lundi 21 mars 2022

Lundi 21 mars 2022. Vingt-sixième jour de guerre

 D’après le live du Monde , et d’article de divers journaux


>>> Des manifestants polonais réclament l’interdiction du commerce avec la Russie. Au poste-frontière de Kukuryki-Kozlowiczy, des protestataires tentent de bloquer le passage des camions en provenance d’Europe de l’Ouest, vers la Russie et la Biélorussie. Dimanche, le temps d’attente pour les poids lourds est passé à plus de trente heures.  article

20:38 Volodymyr Zelensky invité du JT de France 2.  Le président ukrainien a accordé une interview exclusive à l’Union des médias publics européens (UER), dont France Télévisions, qui a diffusé une première partie de cette interview lors du « 20 Heures » de France 2, lundi 21 mars.

20:28 Un fixeur de Radio France enlevé et torturé pendant neuf jours par l’armée russe

Radio France, qui n’avait pas souhaité communiquer publiquement sur cette disparition pour des raisons de sécurité, a alerté Reporters sans frontières (RSF) de la disparition du fixeur, le 8 mars. L’ONG a recueilli et vérifié le témoignage du fixeur et interprète de 32 ans, « qui a été enlevé le 5 mars dans un village du centre de l’Ukraine, détenu pendant neuf jours, laissé dans un froid glacial dans une cave et torturé à plusieurs reprises ». Il a d’abord été retenu seul, puis a été rejoint par trois personnes, dont un ancien haut fonctionnaire ukrainien. Il fait également le récit de la fusillade de son véhicule, des séances de torture au couteau et à l’électricité, des coups de crosse de fusils-mitrailleurs sur le visage et sur le corps à plusieurs reprises, de simulacre d’exécution, de privation de nourriture pendant quarante-huit heures… Selon RSF, le fixeur serait maintenant à l’abri dans une ville ukrainienne.

 

 17:53 Moscou amplifie ses opérations aériennes et navales, selon le Pentagone

La Russie a amplifié ses opérations aériennes et navales en Ukraine face à la résistance des forces ukrainiennes, qui continuent de freiner l’avancée de l’armée russe dans le pays, a dit, lundi, un haut responsable du Pentagone.

« Les Russes ont effectué plus de 300 sorties au cours des dernières vingt-quatre heures et les Ukrainiens ont aussi accéléré le rythme de leurs sorties », a expliqué au cours d’un point de presse ce haut responsable ayant requis l’anonymat, sans chiffrer les sorties de l’aviation ukrainienne, nettement moins importante que l’armée de l’air russe.

Ces opérations ne se manifestent pas par des combats aériens, selon lui. L’armée de l’air russe tend à tirer des missiles air-sol sur des cibles ukrainiennes depuis l’espace aérien russe ou biélorusse. « Ils ne s’aventurent pas très loin ni très longtemps dans l’espace aérien ukrainien » que les Ukrainiens défendent « avec une grande dextérité », a-t-il affirmé.

« Nous avons constaté une augmentation de l’activité navale dans le nord de la mer Noire », a aussi expliqué le responsable du ministère de la défense américain. « Les Russes ont un peu plus d’une douzaine de navires de guerre » dans cette zone, notamment des navires amphibies, des bâtiments de combat, des démineurs et des patrouilleurs, « et nous pensons qu’au moins un des bombardements d’Odessa » provient de cette zone, a-t-il souligné. « Nous pensons qu’il serait faux de conclure que c’est un signe qui montrerait qu’Odessa est sous la menace imminente d’un assaut amphibie », a-t-il précisé.

Par ailleurs, le Pentagone n’est pas en mesure de confirmer que la Russie a bien tiré des missiles hypersoniques sur l’Ukraine comme Moscou l’a affirmé. Mais même si c’était le cas, « d’un point de vue militaire, cela n’a pas un grand intérêt pratique » d’utiliser de tels missiles à longue portée sur des objectifs aussi proches, selon ce haut responsable.

