Toujours le live du Monde, qui est vraiment la référence en France pour la couverture de cette guerre, aux multiples ramifications.
Washington accuse la Russie de crimes de guerre en Ukraine ; Zelensky exhorte les entreprises françaises à quitter la Russie
21:51 L’AIEA « gravement préoccupée » par « la sûreté et la sécurité des installations nucléaires » en Ukraine . Dans un communiqué publié mercredi, Rafael Mariano Grossi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) fait part de son inquiétude concernant les installations nucléaires en Ukraine. Il souligne notamment « la nécessité urgente de conclure un accord-cadre qui permettrait à l’AIEA de fournir une assistance technique pour l’exploitation sûre et sécurisée des installations nucléaires de l’Ukraine, qui comprennent quinze réacteurs ainsi que le site de Tchernobyl ». Il rappelle que « l’autorité de régulation ukrainienne a informé l’AIEA que les pompiers tentaient d’éteindre des incendies de forêt près de la centrale nucléaire de Tchernobyl ».
21:19 Renault annonce la suspension de son activité industrielle en Russie
Le conseil d’administration de Renault a annoncé la suspension de ses activités industrielles en Russie. « Les activités de l’usine Renault de Moscou sont suspendues à partir de ce jour », annonce le constructeur dans un communiqué publié après des appels à un boycott mondial de la marque lancés par la diplomatie ukrainienne. Le groupe dit aussi évaluer « les options possibles concernant sa participation dans AvtoVAZ, tout en agissant de manière responsable envers ses 45 000 salariés en Russie ». AvtoVAZ, détenue à 69 % par Renault, est leader du marché russe avec sa marque Lada. Le constructeur se dit « contraint de revoir ses perspectives financières pour l’année 2022 avec une marge opérationnelle du groupe de l’ordre de 3 % », contre plus de 4 % précédemment.
>>> "Jamais je ne vivrai sous Poutine"
La terrible photo qui a fait le tour du monde montre le visage ensanglanté d’une Ukrainienne de 52 ans. «Jamais je ne vivrai sous Poutine», a-t-elle témoigné.
La photo d’une Ukrainienne, le visage en sang, est devenue iconique. Elle a été diffusée jeudi par de nombreux médias de la planète et était en couverture de plusieurs journaux ce vendredi. (Galerie ci-dessus) Elle est «devenue l’un des premiers symboles de la douleur des civils lors de l’invasion russe», a commenté «Newsweek». On sait désormais de qui il s’agit: Olena Kourilo, qui vit à Tchougouïv, près de Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine. Elle a dit avoir un ange gardien.
Cette enseignante de 52 ans a été blessée jeudi matin dans le bombardement de son immeuble. Son visage ensanglanté a été immortalisé par un photographe américain peu après. Puis, plus tard, à la sortie de l’hôpital de Tchougouïv, elle a livré son témoignage LeMatin
21:10 La liste des entreprises françaises refusant de cesser l'intégralité de leurs activités et/ou mettre fin à l'intégralité de leurs investissements et possessions en Russie (de quelque nature que ce soit) est-elle disponible quelque part ?
Lors de son adresse au Parlement français mercredi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a de nouveau demandé aux entreprises françaises de quitter la Russie, un choix que peu d’entre elles ont décidé de faire jusqu’ici. Avant la guerre, plus de 500 entreprises françaises (dont 35 groupes du CAC 40) opéraient en Russie, selon Bercy, alors que la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe revendiquait « plus de 400 membres » sur son site Internet.
Toujours selon Bercy, la France est le premier employeur étranger en Russie, avec quelque 160 000 salariés, certains groupes y étant particulièrement présents, à l’image de Renault, qui vient d’annoncer suspendre les activités de son usine à Moscou, dans un communiqué, actionnaire à 67 % du constructeur local AvtoVAZ, et de sa marque Lada. Autre groupe du CAC 40 avec une empreinte russe importante, TotalEnergies produit 16,6 % de ses hydrocarbures en Russie, et même 30 % pour le gaz seul, avec une forte implication sur le champ gazier Yamal, à l’extrême nord du pays.
TotalEnergies
y détient une participation de 20 % dans Yamal GNL, un projet de gaz
naturel liquéfié qui a démarré sa production en 2020, et 10 % dans Artic
LNG 2, qui doit débuter ses livraisons en 2023. Le groupe détient aussi
19,4 % du géant du gaz russe Novatek.
Autre employeur important
sur place, la Société générale, actionnaire majoritaire de Rosbank
(12 000 salariés), un poids lourd du secteur bancaire russe. Le 16 mars,
son directeur général Frédéric Oudéa a rappelé que sa filiale avait « été organisée et gérée de façon autonome après les événements en Crimée » de 2014, la banque ajoutant qu’il n’avait donné « aucune indication » sur son avenir en Russie.
Côté services, plusieurs enseignes détenues par la famille Mulliez sont très implantées en Russie, à commencer par Leroy Merlin, dont c’est le deuxième marché derrière la France, mais aussi Auchan, qui réalise en Russie plus de 10 % de ses ventes, ou encore l’enseigne sportive Decathlon. Adeo, holding de Leroy Merlin, a redit mercredi qu’elle maintenait son activité en Russie, mais allait « suspendre » ses nouveaux investissements. Fermer ses magasins serait considéré comme une « faillite préméditée », « ouvrant la voie à une expropriation qui renforcerait les moyens financiers de la Russie », a défendu le groupe dans une déclaration à l’AFP.
