D’après le Live du Monde
23:18 L’AIEA « inquiète » de bombardements « mettant en danger » le personnel. « L’Ukraine a informé l’AIEA que les troupes russes bombardaient des postes de contrôle ukrainiens » sur la commune de Slavoutitch, « mettant en danger les logements et les familles » des travailleurs de la centrale nucléaire, selon un communiqué de l’instance onusienne basée à Vienne. Son directeur général Rafael Grossi « a exprimé son inquiétude au sujet de ce développement, qui intervient quelques jours seulement après la première rotation » des employés depuis le début de l’invasion.
22:20 La réponse de Biden à l’invasion de l’Ukraine n’est pas assez dure, selon une majorité d’Américains. Quatre semaines après le début de la guerre, le président Biden est confronté à une pression croissante aux Etats-Unis : selon un sondage réalisé par l’Associated Press et NORC : quelque 56 % des Américains – dont 43 % chez les démocrates, 68 % chez les républicains – pensent qu’il n’a pas été « assez dur » dans sa réponse.
19:45 La chef de l’opposition biélorusse exhorte les soldats de son pays à ne pas attaquer l’Ukraine
>>> « Pour tout dire, j’aimerais juste partir loin, loin d’ici » : à Lviv, un orphelinat dans la guerre article
>>> « Il ne fait aucun doute que les civils sont ciblés par les frappes russes » article
18:28 La poste suédoise PostNord suspend lettres et colis vers et depuis la Russie
>>> Que sont les bombes au phosphore blanc, ces armes que les Russes sont accusés d’avoir utilisées ? Ces bombes incendiaires qui causent, notamment, d’atroces brûlures
ne sont pas interdites par les traités internationaux. En revanche, leur
utilisation contre les populations civiles est strictement prohibée. article
17:38 Jusqu’à douze ans de prison pour « collaboration » avec la Russie, selon une nouvelle loi. La Rada, le Parlement ukrainien, a définitivement voté jeudi un projet de loi qui rend passible d’une peine allant jusqu’à douze ans de prison « la collaboration » avec la Russie, un mois après le début de l’invasion de l’Ukraine par les forces russes.
>>> Volodymyr Zelensky demande une « aide militaire sans restriction » à l’OTAN. Le président ukrainien dénonce également « des conditions inégales » de combat à Kiev. article
17:25
>>> « Par le passé, les forces russes ont montré une propension à remplacer le manque d’hommes par davantage de violence » article
>>> L’Ukraine détruite : les villes avant et après le passage des forces russes vidéo
17:18 Plusieurs morts dans un bombardement à Kharkiv
Au moins six civils ont été tués, et 15 autres, blessés, jeudi lors d’un bombardement russe à Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, a annoncé sur Facebook Oleg Syniegoubov, le gouverneur régional. Le bombardement, effectué avec des « armes de longue portée », a touché un bureau de poste près duquel des habitants locaux recevaient de l’aide humanitaire, a-t-il précisé, dénonçant un nouveau « crime des occupants russes ».
Deuxième ville du pays, comptant presque 1,5 million d’habitants avant la guerre, Kharkiv est située à une quarantaine de kilomètres de la frontière russe.
Depuis le début de l’invasion, à la fin de février, la ville est pilonnée par des bombardements russes, qui y ont détruit près d’un millier de bâtiments, pour la plupart des immeubles résidentiels, avait fait savoir lundi le maire de Kharkiv, Ihor Terekhov, cité par les médias.
16:58 Les Occidentaux veulent empêcher la Russie d’utiliser son or
16:52 Des dizaines de personnes fuient les combats autour de Kiev
Des dizaines de personnes ont fui jeudi les combats autour de Kiev dans une zone que l’Ukraine affirme avoir reprise à la Russie, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse. D’intenses échanges d’artillerie lourde pouvaient être entendus depuis la banlieue d’Irpin, au nord-ouest de la capitale, et l’on pouvait voir des colonnes de fumée s’élever dans le ciel, selon ces journalistes, présents sur place.
Des maisons ont pris feu, contraignant des habitants d’Irpin à quitter cette banlieue, où ils avaient pu jusqu’à présent continuer de vivre malgré la proximité des combats. Un dépôt a également pris feu près d’immeubles résidentiels situés à l’ouest de la capitale, tandis que des civils parvenaient à trouver refuge derrière un supermarché, selon les journalistes de l’AFP.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, avait affirmé mercredi que « la presque totalité d’Irpin était déjà sous contrôle des soldats ukrainiens ».
« Les maisons sont détruites, il ne reste que les sous-sols », a déclaré à l’AFP Leonïd Markevych, un entrepreneur de 55 ans, en quittant sa maison située à la sortie d’Irpin. « Chaque matin, chaque soir, tous les jours les Russes attaquent, et chaque jour nos garçons les repoussent », a-t-il ajouté. « Nous subissons donc jour et nuit des tirs d’artillerie lourde ».
Les habitants, parmi lesquels des enfants, étaient transportés hors d’Irpin dans des véhicules de secours, avant d’être reçus dans un centre d’accueil où des policiers contrôlaient leurs papiers et leurs affaires. Ils étaient ensuite évacués à bord de bus jaunes. Les habitants d’Irpin partaient avec tout ce qu’ils pouvaient prendre avec eux, y compris leurs animaux de compagnie.
16:45 Déluge de feu au nord-ouest de Kiev
Le
front au nord-ouest de Kiev s’est de nouveau embrasé lors des derniers
jours, et la capitale ukrainienne a, pour la première fois, mercredi 23
mars, été frappée par l’artillerie russe – les bombardements étant
jusqu’à présent dus à des raids aériens et à des tirs de missiles,
rapporte notre envoyé spécial à Kiev, Rémy Ourdan. article
14:49 A Mélitopol
Notre journaliste spécialiste de l’Europe de l’Est a tweeté cette annonce du maire de la ville occupée par les Russes.
Le maire de Melitopol (région de Zaporijia), Ivan Fedorov, avait été enlevé le 11 mars parce qu’il « refusait de coopérer avec l’ennemi », selon les autorités ukrainiennes. L’élu a été libéré mercredi 16 mars dans le cadre d’un échange contre neuf conscrits russes de 19 et 20 ans – « des enfants », selon le bureau de la présidence. Dans un premier temps, les autorités avaient évoqué une « opération spéciale » pour le libérer. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’est entretenu avec lui par téléphone. « Je suis content de t’entendre, c’est la voix d’un homme vivant », a-t-il plaisanté. « Merci beaucoup de ne pas m’avoir laissé tomber », a salué le maire. « On ne laisse pas tomber les nôtres ! », a rétorqué le chef de l’Etat.
>>> Voilà que resurgit ce qui était enfoui. « Nous sommes passés
rapidement de la sidération au réveil. L’Europe retrouve une voix, la
solidarité des peuples s’exprime. C’est un début et un peu d’espoir dans
la noirceur ambiante. » OF
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14:16 Sur le terrain
Les bombardements et combats localisés se poursuivaient dans plusieurs villes d’Ukraine. « Les forces russes ont continué de se préparer pour un conflit prolongé et figé », estime l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW) américain.
Voici un point de la situation établi jeudi à partir d’éléments des journalistes de l’Agence France-Presse sur place ainsi que des déclarations officielles ukrainiennes et russes, de sources occidentales, d’analystes et d’organisations internationales.
Kiev, Kharkiv et le Nord
De nombreux combats épars et localisés sont évoqués sans que le rapport de force ne soit, semble-t-il, modifié de façon significative. Les forces ukrainiennes mènent « des contre-attaques efficaces et limitées pour soulager la pression sur Kiev » quoique de moindre ampleur que ce qu’affirment des responsables ukrainiens, dit l’ISW dans son dernier rapport quotidien.
Kharkiv, deuxième ville du pays, dans le Nord-Est, est entourée par les forces russes sur plusieurs côtés et les grands axes, mais n’est pas encerclée. Pas d’offensive majeure ces dernières vingt-quatre heures mais plusieurs foyers de combat.
Le Sud
La ville de Kherson reste la seule ville majeure conquise entièrement par les forces de Moscou, qui « essayent toujours d’encercler Mykolaïv en ambitionnant d’avancer sur l’ouest vers Odessa », estimait mercredi le ministère de la défense britannique.
L’Ouest et le Centre
Pas de bombardement majeur sur l’ouest et le centre de l’Ukraine ces derniers jours.
L’Est
Au moins quatre personnes sont mortes, dont deux enfants, et six autres ont été blessées par des frappes russes sur la localité de Roubijne, près de Louhansk, selon le gouverneur de la région, Serhi Haïdaï. Le bilan risque de « s’avérer bien supérieur », a-t-il estimé, accusant les Russes d’utiliser des bombes au phosphore. D’autres responsables de cette région ont accusé les Russes d’utiliser de telles bombes ces derniers jours, accusations invérifiables dans l’immédiat.
Mer Noire
La marine ukrainienne affirme avoir détruit un navire russe de transport de troupes ancré dans le port de Berdiansk, ville proche de Marioupol sur la mer d’Azov, information elle aussi invérifiable dans l’immédiat.
Marioupol est assiégée par les Russes depuis la fin février et pilonnée sans répit. Les progrès de Moscou sont « lents et pénibles », selon l’ISW.
Bilan humain
Aucun bilan précis et récent n’est disponible. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) évoquait au moins 925 civils tués dont soixante-quinze enfants il y a quelques jours. Il fait peu de doutes que les bilans réels sont très supérieurs.
Sur le plan militaire, les fourchettes de chiffres sont extrêmement larges. Les sources occidentales parlent à l’unisson de plusieurs milliers de morts côté russe, Kiev allant même jusqu’à 12 000, sans que Moscou ne propose de chiffres depuis les 498 décès admis le 2 mars.
Côté ukrainien, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a évoqué le 12 mars « environ 1 300 » militaires tués. Presque deux semaines après, ce chiffre a peu de signification.
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14:09
13:50
13:45 La Pologne refuse de payer en roubles le gaz russe [je pense que ce ne sera pas la seule. En attendant de rompre définitivement]
13:43 L’Allemagne veut se laisser la possibilité de « suspendre » la fermeture des centrales à charbon pour remplacer le gaz russe
13:31 « Seule la mer vous sépare de cette politique agressive » menée par la Russie, a mis en garde le président ukrainien devant le Parlement suédois
Jeudi, le président ukrainien a poursuivi sa tournée diplomatique en intervenant devant le Parlement suédois. « Si l’Ukraine ne résistait et ne se défendait pas (...) cela signifierait que tous les voisins de la Russie seraient en danger à partir de maintenant », a affirmé Volodymyr Zelensky dans un discours par visioconférence.
« Cela signifierait que vous êtes en danger, car seule la mer vous sépare de cette politique agressive » de la Russie, a-t-il mis en garde. M. Zelensky a cité des émissions de télévision en Russie où des experts parlent ouvertement d’une attaque sur le Gotland, une île suédoise à la situation stratégique au milieu de la mer Baltique.
« La Russie est entrée en guerre avec l’Ukraine car elle veut aller plus loin en Europe, ils veulent détruire la liberté en Europe », a affirmé le président ukrainien. Il a également appelé à prendre des nouvelles sanctions chaque semaine contre la Russie. « Aucun baril de pétrole russe, aucun bateau russe dans vos ports (...) leur machine de guerre doit être coupé de ses moyens de subsistance », a enjoint le leader ukrainien.
M. Zelensky a remercié la Suède pour son soutien, alors que le pays scandinave a rompu pour la première fois depuis 1939 avec sa doctrine de ne pas livrer d’armes à un pays en guerre. Évoquant les couleurs identiques des drapeaux des deux pays, son discours a été salué par deux ovations debout, avant et après son intervention.
Non membre de l’Otan et officiellement non alignée, la Suède a annoncé jeudi une deuxième livraison de 5 000 armes antichar à l’Ukraine. L’invasion russe s’est traduite par un bond historique dans l’opinion suédoise en faveur de l’adhésion à l’OTAN, même si la première ministre Magdalena Andersson a, pour l’heure, fermé la porte à une candidature.
13:03 La municipalité de Marioupol affirme que des milliers d’habitants sont « déportés massivement vers la Russie »
« Les habitants du quartier Livoberejny commencent à être déportés massivement vers la Russie », a accusé jeudi le conseil municipal de Marioupol, grande ville assiégée du sud de l’Ukraine, affirmant qu’« environ 15 000 habitants de Marioupol sont visés par cette déportation illégale ». Ces accusations étaient invérifiables dans l’immédiat.
« Ace jour, nous savons qu’environ 6 000 habitants de Marioupol ont été déportés de force vers le territoire de l’occupant », écrit sur Telegram la municipalité de Marioupol. Elle précise que, « bien que la partie russe annonce régulièrement l’évacuation possible de personnes vers le territoire contrôlé par l’Ukraine, ce n’est, en réalité, pas le cas. Depuis vingt jours, les occupants bloquent les convois d’évacuation et empêchent les personnes d’être secourues en toute sécurité ».
Les autorités locales avaient fait savoir dimanche que des milliers d’habitants de la ville, située à une soixante de kilomètres de la frontière, avaient été conduits de force en Russie, sans donner de chiffre précis. Au même moment, les agences de presse russes avaient signalé que plusieurs centaines de réfugiés en provenance de Marioupol étaient arrivés en Russie à bord d’autobus au cours des jours précédents.
Volodymyr Zelensky avait affirmé mardi que près de 100 000 personnes étaient encore piégées dans les ruines de Marioupol, « sans nourriture, sans eau, sans médicaments, sous des bombardements constants ». A l’hôpital numéro un, les patients sont soignés dans les sous-sols à la lueur des chandelles, rapportait mercredi le conseil municipal de la ville.
>>> « A Marioupol, on peut mourir à chaque instant » (Lemonde)
12:59 Les Occidentaux envisagent de fournir des missiles antinavires à l’Ukraine
Les Etats-Unis « ont entamé des consultations [avec leurs alliés] pour fournir des missiles antinavires à l’Ukraine », a déclaré jeudi une haute responsable américaine, soulignant toutefois que ce scénario présentait des « défis techniques ».
Elle a par ailleurs affirmé que, lors du sommet de l’OTAN à Bruxelles, « beaucoup » de dirigeants avaient estimé que « la Chine [devait] prendre ses responsabilités dans la communauté internationale » et qu’il fallait « continuer à demander à la Chine de ne pas soutenir la Russie dans son agression ».
12:43 A l’OTAN, le président ukrainien demande une « aide militaire sans restriction »
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a demandé jeudi à l’OTAN de fournir « une aide militaire sans restriction » à son pays, pour qu’il puisse faire face à l’armée russe que Kiev affronte pour l’instant « dans des conditions inégales ».
« Pour sauver les gens et nos villes, l’Ukraine a besoin d’une assistance militaire sans restriction. De même que la Russie utilise, sans restriction, tout son arsenal contre nous », a déclaré M. Zelensky dans un message vidéo publié sur son compte Telegram, à l’attention des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Alliance atlantique, réunis en sommet extraordinaire à Bruxelles.
Le président ukrainien a, par ailleurs, accusé à son tour la Russie d’utiliser des « bombes au phosphore » dans les attaques contre son pays. Cette arme, qui peut servir pour illuminer un champ de bataille la nuit ou pour produire de la fumée, peut également être utilisée à des fins incendiaires.
