On l'a vu, de l'histoire à l'art, de la culture à la science, tout est politique ou doit être politisé (les historiens sont invités à faire du révisionnisme, et bien sûr il est interdit de parler des crimes de l'armée rouge, par exemple) pour clamer que tout ce qui est russe est bien (en même temps, le poutinisme - via ses réseaux de propagande - s'attache sans relâche à dénigrer, moquer, ou minimiser tout ce qui est non-russe).
Le sport sous Poutine n'échappe pas à la politique (comme dans tous les régimes totalitaires. Qu'on se souvienne du sport utilisé comme moyen de propagande sous Hitler ou sous Staline) :
>>> JUIN 2021 Lukas Aubin : « Sous Poutine, le sport est par essence politique »
Entretien. Le sport fait partie de la mythologie de l’homme poutinien, tout en contrôle, analyse l’universitaire dans un entretien au « Monde ». Mais, comme l’a révélé le scandale du dopage d’Etat, cette politique à outrance peut aussi se retourner contre les athlètes et écorner l’image du président russe.
Docteur en études slaves contemporaines au Centre de recherches pluridisciplinaires et multilingues de l’université Paris-Nanterre, Lukas Aubin sillonne la Russie depuis dix ans. Il est l’auteur du livre La Sportokratura sous Vladimir Poutine. Une géopolitique du sport russe, paru en mai aux Editions Bréal, dans lequel il décrit une « machinerie unique au monde » mêlant pouvoir, oligarques et athlètes de haut niveau. Le championnat d’Europe de football s’est ouvert, le 11 juin, sur une polémique opposant Moscou à Kiev au sujet des maillots de l’équipe ukrainienne.
(suite pour les abonnés au Monde)
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