vendredi 30 janvier 2026

Fury : comment une petite PME alsacienne a conçu un drone de combat à 700 km/h capable de pulvériser les drones suicides russes

 À 700 km/h, le drone Fury d'ALM Meca est une prouesse technologique capable d'intercepter les drones suicides russes. Pourtant, cette PME alsacienne de 13 salariés a dû se battre seule, loin des radars de la DGA et des grands industriels.

Sur la dernière vidéo de ses vols d’essais, on le voit à peine passer. Juste une silhouette qui fend les airs à haute vitesse, dans un vacarme de Formule 1, avant de grimper à la verticale avec une facilité déconcertante. Avec une vitesse maximale de 700 km/h et ses faux airs de petit avion de combat, le drone Fury est un des secrets les mieux gardés de l’industrie de défense française. Et pour cause : son développement ne doit rien à la Direction générale de l’armement (DGA), ni aux gros bonnets de l’industrie de défense. L’appareil a été conçu par un groupe inconnu au bataillon des vendeurs d’armes : la PME alsacienne ALM Meca, spécialiste de l’usinage de précision.

Développé en moins d’un an sur fonds propres, l’appareil, d’une longueur d’1,1m et d’une envergure d’un peu plus d’un mètre, est conçu pour intercepter les drones suicides adverses, comme les Shahed iraniens et leurs dérivés russes Geran. Son atout : il embarque un puissant microréacteur à kérosène qui lui permet d’afficher une vitesse trois fois supérieure à la plupart de ses cibles, et des performances aérodynamiques très poussées (20G d’accélération). « Il n’y a pas d’autre produit de ce type en Europe, assure Thierry Berthier, chercheur associé au Centre de recherche de l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (CReC), et conseiller d’ALM Meca. Seul l’américain Anduril développe un produit comparable, le Roadrunner. » 

Challenges 


 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire