Piégé par l’échec de sa stratégie de conquête de l’Ukraine après quatre ans et demi de guerre, Vladimir Poutine a choisi l’escalade : détruire l’Ukraine, déstabiliser l’Europe, constate Sylvie Kauffmann, chroniqueuse au « Monde ».
L’un est à l’Est, l’autre à l’Ouest, mais le fond du discours est le même. L’un, Donald Tusk, est le premier ministre d’un pays, la Pologne, situé en première ligne de la guerre en Ukraine. L’autre, le président Emmanuel Macron, dirige un des pays les plus éloignés géographiquement de la pluie de missiles et de drones qui s’abat quotidiennement sur l’Ukraine. A vingt-quatre heures d’intervalle, les 17 et 18 septembre, ces deux dirigeants ont voulu alerter leur population sur l’état de la menace russe qu’ils jugent de plus en plus concrète. Lemonde
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