samedi 12 mars 2022

Samedi 12 mars. Dix-septième jour de guerre

Comme toujours, j'utilise en priorité le live du Monde. Des explosions entendues depuis Kiev, le maire de Melitopol enlevé par l’armée russe qui occupe sa ville

>>> Une vidéo de Paris sous les bombes pour interpeller les Européens.

C’est une idée du Parlement ukrainien. Pour appuyer son plaidoyer en faveur de la fermeture de l’espace aérien au-dessus de l’Ukraine, qu’elle ne parvient à obtenir des Occidentaux, la Rada a fait appel à la force des images. Une fausse vidéo a été diffusée samedi matin, montrant les capitales européennes sous les bombes. «La célèbre tour Eiffel à Paris ou la porte de Brandebourg à Berlin resteraient-elles debout sous les bombardements sans fin des troupes russes ?», interroge le Parlement sur Twitter.

Une manière d’interpeler les alliés occidentaux, qui refusent toujours l’instauration d’une no-fly zone, par crainte de déclencher un conflit mondial. «Pensez-vous que cela ne vous concerne pas ? Aujourd'hui c'est l'Ukraine, demain ce sera toute l'Europe. La Russie ne reculera devant rien».

Voir  ici

>>> Alors que le Kremlin accuse [ce que dit le Kremlin - càd des mensonges, menaces, chantage - , comme d'hab, on s'en fout ! ] Washington et Kiev de gérer des laboratoires destinés à produire des armes biologiques et chimiques, Américains et Britanniques affirment que la Russie pourrait avoir recours à de telles armes en Ukraine. Lacroix  . [ Vu ce que les petites merdes russes ont montré, on peut en effet penser qu'ils pourraient avoir recours aux armes chimiques, comme ils l'ont fait avec Assad en Syrie]

22:18 Les forces russes semblent marquer le pas dans les faubourgs de Kiev. Sur le terrain, les forces russes semblaient marquer le pas dans les faubourgs de Kiev, tant à l’Ouest qu'à l’Est, contrées par les Ukrainiens, selon des journalistes de l'AFP sur place.  A Irpin, dans la périphérie ouest de Kiev, pourtant lourdement bombardée les jours précédents, un soldat ukrainien a montré samedi aux journalistes un blindé russe détruit par un missile anti-char de marque britannique. Les forces russes ont toutefois assez avancé pour faire craindre un prochain encerclement de la capitale, où seule les routes vers le sud restent dégagées et qui se prépare à une «défense acharnée», selon la présidence ukrainienne.  Lefig  . Comment la résistance s'organise dans l'ouest de l'Ukraine (article)

21:08 Les Russes veulent organiser un faux référendum à Kherson, selon des responsables ukrainiens. Les Russes veulent mettre en scène un référendum pour créer une république indépendante à Kherson, ville proche de la Crimée, dont ils ont pris le contrôle le 3 mars, ont accusé samedi plusieurs responsables ukrainiens. «Après le scénario de 2014, les Russes essaient désespérément d'organiser un faux référendum pour une fausse république du peuple à Kherson», a écrit sur Twitter le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba. Il faisait référence au référendum organisé en Crimée en 2014 après l'annexion de la péninsule par la Russie, considéré comme illégal par Kiev et les Occidentaux. «Compte-tenu du fait qu'il n'y a aucun soutien populaire, cela sera entièrement mis en scène», a-t-il pronostiqué, appelant à infliger de «sévères sanctions» contre la Russie si cela était le cas. «Kherson est et sera toujours en Ukraine». «Actuellement, les envahisseurs appellent les députés du conseil régional pour leur proposer de coopérer et créer une république indépendante», a détaillé sur Telegram la représentante parlementaire ukrainienne pour les droits humains, Liudmyla Denisova. Kherson est la première grande ville dont se sont emparées les forces russes après leur invasion de l'Ukraine lancée le 24 février. (Lefig, 21:08)

>>> Aux origines de la guerre en Ukraine, vingt ans de propagande russe dans le Donbass. Poutine a mené une guerre des esprits dans l’est de l’Ukraine qui a préparé celle des armes. Notre journaliste s’est replongé dans ses carnets de reportage pour raconter les prémices de l’invasion russe. (article)

