dimanche 13 juin 2021

Sur les traces des tueurs de Poutine en Europe

 Les hommes de main du maître du Kremlin circulent tranquillement en Grande-Bretagne, en Bulgarie, en France… Ils suppriment ses opposants, soutiennent ses partisans. Et, au passage, ils intimident, divisent et tentent de saper nos démocraties.

Pendant la guerre froide – pas la nouvelle, l’ancienne –, le GRU, le service secret militaire soviétique, a créé une section d’élite qui encadrait les guérillas du tiers-monde : l’unité 29155. Après la chute de l’URSS, ce groupe mystérieux n’a pas été démantelé. Spécialisé dans le sabotage, la subversion et le meurtre, il existe encore, sous la même appellation. Composé d’une vingtaine d’officiers sous couverture, il a été très actif ces dernières années. Surtout sur le Vieux Continent où Vladimir Poutine l’a chargé de mener une guerre clandestine sans pitié dans le but de supprimer ses opposants en exil et au-delà, d’affaiblir, de diviser, voire d’effrayer les démocraties libérales européennes qui leur donnent refuge.

Pour mesurer la brutalité de ce combat de l’ombre et la facilité de le mener dans une Europe ouverte, il a fallu le choc du 4 mars 2018. Ce jour-là, dans la paisible ville anglaise de Salisbury, le transfuge russe Sergueï Skripal, sa fille et plusieurs autres personnes étaient empoisonnés au Novitchok, la pire arme chimique qui soit.

Après une longue enquête, le service britannique de contre-espionnage, le MI5, découvre que ce neurotoxique de qualité militaire, cinq à dix fois plus mortel que les substances les plus virulentes, a été apporté en Grande-Bretagne par deux officiers de l’unité 29155 entrés sous de fausses identités ... 

(suite sur L'Obs, réservée aux abonnés)



 Lire aussi :

>>> Affaire Skripal: L'un des empoisonneurs de Sergueï Skripal est un colonel du renseignement militaire russe. Et il est possible qu'Anatoli Tchepiga (de son vrai nom) a reçu la plus haute distinction russe des mains de Poutine. (HP, 26/09/2018)

>>> Qui est le GRU, le service de renseignement russe qui affole l’Europe. Les Pays-Bas ont expulsé quatre espions du GRU, accusés d’avoir lancé des cyberattaques d’ampleur. Gros plan sur un service déjà mis en cause dans l'affaire Skripal. (Challenges , 04/10/2018)

>>> Affaire Skripal, cyberattaques: des « militaires espions » au service du Kremlin. Les agents du GRU, le service de renseignement militaire russe, sont soupçonnés dans l’affaire Skripal et dans les récentes cyberattaques internationales. (Le Soir)

>>> Derrière l'empoisonnement des Skripal, deux "héros russes" selon Bellingcat (Challenges)

 

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire