mercredi 15 septembre 2021

France. Sous-marins : la France poignardée par ses « alliés » australiens et américains [et britaniques.... peu après l'avoir été par la Suisse]

 Encore une fois, la France se fait couillonner ! On peut le dire, ces derniers temps, la France a été très souvent de dindon de la farce ! Je disais il y a qques semaines, en faisant référence à Nord Stream 2 et à l'Afghanistan, que Biden allait nous faire regretter Trump. Eh bien, ça se confirme avec les Barracudas

Exemple1 : Nord Stream 2. L'Allemagne choisi le gaz russe, au détriment du nucléaire français, tout en donnant des leçons de morale à la Pologne et à la Hongrie. Les Etats-Unis ont avalisé le pipeline de Poutine. Et l'Allemagne les a récompensé en choisissant des équipement militaires américains au détriment des français. Bref l'Allemagne et les USA ont couillonné la France

Exemple2. Suisse. La France s'attendait à vendre son Rafale à la Suisse. Un peu comme un retour amical, puisque la France avait acheté à la Suisse 17 avions (RFI). Et puis patatrac, c'est le F35 américain qui est choisi. La France s'est faite couillonné  par la Suisse et les USA.

Exemple3 (il y en aurait bien d'autres...). Le plus beau. Les sous-marins. La France joliment couillonnée par la GB, l'Autralie, et les USA ! 

>>> Sous-marins : le contrat du siècle avec l’Australie va être annulé.  

Annonce imminente. Américains et Britanniques fourniront sans doute des sous-marins nucléaires. Coup très dur, industriel et diplomatique, pour la France.

C’est un coup très dur pour la France en général et Naval Group en particulier. Dans la nuit du mercredi 15 à jeudi 16 septembre (heure française), le gouvernement australien devrait annoncer qu’il dénonce le contrat pour la fourniture de douze sous-marins dérivés des Barracudas français. Ce contrat avait été signé en 2019.

La presse australienne a révélé cette information que l’Opinion est en mesure de confirmer, selon ses propres sources.

Le contrat portait au total sur 90 milliards de dollars australiens, soit 56 milliards d’euros. Seule une partie de cette somme (moins de la moitié) revenait à Naval Group et aux entreprises françaises. Si les bateaux étaient de conception française, le système de combat était fourni par les Américains. Ce contrat est très important pour l’arsenal de Cherbourg.

Les Américains, associés aux Britanniques, devraient être les bénéficiaires de cette annulation, puisqu’ils pourraient fournir des sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) à l’Australie. Ni les Etats-Unis, ni le Royaume-Uni ne construisent de sous-marins à propulsion classique.

Pour l’Australie, le choix de s’équiper en nucléaire est une rupture stratégique, autant que pour ses fournisseurs. Les SNA ne sont, en principe, pas des produits qui s’exportent. Seule la Russie en avait loué à l’Inde. Le Canada avait cherché à en acquérir auprès de la France dans les années 90 et le Brésil entend développer sa propre filière pour équiper des sous-marins français de type Scorpène.

Pour la France, ce contrat s’inscrivait dans son « partenariat stratégique » avec l’Australie, lui-même figurant dans la « stratégie indo-pacifique ». Même si on le dément à Paris, cette stratégie indo-pacifique est tournée contre la Chine. La décision australienne pourrait refroidir quelques ardeurs françaises en la matière.

Cette décision ne va arranger les relations entre Paris et Washington. Les relations entre les présidents Macron et Biden ne sont pas au mieux et à Paris, on découvre que « les Américains veulent des partenaires dociles ». Le retrait unilatéral d’Afghanistan est resté en travers de la gorge de beaucoup d’Européens.

Côté français, on avait déjà bu la tasse avec la décision de la Suisse d’acquérir des F-35 américains, en concurrence avec le Rafale français, au lendemain de la visite de Joe Biden dans la confédération helvétique, fin juin. Mais cette fois-ci, le coup est beaucoup plus sévère, puisqu’il s’agit de la dénonciation d’un contrat dûment signé avec la France.