20:44  Les services de renseignement militaire ukrainiens accusent les Russes d’avoir tué sept civils, dont un enfant, en train d’évacuer près de Kiev. Les soldats russes ont tiré, vendredi, sur des civils qui empruntaient un couloir d’évacuation près de Kiev, tuant sept personnes, dont un enfant, ont affirmé samedi les services de renseignement militaire ukrainiens sur Facebook. Ces personnes tentaient de quitter le village de Peremoha pour rejoindre celui de Gostroluchchia, situé à 36 kilomètres des faubourgs nord-est de Kiev, la capitale. Les services de renseignement militaire ukrainiens ont ajouté qu’il ne savaient pas encore quel était le nombre de blessés. « Après les tirs, les occupants ont forcé le reste de la colonne à retourner au village de Peremoha et ne les ont pas laissés sortir du village », ont-ils encore affirmé. « Désormais, il est presque impossible d’établir le contact avec eux et de fournir une aide humanitaire et médicale », ont-ils poursuivi. Les forces russes ont resserré l’étau sur Kiev, samedi, et ont continué sans répit les bombardements d’autres villes ukrainiennes. Ces attaques touchant des civils ont suscité une nouvelle vague d’accusations selon lesquelles la Russie commet des crimes de guerre. Vladimir Poutine a en retour accusé samedi les forces ukrainiennes de « violations flagrantes » du droit humanitaire, lors d’un appel téléphonique avec ses homologues français, Emmanuel Macron, et allemand, Olaf Scholz. La présidence française a déclaré que ces accusations étaient des « mensonges ».

 

>>> Fusées, ExoMars, ISS... La fin de la coopération avec la Russie met de nombreuses activités spatiales à l’arrêt. Les tirs de fusées Soyouz ont été suspendus et la mission européenne vers Mars, prévue cette année, n’a plus ni lanceur ni atterrisseur. La fin de la coopération avec la Russie contraint les scientifiques à revoir d’urgence leurs plans.(article) . [Je le répète encore une fois : tout ce qui arrive aujourd'hui était très prévisible. Hélas, nos dirigeants ont voulu continuer le business avec les criminels russes. Les appels à intervenir dès l'invasion de la Crimée ont pourtant été nombreux. Ils sont restés sans réponse. Et aujourd'hui, on agit dans l'urgence, en étant sur la défensive. Tout ce qu'il ne fallait pas  faire avec la Russie, on l'a fait !]

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19:49 Le point sur l’invasion russe en Ukraine

Les forces russes ont resserré l’étau sur la capitale, Kiev, samedi, et ont continué sans répit les bombardements d’autres villes ukrainiennes, touchant notamment plusieurs hôpitaux à Mykolaïv et la cité portuaire stratégique de Marioupol, déjà dévastée par près de deux semaines de siège.

  • Dans la ville portuaire de Mykolaïv (dans le sud du pays), les bombardements n’ont quasiment pas cessé de la nuit, touchant, entre autres, un centre de cancérologie et un hôpital ophtalmologique.
  • Les frappes russes ont détruit l’aéroport de Vassylkiv (à 40 kilomètres au sud de Kiev), samedi matin, et un dépôt de pétrole, également touché, a pris feu, selon les autorités locales.
  • A Marioupol, port stratégique du Sud-Est, le gouvernement ukrainien a affirmé samedi qu’une mosquée avait été bombardée, dans laquelle s’étaient réfugiés environ 80 civils, dont des Turcs, mais l’information a été démentie par le président de l’association liée à la mosquée Soliman, Ismail Hacioglu. Assiégée depuis douze jours, Marioupol, à court de nourriture, est aussi privée d’eau, de gaz, d’électricité, de communications. Une situation « quasi désespérée », selon Médecins sans frontières.
  • S’ils visent aussi les villes de Kryvy Rih et Krementchouk (dans l’Est), Nikopol et Zaporojia (dans le Sud-Est), selon l’armée ukrainienne, les Russes ont pour principale cible Kiev. Présents dans les faubourgs de la capitale, ils cherchent à éliminer les défenses dans plusieurs localités pour la « bloquer », selon l’état-major ukrainien. Les banlieues nord-ouest, notamment Irpin et Boutcha, ont déjà subi des jours de bombardements intensifs, pendant que les véhicules blindés russes avancent par le nord-est.
  • L’armée russe fait état d’avancées sur le front de la région séparatiste du Donbass (dans l’Est), et affirme avoir détruit « au total 3 491 infrastructures militaires ukrainiennes ».