L’explication « pourrait être qu’ils n’ont plus beaucoup de missiles guidés de précision et qu’ils ont besoin de recourir à cette ressource », a-t-il noté. « Il est aussi possible qu’ils tentent d’envoyer un message à l’Occident mais aussi à l’Ukraine pour essayer d’avoir un avantage à la table des négociations ».

Mais globalement, « ce que nous voyons, c’est une tentative désespérée des Russes de reprendre de l’élan et de retourner tout ceci en leur faveur », a-t-il conclu, notant qu’au 26jour de l’offensive, les forces russes restent bloquées à quinze kilomètres au nord-ouest de Kiev et trente kilomètres à l’est de la capitale.

 

 

 17:44 Un réseau de parlementaires européens est en cours de création à Vilnius (Lituanie), dans le cadre du forum Kalinowski, organisé depuis plusieurs années pour soutenir l'opposition biélorusse. "Une première déclaration a été discutée aujourd'hui", explique à franceinfo le député MoDem Frédéric Petit, présent sur place. "Et nous aurons demain 100 parlementaires des 27 de l'UE qui s'engagent à travailler avec l'opposition bélarusse et les Ukrainiens." . 

 "Cette dynamique interparlementaire vise, entre autres, à répondre au mensonge permanent de guerre de libération" portée par la Russie, poursuit Frédéric Petit. Cette initiative doit coordonner les parlementaires des Etats européens, en complément des actions menées par les gouvernements nationaux et les instances européennes. FranceTVinfo

 

 

17:02 La Russie abandonne les négociations de paix avec le Japon à cause de l’Ukraine

Le ministère des affaires étrangères russe a annoncé, lundi, dans un communiqué, abandonner les négociations « sur un traité de paix » avec le Japon, les deux pays n’ayant jamais signé d’accord depuis la seconde guerre mondiale en raison d’un différend territorial, arguant de la « position inamicale » de Tokyo face au conflit en Ukraine.

 

16:53 Un rescapé des camps nazis tué dans un bombardement

Boris Romantschenko, rescapé des camps de concentration nazis, a été tué dans le bombardement de l’immeuble où il vivait, à Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, a fait savoir, lundi, la Fondation allemande des Mémoriaux de Buchenwald et Mittelbau-Dora.

« Une frappe a touché l’immeuble de plusieurs étages dans lequel il vivait. Son appartement a brûlé », décrit dans un communiqué la Fondation qui fait part de son « horreur » et « pleure la perte d’un ami proche ».

Agé de 96 ans, l’ancien prisonnier de Buchenwald et vice-président du Comité international Buchenwald-Dora pour l’Ukraine est mort vendredi, ajoute l’organisation qui précise avoir été informée de son décès par sa petite-fille.

Boris Romantschenko avait été déporté en Allemagne en 1942, à l’âge de 16 ans, comme travailleur forcé. C’est après une tentative d’évasion qu’il avait été envoyé au camp de Buchenwald, dans le centre de l’Allemagne, en 1943. Il avait ensuite été interné à Peenemünde, Mittelbau-Dora et Bergen-Belsen, précise la Fondation.

Avant de rentrer en Ukraine, il avait dû servir plusieurs années dans l’armée soviétique stationnée en Allemagne de l’Est, selon l’association caritative Maximilian-Kolbe, engagée dans le soutien matériel et psychologique aux anciens prisonniers des camps nazis.

L’association était en lien depuis plusieurs années avec Boris Romantschenko qui était malade et ne pouvait quasiment plus quitter l’appartement où il vivait seul, au huitième étage d’un immeuble de Kharkiv, a précisé à l’AFP une collaboratrice de l’ONG.

« La mort horrible de Boris Romantschenko montre à quel point la guerre en Ukraine est une menace pour les survivants des camps de concentration », souligne la Fondation des Mémoriaux de Buchenwald et Mittelbau-Dora qui tente de leur faire parvenir médicaments et nourriture. Elle estime à environ 42 000 le nombre de rescapés des persécutions nazies vivant actuellement en Ukraine.

