lundi 12 avril 2021

La justice oblige le maire d’Albertville à construire une école islamiste, Wauquiez écrit à Macron

 «Comment je suis obligé d’autoriser la construction d’une école islamiste turque»

>>> TRIBUNE - Frédéric Burnier-Framboret, le maire d’Albertville, a été mis en demeure par le tribunal administratif d’autoriser la construction d’une école de la Confédération islamique Millî Görüs, bras armé de l’État turc, et qui refuse de signer la charte des principes pour l’islam de France. Il déplore de n’avoir pas les moyens juridiques de s’y opposer.

Le 7 avril, le tribunal administratif de Grenoble m’a condamné à signer un arrêté accordant le permis de construire d’une école privée portée par l’association Confédération islamique Millî Görüs (CIMG). Cette association est celle qui, actuellement, construit la mosquée de Strasbourg et qui fait partie des trois organisations ayant refusé de signer la charte des principes pour l’islam de France.

Le groupe scolaire envisagé comprendra 16 classes, un réfectoire, une cuisine, un gymnase. La capacité de cet établissement s’élèvera à 400 élèves au total, ce qui représente un quart des 1200 écoliers de notre commune. Cette nouvelle école, de par son ampleur, aura des conséquences immédiates dramatiques: la fermeture de plusieurs classes, voire à terme d’une école publique, ainsi que la polarisation d’un quartier pour lequel je travaille depuis mon élection en 2017, afin d’y instaurer un vivre ensemble solidaire et harmonieux. Lefigaro 

 

>>> Wauquiez écrit à Macron pour empêcher l'ouverture de cette école musulmane

Dans une lettre diffusée dans Le Dauphiné, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes précise que le maire de la commune fait l'objet de pressions de la part de l'organisation islamiste Millî Görüs.

"Monsieur le Président de la République,

Permettez-moi de me tourner vers vous sur un sujet qui, de façon très concrète, met notre République face à ses contradictions et à la nécessité d’opérer un choix clair.

Le maire d’Albertville, Frédéric BURNIER-FRAMBORET, fait aujourd’hui l’objet de fortes pressions de la part de l’organisation islamiste Millî Görüs - dont les liens avec la Turquie sont connus - pour octroyer un permis de construire sur un projet d’école.

Ce projet d’école correspond à une volonté politique très claire : organiser la coupure entre la communauté turque et le reste de la commune, avec un projet démesuré qui comprend 16 classes, un gymnase et qui est destiné à accueillir 400 élèves, soit l’équivalent d’un quart des élèves d’Albertville.

L’école serait un établissement hors contrat, dont l’orientation consistera très clairement à promouvoir des valeurs qui ne sont pas celles aujourd’hui de la République. Ce projet serait par ailleurs installé qui plus est au coeur d’un quartier politique de la ville dans lequel, massivement, l’Etat, la Région, la commune et l’ensemble des collectivités locales investissent pour organiser le vivre ensemble et l’intégration des différents habitants, quelles que soient leurs sensibilités, dans le respect des règles républicaines auxquelles nous sommes attachés.

Votre ministre de l’Intérieur Gérald DARMANIN a lui-même désigné Millî Görüs comme étant des « ennemis de la République ». Vous avez vous-même souhaité mettre en place un cadre législatif qui tourne le dos aux petits accommodements et aboutissent à ce que progressivement le communautarisme gangrène notre République, notamment à travers le projet de loi confortant le respect des principes de la République qui est en ce moment en discussion.

De ce point de vue, il est impossible d’avoir d’un côté un discours au niveau national et de l’autre une pratique locale qui sont à ce point-là en contradiction. Aujourd’hui, le maire d’Albertville est sous le coup d’une décision du tribunal administratif de Grenoble qui l’enjoint de signer l’arrêté autorisant ce permis de construire.

J’en appelle à vous pour que ce sujet soit tranché. Pour que nous sortions des hypocrisies où, d’un côté, il y a de grands textes de loi et, de l’autre côté, une réalité qui s’impose aux élus locaux et qui les prive de toute possibilité d’action de lutte contre le communautarisme.

Le maire d’Albertville est un homme posé, tempéré, qui a le souci d’intégrer tout le monde et qui se trouve aujourd’hui totalement démuni.

Comme Président de la République, je vous enjoins donc à ce que vous apportiez votre soutien pour empêcher l’installation de cette école à Albertville sur notre territoire.

Il serait dramatique qu’au sein même de notre pays, le Président de la République soit impuissant à faire respecter les principes qu’il a lui-même posé comme ligne directrice pour notre pays

Je vous prie d’agréer, Monsieur de Président de la République, l’expression de ma haute considération,

Laurent Wauquiez"

 

 

 


 

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