>>> 15/12/2022 En Ukraine, les autorités lancent l’alerte après la découverte dans la région de Kherson de ce qui semble être des lieux de détention et salles de torture pour enfants et adolescents. Ces révélations ont été faites par le commissaire aux droits de l’homme du Parlement ukrainien, qui a présenté un rapport sur des allégations de tortures et mauvais traitements commis sur des mineurs arrêtés par les occupants russes et séparés des adultes.
Les enquêteurs ukrainiens ont découvert dans la ville de Kherson une cellule où des enfants avaient été détenus et maltraités dans un des quatre centres de tortures opérés par les forces russes, dans la ville de Kherson, libérée le mois dernier.
Selon Dmytro Loubinets, commissaire aux droits de l’homme à Kiev, dix chambres de torture ont été identifiées dans la région de Kherson, et dans l’une de ces chambres, il y a avait une pièce séparée, appelée par les occupants la « cellule pour enfants ».
Cette pièce était équipée de tapis de sols, mais les enfants ne recevaient de l’eau qu’un jour sur deux, et ils n’étaient quasiment pas nourris, affirme Dmytro Loubinets, personnalité indépendante respectée.
Une annonce qui corrobore de nombreux autres témoignages
Selon lui, les enfants et adolescents arrêtés étaient soumis à des pressions psychologiques, leurs geôliers leur disaient que leurs parents les avaient abandonnés et ne reviendraient pas les chercher.
Un exemple a été donné d’un jeune garçon de 13 ans, qui a été torturé, arrêté après avoir pris innocemment des photos de matériel militaire russe détruit.
Pour l’instant, le commissaire aux droits de l’homme ukrainien n’a pas encore mis sur la place publique les documents appuyant ses déclarations, mais son annonce corrobore de nombreux témoignages sur l’existence de camps de filtration pour adolescents, cette fois dans la région de Louhansk.

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