On ne pourra pas dire que les z'élites européennes n'avaient pas été
prévenues. Mais lesdites z'élites s'en foutent. Elles sont soit
trouillardes, soit dans le déni, soit corrompues, soit collabos. Souvent un peu tout ça à la fois. Et ensuite, Merkel, qui est passée en force sur bien des sujets sans tenir du reste de l'Europe (que ce soit sur l'immigration ou sur le pipeline de Poutine Nord Stream 2) nous dit qu'elle est inquiète pour le devenir de l'UE. Mais à qui la faute ?
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« Winter is coming ». C'est au sens le plus littéral du terme que Vladimir Poutine - sans jamais faire directement référence à la célèbre série « Game of Thrones » - vient de rappeler aux Européens leur dépendance par rapport au gaz russe. Son message est d'une parfaite simplicité et peut se résumer ainsi : « Si vous ne voulez pas mourir de froid, arrêtez de critiquer la Russie. »
Alternant le froid et le chaud, Vladimir Poutine s'est empressé quelques jours plus tard de « rassurer » les Européens. « Nous ajusterons toujours l'offre à la demande… pour peu bien sûr que vous vous engagiez sur des contrats d'approvisionnement à long terme. » Ces dernières précisions ne trompent personne. De fait, dans sa brutale candeur initiale, le maître du Kremlin aboutit à un résultat concret. Il élargit à la géopolitique, le concept d'énergies polluantes. Autrement dit : il n'y a pas seulement de l'eau dans le gaz, il y a de la géopolitique.
>>> Energie : Nord Stream 2 ne sera pas homologué avant mars 2022
Le diplomate américain responsable de l'implémentation de l'accord passé entre les Etats-Unis et l'Allemagne sur le nouveau pipeline russe Nord Stream 2 fait le point sur la crise énergétique que traverse l'Europe et détaille sa feuille de route.
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