 

 

16:46 Le joueur d’échecs russe Sergueï Kariakine suspendu six mois

Le joueur d’échecs russe Sergueï Kariakine, qui a affronté le Norvégien Magnus Carlsen en 2016 pour le titre de champion du monde, a été suspendu, lundi, six mois de toute compétition internationale en raison de ses prises de position soutenant l’invasion russe de l’Ukraine. La commission d’éthique de la Fédération internationale d’échecs (Fide) a considéré que les prises de parole du Russe de 32 ans, qui a approuvé avec ferveur l’invasion de l’Ukraine, pouvaient « porter atteinte à la réputation du jeu d’échecs et/ou de la Fide », selon un communiqué publié lundi.

Au lendemain du lancement de l’invasion, il avait notamment écrit sur Twitter le 25 février, reprenant la rhétorique du Kremlin :

« Le slogan “Non à la guerre” est maintenant écrit par des personnes qui, cyniquement, n’ont pas remarqué pendant huit ans la guerre contre les Russes dans le Donbass, les meurtres de masse à Kiev, Marioupol et d’autres villes. »

Sur son compte Telegram, Kariakine a dénoncé, lundi, une décision « attendue » et « honteuse ». « Je ne regrette rien », a-t-il également affirmé, se disant « patriote en premier lieu » et athlète ensuite. La Fédération russe d’échecs a affirmé, dans un communiqué, son intention de faire appel de la décision, dénonçant « une discrimination » contre un de ses athlètes.

 

 

15:50 Kiev appelle Pékin à jouer « un rôle important » pour trouver une solution au conflit


15:49 Facebook et Instagram rejoignent le clan des "organisations extrémistes" OF

>>> A Loutsk, la hantise d’une attaque biélorusse. La population de cette ville du nord-ouest de l’Ukraine redoute l’intervention de son voisin biélorusse, alors que Minsk a rappelé l’ensemble de son personnel diplomatique. Article


15:11 La ville de Mykolaïv bombardée





>>> La Russie a déclaré vendredi (18 mars) qu’elle attaquerait les éventuelles livraisons de systèmes de défense aérienne S-300 à l’Ukraine. [alors ces livraisons devront être défendues contre les éventuelles attaques ; et les attaquants devront s’attendre à une riposte. On ne doit pas rester les bras croisés, on ne laissera pas la Russie massacrer l’Ukraine, on ne se laissera pas intimider par les perpétuelles menaces russes] Cette annonce fait suite à la déclaration de la Slovaquie indiquant qu’elle est prête à envoyer ces systèmes à l’Ukraine si ces derniers sont immédiatement remplacés. Euractiv


14:56 A Kherson, les troupes russes tirent en l’air face aux manifestants qui protestent contre l’occupation

A Kherson (sud), les Russes, qui occupent la ville depuis le 2 mars, ont tiré en l’air lundi et lancé des grenades assourdissantes et gaz lacrymogènes sur les manifestants qui protestaient contre l’occupation, selon de nombreux témoins. Quatre personnes ont été blessées, dont deux ont été emmenés à l’hôpital, rapporte au Monde un habitant de Kherson, dont l’anonymat est conservé pour des raisons de sécurité. Quelques heures plus tôt, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait salué les habitants de cette ville, qui font preuve du « courage ukrainien, sans défense contre les occupants ». Les citoyens de Kherson manifestent tous les jours contre l’occupation depuis le 5 mars.




14:35 Au poste-frontière de Kukuryki-Kozlowiczy, des protestataires tentent de bloquer le passage des camions en provenance d’Europe de l’Ouest vers la Russie et la Biélorussie. Dimanche, le temps d’attente pour les poids lourds est passé à plus de trente heures. Bravo, vous sauvez l’honneur de l’Europe, tandis que les pays d’Europe de l’Ouest font honte à l’Europe ! Article



14:21 Les derniers journalistes présents à Marioupol ont dû quitter la ville

Il ne restait plus qu’eux : Mstyslav Chernov et Evgeniy Maloletka, vidéaste et photographe pour l’agence de presse Associated Press (AP), ont à leur tour fui Marioupol. Ils étaient les derniers journalistes internationaux à documenter le siège.