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18:38 Des manifestations contre l’invasion russe de l’Ukraine en Italie, en Géorgie et en Lituanie


 

18:05 La mer Noire, frontière de plus en plus dangereuse entre les zones d’influence russe et européenne. La mer Noire est redevenue le théâtre de dangereuses démonstrations de force entre la Russie et l’OTAN depuis l’annexion de la Crimée, en 2014. Il y a trente ans, la fin de la guerre froide avait pourtant laissé espérer une mutation de ces eaux stratégiques en espace de coopération pacifique.

Voici un extrait de notre article :

En annexant la Crimée en 2014, la Russie s’impose en mer Noire comme « puissance régionale dominante », selon le géographe Louis Pétiniaud. Le retour de Sébastopol dans son giron permet en effet à Moscou d’y renforcer sa présence militaire, considérée comme une force dissuasive contre la présence de l’OTAN mais aussi comme le moyen d’augmenter ses capacités de projection vers la Méditerranée et le Proche-Orient.

Parallèlement, le Kremlin a opéré un rapprochement avec la Turquie – gardienne des détroits du Bosphore et des Dardanelles –, qui s’est traduit par l’achat, en 2019, de systèmes de défense antiaérienne S-400 russes par Ankara, au grand dam de ses partenaires de l’OTAN – Washington au premier chef. En froid avec l’Alliance atlantique, la Turquie ne lui a cependant pas tourné le dos. En février, le président Recep Tayyip Erdogan a ainsi réitéré son attachement à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, à qui son pays a déjà livré une vingtaine de drones Bayraktar TB2 depuis 2019.  (article)

 

>>> La France livre [quelques] des missiles antichars Milan à l’Ukraine. Outre des équipements de protection, Paris a fourni à Kiev « quelques dizaines » de ces armes, utilisées par les troupes d’infanterie contre les tanks et les véhicules blindés. [il en faudrait 100 fois plus !] (article)

16:53 Marioupol. Les forces [je dirais plutôt "les petites merdes"] russes resserrent l’étau sur Kiev et continuent sans répit les bombardements sur d’autres villes ukrainiennes, touchant notamment plusieurs hôpitaux à Mykolaïv et la cité portuaire stratégique de Marioupol, déjà dévastée par près de deux semaines de siège.


 

>>> A Kherson, la principale ville contrôlée par les troupes russes depuis le 2 mars, les habitants manifestent chaque jour, à 10 heures, contre ceux qu’ils appellent les « occupants ». Selon Déméntii Bilyi, journaliste et analyste politique ukrainien installé à Kherson, « le nombre de personnes qui descendent dans la rue est impressionnant », malgré la présence de snipers russes aux fenêtres des bâtiments stratégiques de la ville. Selon les estimations locales, quelque 200 habitants de Kherson ont été tués, dont la moitié de civils, au cours des combats qui ont précédé la prise de la cité. Pour les habitants de Kherson, « les Russes sont des occupants et Poutine est un tueur » (article)

 

16:30 Les accusations de Moscou sur les violations du droit humanitaire par l’Ukraine sont des « mensonges », dénonce Paris [C'est bien pour ça que dans mon blog, je ne relais quasi-jamais les déclarations de Poutine et de sa clique. Les déclarations de ces criminels ne sont que menaces, mensonges, désinformation, intimidation, chantage. Ils utilisent les mots qu'ils savent faire mouche en Occident . Ce n'est pas nouveau : des "nazis de Kiev" à "l'hystérie occidentale", en passant par "russophonie",  on connait bien la logorrhée des cerveaux malades du Kremlin]

 

16:26 Environ 1 300 militaires ukrainiens tués depuis le début de l’invasion russe, selon Volodymyr Zelensky. « Environ 1 300 » militaires ukrainiens sont morts depuis le début de l’invasion russe, le 24 février, a annoncé samedi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors d’une conférence de presse à Kiev. C’est la première fois depuis le début du conflit que les autorités ukrainiennes fournissent un bilan officiel. Le président Zelensky a ajouté que l’armée russe, elle, avait perdu « environ 12 000 hommes ». C’est « un rapport de un à dix, mais cela ne me rend pas heureux », a-t-il déclaré. Le 2 mars, l’armée russe avait annoncé la perte d’environ 500 de ses soldats. Mais elle n’a fourni aucun nouveau chiffre depuis, alors que les combats font rage dans de nombreuses villes d’Ukraine, notamment autour de Marioupol (sud-est) et dans les environs de Kiev (nord). Ces bilans fournis de part et d’autre sont à ce stade invérifiables. Le 8 mars, après presque deux semaines de conflit, le Pentagone avait évoqué une estimation comprise entre 2 000 et 4 000 morts côté russe.

