D’après le Live du Monde
3,5 millions de réfugiés depuis le début de l’offensive. TotalEnergies promet d’arrêter tout achat de pétrole russe « au plus tard fin 2022 » mais entend maintenir ses projets existants en Russie.
>>> Deux pétitions et un texte à signer :
1/ Pétition pour demander la création d'un Tribunal de type Nuremberg pour poursuivre Poutine et ses complices pour crimes de guerre et crime contre l'humanité. Pétition ici
2/ Pétition pour demander à Leroy Merlin de cesser des activités en Russie (Instagram ici. Pétition ici
3/ Signer le Texte proposant trois mesures immédiates pour assécher le financement Russe de la guerre ici
20:50 Dans son briefing quotidien, l’armée ukrainienne fait état de la démoralisation de nombreuses unités russes.
Sur CNN, John Kirby, le porte-parole de Pentagone a évoqué le sort des soldats russes : « ils manquent d’essence, ils manquent de nourriture ». « C’est pourquoi nous pensons n’avoir pas observé [récemment] de réelle avancée majeure des Russes, à part dans le Sud », où ils sont plus proches de leur base arrière en Crimée, a-t-il encore ajouté. « Donc oui, ils sont en difficulté ».
Dans son briefing quotidien, le Pentagone a précisé que les forces russes manquaient même d’équipement pour se protéger du froid. « Nous avons collecté des informations montrant que certains de leurs soldats ont souffert [du froid] et ne sont plus en état de combattre à cause d’engelures », a-t-il noté. Pour la première fois, la capacité de combat dont dispose encore l’armée russe déployée depuis l’automne aux frontières ukrainiennes est passée sous les 90 %, selon lui.
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20:50 Le point sur la situation
- Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’est dit prêt à discuter avec son homologue russe, Vladimir Poutine, d’un « compromis » sur le Donbass et la Crimée pour « arrêter la guerre », estimant toutefois que tout compromis devrait être ratifié par les Ukrainiens par référendum. Le Kremlin a jugé, de son côté, mardi que les pourparlers en cours avec Kiev n’étaient pas assez « substantiels ».
- Volodymyr Zelensky a également invité le pape François à jouer le rôle de médiateur dans les négociations entre Kiev et Moscou. « On apprécierait le rôle médiateur du Saint-Siège pour mettre fin à la souffrance humaine », a-t-il tweeté après un entretien téléphonique avec le pape.
- « Jamais nous ne nous rendrons », a dit Vitali Klitschko, le maire de Kiev. « Dans le pire des cas, nous mourrons, mais jamais nous ne nous rendrons », s’est exclamé, mardi, le maire de la capitale ukrainienne devant le Conseil de l’Europe alors que les troupes russes tentent d’encercler sa ville.
- L’armée ukrainienne mène des contre-offensives qui ont permis, dans le Sud notamment, de reprendre du terrain sur les troupes russes, a assuré, mardi, le porte-parole du Pentagone. Les militaires ukrainiens « sont désormais, dans certaines situations, à l’offensive », a déclaré John Kirby sur CNN, affirmant qu’ils « pourchassent les Russes et les repoussent en dehors de zones où les Russes étaient par le passé ».
- Au sud-est du pays, la ville de Marioupol a été frappée, mardi, par deux « bombes superpuissantes », a fait savoir la municipalité sans pouvoir donner de bilan.
- Les Occidentaux vont annoncer, jeudi, « de nouvelles sanctions contre la Russie et renforcer » celles qui existent déjà, a annoncé, mardi, la Maison Blanche.
- Le président français, Emmanuel Macron, a, de son côté, dénoncé l’usage par la Russie « d’armes explosives dans des zones densément peuplées », estimant que « tout, dans l’agression de l’Ukraine par la Russie, est inacceptable ».
- TotalEnergies a un peu plus pris ses distances avec la Russie, en annonçant renoncer à tout achat de pétrole ou produits pétroliers russes, au plus tard à la fin de l’année.
- Plus de 3,5 millions de personnes ont fui l’Ukraine et les combats déclenchés par l’invasion du pays, selon le décompte de l’ONU publié mardi. Parmi ceux-ci, près de 200 000 réfugiés ont été évacués de Pologne en train vers d’autres pays d’accueil, a annoncé, mardi, la compagnie PLK qui gère le réseau ferroviaire polonais. En France, Jean Castex a promis « au moins 100 000 places d’hébergement » pour des réfugiés ukrainiens.
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19:57 « Jamais nous ne nous rendrons », s’est écrié le maire de Kiev, Vitali Klitschko
« Dans le pire des cas, nous mourrons, mais jamais nous ne nous rendrons », s’est exclamé, mardi, le maire de Kiev, Vitali Klitschko, devant le Conseil de l’Europe alors que les troupes russes tentent d’encercler sa ville. « En tant que maire de Kiev, je vous promets une chose, jamais les Russes n’entreront dans Kiev », a lancé l’ancien champion du monde de boxe, lors d’une visioconférence avec le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, qui forme l’assemblée du Conseil de l’Europe siégeant à Strasbourg.
