ces systèmes modernes, de cette artillerie moderne.


12:04 Les Etats-Unis renforcent leur présence militaire en Europe [et c’est très bien]

Joe Biden, le président des Etats-Unis, a annoncé la présence renforcée de militaires et de capacités étatsuniennes en Espagne, en Pologne, en Roumanie, dans les Etats baltes, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Italie, lors du sommet de l’Alliance militaire, « qui marque l’histoire », selon lui.

Joe Biden a rappelé, mercredi, à Madrid, que les Etats-Unis avaient déjà déployé, cette année, « vingt mille militaires supplémentaires en Europe (…) en réponse aux initiatives agressives de la Russie », ce qui porte déjà à plus de cent mille le nombre d’Américains stationnés sur le continent.

Mais il n’a pas précisé ce que les renforcements annoncés représenteraient globalement en termes d’effectifs. Le détail a uniquement été communiqué par Washington pour l’Allemagne (625 hommes ou femmes) et l’Italie (65).

M. Biden a annoncé que les Etats-Unis porteraient de quatre à six le nombre de leurs destroyers sur la base navale de Rota, en Espagne.

La première puissance mondiale établira, par ailleurs, en Pologne, « un quartier général permanent du 5e corps d’armée américain ». Il s’agira, a précisé le Pentagone, de la première présence américaine permanente sur le « flanc oriental » de l’OTAN.

« Nous allons maintenir une brigade supplémentaire », composée au total de cinq mille personnes, qui sera basée en Roumanie, a également déclaré Joe Biden.

Il a, en outre, annoncé des « déploiements supplémentaires dans les Etats baltes », le Pentagone précisant que cela concernerait aussi bien l’artillerie, l’aviation, la défense antiaérienne que la présence de troupes d’élite. Aux portes de la Russie, les Etats-Unis promettent aussi d’« intensifier les exercices avec [leurs] alliés » baltes, selon un communiqué du Pentagone.



11:15 « Quatre mois après le début de l’invasion de l’Ukraine, le point de non-retour est atteint entre l’Alliance atlantique et la Russie ». Les dirigeants de l’OTAN se réunissent à Madrid dans un contexte géostratégique radicalement bouleversé. Le tournant actuel de la guerre, qui paraît favoriser la Russie, les contraint à des choix draconiens, analyse Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique. Chronique


 


11:08 Oslo va, à son tour, envoyer des lance-roquettes multiples à Kiev



10:36 Joe Biden annonce des renforcements de la présence militaire américaine dans toute l’Europe

Les Etats-Unis vont « renforcer leur positionnement militaire en Europe » afin que l’OTAN puisse « répondre à des menaces venant de toutes les directions et dans tous les domaines : la terre, l’air et la mer », a dit mercredi, à Madrid, le président américain, Joe Biden, lors du sommet de l’Alliance.

Il a annoncé une présence renforcée de militaires et de capacités américaines en Espagne, en Pologne, en Roumanie, dans les Etats baltes, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Italie.



10:30 « Nous devons être unis pour assurer la victoire de l’Ukraine », a déclaré la ministre des affaires étrangères britannique

La ministre des affaires étrangères britannique a déclaré, mercredi, au sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), que l’invasion de la Russie était « la plus grande menace à laquelle le monde libre est confronté depuis des décennies ». Liz Truss a ajouté sur Twitter :

Nous devons être unis pour assurer la victoire de l’Ukraine, dissuader les agresseurs comme la Chine et étendre l’influence de l’OTAN.



10:20 Poutine n’aurait pas déclenché la guerre s’il avait été une femme, estime Boris Johnson

Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, n’aurait pas déclenché la guerre en Ukraine s’il avait été une femme, a estimé le premier ministre britannique, Boris Johnson, qui a jugé souhaitable qu’il y ait plus de femmes au pouvoir.

« Si [Vladimir] Poutine était une femme, ce qu’il n’est pas, bien évidemment, vraiment je ne pense pas qu’il se serait embarqué dans cette guerre folle de macho » visant « à l’invasion » de l’Ukraine, a déclaré Boris Johnson mardi soir à la chaîne de télévision allemande ZDF. Le déclenchement de cette guerre par la Russie est « un exemple parfait de toxicité masculine », a-t-il encore dit.

Il a, de manière générale, appelé à une meilleure éducation des jeunes filles dans le monde et à ce qu’il y ait plus « de femmes dans des positions de pouvoir ».

Par ailleurs, le chef du gouvernement britannique l’a reconnu : « Tout le monde veut que la guerre prenne fin [mais, pour le moment,] il n’y a pas d’accord possible. » « Poutine ne fait pas d’offre de paix », a-t-il déploré.

