>>> FIGAROVOX/TRIBUNE - Le pronom «iel», utilisé par des militants pour désigner une personne quel que soit son «genre», est rentré dans le dictionnaire Le Robert. Cette manipulation grammaticale vise à congédier le donné biologique constitutif de toute condition humaine, argumente le philosophe et écrivain Alain Finkielkraut.
À côté de il et de elle, une troisième troisième personne – iel – a fait sans préavis son apparition dans notre univers lexical. Ce pronom inopiné n'est pas, tel un aérolite, tombé du ciel ou chu d'un désastre obscur. Aberrante à première vue, sa soudaine présence parmi nous remplit une fonction politique précise. L'avant-garde inclusive qui veut en codifier l'usage croit dur comme fer que l'heure est enfin venue de libérer l'humanité de la condition humaine. Rien de moins.
Sans avoir été consultés, masculin pluriel, nous naissons homme ou femme. Pas homme ou femme, ou sirène, ou centaure : homme ou femme. Impossible d'aller au-delà de deux. Impossible d'échapper à la différence des sexes, à nous de faire avec.
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