« Nous avons fortifié chaque bâtiment, chaque rue, chaque coin de la ville. Nous nous battrons pour défendre notre ville et notre avenir. Nous ne nous mettrons pas à genoux », a-t-il poursuivi. « Dans le pire des cas, nous mourrons, mais jamais nous ne nous rendrons ». L’ancien boxeur a appelé les Etats européens à soutenir « économiquement, politiquement et militairement » l’Ukraine face à la Russie. « Nous avons besoin d’armes, nous combattons l’une des armées les plus puissantes de la planète », a-t-il déclaré.
19:39 Emmanuel Macron dénonce l’usage par la Russie d’« armes explosives » contre les civils
« Le droit international est bafoué, les infrastructures civiles sont bombardées, des armes explosives sont utilisées dans des zones densément peuplées et les travailleurs humanitaires sont pris pour cible », a déclaré, mardi, le président français dans une vidéo devant le premier Forum humanitaire européen qui s’est ouvert, lundi, à Bruxelles. « Le droit international humanitaire est cette ligne qui sépare la barbarie de notre humanité commune », a-t-il ajouté.
« Le droit de la guerre n’est pas optionnel. La protection des civils et des infrastructures civiles n’est pas négociable. Ceux qui trahissent ces règles devront rendre des comptes devant la justice internationale », a martelé Emmanuel Macron.
Il a ainsi rappelé la saisine de la Cour pénale internationale, le 2 mars, par 39 Etats, dont l’ensemble des Etats membres européens, « une démarche inédite dans l’histoire diplomatique, à la mesure de la gravité de la situation ».
L’Union européenne a qualifié, lundi, la dévastation de la ville assiégée de Marioupol de « crime de guerre majeur » de la Russie. Et selon la mairie, Marioupol a été bombardée mardi par deux « bombes superpuissantes ». « Les occupants ne s’intéressent pas à la ville (…), ils veulent la raser », selon la mairie.
En Ukraine, « il est urgent que soit garantie la mise en œuvre sans entrave de l’aide européenne à destination de la population », a poursuivi le chef de l’Etat français. Il a, par ailleurs, annoncé que pour lutter contre la crise alimentaire mondiale que risque de déclencher la guerre, il proposerait lors du sommet européen de jeudi et vendredi « une initiative de solidarité internationale pour la sécurité alimentaire » des pays les plus dépendants de l’Ukraine et de la Russie. « L’Europe mobilisera ses partenaires du G7 et au-delà », a-t-il précisé.
19:21 TotalEnergies entend maintenir ses participations aux projets existants en Russie
Critiqué pour le maintien de ses activités en Russie depuis le début de la guerre en Ukraine, le groupe TotalEnergies a annoncé, mardi 22 mars, « des mesures complémentaires » en raison de « l’aggravation du conflit ». La compagnie française a promis de cesser tout achat de pétrole ou de produits pétroliers russes, « dans les meilleurs délais et au plus tard à la fin de l’année 2022 », précise le groupe.
Le 1er mars, dans un précédent communiqué, la firme pétrogazière avait déjà déclaré qu’elle n’apporterait plus de capital à de nouveaux projets en Russie. Pour autant, elle entend maintenir ses participations aux projets existants dans le pays, à l’inverse des autres majors (BP, Shell, ExxonMobil), qui ont déjà annoncé leur retrait, en représailles à l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe. Les dernières annonces en date de TotalEnergies ne concernent pas les livraisons de gaz. Or la Russie est surtout essentielle à la stratégie du groupe pour ce combustible fossile : 30 % de sa production gazière et 40 % de ses réserves se trouvent dans ce pays, contre 5 % de sa production et 6 % de ses réserves en pétrole.
Pour l’heure, la multinationale sise à La Défense (Hauts-de-Seine) est toujours actionnaire du groupe privé russe Novatek (19,4 % des parts), deuxième producteur gazier du pays loin derrière Gazprom. Elle participe aussi à des projets de liquéfaction pour acheminer par navires du gaz naturel liquéfié en Europe ou en Asie, à travers le chantier de Yamal LNG, opérationnel depuis 2017, et celui d’Arctic LNG 2, attendu pour 2023. TotalEnergies en détient respectivement 29,7 % et 21,6 % des parts, avec Novatek.
Visé par des sanctions américaines et européennes, le deuxième actionnaire de Novatek (devant TotalEnergies), Guennadi Timtchenko, a démissionné du conseil d’administration de l’entreprise russe, lundi 21 mars. Malgré cette démission, le groupe français a maintenu la présence de deux de ses salariés parmi les administrateurs de Novatek.