La stratégie occidentale vise, dans l’immédiat, à soutenir l’Ukraine pour lui permettre d’être dans la meilleure position stratégique possible si des négociations de paix pouvaient débuter avec Moscou, a-t-il ajouté.




10:02 Adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN : les deux pays nordiques ont dû faire d’importantes concessions à la Turquie

Tout le monde sera sur la photo de famille. Après plusieurs semaines de tensions, la Turquie a finalement accepté de soutenir la demande de la Finlande et de la Suède de rejoindre l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). « Nous avons maintenant un accord qui ouvre la voie à l’adhésion [des deux pays nordiques] », s’est réjoui le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, mardi 28 juin, à l’issue d’une réunion de près de quatre heures à Madrid entre le président turc, Recep Tayyip Erdogan, la première ministre suédoise, Magdalena Andersson, et le président finlandais, Sauli Niinistö.

En acceptant de soutenir l’adhésion de la Finlande et de la Suède, la Turquie permet aux trente pays membres de la plus puissante alliance militaire de la planète de présenter un front uni face à la Russie, redevenue une menace directe depuis son invasion de l’Ukraine, le 24 février. Pour obtenir cet accord, les deux pays candidats ont dû faire d’importantes concessions à la Turquie, membre de l’OTAN depuis 1952.



08:38 La Russie est une « menace directe » pour la « sécurité » des pays de l’OTAN

La Russie représente une « menace directe » pour la sécurité des pays de l’OTAN, réunis en sommet à Madrid, a déclaré, mercredi, Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Alliance atlantique, qui va renforcer son flanc oriental en réponse à l’invasion russe de l’Ukraine. « Nous allons dire clairement », lors du sommet qui doit réviser la feuille de route de l’Alliance pour la première fois depuis 2010, « que la Russie représente une menace directe pour notre sécurité », a-t-il dit.



08:19 Au moins trois morts à Mykolaïv après un tir de missile russe

Au moins trois personnes ont été tuées et cinq blessées, mercredi, par un tir de missile russe sur un immeuble résidentiel dans la ville de Mykolaïv, dans le sud de l’Ukraine, ont déclaré les autorités locales, citées par l’agence de presse Reuters. Une opération de sauvetage des survivants a été lancée par les autorités locales.

Le maire de la ville, Oleksandr Senkevich, a déclaré que huit missiles ont frappé la ville et a exhorté les habitants à évacuer. Le bâtiment aurait été touché, selon lui, par un missile de croisière russe X-55. Les images de la scène montrent de la fumée s’échappant d’un bâtiment de quatre étages dont l’étage supérieur est partiellement détruit.



>>> Frappe russe sur Krementchouk : un cauchemar !

Centre commercial de Krementchouk, en Ukraine : « Moscou fait ça pour nous pousser à renoncer »

Lemonde




>>> Les pays européens membres de l’OTAN durcissent leur position à l’égard de la Chine (Euractiv) . Enfin ! Mais il n’y a pas que la Chine. Avec l’Inde aussi, il faudrait voir à adopter quelques mesures



>>> Après l'Ukraine, la Russie fait monter la pression sur la Lituanie. Comme les autres pays européens, la Lituanie applique les sanctions décidées à l'encontre de la Russie suite à l'invasion de l'Ukraine. Mais Moscou, qui veut étendre sa zone d'influence et ses ressources face aux Etats-Unis, entend riposter à son voisin qui a rejoint l'OTAN. Le Kremlin commence à intensifier ses moyens de pression. LaTribune




>>> L’Allemagne et cinq autres pays de l’UE s’engagent à faire preuve de solidarité face au risque de pannes d’électricité. L’Allemagne, l’Autriche, la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie ont signé un protocole d’accord sur la préparation aux risques et la solidarité dans le secteur de l’électricité Euractiv

ça, c’est très bien. Enfin un peu d’anticipation et d’entraide . Que fait la France ?




>>> Le maire de Kherson arrêté par les forces d’occupation prorusses [les véritables nazis...]

Le maire ukrainien élu de Kherson, ville du sud occupée par les forces russes et leurs alliés séparatistes, a été arrêté (SudOuest)

Noter qu’au 3 avril 2022, on comptait alors « Onze maires et dirigeants locaux « enlevés » par les Russes » OuestFrance

Lire aussi : Maires kidnappés, référendum... Quand la Russie tente de s'implanter dans le sud de l'Ukraine (Lexpress, 15/03/2022)

 

 

 

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