La Russie a décidé d’accentuer la pression sur les groupes étrangers qui seraient tentés par un retrait, n’hésitant pas à agiter la menace d’une nationalisation des actifs sur place. Le mouvement patronal Ethic (Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance) renvoie la responsabilité au gouvernement. « C’est à l’Etat (français), et à lui seul, de décider et de donner l’ordre aux entreprises de fermer et de quitter le territoire – et en assumant les conséquences sur place et en France de cette décision », indique-t-il mercredi.
Voici une liste des entreprises occidentales encore présentes en Russie, sur le site de l’école de management de Yale
20:32 Sanofi arrête toute nouvelle dépense non essentielle en Russie
Le laboratoire pharmaceutique français Sanofi a annoncé mercredi « arrêter toute nouvelle dépense qui ne serait pas directement liée » à la fourniture de ses « médicaments essentiels et vaccins en Russie et en Biélorussie ».
« Nous sommes choqués et attristés par la brutalité de l’agression russe contre l’Ukraine et les souffrances auxquelles le peuple ukrainien fait face, déclare le groupe dans un communiqué publié sur son site. En tant qu’entreprise de santé avec une vocation claire, nous continuons à sécuriser l’approvisionnement et l’accès aux médicaments essentiels et vaccins à tous les patients. »
L’arrêt de nouvelles dépenses comprend « les activités de publicité et de promotion et l’arrêt du recrutement de patients pour les essais cliniques en cours, tout en continuant à traiter ceux déjà intégrés dans nos programmes ». « Arrêter l’ensemble de nos opérations reviendrait à priver ceux qui en ont besoin de médicaments essentiels et de vaccins. Cela irait à l’encontre de notre vocation », explique le groupe.
Le laboratoire annoncé par ailleurs que sa fondation « accélère les donations de médicaments essentiels et vaccins pour les patients en Ukraine et les réfugiés ukrainiens ».
20:26 Une journaliste russe tuée dans un bombardement à Kiev. Une journaliste russe a été tuée mercredi dans un bombardement à Kiev, a annoncé dans la soirée le média en ligne pour lequel elle travaillait, The Insider. Oksana Baulina a été tuée par une roquette pendant qu’elle était en train de filmer les dommages causés par une précédente frappe sur un centre commercial de l’arrondissement de Podil, dans le nord-ouest de la capitale ukrainienne, selon un communiqué de son journal.
20:17 Berlin va livrer 2 000 armes antichars à l’Ukraine, selon une source parlementaire
L’Allemagne va livrer 2 000 armes antichars supplémentaires à l’Ukraine pour la soutenir face à l’invasion russe, a déclaré mercredi une source parlementaire à l’AFP. Cette source, qui a souhaité conserver l’anonymat, confirmait des informations circulant dans les médias allemands.
Les forces ukrainiennes ont déjà reçu 1 000 armes antichars et 500 lance-missiles sol-air de type Stinger pris dans les réserves de la Bundeswehr, l’armée allemande. Par ailleurs, l’Allemagne a fait parvenir environ 500 missiles sol-air Strela sur les 2 700 promis.
Le reste des missiles « est en voie d’être acheminé », a assuré la ministre des affaires étrangères, Annalena Baerbock, mercredi lors d’une intervention au Bundestag. « Nous sommes l’un des plus gros fournisseurs d’armes à l’Ukraine dans la situation actuelle », a-t-elle déclaré. « Cela ne nous rend pas fiers, mais c’est ce que nous devons faire maintenant pour aider l’Ukraine », a estimé la ministre écologiste.
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20:00 L'essentiel
- Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’est adressé au Parlement français. Il a déclaré attendre de la France qu’elle aide l’Ukraine à mettre fin à cette « guerre contre la liberté, l’égalité et la fraternité » et à adhérer à terme à l’Union européenne.
- Joe Biden était en route mercredi pour l’Europe, où il assistera aux trois sommets internationaux organisés jeudi à Bruxelles : OTAN, G7 et Union européenne. Le président américain, qui va s’efforcer de renforcer l’unité des Occidentaux et d’alourdir les sanctions contre la Russie, se rendra vendredi et samedi en Pologne, première destination pour la majorité des 3,5 millions de réfugiés ukrainiens.
- Moscou a accusé mercredi les Etats-Unis d’entraver les « difficiles » négociations russo-ukrainiennes, estimant que le but de Washington était de « dominer » l’ordre mondial, y compris par le biais des sanctions. La partie ukrainienne a également qualifié les pourparlers de « difficiles », soulignant qu’elle avait « des positions claires et de principe ».
- L’OTAN va déployer quatre nouveaux groupements tactiques en Bulgarie, Roumanie, Hongrie et Slovaquie pour renforcer ses défenses contre la Russie sur son flanc oriental, et est préparée à protéger les alliés contre une attaque nucléaire, a annoncé mercredi son secrétaire général. L’organisation a par ailleurs estimé que de 7 000 à 15 000 soldats russes avaient été tués depuis le début de la guerre.
- Près de 100 000 personnes sont toujours piégées dans les ruines de Marioupol (Sud), « en état de siège total, sans nourriture, sans eau, sans médicaments, sous des bombardements constants », a alerté le président ukrainien dans une vidéo publiée mercredi à l’aube.
- Kiev reste, quant à elle, un objectif de l’armée russe, mais celle-ci est bloquée ces dernières semaines au nord-ouest et à l’est de la capitale ukrainienne. Elle a dû reculer ces derniers jours sur plusieurs de ces fronts, a affirmé le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko.
- Sur le plan économique, Volodymyr Zelensky a exhorté les entreprises françaises implantées en Russie à cesser de soutenir « la machine de guerre » russe et à quitter le pays, citant Renault, Auchan et Leroy Merlin. Le géant suisse de l’alimentation Nestlé a annoncé qu’il allait réduire encore la gamme de ses produits vendus en Russie mais maintenir l’approvisionnement en produits pour bébé et aliments médicalisés.
- La Chine s’est prononcée contre une exclusion de la Russie du prochain sommet du G20, envisagée par Washington.
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19:38 Le chef de la diplomatie ukrainienne appelle au « boycott » mondial de Renault
Le ministre des affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kuleba, accuse dans un tweet Renault, dont la Russie est le deuxième marché et où il est présent à travers la compagnie AvtoVAZ, de « soutenir une guerre brutale d’agression ». Il appelle en conséquence « les clients et les entreprises à travers le monde à boycotter le groupe Renault ».
18:41 En réponse à Volodymyr Zelensky, Adeo (Leroy Merlin) redit maintenir ses activités en Russie. Adeo, la holding de Leroy Merlin à qui le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé mercredi, parmi d’autres entreprises françaises, de quitter la Russie, a répondu qu’une fermeture serait considérée comme une « faillite préméditée », « ouvrant la voie à une expropriation qui renforcerait les moyens financiers de la Russie ». Dans une déclaration à l’AFP, Adeo assure en revanche avoir « décidé au début du conflit de suspendre les nouveaux investissements » en Russie.
18:36 Exiger le paiement du gaz russe en roubles est une « rupture de contrat », dénonce Berlin
18:18 La Suède va envoyer 5 000 armes antichars supplémentaires
La Suède va envoyer des lance-roquettes antichars à l’Ukraine pour la soutenir face à l’invasion russe, a annoncé sur Twitter la ministre des affaires étrangères suédoise, Ann Linde. « La Suède va doubler sa contribution aux forces armées avec 5 000 armes antichars et du matériel de déminage », a-t-elle annoncé tout en saluant « une nouvelle décision historique ».
18:15 La procureure générale d’Ukraine enquête, en plein conflit, sur des crimes de guerre
En plein conflit armé, la procureure générale d’Ukraine, Iryna Venediktova, s’attache à établir les preuves des crimes dont Kiev et les Occidentaux accusent les forces russes, et même Vladimir Poutine, qualifié par Joe Biden de « criminel de guerre ».
« Oui, nous pouvons le prouver », affirme la procureure à l’AFP avec une pointe de défi dans la voix. « Je peux même dire qu’il est le principal criminel de guerre du XXIe siècle ». A son poste, cette femme âgée de 43 ans recense un nombre croissant de crimes de guerre supposés et attribuables aux forces russes, incluant même celui de génocide. Et agite un paquet de feuilles imprimées, qui recensent la frappe d’une maternité par l’artillerie, un théâtre abritant des enfants éventré et calciné, une rue grise de poussière et couverte de gravats, tout ce qui reste d’immeubles d’habitation.
Ces cas ne sont que quelques exemples de tous les dossiers qu’elle traite et qui impliquent des commandants et des ministres russes, ainsi que Vladimir Poutine.
« Il veut détruire l’Ukraine en temps qu’Etat », lâche-t-elle, après avoir demandé de ne pas révéler par mesure de sécurité l’endroit exact où elle se trouve à Lviv, une ville située dans l’ouest du territoire ukrainien.
Les atrocités commises dans le brouillard de la guerre restent souvent et pour toujours hors d’atteinte de la justice. Les enquêtes sont rares et peuvent demander des années avant d’aboutir, quand c’est le cas. Mais l’Ukraine déploie des efforts soutenus sur ce que Mme Venediktova appelle « le front judiciaire », pour « vaincre dans un avenir proche ». Parce que « le temps s’écoule vite, très vite, pendant une guerre ».
Son bureau a enregistré à ce jour 2 401 « crimes d’agression et crimes de guerre » et 1 516 « crimes contre la sécurité nationale » dans le premier mois du conflit. Et 127 suspects sont « recherchés » dans ce que la procureure appelle l’« affaire principale » contre le gouvernement russe et ses forces armées.
17:13 L'aviation ukrainienne
L’armée de l’air ukrainienne opère dans le plus grand secret. Elle disposerait d’une cinquantaine d’appareils, rapporte le New York Times, qui s’est entretenu avec l’un de ses pilotes.
Ce pilote dont ni le nom de famille ni le grade n’ont été révélés – à sa demande –, explique que l’essentiel des missions a lieu la nuit face à un ennemi parfois cinq fois plus nombreux : « Je ne fais aucun check, je décolle, c’est tout. » Et « chaque fois que je vole, c’est pour un vrai combat aérien », ajoute ce jeune pilote de 25 ans, qui n’aurait jamais imaginé piloter en temps de guerre. Au cours de ses missions, il aurait abattu des avions russes, il n’est toutefois pas autorisé à dire combien, ni de quel type.
Dans cette guerre, l’aviation ukrainienne est en infériorité numérique, ajoute le New York Times, selon qui la Russie effectue quelque deux cents sorties par jour tandis que l’Ukraine en effectue cinq à dix. Dans cette bataille, les pilotes ukrainiens ont cependant un avantage : dans la majeure partie du pays, des avions russes survolent un territoire contrôlé par l’armée ukrainienne, qui peut utiliser des missiles antiaériens pour les abattre.
16:53 Paris dénonce « l’acharnement judiciaire » contre l’opposant russe Navalny
La France a dénoncé mercredi « l’acharnement judiciaire » contre l’opposant russe Alexeï Navalny, condamné à neuf ans de prison dans une colonie à régime sévère, et son entourage. « Nous estimons que M. Navalny n’a pas bénéficié d’un procès équitable et n’a pas sa place en prison. Nous appelons une nouvelle fois les autorités russes à le libérer », a déclaré Anne-Claire Legendre, porte-parole de la diplomatie française.
La peine de neuf ans de détention prononcée mardi contre le principal opposant au Kremlin annule et remplace celle de deux ans et demi qu’il purgeait jusque-là. L’opposant, qui avait été incarcéré pour fraude début 2021, s’est vu condamner cette fois-ci pour « escroquerie » et « outrage à un magistrat », des accusations qu’il rejette et juge politiquement motivées.
16:39 Le Royaume-Uni demande à YouTube de retirer des vidéos « trafiquées » par la Russie
Le ministère de la défense britannique a demandé à YouTube de retirer de sa plate-forme en ligne les vidéos d’un faux appel vidéo adressé au ministre de la défense du pays, Ben Wallace, qui selon lui ont été trafiquées par l’Etat russe. La semaine dernière, Ben Wallace a ordonné une enquête après qu’un imposteur prétendant être le premier ministre ukrainien a réussi à le contacter. Il a déclaré avoir mis fin à l’appel de dix minutes lorsqu’il a commencé à se méfier des questions « trompeuses » qui lui étaient posées.
Plusieurs extraits de la vidéo sont ensuite apparus en ligne, montrant Ben Wallace parlant depuis l’arrière d’un véhicule en mouvement alors qu’il est interrogé sur une série de sujets, dont les armes nucléaires et l’OTAN.
« Nous demandons à YouTube de nous aider à soutenir l’Ukraine en retirant les vidéos falsifiées par l’Etat russe et diffusées pour tenter de saper le moral d’un peuple qui se bat pour sa liberté », a écrit le ministère de la défense britannique sur Twitter, qui a par ailleurs publié une lettre plus longue appelant YouTube, le service de vidéo le plus utilisé au monde, à supprimer ou au moins à bloquer l’accès aux vidéos, conformément à la décision prise le 11 mars par la société de bloquer l’accès aux chaînes associées aux médias financés par l’Etat russe.
16:09 Qu'est qu'on sait sur les origines des soldats de l'armée Russe, étant donné que la Fédération de la Russie comporte beaucoup d'ethnies et minorités? Sur twitter le commentateur Kamil Galeev (Wilson Center) dit que les minorités sont surreprésentées au sein de l'armée, parmi et les conscrits et les contractuels, et donc figurent d'une manière disproportionnée parmi les pertes.
En effet, le chercheur Kamil Galeev souligne cela. Il explique que « les minorités ethniques ne sont pas vraiment minoritaires pour combattre en Ukraine. A en juger par les listes de victimes, les minorités sont largement surreprésentées sur les champs de bataille, comme de la chair à canon ». La lecture de son fil de discussion est à compléter par celui d’Anna Colin Lebedev – maîtresse de conférences en sciences politiques à l’université Paris-Nanterre – qui propose une analyse très intéressante de ce qu’elle appelle « les Russies face à la guerre ».
16:04 Sous pression, Nestlé réduit encore les produits vendus en Russie
Le géant suisse de l’alimentation Nestlé a annoncé mercredi qu’il allait réduire encore la gamme de ses produits vendus en Russie, mais maintenir l’approvisionnement en produits pour bébé et aliments médicalisés. Le groupe basé à Vevey, sur les rives du lac Léman, va suspendre par exemple des marques comme les barres chocolatées KitKat ou les poudres chocolatées Nesquik, selon un communiqué.
Il va également suspendre les produits pour animaux de compagnie ainsi que le café, a précisé un porte-parole de Nestlé à l’AFP.
« Alors que la guerre en Ukraine fait rage, nos activités en Russie se concentrent sur l’approvisionnement en aliments essentiels, tels que la nutrition pour bébé et l’alimentation médicalisée ou pour les hôpitaux », indique Nestlé dans le communiqué, insistant sur le fait que l’objectif n’est « pas de faire des profits ». « Cette approche s’inscrit dans notre mission et nos valeurs », argumente le groupe suisse qui met en avant « le droit fondamental à la nourriture ».
Dans un communiqué publié le 11 mars, le numéro mondial de l’alimentation avait expliqué qu’il avait suspendu ses importations et exportations vers la Russie, notamment de ses grandes marques internationales telles que Nespresso, pour se limiter aux aliments de première nécessité. Il avait déjà auparavant suspendu ses investissements dans le pays et gelé la publicité.
16:02 TotalEnergies attaque Yannick Jadot en diffamation pour ses accusations concernant ses activités en Russie
TotalEnergies a indiqué mercredi à l’Agence France-Presse avoir engagé « sans délai une action en diffamation » à l’encontre du candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot, qui a accusé le groupe de « complicité de crimes de guerre » pour le maintien de ses activités en Russie.
Dans une déclaration transmise à l’AFP, TotalEnergies a dénoncé des « propos inacceptables », « extrêmement graves et infondés », ajoutant continuer « ses opérations d’achat de gaz en Russie pour le revendre, notamment en Europe pour le bénéfice des consommateurs européens ».
Cette action en justice fait suite à une nouvelle passe d’armes survenue mercredi matin entre M. Jadot - qui a déjà accusé par le passé TotalEnergies de « crimes de guerre »- et le PDG du groupe Patrick Pouyanné, qui avait annoncé la veille sa décision d’arrêter tout achat de pétrole ou produits pétroliers russes « au plus tard à la fin de l’année 2022 ».
[TotalEnergie et ses liens avec l’extrême droite – la Française et la Russe - , ce n’est pas une nouveauté. La proximité des criminels russes avec cette entreprise, ce n’est pas nouveau. Personne ne l’avait dit avant. Maintenant, Jadot le dit tout haut. Bravo Jadot]
15:45 Kiev toujours menacée mais l’armée russe recule sur plusieurs fronts, selon son maire
La capitale ukrainienne reste un objectif de l’armée russe, mais celle-ci est bloquée ces dernières semaines au nord-ouest et à l’est de Kiev, et a dû reculer ces derniers jours sur plusieurs de ces fronts, a affirmé mercredi le maire de la capitale, Vitali Klitschko.
« Il y a toujours beaucoup d’attaques venant du nord et de l’est de notre ville », a déclaré l’ancien champion du monde de boxe, au cours d’une conférence de presse dans un parc historique du centre-ville dominant le fleuve Dniepr. L’édile, s’exprimant tour à tour en anglais et en ukrainien, était accompagné de son frère Wladimir, lui aussi champion du monde de boxe anglaise.
« Près de Brovary [périphérie est de Kiev], depuis le nord derrière Lioutij se déroule une grande bataille, et selon des informations de sources officielles, la petite localité de Makariv [à l’ouest] et la presque totalité d’Irpin [au nord-ouest] sont déjà sous contrôle des soldats ukrainiens », a-t-il affirmé. Interrogé sur une contre-offensive ukrainienne en cours, il a assuré n’avoir aucune information précise sur ce sujet. Les zones d’Irpin et de Lioutij étaient toutes deux mercredi le théâtre d’intenses échanges d’artillerie, avec notamment une forte activité à l’arrière du front d’Irpin, a constaté l’AFP.
« Notre message aux Russes : quitter notre pays, rentrez chez vous. Nous ne savons pas combien de temps il faudra (…), cela peut être long », a prévenu le maire de Kiev. « Plutôt mourir que de se mettre à genoux devant les forces russes. Nous sommes prêts à défendre chaque immeuble, chaque rue, chaque recoin de notre ville. Toute la ville a désormais des postes de combat », a encore déclaré M. Klitschko.
15:41 A l’Hôtel de ville, le Conseil de Paris a interrompu ses travaux pour écouter respectueusement et applaudir le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, durant son discours aux parlementaires français. À sa demande, ils se sont levés quelques secondes pour un hommage silencieux aux Ukrainiens morts dans le conflit.
(…) « Les entreprises françaises doivent quitter le marché russe. Renault, Auchan, Leroy Merlin et autres doivent cesser d’être les sponsors de la machine de guerre de la Russie. Elles doivent arrêter de financer les meurtres d’enfants et de femmes. Tout le monde doit se rappeler que les valeurs valent plus que les bénéfices », a conclu Volodymyr Zelensky, très applaudi après un discours d’une dizaine de minutes face au Parlement français.
15:08 La Biélorussie expulse la plupart des diplomates ukrainiens de son territoire
14:57 A Paris, des sénateurs présents devant l’ambassade de Russie pour porter un « appel humanitaire » (…) La sénatrice centriste a dénoncé auprès de l’AFP un traitement « particulièrement méprisant ». « On ne nous a même pas envoyé quelqu’un » pour réceptionner le courrier, et « nous avons dû insister pour avoir le droit de le déposer dans une boîte aux lettres ». (…) Les signataires dénoncent une situation « contraire à toutes les règles du droit international », en particulier à Marioupol. Ils appellent « avec la plus grande fermeté et la plus grande insistance » le gouvernement de Russie à « ouvrir, respecter, exempter d’opérations militaires et sécuriser des couloirs humanitaires », pour permettre aux populations qui le souhaitent de fuir vers l’Union européenne, mais aussi permettre l’acheminement du ravitaillement vers les populations civiles et l’intervention sécurisée des ONG.
14:47 Les pertes russes sont estimées à environ 10 000 soldats
En moins d’un mois de guerre, près de 10 000 soldats russes auraient perdu la vie sur le territoire ukrainien, un rythme très supérieur aux pertes militaires soviétiques en Afghanistan après dix ans de guerre. Les désertions, elles aussi, sont nombreuses.
A titre de comparaison, le bilan de la guerre menée par l’URSS en Afghanistan (1979-1989), est de près de 15 000 morts, après dix ans de conflit.
« Un tel niveau de pertes, qui témoigne d’un mépris traditionnel pour la vie humaine, n’est pas quelque chose de nouveau pour la Russie, il était colossal lors de la seconde guerre mondiale, où lors de la guerre d’hiver contre la Finlande [novembre 1939-mars 1940], souligne l’historienne Françoise Thom, spécialiste de l’URSS et de la Russie, interrogée par Le Monde. Mais Poutine était tellement persuadé qu’il rentrerait en Ukraine comme dans du beurre, qu’il a envoyé des forces de sécurité, comme la Rosgvardia [la garde nationale russe], sans expérience militaire, pour terroriser la population. D’où le nom, d’opération spéciale. » Article
>>> Qui sont les soldats du régiment Azov, accusés d’être les « néonazis » de l’armée ukrainienne ?
Des photos des membres de ce groupe militaire sont très partagées dans le but de montrer que l’armée ukrainienne est « infestée de néonazis ». Ils sont pourtant peu représentatifs des forces armées du pays. Article
14:07 Une attaque russe à l’arme chimique en Ukraine est « une menace crédible », selon Joe Biden. Une attaque russe à l’arme chimique en Ukraine est « une menace crédible », a prévenu mercredi Joe Biden en quittant la Maison Blanche. Le président américain s’envole pour l’Europe, où un marathon diplomatique l’attend. Il participera à trois sommets internationaux jeudi à Bruxelles : celui de l’OTAN, du G7 et de l’Union européenne. [vu qu’il a eu raison concernant l’attaque Russe de l’Ukraine, même sur la semaine où aurait lieu l’attaque - , j’ai tendance à croire que ses déclarations sont justifiées)
13:39 Manifestation en cours à Enerhodar
Cette ville du sud de l’Ukraine, où est située la centrale nucléaire de Zaporijia, est occupée par les troupes russes depuis plusieurs semaines. Au moins plusieurs centaines de personnes manifestent mercredi après-midi contre l’occupant.
13:16 Des troupes russes sont encerclées près de Kiev, selon les Ukrainiens
Selon la mairie de Boutcha, au nord-ouest de Kiev, des combats ont lieu dans cette zone et les troupes russes « ont été encerclées par l’armée ukrainienne à Irpin, Boutcha et Hostomel ». Des informations que Le Monde n’a pas pu vérifier de manière indépendante.
>>> Le réseau Starlink d'Elon Musk permet aux drones ukrainiens d'attaquer de nuit. Les satellites Starlink ont permis aux forces ukrainiennes d’utiliser le réseau fourni pour faire voler leurs drones, qui sont des armes redoutables face aux troupes russes.
L’Aerorozvidka. Ce nom ne dira pas grand-chose à la plupart des Français, pourtant, pour les Ukrainiens, il veut dire beaucoup. Il s’agit des meilleurs en la matière, de la crème de la crème des pilotes de drones, comme le décrit le site Korii. Cette élite, composée d’une cinquantaine d’équipes, a un rôle majeur dans la résistance ukrainienne contre l’armée russe. Ils attaquent surtout la nuit, faisant de l’obscurité une force, et profitant de la fatigue des Russes à ce moment propice. Mais pour fonctionner correctement, ces drones ont besoin d’une bonne connexion et d'un réseau performant.
C’est ainsi qu’Elon Musk et ses satellites Starlink entrent en jeu. Capital11:46
11:47 Le directeur du théâtre de Kherson a été enlevé par l’armée russe
Selon une annonce du maire d’Oleshkiv, relayée par notre journaliste, Faustine Vincent, en charge de l’Europe de l’Est au service international du Monde, le directeur du théâtre de Kherson, Oleksandr Knyga, a été enlevé par les forces russes. Il avait témoigné dans nos colonnes. Quand les soldats russes ont organisé au début de mars une distribution d’aide alimentaire sous l’œil de leurs caméras, ils se sont pourtant heurtés au rejet des habitants. « Les occupants avaient fait venir des gens de Crimée [annexée par Moscou en 2014] pour montrer à la télévision les habitants de Kherson en train de remercier la Russie d’avoir sauvé la ville, mais les gens n’ont pas pris leurs produits. Ils les ont hués et ont commencé à chanter “Kherson, c’est l’Ukraine !” », racontait Oleksandr Knyga, le directeur du théâtre de la ville. Les premières manifestations ont commencé le lendemain.
11 :35 Devant le Parlement japonais, Volodymyr Zelensky demande des réformes profondes de l’ONU [C’est vrai qu’il est aberrant qu’un membre permanent - la Russie en l’occurrence - ait un droit de veto ]
Le président ukrainien a appelé mercredi à de profondes réformes des instances de l’Organisation des nations unies (ONU), soulignant qu’elles n’avaient pas empêché la Russie d’envahir l’Ukraine. Lors d’une vidéoconférence devant le Parlement japonais, Volodymyr Zelensky a salué le fait que le Japon soit « la première nation en Asie à avoir fait pression » sur la Russie.
« Je vous demande de continuer à imposer des sanctions », a-t-il dit, alors que Tokyo s’est départi de sa prudence habituelle en se joignant très vite aux mesures punitives des Occidentaux contre Moscou. « Ni les Nations unies, ni le Conseil de sécurité n’ont fonctionné. Des réformes sont requises », a lancé le dirigeant ukrainien. « Nous avons besoin d’un outil pour assurer de manière préemptive la sécurité mondiale. Les organisations internationales existantes ne fonctionnent pas dans ce but. Nous devons donc développer un nouvel outil préemptif qui puisse réellement arrêter les invasions », a-t-il assuré.
« Personne ne se sentira en sécurité tant que cette guerre n’est pas terminée et que la paix n’est pas revenue », a poursuivi M. Zelensky, avant d’ajouter : « Faisons des efforts pour que la Russie veuille et recherche la paix. Des interdictions de commerce avec la Russie doivent être introduites pour arrêter le tsunami de l’invasion contre l’Ukraine. »
Le président ukrainien a profité de son discours devant le Parlement au Japon, encore hanté par la catastrophe de Fukushima en 2011, pour souligner les dangers auxquels son pays fait face avec les attaques russes contre les centrales nucléaires et le site de Tchernobyl. « En haut des réacteurs brisés se trouvent (…) des installations de traitement actives pour les matériaux nucléaires. La Russie a transformé ce site en une zone de guerre », a-t-il déclaré, avertissant qu’il faudrait des années pour évaluer les possibles effets environnementaux de l’occupation de Tchernobyl par la Russie.
M. Zelensky a également répété des affirmations de Washington selon lesquelles la Russie pourrait se préparer à utiliser des armes chimiques, sans toutefois fournir de preuves précises. « Je reçois des informations selon lesquelles la Russie prépare des attaques à l’aide d’armes chimiques telles que le gaz sarin, exactement comme en Syrie », a-t-il affirmé.
Après le Japon, le président ukrainien est attendu, mercredi après-midi, à partir de 15 heures, pour un discours vidéo devant les députés français. Jeudi, il interviendra lors d’un sommet extraordinaire de l’OTAN, ainsi que devant le Parlement suédois, peu avant 11 heures. « Je suis honoré que le président de l’Ukraine parle au Parlement en pleine guerre. Le Parlement suédois a décidé de soutiens inédits pour l’Ukraine et continue à soutenir le combat du pays pour sa liberté », a déclaré le président de la chambre suédoise, Andreas Norlen.
11:07 Les opérations terrestres russes ralentissent nettement, selon l’historien militaire Michel Goya
Historien militaire et ancien colonel de troupe de marine, Michel Goya livre chaque jour sur Twitter ses analyses limpides du conflit en Ukraine. Dans son dernier point sur la situation des opérations, publié mercredi matin sur son blog, il évoque un « ralentissement très net des opérations terrestres russes, de plus en plus remplacées par une campagne de frappes qui prend de l’ampleur ». « L’effort russe se porte toujours sur le nord du Donbass (Sievierodonetsk) et surtout Marioupol. Les contre-attaques ukrainiennes se multiplient, en particulier dans la région de Kiev Ouest. On peut se demander si les forces ukrainiennes ne sont pas en train de prendre l’initiative opérationnelle », interroge l’historien militaire.
10:44 Un quartier résidentiel de Kiev frappé par un bombardement russe
Un quartier résidentiel du nord-ouest de Kiev a été la cible, mercredi matin, d’un bombardement russe qui a fait quatre blessés légers et a endommagé plusieurs habitations, a déclaré l’Agence France-Presse (AFP). Des tirs d’artillerie se sont abattus en début de matinée sur le quartier Nyvky, dans la partie de la capitale ukrainienne la plus proche de la ligne de front à environ cinq kilomètres, a constaté l’AFP.
Une maison a été totalement détruite et incendiée, plusieurs immeubles ont été grêlés de shrapnels et leurs vitres soufflées, poursuit l’AFP. Des vitrines de commerces voisins ont été également brisées et des arbres de ce quartier résidentiel déracinés.
La frappe a blessé quatre personnes, selon un communiqué de l’administration de la ville de Kiev. « L’ennemi a de nouveau bombardé. (…) Le district de Shevchenkivskyi a essuyé des tirs dans la matinée. Les secouristes sont actuellement sur place pour tenter d’éteindre plusieurs incendies dans des maisons privées et des immeubles de grande hauteur », a précisé la ville.
10:28 Des missiles russes, tirés de la mer, ont détruit une installation militaire à Rivne, dans le nord-ouest de l’Ukraine
10:21 Kiev appelle les Occidentaux à livrer « des armes offensives »
Le chef de cabinet du président ukrainien a appelé les Occidentaux à livrer « des armes offensives », un « moyen de dissuasion » face à Moscou, avant un sommet extraordinaire de l’OTAN consacré à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et au cours duquel Volodymyr Zelensky s’adressera par visioconférence.
« Nos forces armées et nos citoyens tiennent bon avec un courage surhumain, mais on ne peut pas gagner une guerre sans armes offensives, sans missiles à moyenne portée, qui peuvent être un moyen de dissuasion », a plaidé Andriy Yermak, dans une vidéo publiée mardi soir sur Telegram. « Il est impossible de se défendre efficacement pendant longtemps sans un système de défense aérienne fiable, capable d’abattre des missiles ennemis à longue portée », a argué M. Yermak. Pourtant, « on ne nous les donne pas », a-t-il déploré.
« Tout comme ils ne nous donnent pas d’avions », a-t-il ajouté, une demande à ce stade systématiquement rejetée par les Occidentaux qui ne veulent pas intervenir militairement en Ukraine par crainte d’un élargissement du conflit avec la Russie. « Cette peur de l’escalade est compréhensible, mais elle n’aidera pas », conclut M. Yermak.
9:48 L’offensive des Russes en Ukraine « s’enlise », déclare le chancelier allemand
L’offensive russe en Ukraine « s’enlise malgré toutes les destructions qu’elle provoque jour après jour », a estimé, mercredi, le chancelier allemand, Olaf Scholz. La « vérité est que la guerre détruit l’Ukraine, mais qu’en faisant la guerre, [Vladimir] Poutine détruit aussi l’avenir de la Russie », a-t-il ajouté devant le Bundestag, assurant que Kiev pouvait « compter sur l’aide » de l’Allemagne
9:35 A Tchernihiv, les forces russes ont détruit un pont reliant la ville à Kiev et tentent de l’assiéger
Les forces russes ont détruit un pont de la ville encerclée de Tchernihiv, a déclaré mercredi le gouverneur de la région, Viacheslav Chaus. Ce pont, qui enjambe la Desna et relie la ville à Kiev, était utilisé comme couloir pour évacuer des civils et faire parvenir de l’aide humanitaire à l’intérieur de la ville. Sur place, les autorités locales ont dit que la cité n’avait plus d’eau ni d’électricité, qualifiant la situation de désastre humanitaire. Un correspondant du magazine britannique The Economist a publié sur Twitter une vidéo du pont détruit, ajoutant que les Russes tentaient d’assiéger la ville, comme à Marioupol.
8:50 TotalEnergies
« Pas de futur de croissance en Russie pour TotalEnergies », estime son PDG Patrick Pouyanné
Selon le président-directeur général (PDG) de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, interrogé mercredi matin par RTL, l’avenir du groupe français n’est pas en jeu après l’annonce, mardi, de la suspension progressive de ses activités en Russie. « La Russie c’était 5 % de notre cash-flow, c’est pas nul, c’était 10 % de notre résultat, c’est des réserves importantes mais il se trouve qu’elles ne rapportent pas beaucoup d’argent », a expliqué M. Pouyanné. « L’entreprise n’est pas en jeu du tout (…) il est clair que la conséquence (…) depuis que M. Poutine a décidé d’envahir l’Ukraine, c’est qu’il n’y pas de futur de croissance en Russie pour TotalEnergies », a-t-il ajouté.