A moins d’un mois de la présidentielle, le candidat écologiste, Yannick Jadot, reprochait lundi à l’entreprise française d’être « complice » de « crimes de guerre ». Des « accusations graves et infondées », a répliqué TotalEnergies, mardi.
18:20 TotalEnergies dit arrêter tout achat de pétrole ou produits pétroliers russes d’ici à la fin 2022
Le groupe français TotalEnergies a annoncé, mardi, sa décision d’arrêter tout achat de pétrole ou produits pétroliers russes, « au plus tard à la fin de l’année 2022 ».
L’entreprise, qui a été critiquée pour n’avoir pas quitté la Russie, a expliqué dans un communiqué prendre « des mesures complémentaires » face « à l’aggravation du conflit » en Ukraine.
« TotalEnergies réaffirme sa condamnation la plus ferme de l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine qui a des conséquences tragiques pour la population ukrainienne et menace la paix en Europe », lit-on, par ailleurs, dans le communiqué.
18:01 Cinq personnes ont trouvé la mort dans une attaque russe près de Donetsk
La ville d’Avdiivka, toute proche de Donetsk dans l’est de l’Ukraine, a été la cible dans la soirée de lundi d’une attaque russe qui a fait au moins cinq morts et 19 blessés, a annoncé mardi Lioudmila Denissova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien.
Sur sa chaîne Telegram, cette responsable a souligné qu’Avdiivka avait été « la cible de tirs d’artillerie et de bombardements aériens (russes), l’ayant complètement détruite ».
Avdiivka, qui comptait avant le déclenchement du conflit 30 000 habitants, se situe dans la banlieue nord-ouest de Donetsk, un centre industriel aux mains depuis 2014 des séparatistes prorusses soutenus par Moscou.
A Lissitchansk, à 150 km au nord-est de Donetsk, une autre frappe de l’armée russe a fait deux morts et trois blessés, a poursuivi Mme Denissova. Dans la même région, à Severodonetsk, une personne a été tuée et une dizaine d’autres ont été blessées devant un magasin également dans une attaque des forces russes, a-t-elle plus tard signalé.
Les autorités régionales ont fait savoir qu’une enquête était en cours pour déterminer quel type d’arme avait été utilisé.
Dans un autre message sur sa chaîne Telegram, Lioudmila Denissova a affirmé qu’un char russe avait tiré sur une voiture transportant une famille avec deux enfants dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine. Ses passagers ont crié qu’ils étaient des civils et agité un drapeau blanc, en vain, selon elle. Les parents et leur fille de neuf ans sont morts et un adolescent de 17 ans a été blessé, a-t-elle ajouté.
17:56 L’Ukraine reprend du terrain par endroits face aux troupes russes, selon le Pentagone
L’armée ukrainienne mène des contre-offensives qui ont permis, dans le sud notamment, de reprendre du terrain sur les troupes russes, confrontées à des difficultés de communication, a assuré mardi le porte-parole de Pentagone.
Les militaires ukrainiens « sont désormais, dans certaines situations, à l’offensive », a dit John Kirby sur CNN, affirmant qu’ils « pourchassent les Russes et les repoussent en dehors de zones où les Russes étaient par le passé ». « Nous savons qu’ils ont mené des contre-attaques (...) notamment ces derniers jours à Mykolaïv, » ville-clé du sud de l’Ukraine, a-t-il ajouté.
« Nous avons vu (ces gains territoriaux) augmenter ces derniers jours » au profit de l’Ukraine, a précisé John Kirby. « C’est une réelle preuve de leur capacité à combattre en suivant leurs plans, en s’adaptant et, à nouveau, à tenter de repousser les forces russes ».
L’armée ukrainienne a aussi lancé une contre-attaque à Izium, une petite ville au sud-est de Kharkiv (est), que les forces russes avaient prise pour tenter de faire jonction avec les zones pro-russes de Lugansk et Donetsk, a précisé un haut responsable du Pentagone. « Ce que nous voyons aujourd’hui, ce sont des combats significatifs de la part des Ukrainiens pour essayer de la reprendre », a dit à la presse ce haut responsable ayant requis l’anonymat.
M. Kirby a expliqué sur CNN que les forces russes « ne conduisent pas leurs opérations avec la coordination qu’on aurait pu attendre d’une armée moderne ». « Leurs commandants ne parlent pas toujours, ne se coordonnent pas toujours entre l’aérien et les forces au sol », a dit le porte-parole de la défense américaine.
« Nous avons vu des tensions entre les forces aériennes et terrestres sur la manière dont ils se soutenaient mutuellement, bien ou avec difficulté », et il en va de même pour la marine, poursuit-il. « Ils ont des problèmes avec le commandement et le contrôle » des troupes.