 

15:46 « En allumant votre chaudière, en démarrant le moteur de votre voiture, et même en allumant votre ampoule à incandescence, vous contribuez à la victoire de la Russie ». Jean-Claude Glachant et Christian Gollier, économistes, plaident pour que les Européens diminuent, dès aujourd’hui, leur consommation pour se passer des hydrocarbures russes.

En 2019, l’exportation d’énergie fossile par la Russie représentait un revenu de 233 milliards de dollars, soit 14 % du produit intérieur brut du pays. La moitié de ces exportations bénéficiaient aux consommateurs européens. Depuis, les prix du gaz naturel, du charbon et du pétrole sur les marchés européens ont été multipliés respectivement par 8, par 5 et par 2.

C’est un formidable ballon d’oxygène pour financer la machine de guerre russe, auquel les Etats européens n’ont pas encore osé toucher tant notre dépendance à cette énergie est importante. Il s’agit d’une passivité coupable, qui nous rend complice de la tragédie qui se déroule sous nos yeux en Ukraine aujourd’hui et sans doute ailleurs demain.  (article)

 

15:12 Le régiment Azov est un ancien bataillon de volontaires ultranationalistes, créé au lendemain de l’annexion de la Crimée par les Russes, agression qui avait suivi la révolution de Maïdan, en mai 2014. Cette même année, le régiment a notamment repris Marioupol aux prorusses, quand l’armée ukrainienne manquait de renforts. Dès l’automne 2014, il a été intégré à la garde nationale ukrainienne (l’équivalent de la gendarmerie), sous la responsabilité du ministère de l’intérieur. S’il reste un « noyau » de soldats aux idées néonazies au sein de ce régiment, ceux-ci ne constitueraient plus qu’une minorité, selon les experts interrogés pour l’écriture de l’article des Décodeurs. Il compte actuellement entre 3 500 et 5 000 membres, alors que l’armée ukrainienne a plus de 200 000 soldats.

 

14:59 L'aéroport de Vassylkiv détruit par les frappes russes.Les frappes russes continuent aux alentours de Kiev. Les autorités locales ont annoncé notamment la destruction de l'aéroport de Vassylkiv, à environ 40 kilomètres au sud de la capitale ukrainienne. Un dépôt de pétrole, également touché, a pris feu, selon la même source. Des sirènes d'avertissement anti-bombardement sonnaient ce matin sur l'ensemble du territoire ukrainien, selon les médias locaux, notamment à Kiev, Odessa, Dnipro et Kharkiv. Lefig

 

14:54 Le Mali et la Centrafrique restent arrimés à la Russie (article)

14:26 Poutine pourrait-il un jour se retrouver devant une cour internationale pour crime de guerre ? Même pour la guerre, il y a des règles. Et ces règles, il se pourrait que Poutine les ait violées. C’est du moins ce que pensent le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, ainsi que certaines ONG, et c’est ce que va chercher à déterminer la Cour pénale internationale.

 

14:26 L’Allemagne envisage de se passer du pétrole russe d’ici à la fin de 2022. Berlin envisage de pouvoir se passer du charbon russe d’ici à l’automne et de la quasi-totalité du pétrole russe avant la fin de l’année, a annoncé samedi le ministre de l’économie allemand.« Chaque jour, voire chaque heure, en fait, nous disons un peu plus adieu aux importations russes », a déclaré l’écologiste Robert Habeck au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. « Si nous y parvenons, nous serons indépendants du charbon russe à l’automne et presque indépendants du pétrole de Russie à la fin de l’année », a-t-il ajouté. En revanche, en ce qui concerne le gaz, l’abandon des importations en provenance de Russie s’avère plus compliqué, car l’Allemagne ne dispose pas de ses propres capacités d’importation de gaz liquide, même si le pays y travaille actuellement, selon le ministre. Actuellement, l’Allemagne importe un tiers de son pétrole et quelque 45 % de son charbon de Russie, selon les statistiques du gouvernement allemand. La part des livraisons de gaz naturel russe s’élevait, en revanche, en 2020 à un peu plus de 50 %. Au cours de la dernière décennie, la dépendance de l’Allemagne en la matière à l’égard de la Russie est passée de 36 % de ses importations totales de gaz en 2014 à 55 % actuellement.