Dans un article publié par AP, les deux journalistes retracent leur évacuation par des soldats ukrainiens alors qu’ils étaient à l’intérieur d’un hôpital. « J’ai regardé leur brassard, évaluant les risques qu’ils soient des Russes déguisés », rapporte Mstyslav Chernov. Ce n’est qu’après de longues minutes de fuite à pied, à travers des bâtiments en ruine et sous les sirènes retentissantes, que les deux journalistes comprennent pourquoi ils ont ainsi été évacués.

Les Russes « avaient une liste de noms, dont les nôtres » de personnes à neutraliser, rapporte-t-il. « S’ils vous attrapent, ils vous forceront à dire, face caméra, que tout ce que vous avez filmé est un mensonge », les ont mis en garde les soldats ukrainiens. Le 15 mars, ils ont quitté Marioupol à bord d’une voiture qui partait via l’un des couloirs humanitaires d’évacuation.

Nous étions les derniers journalistes à Marioupol. Il n’y en a désormais plus aucun. »










13:22 Des salariés de Leroy Merlin Ukraine demandent à l’enseigne de quitter la Russie

Des salariés de la branche ukrainienne de Leroy Merlin ont demandé, lundi, à l’enseigne française spécialisée dans le bricolage de cesser leurs activités en Russie, alors qu’un magasin Leroy Merlin a été bombardé dimanche soir à Kiev. Les salariés ont aussi demandé aux autres enseignes de l’association familiale Mulliez (AFM) présentes en Russie, Auchan et Decathlon, de quitter la Russie.

Le compte Instagram de Leroy Merlin en Ukraine a publié lundi une photo du magasin bombardé avec la mention « cessez les ventes en Russie » et un lien vers une pétition en ligne sur le site openpetition.eu demandant à Adeo, la holding de Leroy Merlin, de cesser ses activités en Russie.

Le centre commercial Retroville, dans le nord-ouest de Kiev, a été bombardé dans la nuit de dimanche à lundi, provoquant la mort d’au moins huit personnes, selon le parquet général ukrainien, alors que les forces russes tentent toujours d’encercler la capitale.

« Nous demandons vigoureusement à Adeo et à AFM de cesser [leurs] activités en Russie, ce qui privera l’agresseur de l’opportunité de financer » l’offensive russe en Ukraine, souligne cette pétition, qui avait recueilli plus de 7 000 signatures lundi en début d’après-midi.

Sollicitée par l’AFP lundi en milieu de matinée, la communication d’Adeo et de Leroy Merlin n’avait pas réagi à la mi-journée. Peu diserte de manière générale, l’enseigne française avait auparavant décliné toute demande de commentaire sur l’invasion russe en Ukraine.

Leroy Merlin est fortement implanté en Russie, y réalisant plus de 18 % de son activité mondiale.

Auchan et dans une moindre mesure Decathlon sont également présents en Russie. Auchan exploite 231 magasins en Russie, pour un chiffre d’affaires de 3,2 milliards d’euros, soit plus de 10 % de son activité globale.




13:22 Premiers bombardements russes sur la ville portuaire d’Odessa

Dans la grande ville portuaire d’Odessa, plusieurs maisons ont été touchées lundi par « un bombardement ennemi », selon l’administration militaire régionale.

Il s’agissait des premiers bombardements russes des faubourgs de la ville, dans le sud-ouest de l’Ukraine. Selon le conseil municipal, la frappe a déclenché un incendie dans les immeubles résidentiels visés, sans faire de victime.