« Très concrètement, ils ont du mal à discuter entre eux, et cela conduit à l’utilisation de téléphones portables dans certains cas », estime ce responsable américain. Et en plus, « ils manquent d’essence, ils manquent de nourriture ». « C’est pourquoi nous pensons n’avoir pas observé [récemment] de réelle avancée majeure des Russes, à part dans le sud », où ils sont plus proches de leur base arrière en Crimée, a-t-il encore ajouté. « Donc oui, ils sont en difficulté ».
Le haut responsable ayant requis l’anonymat a précisé que les forces russes manquaient même d’équipement pour se protéger du froid. « Nous avons collecté des informations montrant que certains de leurs soldats ont souffert (du froid) et ne sont plus en état de combattre à cause d’engelures », a-t-il noté. Pour la première fois, la capacité de combat dont dispose encore l’armée russe déployée depuis l’automne aux frontières ukrainiennes est passée sous les 90%, selon lui.
17:46 Une journaliste lève un coin de voile sur la « propagande »
« Manipulation », bribes de réel tordues pour former des « mensonges », référence fallacieuse aux nazis... Une journaliste russe d’une grande chaîne de télévision, qui a démissionné à cause de la guerre en Ukraine, a donné à voir de l’intérieur mardi la « propagande » qui règne dans son pays.
« Je veux que la Russie m’entende, que les gens apprennent à distinguer la propagande (...), arrêtent d’être zombifiés », s’est justifiée Zhanna Agalakova lors d’une conférence de presse organisée par l’organisation de défense des journalistes RSF (Reporters sans frontières) à Paris. « J’ai beaucoup hésité » avant de prendre la parole, « mais je ne pense pas avoir d’autre choix », a-t-elle ajouté, les larmes aux yeux.
Pourquoi maintenant et pas avant la guerre en Ukraine ? « J’ai fait des compromis dans ma carrière » mais là, c’était « une ligne rouge », a-t-elle répondu lors de cette conférence tenue en partie en français et en partie traduite du russe.
« Ces derniers jours, nous observons des remous à l’intérieur de ces médias de propagande », avec « un certain nombre de démissions, difficiles à chiffrer », a déclaré le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, aux côté de Mme Agalakova.
Correspondante à Paris pour l’Europe de la chaîne de télévision publique Pervy Kanal, Mme Agalakova dit avoir démissionné le 3 mars, une semaine après l’invasion de l’Ukraine. Elle décrit un système médiatique russe « qui transmet uniquement le point de vue du Kremlin ».
17:30 Le yacht d’un oligarque russe saisi à Gibraltar
Le yacht de l’oligarque russe Dimitri Pumpianski a été saisi dans l’enclave britannique de Gibraltar après la plainte d’une banque créancière, ont indiqué les autorités, qui lient cette mesure aux sanctions britanniques le visant suite à la guerre en Ukraine. Ce navire, battant pavillon maltais et baptisé Axioma, faisait « l’objet d’une demande de saisie de la part d’une grande banque internationale auprès de la Cour suprême de Gibraltar », a souligné lundi le gouvernement de ce petit territoire situé à l’extrême sud de l’Espagne.
Gibraltar a autorisé le navire à entrer dans son port, ce qui était interdit en vertu des sanctions britanniques visant nombre d’oligarques russes, « dans l’intérêt des créanciers ayant déposé plainte contre le navire », ont ajouté les autorités de Gibraltar sans donner plus de précisions. « Le navire est désormais saisi par l’Admiralty Marshal », juge en charge des affaires maritimes « jusqu’à nouvel ordre », ont-elles encore dit.
Après avoir rencontré le chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo, la cheffe de la diplomatie britannique, Liz Truss, a salué mardi sur Twitter la « saisie par Gibraltar du super yacht de Dimitri Pumpianski découlant des sanctions britanniques ». Patron du géant des pipelines TMK, Dimitri Pumpianski est également visé par les sanctions de l’UE prises depuis l’invasion russe de l’Ukraine.
>>> Marta et Svitlana, deux exilées entrées en résistance en Roumanie
. Les deux Ukrainiennes ont fui Kherson au lancement de l’offensive russe. Après un périple de neuf jours, elles se sont réfugiées à Calarasi, dans le sud-est de la Roumanie, d’où elles s’organisent pour mener la lutte.
Retrouver à Calarasi, au fin fond de la Roumanie, Svitlana Volkova et Marta Pogorila, deux femmes ukrainiennes aériennes et solaires, est vertigineux. Hallucinatoire, en réalité. Les réfugiées que nous avions croisées quelques jours plus tôt à la frontière entre la Roumanie et l’Ukraine vivent maintenant au numéro 16 de la rue du 1er-Décembre-1918, bloc A17, section 3. La ville, l’adresse et l’immeuble fleurent tant l’ère soviétique que le drapeau rouge pourrait flotter au vent sous nos yeux, ce mardi 8 mars, sans que l’on s’en étonne. Article
16:58 Un mort dans une attaque de drones à Kiev
Au moins une personne a été tuée mardi dans une attaque de drones sur un bâtiment de Kiev, la capitale ukrainienne, a constaté l’Agence France-Presse sur place. Des secouristes ont retiré au moins un corps portant un uniforme militaire de ce bâtiment de sept étages, d’où s’élevait encore de la fumée, a vu l’AFP.
