Live Lemonde
>>> Dans la région de Kherson, la contre-offensive a déjà commencé. La guerre en Ukraine est entrée dans son sixième mois dimanche 24 juillet. Si la situation sur le front du Donbass semble s’être quelque peu rééquilibrée au bénéfice de l’Ukraine, on observe ces derniers jours des mouvements plus importants dans le sud du pays, en particulier dans la région de Kherson, qui devrait être le théâtre de la prochaine grande bataille de la guerre, avec cette fois une contre-offensive de l’Ukraine à prévoir pour le mois d’août.
(...) Ils [les Ukrainiens ndlr] ne peuvent pas compter sur un appui aérien
important. Les Russes ont toujours la supériorité. En revanche, ils
peuvent compter sur de nouveaux systèmes d'armements que les Occidentaux
et spécialement les Américains leur ont donné qui permettent d'entraver
les défenses russes à l'arrière. Ce qu'on peut voir aussi, c'est une
intensification des actes de résistance, notamment par des actes de
sabotage, au sein des zones occupées par l'armée russe, donc à l'arrière
de cette offensive. Cela facilite l'avancée des troupes
conventionnelles ukrainiennes. RFI
21:01 Volodymyr Zelensky appelle l’Europe à « riposter » à la « guerre du gaz »
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé, lundi, l’Europe à « riposter » à la « guerre du gaz » menée par la Russie en renforçant les sanctions européennes contre Moscou.
« Aujourd’hui, nous avons entendu de nouvelles menaces gazières envers l’Europe. (…) C’est une guerre gazière ouverte que la Russie mène contre l’Europe unie », a déclaré M. Zelensky dans ce message vidéo quotidien, en commentant l’annonce de Gazprom d’une nouvelle coupe drastique des livraisons de gaz à l’Europe.
« C’est pourquoi vous devez riposter. Ne réfléchissez pas à la façon de faire revenir une turbine, mais renforcez les sanctions », a-t-il ajouté.
18:20 Bataille du gaz entre la Russie et l’Occident
- Le gazoduc Nord Stream 2 à l’arrêt
Le 22 février, le chancelier allemand Olaf Scholz annonce la suspension du gazoduc Nord Stream 2 reliant la Russie à l’Allemagne en représailles à la reconnaissance par Moscou de territoires séparatistes de l’est de l’Ukraine. Ce projet pharaonique a opposé les États-Unis et l’Allemagne – qui importe de Russie plus de la moitié de son gaz –, mais aussi les Européens entre eux, ainsi que la Russie et l’Ukraine, inquiète de perdre les revenus qu’elle tire du transit du gaz russe sur son territoire.
- Envolée du prix du gaz
Le 24 février, la Russie lance son invasion de l’Ukraine. Face au risque d’éventuelles ruptures d’approvisionnement, les prix du gaz naturel et du pétrole s’envolent. Le 2 mars, l’Union européenne (UE) « débranche » sept banques russes du système financier international Swift, tout en épargnant deux gros établissements financiers très liés au secteur des hydrocarbures, en raison de la forte dépendance de plusieurs États européens au gaz russe, dont l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche et la Hongrie. Moscou fournit environ 40 % des importations de gaz européen.
- Embargo américain sur le gaz
Le 8 mars, le président américain Joe Biden proscrit les importations d’hydrocarbures russes. Quasi simultanément, le Royaume-Uni annonce l’arrêt de ses importations d’énergie russe d’ici la fin de 2022, tandis que l’UE se donne comme objectif de réduire ses achats des deux-tiers dès cette année.
- Contre-sanctions russes
Le 23 mars, le président russe Vladimir Poutine décide d’interdire aux Européens le paiement du gaz russe en dollars ou en euros, en réponse au gel de quelque 300 milliards de dollars de réserves en devises dont la Russie disposait à l’étranger. Il annonce fin mars que les consommateurs de gaz russe de pays « inamicaux » – principalement européens – devront ouvrir des comptes en roubles dans des banques russes pour régler leurs factures, sous peine d’être privés d’approvisionnements.
La mesure est rejetée par la Commission européenne qui y voit une violation des sanctions internationales à l’encontre de Moscou. États-Unis et UE négocient des solutions alternatives. Washington s’engage à fournir à l’Europe 15 milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz naturel liquéfié (GNL) cette année.
- Privés de gaz russe mais pas d’embargo européen
Le 27 avril, le géant russe Gazprom suspend toutes ses livraisons à la Bulgarie et à la Pologne, assurant ne pas avoir été payé en roubles. Dénonçant un « chantage au gaz », la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen affirme que ces deux pays, très dépendants de l’« or bleu » russe, seront désormais approvisionnés « par leurs voisins de l’Union européenne ».
