jeudi 30 septembre 2021

France. Flambée des prix de gaz et d'électricité

 >>> Trois questions pour comprendre la flambée des prix de l'électricité en France

Alors même que l’électricité française présente un coût relativement bas car sa production ne dépend pas des disponibilités en gaz, l’Hexagone est touché de plein fouet par la hausse des tarifs de ce combustible fossile. Un paradoxe qui pousse le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire [qui est à nouveau très pertinent] , à demander une réforme du marché européen de l’énergie. Explications.
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C'est le fonctionnement de ce marché interconnecté de l'énergie qu'a vivement critiqué Bruno Le Maire la semaine dernière. Annonçant qu'il allait soumettre à ses homologues européens un débat sur sa possible réforme.

« Les Français en paient la facture d'une manière incompréhensible pour eux et totalement inefficace du point de vue économique », a fustigé le ministre sur Public Sénat.


LeTribune


Bref, en résumé, la logique est la suivante : les Français vont payer pour les choix de l'Allemagne (abandon du nucléaire, recours au gaz russe & au charbon ...), laquelle Allemagne roule pour ses intérêts propres et pas du tout pour l'intérêt général de l'UE


 

 >>> L'Union européenne a-t-elle mis fin à une politique commune de l'énergie  ?

OPINION. Le choix de la Commission européenne de donner la priorité à la lutte contre le réchauffement climatique sur le choix des Etats en matière de bouquet énergétique est le signe d'un changement du rapport de forces dans l'Union qui relègue au second plan la constitution d'une politique européenne de l'énergie. (*) Par François Lévêque, Professeur d'économie à Mines ParisTech-Université PSL. Dernier ouvrage publié « Les Entreprises hyperpuissantes - Géants et Titans, la fin du modèle global ? » (éd. Odile Jacob, avril 2021).

L'idée que l'on assisterait à une dissolution de la politique énergétique semble pourtant contredite par la position de Bruxelles sur le nucléaire. La Commission européenne n'a-t-elle pas récemment exclu que l'atome puisse bénéficier d'investissements financés par les obligations vertes du plan de relance (250 milliards d'euros d'émissions obligataires prévues d'ici à 2026) ? Et ce alors même que le gaz qui produit environ dix fois plus de CO2 pourrait, quant à lui, en profiter. N'est-ce pas justement la preuve que les considérations de politique énergétique peuvent l'emporter encore sur la politique climatique ? N'est-ce pas également d'ailleurs-là une nouvelle démonstration de la supériorité de l'Allemagne sur la France à défendre ses propres choix énergétiques à Bruxelles ?

LeTribune




>>> La ministre française de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a critiqué mercredi (29 septembre) le fonctionnement du marché de l’énergie européen, estimant que le lien entre prix de l’électricité et prix du gaz était « une aberration ».

« Avoir un marché de l’électricité qui soit connecté à celui du gaz pose un problème. Au fond, c’est une aberration écologique et c’est une aberration économique », a déclaré Mme Pannier-Runacher à Bruxelles, en marge d’une réunion des ministres européens de l’Industrie.

Ses propos font écho à ceux du ministre français des Finances Bruno Le Maire qui avait réclamé la semaine dernière de « revoir de fond en comble le fonctionnement du marché unique de l’électricité ». Jugeant ses règles « obsolètes », il a promis d’aborder le sujet lors d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro le 4 octobre à Luxembourg.

« En France, on s’approvisionne en électricité à partir des centrales nucléaires et de l’énergie hydraulique, donc on a une énergie décarbonée et un coût très bas, mais le marché (…) fait qu’il y a un alignement des prix de l’électricité en France sur les prix du gaz », avait-il dénoncé, sans préciser ses pistes de réforme.

Les prix de l’électricité sont en train de flamber sur le marché de gros, tirés par ceux du gaz.

Euractiv











 

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