Des soldats présents à cet endroit ont fait état d’une attaque de drones « kamikazes » de l’armée russe, dont un a été abattu. Les restes de l’engin, brisé en deux et en forme d’aile d’environ un mètre de large, étaient visibles sur le sol non loin des lieux de l’incident. Interrogé sur place, un officier du renseignement militaire a évoqué un raid aérien effectué à l’aide de drones de type « Orlan », disant qu’il avait fait trois morts - sans que cela puisse être confirmé - et provoqué un incendie. « Deux des engins ont été abattus », a affirmé ce responsable, qui a requis l’anonymat.
16:11 Les symboles Ukrainiens : le bleu, le jaune, le trident
Pour ce qui est des bandes horizontales bleu et jaune, c’est simple. Elles symbolisent le ciel bleu au-dessus des champs de blé mûrissant, avant la moisson, dans les steppes.
Le trident est étroitement lié à l’histoire ukrainienne, écrivait le Kyiv Post en 2016. Le quotidien rappelait que les premiers symboles de trident trouvés par les archéologues sur le territoire de l’Ukraine moderne ont été utilisés par la culture de Cucuteni-Trypillia, culture néolithique des Ve et IVe millénaires avant notre ère.
Le quotidien rappelle qu’au Xe siècle, le prince Volodymyr le Grand de la Rous de Kiev a fait frapper un trident sur des pièces d’or et d’argent, ainsi que sur des briques et des ornements.
Comme pour tous les symboles, il existe une quarantaine de théories sur sa signification. Elles varient de la référence à La Trinité, à l’arc avec des flèches, au chandelier pour souligner sa similitude avec l’ancre et même les ailes de faucon.
La Verkhovna Rada – le Parlement ukrainien – a officiellement approuvé le trident comme emblème national de l’Ukraine le 19 février 1992.
14:36 A Mykolaïv, ils ont choisi de rester chez eux malgré la guerre
Selon le dernier décompte de l’ONU publié ce mardi 22 mars, plus de 3,5 millions de personnes ont fui l’Ukraine et les combats déclenchés par l’invasion du pays par l’armée russe le 24 février. A Mykolaïv, ville du sud du pays bombardée presque quotidiennement depuis le début du conflit, la population est ainsi passée de 12 000 à moins de 1 000 personnes dans le quartier de Koulbalkine. Malgré la menace des bombes et des missiles, certains habitants ont tout de même choisi de rester chez eux.
« Je suis ici chez moi, donc je ne partirai pas », déclare Inna Koury, installée dans le sous-sol d’un immeuble. « Nous faisons des crêpes, apportons de la confiture, apportons nos boîtes de conserve maison », poursuit celle qui était institutrice jusqu’au début de l’invasion russe. Sur une table, dans ce sous-sol, un plateau de jeu de backgammon permet à un petit groupe d’Ukrainiens de maintenir un semblant de normalité dans leur quotidien rythmé par les sirènes d’alertes aériennes.
14:23 Volodymyr Zelensky met en garde Rome contre un afflux de migrants en cas de famine .
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a mis en garde mardi l’Italie contre un afflux de migrants menacés par la faim en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et a exhorté les autorités à cesser d’accueillir les élites russes en villégiature. M. Zelensky n’a de cesse de demander aux Occidentaux de renforcer leurs sanctions contre Moscou pour mettre fin à la guerre dans son pays et éviter les conséquences du conflit ailleurs dans le monde.
Mardi, s’adressant par visioconférence aux parlementaires italiens qui l’ont ovationné, il a fustigé sans les citer « la procrastination » des capitales occidentales dans « la pression exercée sur la Russie pour mettre un terme à la guerre ». « Les conséquences de cette guerre se sentent dans diverses parties du monde, pas seulement en Europe. Et n’oublions pas la famine qui se rapproche de divers pays », a-t-il prévenu.
L’Ukraine a toujours été l’un des plus grands et importants exportateurs de nourriture. Mais comment semer sous le feu de l’artillerie russe ? Nous ne savons pas quand nous aurons la récolte et si nous pourrons exporter.
« Nous ne pouvons pas exporter le maïs, l’huile (…), tant de produits nécessaires. Et cela concerne aussi vos voisins de l’autre côté de la mer. Les prix augmentent, des dizaines de millions de personnes face à vos côtes auront besoin d’aide », a assuré M. Zelensky alors que l’Italie accueille chaque année sur son sol des milliers de migrants traversant la Méditerranée au péril de leur vie.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie a propulsé les cours des huiles, du blé, du soja, du colza et du maïs à des niveaux records et fait flamber les prix du carburant comme des engrais.
