En effet, il est temps de s'en rendre compte. Hélas, nos dirigeants répètent bêtement et inlassablement, depuis plus de 10 ans, comme des perroquets, qu'il faut "dialoguer avec la Russie". C'est pathétique. Si c'est ça, l'Europe de Macron et de Merkel, eh bien elle risque fort d' imploser.
L'Europe la plus séduisante n'est plus l'Europe de l'ouest, multiculturelle, islamisée, molle, faible, ridicule face aux grandes puissances mondiales. Le curseur s'est déplacé. Aujourd'hui, l'espoir de l'Europe réside à l'est. Exemple : l'Estonie
19 avril 2021
En France, il existe bien sûr des personnalités de très bon niveau. Souhaitons qu'elles soient vite entendues.
20 avril 2021
>>> « Face à des adversaires décomplexés, les Européens devraient mieux assumer l’usage de la puissance ». Lorsqu’il s’agit de contenir des compétiteurs stratégiques tels que la
Russie ou la Chine ou, les Européens peinent à accepter la
conflictualité des relations, analyse, dans une tribune au « Monde »,
Gilles Lelong, ancien membre de la mission d’observation spéciale de
l’OSCE en Ukraine.
Le politologue néoconservateur Robert Kagan soutenait
qu’Américains et Européens ne partageaient pas la même vision du monde,
les premiers « étant de Mars », les seconds « de Vénus ». Alors que les Etats-Unis assument la conflictualité, l’Union européenne (UE) serait dans le déni de ses « compétiteurs stratégiques ». Depuis 1950, Paris s’efforce de faire naître un « hard power » européen,
associé à une politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et à
un projet d’autonomie stratégique. Les résultats récents de cette
politique – fonds de défense, capacités, surveillance de l’embargo
libyen – sont surestimés lorsqu’il s’agit de contenir des compétiteurs
stratégiques tels que la Russie ou la Chine ou, comme le disait le
général de Gaulle au ministre Alain Peyrefitte, de « dissuader »
un allié néanmoins concurrent comme les Etats-Unis. Les Européens
peinent à se départir d’une réticence à l’usage de la puissance
coercitive. Face à des adversaires décomplexés employant des leviers
hybrides, militaires et non militaires, ils gagneraient pourtant à mieux
l’assumer. (LeMonde)
15 avril 2021
>>> Ukraine : « Il importe que Paris et Berlin procèdent à un aggiornamento de leur politique russe »
Après les récents mouvements de troupes à la frontière ukrainienne, perpétuer une politique d’apaisement avec la Russie n’est plus tenable, affirme, dans une tribune au « Monde », le docteur en géopolitique Jean-Sylvestre Mongrenier.
A nouveau, la Russie fait entendre des bruits de bottes aux frontières de l’Ukraine qui, de fait, sont aussi celles de l’Europe. Simple gesticulation armée ou préparation d’une offensive militaire ? Il importe, en tout cas, que Paris et Berlin procèdent à un aggiornamento de leur politique russe, avec ses prolongements en Ukraine.
Alors qu’une nouvelle escalade au Donbass et une extension du conflit doivent être envisagées, la France et l’Allemagne sont en porte-à-faux. Le péché originel remonte au « format Normandie » (France, Allemagne, Russie, Ukraine) et aux accords de Minsk, péniblement négociés en février 2015.
En vertu des « ambiguïtés constructives » censées permettre d’avancer en ignorant ce qui fâche, la Russie est depuis considérée non pas comme l’agresseur de l’Ukraine mais comme une tierce partie, supposée faciliter les négociations entre Kiev et les milices paramilitaires équipées par ses soins. Peu ou prou, Vladimir Poutine a imposé ses vues.
Depuis, Moscou conserve le contrôle de la frontière avec l’Ukraine, celle-ci étant appelée à négocier le statut du Donbass avec les affidés du Kremlin, préalable à des élections locales tout sauf libres. Ainsi la Russie disposerait-elle d’un cheval de Troie au sein d’un Etat ukrainien voué à la décomposition. Paris et Berlin comptent sur le maintien du statu quo territorial et le fléchissement de Kiev, avec pour horizon un statut de neutralité supposé résoudre le conflit. Hélas, c’est ce statut de neutralité que la Russie a violé : après avoir saisi la Crimée, elle déclencha une guerre hybride au Donbass. Ensuite, le contrôle fut étendu à la mer d’Azov.
Stratégie de la tensionQuant aux attentes investies dans la transformation de cette guerre en un « conflit gelé », l’échec des multiples cessez-le-feu et la présente situation en montrent la vanité. En fait, les conflits dits « gelés » ne sont jamais que suspendus et reportés ; ils repartent très vite. Songeons à la récente guerre du Haut-Karabakh, instrumentalisée par Moscou afin de prendre le contrôle du Caucase du Sud. Tout en resserrant son emprise sur le Bélarus.
Demain, ce pourrait être le tour de l’Ukraine. Alors que la Russie concentre des troupes, sa propagande évoque la menace d’un Srebrenica. La protection des populations, nombre d’entre elles ayant reçu des passeports russes, serait le motif avancé pour une intervention militaire. Déjà, l’agence de presse russe RIA Novosti publie un plan de « dénazification » de l’Ukraine.
(Le Monde)
Lire aussi :
>>> Le cas Navalny révèle les fractures françaises sur la Russie. A gauche et à droite, la figure du principal opposant à Vladimir Poutine
divise, mettant au jour les différentes positions sur la posture à
adopter avec la Russie (Lemonde)

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