-> L’Ukraine dénonce une « tribune à un criminel de guerre »
-> L’interview de Sergueï Lavrov sur France 2 étrillée par de nombreux experts. « Séquence catastrophique sur le service public », a déploré le spécialiste de la Russie Dimitri Minic, de l’Institut français des relations internationales (IFRI), « Une interview honteuse », a regretté le chercheur français Etienne Marcuz, de la Fondation pour la recherche stratégique. « Ce n’est pas une interview exigeante, c’est une plateforme offerte à la propagande russe pour dérouler son récit… », a jugé un autre chercheur, Antoine Bondaz.
-> Jean-Noël Barrot regrette que Sergueï Lavrov ait « pu dérouler tranquillement sa propagande » sur France 2 :
« Puisque M. Lavrov a pu dérouler tranquillement sa propagande hier soir sur une chaîne de télévision française, permettez-moi de lui porter la contradiction. Non, la Russie ne défend pas le droit international. Ni en Iran, ni en Ukraine, ni ailleurs. M. Lavrov, on ne défend pas le droit international en lançant une guerre d’agression. On ne défend pas le droit international en envahissant un pays voisin. On ne défend pas le droit international en niant la souveraineté d’une nation. Et le recours débridé à la force, en dehors de tout cadre juridique, n’est rien d’autre qu’une expression bestiale de brutalité.
Non, la Russie n’épargne pas les civils. Et j’en veux pour preuve les charniers de Boutcha, les horreurs de Marioupol, les bombardements d’hôpitaux, de maternités ou d’écoles ukrainiennes. M. Lavrov, les enfants d’Ukraine que la Russie déporte dans des camps de redressement pour essayer d’effacer leur histoire et leur identité sont eux aussi des civils. Les faits sont là. Il s’agit de crimes de guerre documentés.
Non, les Européens ne ferment pas les yeux quand cela les arrange.
(...) Non, la France ne muselle pas les journalistes. M. Lavrov, en Europe, on compte 20 000 médias d’information. Si seulement il y en avait autant en Russie. (...) Je pense au sort réservé à la journaliste Anna Politkovskaïa et aux nombreux journalistes tués ou poursuivis, y compris notre compatriote Antoni Lallican, pris pour cible par un drone russe sur le front ukrainien. Voilà la réalité, M. Lavrov. Quatrième mensonge. La liste est encore longue, je pourrais continuer longtemps.
(...) répéter des mensonges à une heure de grande écoute n’en fait pas des vérités. »
LM, 27/03/2026, 18:02
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