14:08 Plus de 3,5 millions de personnes ont fui l’Ukraine et les combats déclenchés par l’invasion de l’armée russe le 24 février, selon le décompte de l’ONU publié mardi. « L’échelle de la souffrance humaine et des déplacements forcés à cause de la guerre dépasse largement même les pires scénarios prévus », a souligné lundi le directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Antonio Vitorino.
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) recensait exactement 3 557 245 réfugiés ukrainiens sur son site Internet dédié. Ce sont 67 601 de plus que lors du précédent pointage lundi. « C’est vraiment une nouvelle étape tragique pour le peuple ukrainien, et elle a été franchie en un peu moins d’un mois », a déclaré un porte-parole du HCR, Matthew Saltmarsh, aux journalistes à Genève.
L’Europe n’avait pas connu de flot aussi rapide de réfugiés depuis la seconde guerre mondiale. Quelque 90 % de ceux qui ont fui l’Ukraine sont des femmes et des enfants. Selon l’Unicef, plus de 1,5 million d’enfants se trouvent parmi les personnes ayant fui. Cela a poussé les agences de l’ONU mais aussi Europol à avertir de manière répétée des risques d’exploitation de ces populations vulnérables. Avant ce conflit, l’Ukraine était peuplée de plus de 37 millions de personnes dans les territoires contrôlés par Kiev – qui n’incluent donc pas la Crimée (sud) annexée par la Russie, ni les zones de l’est du pays sous contrôle des séparatistes prorusses.
12:03 Marioupol.
Des habitants ayant fui la ville ravagée ont décrit à l’ONG Human Rights Watch « un enfer glacial, avec des rues jonchées de cadavres et de décombres d’immeubles détruits », ainsi que « des milliers de personnes coupées du monde dans une ville assiégée », terrées dans des sous-sols sans eau, nourriture, électricité ni communications. L’Organisation des nations unies (ONU) a également décrit une situation « extrêmement grave », avec « une pénurie critique et potentiellement mortelle de nourriture, d’eau et de médicaments ».
Dans une vidéo, la vice-première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk a dit se concentrer mardi « sur l’évacuation des habitants de Marioupol ». Trois couloirs humanitaires devaient être ouverts mardi entre trois localités proches de Marioupol et la ville de Zaporijia, à 250 km au nord-est, selon Mme Verechtchouk. « Il n’y aura pas suffisamment de place pour tout le monde », mais « nous allons poursuivre l’évacuation selon le même algorithme jusqu’à ce qu’on ait sorti tous les habitants de Marioupol », a-t-elle ajouté.
Plus de 200 000 personnes se trouvent toujours dans la cité, selon Piotr Andriouchtchenko, adjoint au maire cité par Human Rights Watch. Selon lui, plus de 3 000 civils y ont péri depuis le début des combats, mais le bilan exact reste inconnu.
Majoritairement russophone, Marioupol, stratégiquement située entre la Crimée (Sud) et le territoire séparatiste de Donetsk (Est), est bombardée depuis des semaines par l’armée russes. Le gouvernement ukrainien a rejeté un ultimatum de Moscou exigeant la reddition de la ville, où des chars russes sont entrés et où les combats se poursuivent.
>>> Entre KGB et transformation industrielle, la saga russe de Renault (article)
11:59 Renault redémarre sa production, Avtovaz la suspend à nouveau
Renault a redémarré lundi sa production de véhicules dans son usine de Moscou, a dit à l’agence Reuters une porte-parole du constructeur automobile français, dont la filiale locale Avtovaz a en revanche annoncé un nouvel arrêt partiel de sa production russe faute de composants.
Le constructeur au losange, le plus exposé du secteur à la Russie, avait suspendu les opérations de son usine d’assemblage moscovite fin février, une décision qu’il avait imputée à « un changement contraint dans les itinéraires logistiques existants » après l’invasion russe de l’Ukraine.
Avtovaz, premier constructeur automobile russe, a annoncé de son côté lundi une nouvelle interruption partielle de la production de ses sites de Togliatti et Izhevsk du 21 au 25 mars à cause de pénuries de composants électroniques. Le groupe a déjà suspendu à plusieurs reprises son activité ce mois-ci à cause d’approvisionnements irréguliers en pièces.
Renault produit deux modèles – la Logan et la Sandero – pour le marché russe à Izhevsk, aux côtés de modèles de marque Lada. Avtovaz a précisé que l’usine d’Izhevsk continuerait de produire la Lada Vesta et des modèles basés sur la plateforme B0 de Renault lundi et mardi. En revanche, toutes les chaînes d’assemblage seront arrêtées du 23 au 25 mars, mais certaines activités de production seront maintenues pendant cette période, a ajouté Avtovaz.