« C’est un produit chimique qui a la particularité de brûler au contact de l’air », a expliqué mercredi à l’antenne Michel Goya, consultant défense de BFM-TV. Bien qu’elle ne soit pas classifiée comme arme chimique et donc pas interdite, « c’est une arme dégueulasse », qui ne doit pas être utilisée contre des civils, selon l’expert.
12:10 TCHAT : L'armée ukrainienne a-t-elle les moyens et un intérêt de frapper en profondeur derrière les lignes russes pour cibler des armes éloignées (postes d'artillerie, rampes de missiles) ou des lignes logistiques très en amont (dépôts de carburants, lignes de chemin de fer utilisées par l'envahisseur, pont de Crimée de Kertch) ?
Yohann Michel (chercheur à l’IISS) : L’armée ukrainienne disposait, avant le conflit, de capacités limitées de frappes dans la profondeur. Néanmoins, on observe régulièrement des frappes contre des objectifs militaires, y compris à une certaine distance des lignes de front. Un navire russe a ainsi été visiblement frappé ce matin dans le port de Berdiansk. Il faut néanmoins se souvenir que les forces russes disposent de moyens d’intercepter une partie de ces missiles, notamment autour de leurs installations et infrastructures les plus sensibles.
10:54 Le directeur du théâtre de Kherson a été libéré
9:54 D’après l’Unicef, depuis le début de la guerre, plus de la moitié des enfants ukrainiens ont été déplacés
Plus de moitié des enfants en Ukraine ont dû quitter leur foyer pour fuir l’insécurité et les combats déclenchés par la guerre depuis le 24 février, a déclaré l’Unicef jeudi.
« Un mois de guerre en Ukraine a entraîné le déplacement de 4,3 millions d’enfants – plus de la moitié de la population enfantine du pays, estimée à 7,5 millions », a détaillé le Fonds des Nations unies pour l’enfance dans un communiqué.
9:42 Des frappes russes ont tué quatre personnes près de Louhansk, dans l’est de l’Ukraine
Au moins quatre personnes – dont deux enfants – sont mortes, et six autres ont été blessées dans des frappes russes sur la localité de Roubijne, près de Louhansk, dans l’est de l’Ukraine, a annoncé jeudi le gouverneur de la région, Serhi Haïdaï. Ce dernier a ajouté que le bilan risquait de « s’avérer bien supérieur ».
« L’aviation russe a commencé à larguer des bombes au phosphore sur Roubijne », a-t-il accusé. D’autres responsables de cette région ont accusé les Russes d’utiliser de telles bombes ces derniers jours, accusations invérifiables dans l’immédiat.
« Les Russes agonisent, ils n’arrivent pas à avancer, voilà pourquoi ils ont commencé à utiliser des armes lourdes », a avancé M. Haïdaï. Des frappes russes ont aussi touché Lyssytchansk et Novodroujesk, deux villes situées à 80 kilomètres au nord-ouest de Louhansk, a-t-il par ailleurs dit, sans donner plus de détails.
9:27 Plus d’informations concernant la destruction d’un navire russe à Berdiansk
La marine ukrainienne a affirmé jeudi avoir détruit un navire de transport de troupes russes ancré dans le port de Berdiansk, ville proche de Marioupol sur la mer d’Azov.
« Le navire de transport de troupes Orsk a été détruit dans le port occupé de Berdiansk. Gloire à l’Ukraine ! », a écrit la marine dans un message sur son compte Facebook, accompagné de trois photos : un gros plan du navire non endommagé, et deux photos montrant, de loin, de la fumée dans le port et un bateau en feu, sans qu’on y distingue clairement le bateau.