Le groupe pétrolier français a annoncé mardi qu’il mettrait fin à ses achats de pétrole et produits pétroliers en provenance de Russie d’ici la fin de l’année et qu’il engageait la suspension progressive de ses activités dans le pays. Toutefois, le PDG du groupe a assuré ne pas pouvoir se passer de gaz russe sans lequel une partie de l’économie européenne « s’arrêterait », selon lui.
« Je sais remplacer ce pétrole et ce diesel » russes mais « le gaz, je ne sais pas le faire. Si je décide d’arrêter d’importer du gaz russe, je ne sais pas le remplacer, je n’en ai pas de disponible. J’ai des contrats de 25 ans et je ne sais pas sortir de ces contrats », a déclaré M. Pouyanné. « Si nous arrêtons le gaz russe, nous savons que l’hiver 2023, nous avons un problème, en janvier 2023 il faudra rationner l’utilisation du gaz, pas pour les particuliers mais sans doute pour les industriels en Europe ».
Quitter totalement la Russie ? « Je ne vais pas le faire, on a investi dans des usines pour presque 13 milliards de dollars, ce n’est pas un problème d’argent, ces usines vont continuer à tourner que je m’en aille ou non. Me retirer c’est donner ces 13 milliards à des Russes, pour zéro car personne ne peut les acheter. Vous voulez que j’abandonne des actifs en Russie pour enrichir des Russes qu’on a mis sous sanction ? » a-t-il lancé.
6 :31 Tchernobyl
Nous avons appris cette nuit que les forces militaires russes avaient détruit un laboratoire de la centrale nucléaire de Tchernobyl, qui travaille, entre autres, à améliorer la gestion des déchets radioactifs.
L’agence d’Etat ukrainienne responsable de la zone d’exclusion de Tchernobyl a expliqué que le laboratoire, construit pour un coût de 6 millions d’euros avec le soutien de la Commission européenne, avait ouvert ses portes en 2015. Il contenait « des échantillons hautement actifs et des échantillons de radionucléides, qui sont maintenant entre les mains de l’ennemi, qui, nous l’espérons, nuira à lui-même et non au monde civilisé ».
Les radionucléides sont des atomes instables d’éléments chimiques qui émettent des radiations. Dans un autre rapport inquiétant, l’Agence ukrainienne de réglementation nucléaire a déclaré lundi que les moniteurs de rayonnement autour de la centrale avaient cessé de fonctionner.
A notre connaissance, l’Agence internationale de l’énergie atomique n’a pas réagi à ces annonces.
>>> Oleh Baturin, journaliste ukrainien enlevé dans la région occupée de Kherson : « Ils m’ont menacé de mort ». Ce journaliste ukrainien a été kidnappé le 12 mars. Il raconte au « Monde » ses huit jours de captivité et la terreur qui s’abat dans les régions ukrainiennes occupées par les Russes. Article
06:16 De l’offensive ratée au carnage, un mois de guerre de l’armée russe
Les fronts sont figés, quatre semaines après l’invasion lancée par Moscou le 24 février. Revers tactiques et pauses volontaires des troupes s’entremêlent et l’hypothèse d’un échec militaire devient envisageable. Article
06:01 100 000 personnes toujours bloquées dans « l’enfer glacial » de Marioupol
« Près de 100 000 personnes dans des conditions inhumaines » sont piégées dans les ruines de Marioupol, « en état de siège total, sans nourriture, sans eau, sans médicaments, sous des bombardements constants », a alerté le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans une vidéo publiée dans la nuit de mardi à mercredi.
Marioupol, ville portuaire majoritairement russophone et stratégiquement située entre la Crimée (sud), occupée par Moscou depuis 2014, et le territoire séparatiste de Donetsk (est), est bombardée depuis des semaines par les Russes. Elle a été visée mardi par deux « bombes superpuissantes », selon la municipalité, qui n’a pas donné de bilan. Des images satellites prises mardi matin par l’entreprise américaine Maxar montraient la dévastation de quartiers résidentiels, infrastructures civiles et usines.
Des chars russes ont pénétré dans la ville, et un haut responsable du Pentagone a affirmé mardi soir que la stratégie russe s’appuyait désormais sur « des tirs à longue portée en centre-ville », observés par les Américains « depuis les dernières vingt-quatre heures ».
Des habitants ayant fui Marioupol ont décrit à l’ONG Human Rights Watch « un enfer glacial, avec des rues jonchées de cadavres et de décombres d’immeubles détruits ».
« Ce n’est pas la guerre, c’est un génocide », a déclaré, mardi, la procureure générale d’Ukraine, Iryna Venediktova, car « les théâtres de guerre ont des règles, des principes. Ce que nous voyons à Marioupol, [c’est] l’absence totale de règles ».
Le président Zelensky a dénoncé mardi soir la capture par les Russes d’un convoi humanitaire. Pour la fourniture de vivres et de médicaments, « toutes nos tentatives, malheureusement, sont réduites à néant par les occupants russes. Avec des bombardements ou une terreur évidente », a-t-il déploré.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est élevé, mardi, contre une guerre « absurde » et « ingagnable, et a jugé que » même si Marioupol tombait, l’Ukraine ne pourrait pas être conquise ville par ville, rue par rue, maison par maison.







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