Revenons sur ce sommet de la fin de l'année 2025, et sur le titre des Echos (qui se focalise sur Merz) . Mettons de côté le sujet sur le Mercosur. Sur l'Ukraine, il faut bien comprendre que ce n'est pas un échec du chancelier allemand : c'est un nouvel échec de l'Europe. Personnellement, je suis assez pessimiste quant à son devenir. Lentement, mais sûrement, même avec la guerre actuelle (qui, quelle que soit son issue, sera un grand basculement , aussi grand que celui de la seconde guerre mondiale) , l'UE est incapable de prendre des décisions fortes, digne d'une grande puissance. Elle n'est hélas pas une grande puissance, et ne peut pas l'être sous sa forme actuelle, parce que les Etats-nations privilégient l'égoïsme national à l'intérêt européen.
- A Bruxelles, le chancelier allemand avait mis tout son poids politique pour imposer une signature de l'accord avec les pays du Mercosur et une utilisation des avoirs russes gelés pour l'Ukraine. Friedrich Merz n'a réussi ni l'un ni l'autre. Les Echos
(...) - Le fait d'avoir recours à de l'endettement pour financer l'effort de guerre ukrainien pourrait ensuite irriter au sein des conservateurs. Ce matin, le vice-président du groupe parlementaire CDU/CSU Norbert Röttgen, a jugé sur X que l'octroi d'une aide de 90 milliards d'euros était « très positif pour l'Ukraine et pour la sécurité européenne ». Pour autant, financer ce soutien « par la dette européenne (...) plutôt que par les actifs de l'Etat agresseur, est malheureusement une nouvelle manifestation de la faiblesse européenne ». « Si nous ne parvenons pas à obtenir l'unité européenne en ce moment précis, alors que la situation est si explosive pour l'Ukraine, quand le pourrons-nous ? » s'est interrogé la présidente du groupe parlementaire des Verts, Katharina Dröge, à la télévision
-> Soit les USA et/ou la Russie s'essuieront demain les pieds sur une UE réduite à un ramassis de bureaucrates sans pouvoir, hormis celui d'embêter le citoyen européen lambda ,
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