 

14:22 Récits contradictoires autour du bombardement d’une mosquée de Marioupol. Le président de l’association liée à la mosquée Soliman de Marioupol, Ismail Hacioglu, joint par la chaîne turque Habertürk samedi en début d’après-midi, a assuré que le quartier était sous le feu mais que la mosquée elle-même n’avait pas été touchée.

 

>>> L'Ukraine inflige «le plus grand coup porté à l'armée russe depuis des décennies», selon Zelensky. Dans une nouvelle vidéo Facebook samedi, le président ukrainien déclare que 31 groupes de bataillons tactiques russes ont perdu leurs capacités et que plus de 360 ​​chars russes ont été perdus. Il ajoute que des groupes de troupes russes se rendent aux forces ukrainiennes, mais que la Russie recrute maintenant des combattants, des réservistes, des conscrits et des mercenaires pour «dépasser en nombre» les forces ukrainiennes. (14:39 , Lefigaro)

 

13:51 Volodymyr Zelensky appelle Emmanuel Macron et Olaf Scholz à faire libérer le maire de Melitopol

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé samedi le président français, Emmanuel Macron, et le chancelier allemand, Olaf Scholz, à aider à faire libérer le maire de la ville ukrainienne de Melitopol Ivan Fedorov, enlevé la veille par les Russes selon Kiev. dans une vidéo diffusée par la présidence ukrainienne, M. Zelensky a déclaré :

« Durant la nuit et aujourd’hui, nous parlons à nos partenaires de la situation avec notre maire. Notre exigence est claire : il faut qu’il soit libéré immédiatement (…). Je parlerai à toutes les personnes nécessaires pour faire libérer nos gens (…). Nous attendons des dirigeants du monde qu’ils nous montrent comment ils peuvent peser sur la situation. »

« Entends-tu, Moscou ? Si 2 000 personnes manifestent à Melitopol contre l’occupation, combien devriez-vous être à Moscou contre la guerre ? », a-t-il également lancé dans sa vidéo.

Selon le président ukrainien et le Parlement, le maire Ivan Fedorov a été enlevé vendredi par des soldats russes qui occupent Melitopol, ville du sud de l’Ukraine à mi-chemin entre Marioupol et Kherson, parce qu’il « refusait de coopérer avec l’ennemi ». Selon la Rada, le Parlement ukrainien, le maire a été arrêté alors qu’il se trouvait au centre de crise de la ville pour s’occuper de questions d’approvisionnement.

 

13:38 L'Allemagne envisage de se passer du pétrole russe d'ici fin 2022. «Chaque jour, voire chaque heure en fait, nous disons un peu plus adieu aux importations russes», a déclaré samedi le ministre allemand de l’Économie, l'écologiste Robert Habeck au journal Frankfurter Allgemeine Zeitung. «Si nous y parvenons, nous serons indépendants du charbon russe à l'automne et presque indépendants du pétrole de Russie à la fin de l'année». (article)

 

13:28  Désinformation (prélude à des attaques chimiques de la Russie?) : A propos de labos américains implantés en Ukraine

Cette annonce de la Russie a provoqué l’indignation des Occidentaux, qui ont dénoncé des « allégations infondées » et des « provocations irresponsables ». L’ambassadeur russe à l’ONU a détaillé vendredi ce qu’avait annoncé la veille son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov : « Un réseau de trente laboratoires » où sont menées des « expériences très dangereuses » aurait été découvert par les soldats russes sur le sol ukrainien, selon Vassili Nebenzia. Le diplomate affirme que des souches de maladies, comme la peste ou le choléra, ainsi que des produits comme l’anthrax y ont été identifiés. Il prétend que ces laboratoires travaillaient avec le ministère de la défense américain. Devant ce même Conseil de sécurité, le 17 février, Antony Blinken avait suggéré que la Russie pourrait prétexter la découverte d’armes biochimiques en Ukraine pour justifier ses propres bombardements chimiques.

