vendredi 22 octobre 2021

Europe. Merkel se dit « inquiète » pour l’avenir de l’Union européenne lors de son dernier sommet

 Elle a bien raison d'être inquiète pour l'avenir de l'Union européenne. Ce qu'elle semble ne pas avoir compris, c'est que c'est l'Allemagne qui a accéléré son agonie. Pas la Pologne, pas la Hongrie, contrairement à ce qu'elle veut nous faire gober. C'est l'Allemagne qui a ouvert les portes à l'immigration, c'est elle qui a ouvert les vannes du gaz russe, c'est l'Allemagne qui préfère développer ses propres programmes militaires que des programmes européens, c'est l'Allemagne qui n'ose pas plus soutenir la Grèce face à la Turquie que l'Ukraine face à la Russie, c'est l'Allemagne qui va donner des leçons sur l'Etat de droit à ses "partenaires européens" tout en faisant son business avec Poutine, ce "grand démocrate", ce grand défenseur de l'Etat de droit .  C'est l'Allemagne qui va donner des leçons sur l'écologie tout en construisant Nord Stream 2 puis en faisant pression sur l'UE pour que l'UE classe le gaz (russe) comme une énergie verte. Tout cela, l'article ci-dessous n'en fait pas mention ; il est vrai que Merkel est souvent adulée par les médias français. Jamais compris pourquoi !

 >>> La Chancelière, à l’occasion de son dernier sommet européen à Bruxelles, n’a pas versé dans le sentimentalisme. Elle a contraire tiré la sonnette d’alarme sur plusieurs sujets, notamment l’État de droit, les migrations et l’économie.

 Ce vendredi 22 octobre, la chancelière Angela Merkel a participé à son 107e et dernier sommet européen à Bruxelles, après seize ans au pouvoir. Si elle a été ovationnée par les présents, Angela Merkel n’a pas cédé au triomphalisme.

Au contraire, elle s’est dite « inquiète » pour l’avenir de l’Union européenne. « Je quitte maintenant cette Union européenne dans ma responsabilité de chancelière dans une situation qui m’inquiète. Nous avons surmonté de nombreuses crises […] mais nous avons une série de problèmes non résolus », a déclaré Angela Merkel.

État de droit, migrations, pression économique...

«Les chantiers pour mes successeurs sont grands», a poursuivi la Chancelière, citant «la question de l’Etat de droit, le sujet des migrations et la pression économique» sur l’Europe.

Concernant l’État de droit (indépendance de la justice, liberté des médias...), sujet pour lequel la Pologne est actuellement dans le collimateur de l’UE, la Chancelière a répété son souhait d’un débat plus apaisé, appelant à plus de compréhension pour l’histoire de cet ancien pays communiste.

«On ne peut pas résoudre les grands différents politiques par le seul biais des procédures juridiques», a-t-elle dit, en visant notamment la menace de plainte du Parlement européen contre la Commission pour la pousser à enclencher un nouveau mécanisme liant le versement de fonds européens au respect de l’État de droit.

« Nous devons nous respecter mutuellement »

«J’ai suivi les débats au Parlement (européen). Je n’aime pas ça. Nous devons nous respecter mutuellement. Je pense que c’est très important», a poursuivi Angela Merkel, au sujet de la tonalité des interventions des eurodéputés qui pendant plusieurs heures ont étrillé l’action du gouvernement polonais, mais aussi la réaction insuffisante à leurs yeux de la Commission et du Conseil européen, lors d’un débat virulent mardi.

En matière de migrations, l’Union européenne est «toujours vulnérable de l’extérieur», a-t-elle estimé, alors que la Biélorussie est accusée de faire passer clandestinement des réfugiés via ses frontières, en représailles des sanctions européennes.

Enfin, la chancelière allemande s’est inquiétée pour la compétitivité européenne, en particulier dans les nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle.

En 2005, le Produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne était légèrement supérieur à celui de la Chine, mais il est désormais au moins quatre fois plus faible, a-t-elle expliqué. «L’Europe n’est pas le continent le plus innovant. Et dans ce domaine, nous avons beaucoup à faire», a-t-elle dit.

OuestFrance 

 

 

 

 L'hypocrisie de l'Allemagne

C'est génial. L'All construit le "pipeline Poutine", dont personne ne veut en Europe ;
Elle s'arrange avec Biden pour que les USA avalisent ce pipeline russo-germanique (en échange de quelques contrats militaires).
En passant, l'All donne quelques leçons de morale et/ou d'Etat de droit à la Pologne et à la Hongrie (ça occupe les médias)
Et pour finir elle utilise l'UE pour que son putain de gaz qui pue le sang soit considérée comme une énergie verte. Quand on sait la catastrophe écologique provoquée par NS2 , on croit rêver !
Et ensuite, Merkel dit être inquiète pour l'avenir de l'UE, elle se demande pourquoi ses "partenaires" européens deviennent de plus en plus anti-UE

>>> Olaf Scholz s’engage en faveur du gaz et les Verts se rallient à sa cause Euractiv



 

 

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