Alors que l’activisme médiatique de la chroniqueuse pro-Kremlin fait scandale en France, la politiste transalpine Sofia Ventura constate, dans une tribune au « Monde », que la propagande en faveur du pouvoir russe est beaucoup plus infiltrée et peu critiquée en Italie.
Le discours favorable au Kremlin est en Italie beaucoup plus diffus et hétérogène. Il ne passe pas seulement par des propagandistes identifiables, mais aussi par des éditorialistes, des journalistes, des universitaires et d’anciens diplomates. Nous assistons à une pénétration capillaire, dans laquelle des figures perçues comme faisant autorité trouvent un large espace. Leurs positions s’accompagnent presque toujours de formules de prudence. On reconnaît que la Russie a agressé l’Ukraine ; on admet que le peuple ukrainien souffre.
Mais l’on avance ensuite des arguments qui délégitiment l’Ukraine et atténuent la responsabilité russe. LM
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