La guerre en Ukraine a placé Renault dans une situation délicate. Une sortie définitive de Russie fragiliserait le redressement du groupe, dont Avtovaz a représenté la moitié du résultat opérationnel courant de la division automobile l’an dernier. Selon deux sources proches du dossier, le conseil d’administration du groupe français a étudié il y a dix jours différents scénarios, mais décidé pour l’heure de maintenir en l’état sa présence en Russie en conformité avec les sanctions internationales et avec l’appui de son principal actionnaire, l’Etat français.
Renault et la collaboration avec les régimes criminels, ça continue ! (se rappeler que Renault avait collaboré avec l’Allemagne nazie pendant le 2e GM)
11:44 A Lviv, et en couverture du « Time », une fillette ukrainienne souriante comme symbole de liberté
L’artiste français JR a tenu à apporter son soutien à la population ukrainienne en contribuant à la couverture de l’hebdomadaire américain Time. Pour l’occasion, il a étendu, sur une place de Lviv, la photo d’une fillette ukrainienne imprimée sur un immense drap tendu par ses concitoyens.
Cette enfant de 5 ans, nommée Valeria et originaire de Kryvy Rih, dans le centre de l’Ukraine, fait partie des millions de civils déplacés par la guerre. « Elle aime les mêmes choses que beaucoup de petites filles – son lapin en peluche, sa poupée Elsa [à l’effigie de l’héroïne du dessin animé La Reine des Neiges] et son sac à dos rose, qu’elle a dû abandonner en fuyant le pays. Valeria a aussi de grands rêves : en particulier, celui de faire sa première rentrée à l’école le 1er septembre », a expliqué sa mère, Taïssia, au Time.
Toutes les deux sont actuellement réfugiées en Pologne. « Cette petite fille est le futur et, dans cette guerre, elle nous rappelle pourquoi les Ukrainiens se battent », a déclaré JR sur Twitter.
11:43 L’oligarque russe Roman Abramovich trouve un refuge pour son yacht « Eclipse » en Turquie
11:28 Kiev reçoit la citoyenneté d’honneur de la Ville de Paris . « Si l’Ukraine est attaquée, c’est parce qu’elle aspire à la démocratie, à vivre en paix et à inscrire ses pas dans ceux de l’Europe », a souligné Anne Hidalgo en affirmant son soutien à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.
11:15 La neutralité affichée par les Emirats arabes unis vis-à-vis de l’offensive russe en Ukraine, illustrée par leur refus de se rallier aux sanctions adoptées par les Occidentaux, a envoyé à la nomenklatura russe un message on ne peut plus clair : votre argent est en sécurité ici. Une garantie de tranquillité que Londres et Genève, deux autres lieux de villégiature très prisés de cette population, ne peuvent plus offrir, les autorités britanniques et helvètes ayant adopté les mesures punitives de l’Union européenne.
Par conséquent, la très hospitalière principauté émiratie voit affluer les membres de la haute – voire de la très haute – société russe. Et, parmi eux, des oligarques, ces affairistes proches du président Vladimir Poutine, enrichis par le pillage des ressources nationales, dont les actifs sont menacés de saisie par les pays occidentaux. >>> Article : Dubaï, sanctuaire des grandes fortunes russes
[Alors il faut sanctionner aussi les EAU ; et au plus vite trouver des alternatives au pétrole, y compris en développant le nucléaire]
>>> Leroy Merlin.
Les salariés de la branche ukrainienne de Leroy Merlin ont demandé à l’enseigne française, ainsi qu’aux autres enseignes de l’association familiale Mulliez (AFM) présentes en Russie, Auchan et Decathlon, d’y cesser leurs activités.
Le compte Instagram de Leroy Merlin en Ukraine a publié une
photo du magasin bombardé à Kiev dimanche soir avec la mention
« cessez les ventes en Russie » et
un
lien vers une pétition en ligne sur le site « openpetition.eu »
demandant à Adeo, la holding de Leroy Merlin, de cesser ses
activités en Russie.
10:59 EDF et Orano [anciennement Areva]. Greenpeace met en demeure EDF et Orano de couper les ponts avec la Russie
L’ONG Greenpeace a mis en demeure mardi les groupes français EDF et Orano de cesser leur activités commerciales dans le nucléaire en Russie, notamment avec le géant public Rosatom, à la suite de l’invasion de l’Ukraine. « Nous vous mettons en demeure de cesser dans les plus brefs délais toutes relations d’affaires et commerciales dans le secteur nucléaire contribuant à la violation des droits humains et libertés fondamentales par l’Etat russe », écrit Greenpeace dans des courriers distincts, datés de lundi et rendus publics mardi, adressés aux dirigeants des deux enteprises.
Quelques militants de Greenpeace ont aussi manifesté devant le siège d’EDF à Paris mardi matin, déployant des banderoles (« Nucléaire : stop aux contrats russes ») et distribuant des tracts. La mobilisation a été « très calme » et les militants n’ont pas été interpellés par la police, a précisé une porte-parole.
