Des agents du renseignement extérieur russe auraient suggéré un faux attentat afin de relancer la campagne électorale du Premier ministre magyar, révèle “The Washington Post”. De quoi faire ressurgir les craintes d’ingérence du Kremlin sur les législatives du 12 avril.
Après la présence d’agents du renseignement militaire russe à Budapest, d’autres soupçons d’ingérence de Moscou émergent à trois semaines des élections du 12 avril en Hongrie. Selon The Washington Post, des opérateurs du renseignement extérieur russe (SVR) auraient suggéré de “mettre en scène une tentative d’assassinat de Viktor Orban” pour “aider” le Premier ministre hongrois, un “ami de la Russie”, qui pourrait bien tomber après seize années à la tête du pays.
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères magyar, Peter Szijjarto, aurait “régulièrement informé par téléphone” son homologue russe, Sergueï Lavrov, sur les Conseils et sommets européens. “Dans un pays normal, cela suffirait à renverser un parti”, s’insurge HVG, qui dénonce une “trahison” du gouvernement hongrois et du parti Fidesz, au pouvoir depuis 2010, comparés à des “toutous enchaînés de Poutine”. Pour l’hebdomadaire libéral, ces révélations “sont totalement logiques” compte tenu de la proximité diplomatique entre Moscou et Budapest.
Des “théories du complot absurdes”, rétorque Peter Szijjarto, relayé par le média Origo, proche de l’exécutif. Le chef de la diplomatie magyare dénonce des “mensonges faisant partie de la propagande ukrainienne” dont “les partenaires hongrois ne cessent de parler d’attentat”. Pour lui, ces révélations “n’ont d’autre but que de soutenir le parti Tisza”, dirigé par Peter Magyar et favori des sondages, et d’“influer sur le résultat des élections” d’avril.
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