>>> En Estonie, la France mobilise ses chasseurs alpins pour renforcer le front est de l’OTAN

Trois cent cinquante militaires français sont déployés dans ce petit Etat balte, dont une centaine d’aviateurs avec quatre Mirage 2000. Ils s’ajoutent aux 1 650 soldats alliés chargés de protéger les frontières de l’Europe dans le contexte de la guerre en Ukraine. Article



11:18 Volodymyr Zelensky demande à l’Union européenne de cesser « tout commerce » avec la Russie

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé lundi l’Union européenne (UE) à cesser « tout commerce » avec la Russie, et notamment à refuser ses ressources énergétiques, dans une vidéo sur la messagerie Telegram. « Pas d’euros pour les occupants, fermez-leur tous vos ports, ne leur envoyez pas vos biens, refusez les ressources énergétiques », a-t-il plaidé. « Sans commerce avec vous, sans vos entreprises et vos banques, la Russie n’aura plus d’argent pour cette guerre », a ajouté le président ukrainien.

Les Européens, très dépendants des hydrocarbures russes, ont exclu de sanctionner ce secteur, très important pour l’économie russe.

« Un tel embargo aurait une influence très sérieuse sur le marché mondial du pétrole, une influence néfaste sur le marché énergétique en Europe », a mis en garde le Kremlin en réponse aux propos de Volodymyr Zelensky.



10:40 Un embargo européen sur le pétrole russe concernerait « tout le monde », prévient le porte-parole du Kremlin [tactique habituelle des criminels du Kremlin : menacer, et essayer de diviser l’Occident → Cas typique ci-dessous . On s’en fout ! Nous sommes en guerre, il faut en payer le prix. C’est très simple : La Russie est notre ennemi, les USA sont nos alliés occidentaux]

Alors que l’Union européenne (UE) se réunit à nouveau pour étudier la possibilité de nouvelles sanctions contre Moscou, le Kremlin a averti lundi qu’un embargo européen sur le pétrole russe frapperait « tout le monde ».

« Un tel embargo aurait une influence très sérieuse sur le marché mondial du pétrole, une influence néfaste sur le marché énergétique en Europe. Mais les Américains n’y perdront rien, c’est évident, ils se sentiront bien mieux que les Européens », a affirmé Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe.

Les importations européennes de gaz ou de pétrole russes ont jusqu’ici été épargnées en raison de leur coût pour les Européens, très dépendants des hydrocarbures russes. L’Allemagne, notamment, a été critiquée pour son opposition à un embargo immédiat sur les hydrocarbures russes, dont elle dépend fortement.



10:29 Le centre commercial Retroville dans le district de Podilsky à Kiev bombardé dans la nuit



10:22 A Novoselytsya, dans le nord de l’Ukraine, la fuite d’ammoniac est « terminée »

Les autorités ukrainiennes ont demandé lundi matin aux habitants de la ville de Novoselytsya (nord) de s’abriter après qu’une « fuite » d’ammoniac a été détectée dans une usine chimique voisine. Peu avant 9 heures, heure française, les services de secours ont dit sur Twitter que l’accident, causé par un bombardement d’origine non précisée, était « terminé ».

Plus tôt, le gouverneur de la région de Soumy, Dmytro Jyvytsky, avait signalé une « fuite d’ammoniac » dans les installations de l’entreprise Sumykhimprom, qui produit des engrais, affectant une zone de 2,5 km autour de l’usine. Les habitants ont été priés de chercher refuge dans des caves ou des immeubles de faible hauteur pour éviter toute exposition.

« L’ammoniac est plus léger que l’air, c’est pourquoi des abris, des caves et les étages inférieurs doivent être utilisés comme protection », a écrit M. Jyvytsky dans un message publié sur Telegram. Il a ajouté que des équipes de secours se trouvaient sur les lieux et que la ville voisine de Soumy – environ 250 000 habitants avant la guerre – n’était pas menacée dans l’immédiat, en raison de la direction des vents.

Le porte-parole de l’armée russe, Igor Konachenkov, a affirmé, de son côté, qu’il s’agissait d’une « provocation » de Kiev pour accuser Moscou de « l’emploi d’armes chimiques », assurant que l’usine avait été minée par les « nationalistes ukrainiens ».

La ville de Soumy, à 350 km à l’est de la capitale, Kiev, est le théâtre de combats intenses depuis le début de l’invasion russe, le 24 février. Elle est toujours sous le contrôle des troupes ukrainiennes. Le gouvernement russe a multiplié récemment les allégations selon lesquelles l’Ukraine se préparerait à utiliser des armes chimiques et développerait un programme clandestin. Dimanche soir, le ministère de la défense russe avait affirmé que Kiev cherchait à « empoisonner massivement les habitants de la région de Soumy, en cas d’entrée dans la ville d’unités des forces armées russes ».

La Russie a régulièrement nié avoir aidé la Syrie à utiliser des armes chimiques lors d’attaques contre sa population. Moscou a également nié avoir employé des substances chimiques contre l’opposant russe Alexeï Navalny et l’ancien agent russe Sergueï Skripal, ainsi que sa fille Ioulia, qui avaient été empoisonnés.



10:11 Les « bombardements sans distinction » sur Marioupol sont un « crime de guerre majeur », dénonce Josep Borrell

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a dénoncé lundi un « crime de guerre majeur » dans la ville assiégée de Marioupol.

« Ce qui se passe à Marioupol est un crime de guerre majeur. Les bombardements sans distinction dévastent la ville et tuent tout le monde » a-t-il accusé, avant une réunion avec les ministres des affaires étrangères et de la défense de l’Union européenne, consacrée à l’examen de nouvelles sanctions contre Moscou.

« Vue l’étendue des destructions en Ukraine en ce moment, il est très difficile, à mon avis, de faire valoir que nous ne devrions pas intervenir dans le secteur de l’énergie et interrompre les achats de pétrole et de charbon », a soutenu le ministre irlandais Simon Coveney. « Le pétrole représente la plus importante source de revenus pour le budget de la Russie et il est facilement remplaçable », a souligné son homologue lituanien Gabrielius Landsbergis.

« Nous allons graduellement, à vitesse accélérée, nous affranchir de la dépendance à la Russie pour les énergies fossiles. Nous disons clairement que nous allons couper toutes les routes d’acheminement » afin « d’isoler le gouvernement russe », a assuré la ministre allemande Annalena Baerbock, évoquant à son tour des « crimes de guerre ».



9:22 Au moins huit personnes ont été tuées dans le bombardement nocturne d’un centre commercial de la capitale ukrainienne, Kiev






>>> Reportage avec les volontaires ukrainiens qui ont pris les armes pour défendre le pays

A TchRerkassy, comme dans le reste du pays, des milliers d’Ukrainiens se sont enrôlés dans ces unités placées sous les ordres de l’armée nationale afin de protéger leur ville, leur région. Parmi eux, le bataillon ultranationaliste Azov. Article

>>> Odessa. Des couples de jeunes Ukrainiens se préparent à combattre ensemble. Dans un centre de formation de la ville d’Odessa, dans le Sud ukrainien, de jeunes couples apprennent à manier les armes et à prodiguer les soins de premiers secours. Leur objectif : s’engager dans la force de défense civile pour être prêts à combattre si les Russes attaquent leur ville. Article



7:44 Au moins huit morts dans un bombardement à Kiev

Un bombardement à Kiev a fait au moins huit morts dans la nuit de dimanche à lundi, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP), au moment où les forces russes cherchent toujours à encercler la capitale ukrainienne. Six corps étaient étendus lundi matin devant le centre commercial Retroville, dans le nord-ouest de Kiev, selon lui.

Le site a été touché par une frappe d’une très forte puissance qui a pulvérisé des véhicules et laissé sur le parking un cratère béant de plusieurs mètres de large devant un immeuble de dix étages carbonisé. Toute la partie sud de l’immense centre commercial a été détruite, de même qu’un club de fitness sur le parking, a constaté un reporter de l’AFP. Des débris – véhicules anéantis, ferrailles tordues – jonchaient la scène sur des centaines de mètres.

