mercredi 7 janvier 2026

Les menaces américaines sur le Groenland (suite), l'éclatante faiblesse de l'Europe

 - Le Groenland est un territoire autonome placé sous souveraineté danoise depuis 1721, avant donc la création des Etats-Unis d’Amérique (Lemonde)

Les minerais du Groenland, ces pépites que Donald Trump ne veut pas laisser aux autres  veut voler (OF

 - Entre achat et annexion, les déclarations américaines rejetées par les Européens. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré, mardi, que Donald Trump étudiait « plusieurs options », y compris le recours à l’armée, à propos de l’île arctique. Rien n’empêche pourtant les Etats-Unis, en vertu des accords existants, d’y accroître leur présence militaire. LemondeEuronews

- Le Groenland est et doit rester européen. Après l’enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela, le territoire autonome danois fait partie des autres cibles de Donald Trump. Une menace qui porterait un coup fatal à l’OTAN. Pour les Européens, il est plus que temps de répondre avec fermeté, le seul langage que comprend le président américain. (Lemonde). Certes, certes. Cependant, le "langage" n'est rien s'il ne s'appuie que sur du vent. Il faut donc que la force armée accompagne le "langage"
 
-  « Celui qui contrôle le Groenland influence un domaine-clé de la politique de sécurité européenne » .  Face aux menaces d’invasion de la grande île arctique par les Etats-Unis, l’Union européenne doit mettre en œuvre une coopération militaire étroite avec le Danemark, avec le soutien de l’Allemagne et de la France, estime l’économiste Guntram Wolff dans une tribune au « Monde ».   
 
-  « Le recours à l'armée est toujours une option » : les Etats-Unis envisagent d'acheter le Groenland… sans exclure de l'envahir LesEchos

- Groenland : un défi existentiel pour l'Europe. Donald Trump désigne déjà sa prochaine cible après le Venezuela : le Groenland. L'Europe va-t-elle longtemps continuer à regarder passer les trains ? La question n'est pas de savoir si elle a les moyens de ses ambitions mais si elle a les ambitions de ses moyens.  Lesechos  
 
- Les vétérans danois vent debout contre l’allié américain. En Irak ou en Afghanistan, le royaume danois a été de toutes les guerres américaines. Face aux menaces d’annexion du Groenland et au mépris exprimé par la Maison Blanche envers l’armée danoise, d’anciens soldats s’insurgent. Lemonde
 

 

 
Question. Lorsqu'on a dit ça - et ce doit être dit et redit - , l'autre question est : que fait-on si les Etats-Unis annexent le Groenland comme la Russie a annexé la Crimée?
 
Réponse : se défendre, se battre, militairement, même si sur le papier on ne fait pas le poids (Le Vietnam et l'Afghanistan non plus, ne faisaient pas le poids...) .
Il faudra se battre contre la Russie (hélas, on ne l'a pas fait avec l'invasion de la Crimée. On connaît le résultat !) , et contre les Etats-Unis. C'est-à-dire accepter de faire la guerre à ces pays ; ça veut dire tirer sur les ennemis pour les tuer. 
 
Comment ? 
Faire une Europe avec les pays européens qui acceptent le combat. Ceux qui veulent rester des larbins de telle ou telle puissance - Hongrie, Slovaquie , Belgique  ... - , il faut s'en détourner et faire un noyau dur européen fondé sur des bases solides : militaro-industrielles d'abord. Pas sur des réglementations pointilleuses piétinées de toutes façons par les puissants. 
Hélas, c'est très mal parti pour cela. Plus ça, va, plus je suis pessimiste, car
-  Tout semble montrer que l'on tend vers un refus d'une Europe puissance (même pour envoyer des troupes en Ukraine après la guerre, il y a bien peu de monde (LM)! C'est dire le niveau de courage!)
-  En même temps, l'Europe avance sur des points que les citoyens ne réclament absolument pas -   le Mercosur en l'occurrence (aberration écologique, coup porté contre nos agriculteurs - et pas que français - , business avec le Brésil (qui n'est pas un pays allié de l'UE) -    
- On va donc, lentement mais sûrement vers des politiques du "chacun pour soi" (on le voit déjà avec le montée , partout, des populistes) .  Les grandes puissances se partageront le monde. Les autres, dont les pays européens désunis, deviendront leurs esclaves


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