vendredi 11 mars 2022

Hélas, l'Europe s'est rendormie (Allemagne et France en tête)

Une bonne chose : L’Union européenne porte à 1 milliard d’euros l’enveloppe destinée à financer la livraison d’armes à Kiev. Pour le reste, pas grand chose.

>>> 03/04/22 « Pourquoi a-t-on si peur de Poutine, au lieu de faire peur à cet homme qui ne respecte rien d’autre que les rapports de force ? » L’essayiste Jan Krauze , ancien correspondant du « Monde », fustige, dans une tribune, le choix des Occidentaux de limiter leur aide à l’Ukraine à des armes défensives et s’interroge sur leur attitude vis-à-vis du dirigeant russe. Lemonde

>>> 14/03/22 « Si l'Europe ne se réveille pas, elle sera bientôt la proie d'un autre prédateur ». Louis Gautier,directeur de la Chaire des grands enjeux stratégiques de Paris 1, met en garde contre les failles techniques et politiques du système de défense européen. LesEchos

>>> 16/03/22 À Bruxelles, le déplacement de trois dirigeants européens à Kiev fait grincer des dents. Lemonde [Oui, bien sûr, eux sont actifs ; ils ont (un peu) troublé le sommeil de Europe. Bravo à eux. Ils sauvent l'honneur de l'Europe]

>>> Les dirigeants européens réunis sous les ors de Versailles n'ont pas décidé d'embargo sur le gaz et le pétrole russe, dont ils dépendent à hauteur de 40 %. Ils n'ont pas non plus décidé d'admettre en urgence l'Ukraine meurtrie dans le giron de l'Union européenne, provoquant une réaction déçue du président ukrainien, Volodymyr Zelensky : « L'Union européenne doit en faire plus pour nous, pour l'Ukraine ».   (...) Il n'est plus question non plus dans le communiqué final d'une réduction de la consommation de gaz russe des 2/3 d'ici la fin de cette année.

Et bien sûr, beaucoup de blabla    (LesEchos)

 

>>> Et l'Ukraine resta seule au monde face à la Russie

Emmanuel Macron a prévenu vendredi, à l'issue du sommet de l'UE à Versailles, que les Européens étaient prêts à prendre des "sanctions massives" contre la Russie si la guerre en Ukraine se poursuivait. Mais les Vingt-Sept ne pourront pas faire plier Vladimir Poutine à court terme qu'avec des sanctions. L'Ukraine reste seule face à la Russie.


 Et l'Europe a calé. Elle a marqué le pas, ironie du sort au château de Versailles dans la galerie des batailles, alors qu'elle avait été jusqu'ici étonnamment unie et très active sur le front ukrainien. Mais que pouvait-elle faire de plus au-delà des sanctions inédites à l'encontre de la Russie et de la solidarité vis-à-vis de l'Ukraine et des réfugiés, sinon la guerre ? Les Vingt-Sept n'ont donc pas voulu provoquer Vladimir Poutine en acceptant rapidement l'Ukraine dans l'Union européenne. Le président russe, qui a les mains libres pour envahir l'Ukraine sous les yeux et les télés du monde entier, a su très vite que personne n'irait mourir pour Kiev. Les Etats-Unis le lui ont d'ailleurs dit publiquement de façon surprenante au premier jour de l'attaque : pas de GI's en Ukraine. 

LaTribune

 

>>> Honteux : le gaz russe coule à flots en Europe, et notamment depuis le début de la guerre en Ukraine. Piégée par le gaz russe, l'Europe tente de se détacher de cette source d'approvisionnement essentielle à son activité économique. Mais alors que les Américains et les Britanniques ont décidé d'un embargo sur les hydrocarbures, les livraisons de gaz russe aux pays européens ont flambé depuis le début du conflit. Après une hausse de plus de 900% l'an dernier, les prix commencent même à reculer, selon le TTF néerlandais, la référence du marché du gaz naturel européen. De quoi continuer, pour le moment, à financer la guerre de Vladimir Poutine. LaTribune

 

 

La dormition de l'Europe, sa mollesse voire sa complaisance vis-à-vis de Poutine : un vieille histoire

 

Cette guerre de Poutine, très prévisible, montre le déni ouest-européen qui a prévalu plus de 10 ans

J'ai commencé ce blog, fin 2013, parce que la politique de la France lors de la révolution de Maïdan m'avait écoeuré. La France ne comprenait pas ce qui se passait.

Je ne pouvais pas rester sans rien faire. Je me suis porté volontaire pour être observateur international pendant les élections présidentielles qui ont suivi la fuite de Yanoukovitch en Russie.

A l'issue des élections, j'ai été frappé que l'ambassade de France de Kiev ne reçoivent pas les observateurs français. L'ambassade qui nous a amicalement reçu, c'était l'ambassade des Etats-Unis.

L'accueil des ukrainiens avait été fantastique. On sentait une envie de liberté, une énergie, une volonté d'avoir des élections démocratiques. Dans le Donbass et dans le sud, les agents de Poutine essayaient  de troubler cette élection. Par la violence, la corruption, l'intimidation, la désinformation. Mais leurs  plans échouèrent ; sauf dans le Donbass où les élections n'avaient pas pu se dérouler normalement.

De retour en France, devant la faiblesse de l'engagement français, et face à l'activation des réseaux russes pour perturber l'information, je créais avec une amie cette petite association. Je ne voulais pas rester les bras croisés alors que Poutine avait -déjà- lancé une guerre contre les sociétés démocratiques occidentales. Mais que faire face aux oligarques richissimes et à leur influence dans le monde politique, industriel, médiatique ? Pas grand chose, hélas. Aujourd'hui, avec cette erreur colossale du crétin du Kremlin, ça bouge enfin. Hélas, ce sont les Ukrainiens, y compris femmes enfants vieillards,  qui en paient le prix.

Le déni ouest-Européen, l'hypocrisie de l'Allemagne

 >>> Face à Poutine, un déni européen

Enquête. Jusqu’à la veille de l’invasion russe, le 24 février, les capitales européennes sont restées très méfiantes vis-à-vis des alertes lancées par Washington. Paris et Berlin, en particulier, ont voulu croire aux vertus de la politique de la main tendue. Récit d’une guerre impensable. LeMonde

 

>>> L'hypocrisie de l'Allemagne

> Au Bundestag, Zelensky face à l’hypocrisie allemande. En s’adressant en visioconférence devant le Parlement allemand, le président ukrainien a fustigé l’obsession du business de Berlin aux dépens des droits de l’homme et d’un réel soutien aux Ukrainiens. Libération

 > Les Allemands sont-ils vraiment nos alliés ? Dans leur volonté de renoncer à toute énergie nucléaire, les Allemands se sont non seulement rendus dépendants à l'extrême du gaz russe. Mais ils ont aussi, estime Pascal Perri, tenté de saboter la réindustrialisation française. LesEchos

 

 

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