Aucune sympathie pour les candidats. En réalité, je m'en fous de ces élections. Je voulais m'abstenir. Mais quand je vois ce poutino-collabo ricanant qu'est Mariani en bonne position pour être élu, ça me fout le gerbe. Alors voilà, je relais un appel de personnalités pour lesquelles je n'ai pas de sympathie. Mariani à la tête de PACA, ce serait une marque honteuse pour la France. Il ne s'agit pas de voter pour le programme de Muselier ; il s'agit de voter contre Mariani. Le mieux placé étant Muselier, il faut voter Muselier. Franchement, je reste assez sceptique sur l'impact de la tribune (ou de n'importe quelle autre tribune), car la défiance est immense au sein de la population française. Dans cette douce dure France, il y a de plus en plus de défiance, de moins en moins de confiance. Néanmoins, il faut se battre. Contre le poison poutinien en Europe.
>>> TRIBUNE. De nombreuses personnalités appellent à voter Muselier contre Mariani en Paca
A quelques jours des élections régionales, un texte signé par Macha Makeïeff, Françoise Nyssen ou encore Charles Berling, affirme que « la culture, la liberté d’entreprendre ou d’association et l’éducation ne sont pas compatibles avec les idées extrémistes du Rassemblement national ». Le voici.
Nous, acteurs du monde de la culture, chefs d’entreprises, entrepreneurs, militants associatifs, et citoyens, sommes à un tournant de la vie de notre région Sud. Nous, enfants de la Méditerranée, natifs ou immigrés de Provence, des Alpes, de la Côte-d’Azur, sommes déterminés à nous faire entendre, au-delà du brouhaha des petites batailles et des enjeux partisans qui assombrissent cette campagne électorale. Nous, citoyens et bâtisseurs de notre territoire, ne nous trompons pas de combat. Nous sommes sur le fil. L’élection qui nous attend est aussi précieuse et unique que les précédentes.
Pourtant, le scrutin des 20 et 27 juin prochains est immensément plus inquiétant, immensément plus injuste. Parce qu’il laisse planer une ombre populiste et antirépublicaine dont nous ne voulons pas, et parce que notre avenir peut se jouer dès le premier tour, nous privant ainsi d’une voix hurlant notre refus. Ce qui se jouera le jour du premier tour, ce n’est pas une élection nationale, antichambre des présidentielles ou laboratoire des alliances et accords plus ou moins artificiels de partis nationaux.
Ce qui se jouera, ce sont les orientations politiques concrètes du conseil régional des six prochaines années. Aides aux chefs d’entreprises, soutien à la culture, au sport, à la vie associative, stratégie et gestion des transports, attractivité du territoire, accompagnement de nos lycéens, retour des chômeurs vers l’emploi, planification de la gestion des déchets et des parcs naturels régionaux, fonds européens, soutien à la ruralité, etc.
Les compétences de la Région sont vastes et cruciales. Avons-nous envie de confier au Rassemblement national et à son candidat le choix des politiques menées dans tous ces domaines ?
Si l’Histoire n’avait pas laissé quelques « détails », le doute eut été questionnable. Non, la culture, la liberté d’entreprendre ou d’association et l’éducation ne sont pas compatibles avec les idées extrémistes du Rassemblement national. Ils en sont l’annihilation. Les exemples sont nombreux, et il apparaît aujourd’hui nécessaire de rappeler que nombre d’extrémistes ont été portés au pouvoir en Europe par l’expression d’un rejet. Il apparaît tout aussi important de rappeler que cette table renversée n’a jamais servi l’intérêt des territoires qu’ils ont eu à diriger, ni même de ceux qui les ont élus. Plusieurs communes de notre région portent encore les cicatrices, les stigmates et les ravages que les municipalités frontistes ont laissés sur notre territoire il y a seulement quelques années. Marignane, Vitrolles ou Toulon pansent encore des plaies pour lesquelles les habitants ressentent une honte indélébile. Coupes budgétaires aux associations, censure culturelle, népotisme, irrégularités financières…
A ces marqueurs communs aux villes dirigées un temps par une municipalité extrémiste, s’ajoutent une incompétence manifeste et une méconnaissance glaçante des dossiers, des compétences et des fonctionnements de nos institutions. Le pragmatisme est paradoxalement aujourd’hui le bras armé de nos idéaux. Car pour préserver ce que les idées démocrates et républicaines comptent de libertés, de richesses dans nos diversités et d’amour inconditionnel pour la liberté de créer, d’entreprendre, de questionner, de rêver, pour permettre à la jeunesse de notre territoire de construire son avenir en fraternité, notre très probable unique choix tient en un bulletin.
Nous devons réagir, tous ! Nous, acteurs du monde de la culture, chefs d’entreprises, entrepreneurs, têtes de réseaux associatifs et citoyens de la Région sud, ne pouvons pas laisser passer le jour du premier tour, l’abjecte et dangereuse dynamique incarnée par M. Mariani et ses colistiers. Nous avons la responsabilité réfléchie et assumée, éclairés par notre connaissance des enjeux locaux mais aussi des engagements, des réalisations et des valeurs républicaines, démocratiques, environnementales et humaines portées par Renaud Muselier, de réunir nos voix autour de sa candidature. Dans la diversité de nos affinités politiques, nous reconnaissons à Renaud Muselier et à son équipe d’avoir mis en place une stratégie pour préserver et développer la culture qui fait société et représente attractivité et emplois pour notre région, pour soutenir le tissu économique durement frappé par la crise, ou pour défendre l’environnement pour lequel son engagement a été constant.
Dans la diversité de nos affinités politiques, nous avons confiance dans l’intelligence des habitants de notre Région qui veulent continuer à en faire un lieu d’hospitalité unique au monde. Renaud Muselier est le seul rempart garantissant un deuxième tour indispensable. Seul rempart contre l’obscurantisme menaçant. Dès le 20 juin, nous devons tout faire pour empêcher nos voix de s’éteindre, tout faire pour contrer le rétrécissement de notre horizon, tout faire pour garder la lumière.
Liste des signataires dans BibliObs
>>> Sylvain Crépon, politologue : "Si le RN dirigeait une Région, il se garderait bien d'appliquer ses idées" LeJDD
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