Lundi matin, pompiers et militaires s’affairaient dans les décombres pour rechercher d’autres victimes. Pendant la nuit, les services de secours avaient dit que des « tirs ennemis » avaient provoqué un incendie sur plusieurs étages du centre commercial, situé dans le district de Podilsky.

Ils ont publié des images d’une caméra de surveillance, montrant une énorme explosion et un nuage en forme de champignon, suivi d’une série de déflagrations moins importantes. Les pompiers ont extrait des décombres du bâtiment au moins un homme, couvert de poussière, selon d’autres images vidéo publiées par les services de secours.

Kiev a été frappée par une série d’attaques au cours de la semaine dernière, dont une contre un immeuble d’habitation, dimanche, qui a fait cinq blessés.



5:48 Kiev rejette l’ultimatum russe de « déposer les armes » à Marioupol .

L’Ukraine ne « déposera pas les armes et ne quittera pas la ville » assiégée de Marioupol, a déclaré la vice-première ministre Iryna Verechtchouk au journal Ukraïnska Pravda dans la nuit de dimanche 20 à lundi 21 mars, en réaction à l’ultimatum posé par la Russie.

« Il n’est pas question de parler de reddition ou de déposer les armes. Nous en avons déjà informé la partie russe », a-t-elle déclaré. « C’est une manipulation délibérée et une véritable prise d’otage », a-t-elle ajouté à propos de la demande. Article



5:47 Le point sur la situation lundi matin

  • La bataille de Marioupol continue, avec des combats à l’intérieur de la ville depuis vendredi. Quelques heures après le bombardement d’une école d’art où étaient réfugiées près de 400 personnes, la Russie a exigé la capitulation avant 5 heures lundi matin, en échange de l’ouverture de deux couloirs humanitaires (un vers l’est, en Russie, un vers l’ouest). L’Ukraine, par la voix de sa vice-première ministre, Iryna Verechtchouk, a immédiatement rejeté l’ultimatum, demandant que des couloirs soient ouverts malgré tout.

  • A Kiev, au moins une personne a été tuée lors d’une frappe de l’armée russe sur un centre commercial dimanche soir, a annoncé le maire de la capitale ukrainienne. Plus tôt dans la journée, un obus a explosé dans une cour juste devant un immeuble d’habitation, blessant au moins cinq personnes.

  • La Russie a affirmé dimanche, pour le deuxième jour consécutif, avoir utilisé des missiles hypersoniques en Ukraine, cette fois pour détruire une réserve de carburant de l’armée ukrainienne dans le sud du pays. Ces armements ne « changent pas la donne », a affirmé le ministre américain de la défense, Lloyd Austin.

  • Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a demandé à Israël de « faire un choix » en soutenant concrètement l’Ukraine face à la Russie, lors d’une allocution en visioconférence devant les députés de la Knesset, le Parlement israélien. Il a ensuite estimé, dans la nuit de dimanche à lundi, que Jérusalem serait « le bon endroit pour trouver la paix » en évoquant les négociations avec la Russie, qu’il appelle de ses vœux.

  • Le président américain, Joe Biden, se rendra vendredi à Varsovie pour y rencontrer son homologue polonais, Andrzej Duda, et discuter de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, a annoncé dimanche la Maison Blanche. Ce voyage interviendra après la visite de Joe Biden en Belgique pour y rencontrer des dirigeants de l’OTAN, du G7 et de l’Union européenne.

  • Pékin n’envoie pas d’assistance militaire à Moscou pour son offensive en Ukraine, a affirmé l’ambassadeur de Chine aux Etats-Unis, sans préciser si cette position vaut également pour l’avenir.

  • Dix millions d’Ukrainiens, soit près d’un quart de la population, ont désormais fui leur foyer, a affirmé le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi. Ils sont plus de 3,3 millions – 90 % de femmes et d’enfants – à avoir quitté le pays.



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