« Les allégations d’armes de destruction massive sont à prendre au sérieux, mais celles-ci font partie de la guerre d’information russe, a rétorqué l’ambassadeur d’Albanie, Ferit Hoxha. Elles sont fausses, sans substance, s’apparentent à la propagande et à la désinformation russes habituelles. Ce sont des théories du complot qui ne méritent pas de nous faire perdre du temps. » « Cette campagne de désinformation pourrait être le prélude à l’utilisation d’une arme chimique ou biologique orchestrée par la Russie en Ukraine », s’est inquiété l’ambassadeur français, Nicolas de Rivière. Avant de rappeler que Moscou avait déjà procédé à des attaques chimiques en Europe – en empoisonnant l’opposant russe Alexeï Navalny, notamment – et que la Russie avait couvert par sa désinformation les attaques chimiques de son allié Bachar Al-Assad en Syrie.

 

13:00 Irpin, Croix rouges. Selon Laurent Van der Stockt, le photographe envoyé sur place par Le Monde, les croix rouges ont été peintes sur certains bâtiments d’Irpin pour signaler la présence d’hôpitaux d’urgence installés dans leurs sous-sols, afin de soigner les blessés des bombardements russes.


12:54 La Russie menace (comme d'hab) de cibler les livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine [eh bien dans ce cas, les convois devront être protégés. Par des militaires]

12:35 Centrales nucléaires attaquées. « Nous restons préoccupés par les actions irresponsables de la Russie et ses violations des principes de sûreté nucléaire (…). Nous surveillons les informations faisant état de dégâts dans un centre de recherche de Kharkov. Le risque sécuritaire à court terme est faible, mais les tirs russes continus contre des sites nucléaires doivent cesser. » (AIEA)

12:19 Plusieurs centaines de manifestants rassemblés à Melitopol contre l’arrestation de leur maire LeFig

12:00 Lettonie. En Lettonie, les habitants craignent que leur appartenance au bloc occidental ne les protège pas d’une éventuelle agression russe. Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les pays baltes se retrouvent en première ligne des visées imprévisibles du président russe. Membres de l’OTAN et de l’Union européenne depuis 2004, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie voudraient se rassurer, mais peinent à croire que le drapeau de l’Alliance atlantique les protège.(article)


 

11:17 Vassylkiv, région de Kyiv. Des roquettes russes détruisent une base aérienne dans la région de Kiev. Des frappes ont touché samedi matin la ville de Vassylkiv, à une quarantaine de kilomètres au sud de la capitale. Huit roquettes russes ont notamment frappé l’aéroport local vers 7 heures (6 heures, heure de Paris), qui a été « complètement détruit », a annoncé la maire, Natalia Balassinovitch, sur son compte Facebook. Un dépôt de pétrole a aussi été touché, qui a pris feu, a-t-elle ajouté.

11:03 Mykolaïv. Plusieurs hôpitaux touchés par des bombardements à Mykolaïv. La ville portuaire de Mykolaïv, située dans le sud de l’Ukraine, près d’Odessa, a été bombardée sans répit dans la nuit de vendredi à samedi, les tirs touchant notamment un centre de lutte contre le cancer et un hôpital ophtalmologique, a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse. « Ils ont tiré sur ces zones civiles, sans aucun objectif militaire. Ici, il y a un hôpital, un orphelinat, un centre ophtalmologique », tous situés dans le quartier Ingoulski, dans le nord de la ville, a fait savoir Dmytro Lagotchev, chef de l’hôpital. Au moment des frappes, aucun patient ni soignant ne se trouvait dans le centre de lutte contre le cancer. Mais l’hôpital ophtalmologique, lui, abritait des patients, dont le nombre n’est pas précisé. 

>>> Mykolaïv. « Nous recevons en moyenne 30 corps par jour » (article)

10:29 L’Ukraine va imprimer un timbre « Navire de guerre russe, va te faire foutre ! ». Ce timbre est un hommage aux treize soldats ukrainiens pris au piège par un navire russe sur l’île aux Serpents lors du premier jour de l’offensive. Priés de se rendre sous peine d’être bombardés, ils avaient poussé ce cri du cœur « Navire de guerre russe, va te faire foutre ! », devenu un cri de ralliement dans toute l’Ukraine, avant d’être finalement capturés par les Russes. Ils sont devenus des héros, et ce cri du cœur est un nouveau slogan de la résistance ukrainienne, explique notre journaliste chargée de l’Europe de l’Est au service International, Faustine Vincent. 


 

10:19 Irpin. Les positions ukrainiennes se trouvent encore à l’entrée ouest de la ville d’Irpin, face aux forces russes. Face à la ville de Boutcha, d’où retentissent des explosions et montent des fumées noires, la position ukrainienne a hissé ses drapeaux haut, bien en vue, défiant les forces russes arrêtées pour le moment à deux kilomètres de là. Un reportage photo de Laurent Van der Stockt à Kiev. 