LOpinion

 >>> Sous-marins : l’Australie rompt le « contrat du siècle » avec la France, au profit de technologies américaines et britanniques. Dans le même temps, les Etats-Unis ont annoncé un vaste partenariat de sécurité avec l’Australie et le Royaume-Uni dans la zone indo-pacifique. Paris a déploré une « décision regrettable » et un « coup dans le dos ». Lemonde

15 sept : 

>>> Sous-marins : la France poignardée par ses « alliés » australiens et américains. L'Australie va renoncer à acheter les sous-marins de Naval Group. La marine australienne va s'équiper de sous-marins nucléaires américains. LaTribune

 16 sept

>>> Joe Biden torpille le "contrat du siècle" de la France en Australie Latribune

>>> Sous-marins : quelles conséquences après le coup de poignard de Canberra ? L'énorme gifle donnée par les Etats-Unis et l'Australie à la France et Naval Group devrait entraîner des conséquences néfastes sur le plan diplomatique pour Paris et commerciales pour le groupe français. LaTribune

>>> Crise diplomatique entre Washington et Paris au sujet des sous-marins australiens Lemonde

>>> « Avec la rupture du contrat des sous-marins, Paris perd l’épine dorsale de sa stratégie en indo-pacifique ».Une crise diplomatique s’est ouverte entre Paris et Washington après que les Etats-Unis ont été préférés à la France pour l’équipement de l’armée australienne. Nos journalistes Piotr Smolar et Elise Vincent répondent à vos questions. Tchat très intéressant sur Le Monde 

>>> Pourquoi l’accord entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie fait craindre un risque de prolifération nucléaire Lefigaro

 

 17 sept

>>> Naval Group en perdition à l'export. Une série d'échecs qui pose problème

Avant le cataclysme australien, l'été n'avait également apporté que des mauvaises nouvelles à l'export pour Naval Group en dépit des voyages cet été du PDG de Naval Group. Pierre Eric Pommellet s'est rendu en Égypte où il a tenté de revenir en cour auprès de la marine égyptienne et du Caire, et aux Émirats Arabes Unis pour une visite de suivi de contrat. Rien de probant pour autant. mais surtout plusieurs pays ont envoyé des messages très négatifs au groupe naval durant ces derniers mois.

Ainsi, la Pologne, qui a lancé le programme Miecznik, a ignoré début août le groupe français pour la construction de trois frégates et a présélectionné les design de l'espagnol Navantia (F-100) et de l'allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) dans le cadre d'un programme de transfert de technologie (ToT). En Roumanie, Naval Group est en perdition : le gouvernement roumain ne veut plus signer le contrat de 1,2 milliard pour la fabrication de quatre corvettes Gowind construites localement. Bucarest attend un renoncement de Naval Group... qui attend de son côté un désistement du gouvernement roumain. En Arabie Saoudite, Ryad ne consulterait pas Naval Group pour des projets de corvettes et de frégates pour la marine saoudienne, selon des sources concordantes. En revanche, Navantia, Fincantieri et les sud-coréens seraient dans les petits papiers de Mohammed ben Salman, le prince héritier.

Au Maroc, Naval Group s'est fait surprendre par des discussions entre Fincantieri, à nouveau appuyé par la Caisse des dépôts italienne (Cassa depositi e prestiti détenue à 80% par l'État italien) et Rabat, qui discutent d'une vente de deux FREMM de lutte anti-sous-marine. En Indonésie, Naval Group a découvert là aussi au dernier moment un contrat signé de 4,1 milliards d'euros (six frégates FREMM italiennes et la modernisation et la vente de deux frégates Maestrale) entre Fincantieri et Jakarta. Enfin, en Grèce, où Naval Group doit très prochainement déposer une nouvelle offre (quatre frégates FDI), la vente de six Rafale supplémentaires n'augure rien de bon pour le groupe français. D'autant que les Grecs attendent toujours une offre américaine.

LaTribune


>>> Sous-marins australiens : ces vérités qui dérangent (un bon édito des Echos)
Le pacte militaire entre l'Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni confirme à quel point l'influence de l'Europe s'érode. A défaut d'une défense à 27, il est urgent de créer des alliances à géométrie variable.