Selon l’agence TASS, qui citait la chaîne de télévision Zvezda du ministère de la défense russe, ce navire de transport de troupes et de matériel appartenant à la flotte de la mer Noire était le premier navire russe de guerre russe à arriver à Berdiansk, le 21 mars. Le navire, qui peut transporter jusqu’à 1 500 tonnes de cargaison, « est en train de décharger sous nos yeux des véhicules blindés qui renforceront notre déploiement », ajoutait la même source.
L’information était invérifiable dans l’immédiat. L’armée russe ne donne que très rarement des informations sur ses pertes.
Le port de Berdiansk est situé à 80 kilomètres à l’ouest du port stratégique de Marioupol, dont les Russes tentent de s’emparer depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, le 24 février. Marioupol est assiégée depuis la fin de février et pilonnée sans répit.
Cette région du sud-est de l’Ukraine est l’une de celles où les forces russes ont le plus progressé depuis le début du conflit, même si elles ne peuvent revendiquer le contrôle total que d’une seule ville d’importance, Kherson.
>>> En Slovaquie, le désinformateur était payé par Moscou
Visiblement réalisée par les services de sécurité locaux, une vidéo montre un attaché militaire adjoint de l’ambassade russe verser de l’argent à l’un des contributeurs du plus grand site de désinformation du pays, qui a depuis été bloqué. Article
9:08 Dans un orphelinat à Lviv
La guerre a déjà fait 10 millions de déplacés à travers le pays selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR). Parmi eux, des enfants dans des situations dramatiques : orphelins, séparés de leurs parents par les services sociaux, ou par la guerre. D’après le HCR, 100 000 jeunes Ukrainiens, dont la moitié sont handicapés, vivent dans des institutions ou des internats.
Comme de nombreux autres lieux dans les villes à l’ouest de l’Ukraine, l’orphelinat de Svetlana Gavriliouk sert d’espace de refuge pour ces enfants fuyant la guerre, ou d’étape vers une organisation d’accueil sise à l’étranger. « Il y a une rotation constante », explique la directrice. Nous avons des enfants qui arrivent et d’autres qui partent. »
>>> Oksana Baulina, journaliste russe, tuée dans un bombardement à Kiev
La reporter, qui travaillait pour le média indépendant en ligne « The Insider », a été tuée par une roquette pendant qu’elle était en train de filmer les dommages causés par une précédente frappe sur un centre commercial de la capitale ukrainienne. Article
>>> « Aujourd’hui, Marioupol est un enfer à ciel ouvert » : les témoignages d’Ukrainiennes ayant fui la ville (Lemonde)
6:30 Un metteur en scène de théâtre kidnappé à Kherson
Les troupes russes qui occupent la ville de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, sont accusées d’avoir kidnappé Oleksandr Kniga, un des metteurs en scène de théâtre les plus connus du pays, et de l’avoir emmené dans un lieu inconnu, « d’une manière brutale et fasciste » a déclaré le ministre ukrainien de la culture, Oleksandr Tkachenko.
Selon des témoins entendus par Associated Press, neuf véhicules militaires russes se sont arrêtés au domicile du metteur en scène tôt mercredi et l’ont fait sortir. Les Russes ont averti les voisins que s’ils sortaient de chez eux, ils seraient tués. « Le monde entier devrait être informé de cette affaire ! », a déclaré le ministre sur Facebook. Kniga, 62 ans, est l’un des metteurs en scène de théâtre les plus importants et les plus respectés d’Ukraine. Il a fondé le festival international de théâtre Melpomène de Tavria. Il fait partie des nombreux habitants de Kherson qui s’opposent à l’occupation russe.
>>> Au vingt-neuvième jour de l’attaque contre l’Ukraine, les forces russes ne contrôlent ni la capitale, Kiev, ni la ville portuaire stratégique de Marioupol, dans le Sud, mais poursuivent les bombardements sur plusieurs villes. Le Pentagone a estimé, mercredi, que l’armée russe prenait des « positions défensives ». Les Ukrainiens les ont ainsi repoussé à 55 kilomètres du centre de Kiev.









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