samedi 29 mai 2021

L'Orient contre l'Occident

L'Orient (Turquie, Russie, pays islamistes...) contre l'Occident (Europe, Etats-Unis, Australie...)

L’un est calculateur au sang froid, l’autre tribun exalté. Mais les présidents russe et turc ont en partage leur aversion pour l’Occident et leur soif de pouvoir. Héritiers d’empires rivaux, tous deux tirent aujourd’hui parti de leur relation.

Dans l’un des nombreux vestibules du Kremlin, la forteresse symbole du pouvoir russe, une délégation turque conduite par le président Recep Tayyip Erdogan attend d’être reçue par le maître des lieux, le président Vladimir Poutine. En ce jeudi 5 mars 2020, les Turcs sont nerveux. Huit jours plus tôt, 34 de leurs militaires ont été tués, victimes d’une frappe aérienne dans la province d’Idlib, dernier fief de la rébellion contre Bachar Al-Assad dans le nord-ouest de la Syrie. La bombe – un engin à guidage laser – était russe ; elle a pulvérisé le bâtiment où les soldats s’étaient réfugiés, après un bombardement sur leur convoi. La tension entre Ankara, protecteur des rebelles syriens, et Moscou, principal allié de Damas, est à son comble.

Le malaise des hôtes turcs est palpable. Les visages sont crispés, les regards se portent machinalement sur les portraits qui ornent les murs, ceux des généraux tsaristes tombeurs de l’armée ottomane lors des multiples conflits qui ont opposé les deux empires. Las, Erdogan s’écroule sur une chaise. La délégation est enfin invitée à entrer dans la pièce où Vladimir Poutine reçoit. Le décor est soigné. Sur une cheminée de marbre trône une horloge mettant en scène la victoire de l’armée tsariste sur la Sublime Porte dans les Balkans, en 1878, tandis que sur la droite domine la statue de l’impératrice Catherine II, qui arracha le khanat de Crimée à l’Empire ottoman en 1783.

Le Monde

 

>>> JUIN2021 Espions russes et biélorusses vont renforcer leur coopération contre l'Occident (Lefigaro)

>>> JUIN2021 « Il faudrait un coup de théâtre pour ramener la Turquie vers une adhésion univoque au camp transatlantique ». Les relations compliquées avec Moscou, qui maintient une attitude provocatrice, et Ankara, qui reste dans une politique stratégique ambivalente, sont un sujet délicat, avant le sommet de l’OTAN le 14 juin, explique, dans une tribune au « Monde », Marc Pierini, ancien ambassadeur de l’Union européenne en Turquie. (LeMonde)

>>> JUIN2021 Chine-Russie contre Etats-Unis : la nouvelle guerre froide a commencé (L'Obs) . Biden a déjà montré l'étendu de sa faiblesse en cédant sur Nord Stream 2 (nous faisant sur ce coup regretter Trump !) , pensant qu'en étant gentil avec l'Allemagne, il aurait l'UE dans sa poche. Mais redisons-le : l'Allemagne n'est pas l'UE à elle toute seule. Et si elle l'est, qu'on nous le dise, et alors qu'on en finisse avec l'UE

 >>> JUIN2021 « La Russie et la Chine sont de plus en plus alignées » (L'Obs)

 

 Actus sur les nuisances orientales (russes en ce moment)

>>> Élection présidentielle: «En 2022, il y aura des tentatives d’ingérence étrangère» [càd russe, éventuellement mais dans une moindre mesure chinoise] . ENTRETIEN - Pour François-Bernard Huyghe, le directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et spécialiste de la cyberinfluence, l’élection présidentielle va pousser les partis à se méfier. (Lefigaro)

 >>> Sur le front du Donbass, la guerre sans fin entre l’Ukraine et la Russie. [mieux vaudrait titrer : la guerre de Poutine à l'Ukraine]. REPORTAGE - Aux portes de l’Europe, la drôle de guerre qui oppose depuis 2014 l’armée ukrainienne aux soldats prorusses soutenus par Moscou dans le Donbass prend en otage une population épuisée. (Lefigaro)

>>> Biélorussie : « Le problème Loukachenko est inextricablement lié au problème Poutine » (Lemonde)

>>> « Un nouveau rideau de fer s’est dressé à l’est de l’Europe, où la logique de stagnation-répression fige toute évolution politique ». Le message de Minsk et Moscou est clair : le Vieux Continent n’est plus un refuge pour les exilés. Ce durcissement est un défi pour les démocraties, qui ne peuvent plus se contenter de réagir au coup par coup, estime dans sa chronique Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».

 

 

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