La claque que vient de nous infliger l'Australie, et avec elle les Etats-Unis et le Royaume-Uni, impose de rappeler quelques vérités qui dérangent, assez contraires aux valeurs que nous chérissons. Tout d'abord le fait qu'en relations internationales, il n'y a jamais d'amis, tout juste des alliés partageant des intérêts communs. Les Européens ont longtemps vécu avec cette illusion que les Etats-Unis, pays frère, ne nous voudraient que du bien et que Joe Biden nourrissait une affection toute particulière pour la terre de ses ancêtres.

En convaincant Canberra de rompre ses engagements avec Naval Group , il montre sa détermination à ne suivre qu'un seul cap : celui des intérêts économiques et commerciaux de Washington. Joe Biden est, de ce point de vue, bien plus préjudiciable que Donald Trump, car plus réfléchi et plus efficace. Notons que ce camouflet est le deuxième infligé à la défense française depuis le début de l'été : le premier a permis aux Américains - déjà eux - d' imposer leurs avions de chasse à la Suisse , au détriment du Rafale.

Le tabou nucléaire

Le fiasco australien nous enseigne autre chose : nos alliés ont moins de scrupules que nous à transférer leurs technologies. La France s'est toujours interdite d'exporter ses navires à propulsion nucléaire, car elle y voit la clé de son indépendance et de son savoir-faire. En acceptant de partager le leur avec les Australiens, les Américains lèvent un tabou majeur.

L'histoire ne fournit qu'un seul précédent, quand Washington avait fourni son expertise atomique aux Britanniques. C'était en 1958, au paroxysme de la guerre froide - ce qui en dit long sur le front anti-Chine qui se constitue aujourd'hui. Cette coopération américano-australienne incitera-t-elle d'autres pays à développer leur arsenal nucléaire, civil ou militaire ? Beaucoup le craignent.

Le plus cruel, dans cette affaire, est de voir à quel point l'influence de l'Europe s'érode. Nos tergiversations vis-à-vis de la Chine poussent les Etats-Unis à forger des alliances ailleurs, et sans nous . Au passage, ils donnent à Boris Johnson une formidable occasion de concrétiser ses ambitions de « Global Britain ».

L'Europe, par contraste, ne donne aucun corps à la défense commune qu'elle appelle de ses voeux. La résistance de nombreux pays, Pologne en tête, devrait nous pousser à créer des mini-alliances, à l'instar de ce que font les Etats-Unis désormais. En espérant que l'élection allemande de la semaine prochaine désigne un chancelier plus volontariste qu'Angela Merkel, qui soutienne activement cette autonomie stratégique. Olaf Scholz, qui a la faveur des sondages, n'y est pas forcément disposé.











Les perdants : l'Europe (un peu. Mais elle est déjà si faible que ça ne change pas grand chose) , la France (beaucoup) . Les gagnants : la GB , les Etats-Unis
>>> Sous-marins australiens : la gifle de Joe Biden à l'Europe (et surtout à la France). L'accord de défense signé entre les Etats-Unis, le Royaume Uni et l'Australie représente un camouflet cinglant pour Emmanuel Macron. Et une victoire pour Boris Johnson. LExpress
 
 
 
18 sept
>>> Crise des sous-marins : Paris rappelle ses ambassadeurs aux États-Unis et en Australie Lefigaro

 >>> Le nouveau pacte entre les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni pour contrer la Chine signe l'avènement d'une logique de blocs en Asie-Pacifique, et marginalise l'Europe et la France dans la région clé du XXIe siècle. Lefigaro

>>> Pourquoi la France n’a-t-elle pas rappelé son ambassadrice à Londres : la curieuse exception britannique. Boris Johnson, contrairement à ce que laisse entendre Paris, a bien joué un rôle de premier plan dans le partenariat Aukus, selon les médias anglais. Lemonde

 >>> Ce coup de poignard « doit susciter une profonde remise en question de notre politique étrangère et de défense, ainsi que de notre naïveté juridico-commerciale » Lopinion

 

19 sept

>>> Après l’Australie et les Etats-Unis, des relations tendues entre la France et la Suisse. L’invitation du président de la Confédération suisse à l’Elysée en novembre aurait été annulée. En cause, la décision de Berne d’opter pour le F-35 américain, plutôt que le Rafale. Lemonde

 

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