Le 21 mai, la Russie coupe le gaz à la Finlande voisine, qui a refusé le paiement en roubles, et provoqué sa colère en demandant à adhérer à l’OTAN. Les Pays-Bas et le Danemark sont eux aussi privés de gaz russe.
Le 30 mai, les dirigeants des 27 pays de l’UE trouvent un accord qui devrait permettre de réduire de quelque 90 % leurs importations de pétrole russe d’ici à la fin de l’année, mais repoussent l’adoption d’un embargo sur le gaz.
- Pression sur l’Europe
Mi-juin, Gazprom, arguant d’un problème technique, baisse de 60 % ses livraisons notamment vers l’Allemagne via Nord Stream 1, suscitant une explosion des prix. Le 23 juin, l’Allemagne active le « niveau d’alerte » sur son approvisionnement en gaz, qui rapproche le pays de mesures de rationnement. Le 11 juillet, Gazprom met Nord Stream 1 à l’arrêt pour dix jours pour des raisons de maintenance.
- Plan de l’UE
Le 18 juillet, l’UE annonce un accord avec l’Azerbaïdjan pour doubler en « quelques années » ses importations de gaz naturel. Les Vingt-Sept se sont aussi tournés vers d’autres pays comme le Qatar, la Norvège ou l’Algérie. Le 20 juillet, Bruxelles propose un plan visant à réduire de 15 % la demande européenne de gaz pour surmonter la chute des livraisons russes.
15:59 Plus de cent cinquante jours après l’invasion de l’Ukraine, l’étrange panne de l’armée russe Article
>>> L'Europe des NULS : la Hongrie est bien sûr la plus minable, et n'a rien à faire dans l'UE. Mais ces putains de pays qui refusent le tout petit effort de réduction de 15% de la consommation de gaz sont vraiment pitoyables ! >>> Gaz : la France s'oppose à la baisse de 15% de la consommation demandée par Bruxelles. Après l'Espagne, le Portugal, la Grèce et l'Italie,
la France s'est dite lundi opposée à un objectif uniforme de réduction
de l’utilisation de gaz en Europe, refusant à son tour l’appel de
Bruxelles enjoignant les Etats membres à baisser chacun de 15% leur
consommation pour passer l’hiver. LT
>>> « Une chose est sûre, les Ukrainiens veulent désormais reconquérir l’Ukraine dans ses frontières de 1991 ». Cinq mois après le début de la guerre en Ukraine, notre grand reporter, Florence Aubenas, actuellement dans le pays, a répondu à vos questions dans un tchat. Lemonde
>>> Les chars polonais PT-91 Twardy sont arrivés en Ukraine, a annoncé
lundi sur Twitter Andriy Iermak, chef de l’administration présidentielle
ukrainienne. « Le PT-91 Twardy polonais est en Ukraine. Les
vrais amis se révèlent dans la difficulté. Nous sommes très
reconnaissants envers nos amis polonais », écrit-il sur le réseau social. Le char de base polonais PT-91 Twardy est un char entièrement modernisé du modèle soviétique T-72. Les premiers canons antiaériens allemands Gepard promis par
l’Allemagne sont également arrivés en Ukraine, a annoncé lundi le
ministère ukrainien de la Défense. OF
>>> « Nous sommes les prochains sur la liste » : la Géorgie, l’autre front russe. Le
conflit en Ukraine a ravivé les blessures de ce petit pays du Caucase,
quatorze ans après son invasion par la Russie, en août 2008. Le pouvoir
se rapproche du camp de Poutine, tandis que la population,
majoritairement proeuropéenne, multiplie les manifestations. Récit d’une
« guerre hybride ». Lobs
09:57 Une école et une maison de la culture ont été bombardées à Tchouhouïv, selon le gouverneur de Kharkiv
06:50 « Nous ne vous demandons pas d’agir comme si la France était, elle aussi, attaquée militairement, mais de prendre en compte la violente réalité du terrain pour apporter concrètement l’aide dont les Ukrainiennes et les Ukrainiens ont besoin »
Les besoins de la population ukrainienne sont immenses et croissent de manière exponentielle, soulignent dans une tribune au Monde des représentants des autorités et collectivités locales, dont Vitali Klitschko, maire de Kiev, dans un appel à leurs homologues français.