L’organisation non gouvernementale liste une série de contrats liant EDF et ses filiales à Rosatom, dans des domaines variés : combustibles, construction et exploitation de réacteurs. Côté Orano, l’ex-Areva, Greenpeace note d’autres contrats concernant les déchets radioactifs et le retraitement de l’uranium. Le secteur de l’énergie n’est pour l’instant pas concerné par les sanctions européennes contre la Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine. Greenpeace se réfère toutefois aux « mesures de vigilance » prévues dans le code du Commerce, qui oblige les entreprises à prévenir les atteintes aux droit humains ou encore à l’environnement.
« De toute évidence, la guerre de l’Etat russe à l’Ukraine - en violation des droits humains et du droit international humanitaire - ainsi que la mainmise russe sur les centrales nucléaires ukrainiennes avec la complicité de Rosatom, violent toutes les règles de sûreté et de sécurité nucléaire au niveau international, européen et national », estime Greenpeace dans ses lettres. EDF et Orano se rendent « complices » de ces violations en ne mettant pas fin à leurs relations commerciales, selon l’ONG.
10:51 Bombardements à Mykolaïv
9:56 Dimanche 20 mars, dans la soirée, le centre commercial Retroville, dans le nord-ouest de Kiev, a été visé par un bombardement. Au moins huit morts ont été recensés. C’est l’attaque la plus violente contre la capitale depuis le début de la guerre entamée le 24 février dernier par la Russie en Ukraine.
9:25 Makariv . Selon le journal The Kyiv Independant, considéré comme plutôt sûr, la ville de Makariv, située à 60 kilomètres à l’ouest de Kiev, a été libérée par les Ukrainiens lundi. Il cite le général des armées ukrainiennes qui a affirmé que « le drapeau ukrainien flott[ait] au-dessus de Makariv » et que les Russes avaient été repoussés.
Le Monde n’était toutefois pas en mesure, pour le moment, de vérifier l’information de source indépendante.
>>> « Dis aux autres que désormais on tirera sans sommation » : à Mykolaïv, la vie sous la menace des armes russes. Si le risque d’encerclement de cette ville du sud de l’Ukraine a pu être repoussé pour l’instant, l’armée russe multiplie les frappes. Article
>>> Crimes de guerre, crime contre l’humanité
Karim Khan, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé, au début de mars, « l’ouverture immédiate » d’une enquête sur la situation en Ukraine. « Je suis convaincu qu’il existe une base raisonnable pour croire que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité présumés ont été commis » dans ce pays, avait déclaré M. Khan le 28 février. L’enquête recouvrira tous les actes commis en Ukraine depuis « novembre 2013 », soit le début du conflit russo-ukrainien, avait-il ajouté.
Deux éléments généraux servent à qualifier un crime de guerre, souligne l’Organisation des Nations unies (ONU). D’une part, le comportement incriminé doit avoir eu lieu dans le cadre d’un conflit armé – c’est l’élément contextuel. D’autre part, il faut prendre en compte l’intention et la connaissance de la personne incriminée par rapport à son acte et au contexte – c’est l’élément psychologique.
Un génocide a une définition différente. Elle est précisée par l’article 6 du statut de Rome. Il s’agit d’un acte « commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Par ailleurs, peut également être jugé un crime contre l’humanité : un acte « commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile ». Contrairement aux crimes de guerre, un crime contre l’humanité peut être perpétré hors conflit armé. Par exemple, l’esclavage, la prostitution forcée, la stérilisation forcée ou l’apartheid sont des crimes contre l’humanité.
Bien que le procureur de la CPI n’ait pas précisé la nature exacte des crimes reprochés à la Russie, l’enquête porte sur des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, pas sur un génocide, davantage basé sur des velléités ethniques que territoriales, comme dans le cadre de cette guerre d’invasion de l’Ukraine.
6:17 A Mykolaïv, les bombardements sont devenus quotidiens
« Une ville paisible, ils tirent juste sur les infrastructures, sur les habitants, ils leur font peur. » Si le risque d’encerclement de cette ville du sud de l’Ukraine a pu être repoussé pour l’instant, l’armée russe multiplie les attaques.
« nous vivions notre vie normalement mais ils nous l’ont volée, en appelant ça la libération ». En raison des bombardements, Sasha Anisimova, illustratrice ukrainienne, a dû trouver refuge à Tcherkassy, au centre du pays. Elle dessine aujourd’hui les « vies volées » de ses compatriotes sur des photos de sa ville, dévastée. Article
>>> Pertes russes. Le tabloïd russe, proche du Kremlin, Komsomolskaïa Pravda a publié, puis retiré, un rapport selon lequel le ministère de la défense russe a recensé 9 861 morts dans les forces armées russes depuis le début de la guerre en Ukraine. L’article faisait également état de 16 153 blessés.







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