>>> TÉMOIGNAGE. À Quiberon, le nouveau quotidien d’une famille ukrainienne
Guy et Brigitte Duprey
accueillent depuis fin mars 2022 une famille ukrainienne. Olena, Ana,
Nataliia et Iryna tentent de reconstruire un quotidien sur la
presqu’île, loin des bombes et des combats. Quatre mois plus tard, elles
reviennent sur leur expérience à Quiberon (Morbihan). OF
>>> Une enquête ouverte par le Parquet financier sur les biens d’oligarques russes en France. Cette enquête survient après que l’ONG anticorruption Transparency International (TIF) a déposé une plainte à la fin du mois de mai à Paris. Elle a été confiée à l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière. Lemonde
06:15 Ce qu’il faut savoir en ce 25 juillet 2022
- La ville de Sloviansk, dans la région de Donetsk, serait le point de subir une attaque russe d’envergure. Son maire, Vadym Liakh, demande aux habitants de quitter de toute urgence la commune, voisine de Kramatorsk. Sloviansk est partiellement détruite alors qu’elle comptait de nombreux bâtiments historiques avant l’invasion russe.
- Des missiles russes ont touché samedi le port d’Odessa, selon l’Ukraine, qui accuse Vladimir Poutine d’avoir « craché au visage » des Nations unies (ONU) et de la Turquie et de compromettre l’application de l’accord signé la veille sur la reprise des exportations des céréales bloquées par la guerre. Les Occidentaux et l’ONU ont condamné cette frappe, niée par Moscou auprès de la Turquie.
- Avant l’annonce des tirs de missiles sur Odessa, l’Union africaine s’était « félicitée » samedi de l’accord sur les exportations de céréales, saluant un événement « bienvenu » pour le continent, qui fait face à un risque accru de famine. L’accord, dont la signature a fait baisser les cours du blé, doit permettre d’exporter 20 à 25 millions de tonnes de grains bloquées en Ukraine.
- La guerre en Ukraine ne connaît pas de répit sur les autres fronts. Mykolaïv a de nouveau été bombardée dimanche matin après avoir été visée la veille au soir par « quatre missiles de croisière de type Kalibr », qui ont fait cinq blessés dont un adolescent et endommagé plusieurs immeubles, selon la présidence ukrainienne. Elle a également fait état de bombardements dans la région de Kharkiv, où « plusieurs bâtiments d’habitation ont été endommagés et des bâtiments résidentiels incendiés ».
- Le reste de l’Ukraine n’a pas été épargné non plus, avec une reprise samedi des bombardements russes, qui ont fait trois morts. Treize missiles de croisière tirés de la mer sont tombés près de la ville de Kropyvnytskyi, dans l’oblast de Kirovograd, dans le centre du pays, a annoncé son gouverneur Andri Raïkovytch, précisant que des infrastructures ferroviaires et un aérodrome militaire avaient été pris pour cible.
- Au sol, dans la région de Kherson, largement occupée par les troupes russes depuis le 3 mars, les Ukrainiens affirment amplifier leur contre-attaque. « Nous pouvons parler de retournement de situation sur le terrain. Au cours des récentes opérations, ce sont les forces armées ukrainiennes qui ont eu l’avantage », a assuré dimanche le conseiller du chef de l’administration militaire régionale fidèle à Kiev, Sergiy Khlan.
- Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé, dans une allocution vidéo dimanche soir, ses compatriotes à « être unis et à travailler ensemble pour la victoire », avant de « célébrer pour la première fois le Jour de la souveraineté de l’Ukraine, le 28 juillet ». Son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, a quant à lui estimé que la guerre russe en Ukraine était aussi « une guerre contre l’unité de l’Europe ».
>>> Des missiles russes ont visé samedi 23 juillet 2022 le port d'Odessa sur la mer Noire, a annoncé l'Ukraine qui a accusé Moscou de compromettre l'application de l'accord signé la veille pour la reprise des exportations de céréales ukrainiennes bloquées par la guerre. "L'ennemi a attaqué le port d'Odessa avec des missiles de croisière de type Kalibr. Deux missiles ont été abattus par la défense antiaérienne", a annoncé un porte-parole de l'administration de la région d'Odessa, Serguiï Bratchouk, dans un communiqué posté sur les réseaux sociaux.
Cette frappe est intervenue au lendemain de la signature à Istanbul d'un accord paraphé séparément par les deux belligérants qui doit permettre d'exporter entre 20 et 25 millions de tonnes de grain bloquées en Ukraine. "Il a fallu moins de 24 heures à la Fédération de Russie pour remettre en cause, avec des attaques de missiles sur le territoire du port d'Odessa, les accords et les promesses qu'elle a faites à l'ONU et la Turquie dans le document signé hier à Istanbul", a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Oleg Nikolenko.






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