 

>>> Irpin, l’avancée russe stoppée par l’armée ukrainienne (article)

10:07 Marioupol. Une mosquée abritant 80 civils bombardée à Marioupol. Une mosquée abritant 80 civils, dont des citoyens turcs, a été bombardée à Marioupol, port du sud-est de l’Ukraine, où des milliers de personnes sont assiégées depuis des jours, a affirmé samedi le ministère des affaires étrangères ukrainien. « La mosquée du sultan Souleïman le Magnifique et de son épouse Roxolana à Marioupol a été bombardée par les envahisseurs russes », a déclaré le ministère dans un tweet. « Plus de 80 adultes et enfants s’abritent là, dont des citoyens turcs », a-t-il ajouté, sans préciser quand le bombardement avait eu lieu.

>>> Marioupol. Après plus de deux semaines de conflit, l’armée russe bute encore sur le port de Marioupol (article)

10:03 Kyiv. Les forces russes sont positionnées autour de Kiev. Présents dans les faubourgs de la capitale, les Russes cherchent à éliminer les défenses dans plusieurs localités situées à l’ouest et au nord de la ville pour la « bloquer », a déclaré l’état-major ukrainien. « Kiev est un symbole de la résistance », qui se prépare à une « défense acharnée », a déclaré dans une vidéo Mykhailo Podolyak, un conseiller du président Volodymyr Zelensky. 

L’armée russe semble se regrouper, certainement en vue d’une offensive sur Kiev d’ici à quelques jours, selon le ministère britannique de la défense. Des images prises vendredi par satellite montrent, selon leur analyse effectuée par l’entreprise américaine Maxar, que les forces russes progressent vers la capitale ukrainienne en s’appuyant sur leur artillerie, qui bombarde des quartiers résidentiels. Plusieurs habitations et bâtiments sont en feu à Mostchoune, localité située au nord-ouest de Kiev, en partie dévastée, a affirmé Maxar (l’agence de presse Reuters signale n’avoir pas pu vérifier de manière indépendante l’authenticité de ces images).

Irina Verechtchouk, vice-première ministre ukrainienne, a dit espérer l’ouverture de plusieurs couloirs humanitaires ce samedi afin d’évacuer des milliers d’habitants des villes bombardées. « J’espère que la journée se passera bien, que toutes les routes prévues seront ouvertes et que la Russie respectera ses obligations de garantie du cessez-le-feu », a-t-elle déclaré dans un message vidéo, alors que plusieurs tentatives répétées d’évacuation de civils ont échoué lors de cette semaine. Les médias locaux ont rapporté samedi matin des sirènes d’avertissement antibombardement sur l’ensemble du territoire ukrainien, notamment les grandes villes Kiev, Odessa, Dnipro et Kharkiv.

D’après les services de renseignement britanniques, l’armée russe n’enregistre que des gains limités au sol, sa progression étant entravée par des problèmes logistiques et par la résistance ukrainienne. L’état-major ukrainien affirme que l’armée russe continue de subir de lourdes pertes lors de ses attaques et qu’elle a été mise en « position défavorable » dans la région de Poliski, proche de la frontière avec la Biélorussie et de la principale colonne de blindés russes venant de ce pays en direction de Kiev.

 

>>> Kherson. Les autorités ukrainiennes ont affirmé, mercredi, que l’armée russe avait arrêté des Ukrainiens qui protestaient contre l’occupation dans la région de Kherson, dans le sud du pays. « L’occupant essaie de mettre en place un régime d’administration policière du fait de la forte résistance des habitants de Kherson », a déclaré l’état-major des Forces de sécurité intérieures ukrainiennes sur Facebook. « La Garde nationale russe y a été déployée et a procédé à plus de 400 arrestations illégales de citoyens ukrainiens », a-t-il ajouté.

 6:54 L’Union européenne porte à 1 milliard d’euros l’enveloppe destinée à financer la livraison d’armes à Kiev

 

La situation à 6 heures

  • La correspondante de CNN à Kiev a entendu ce samedi matin des explosions durant plusieurs minutes sans pouvoir déterminer quelle était leur origine ni où exactement elles avaient lieu. Selon la journaliste, les forces ukrainiennes sont omniprésentes dans la capitale. Le maire a affirmé à la chaîne américaine que la ville n’avait devant elle que quelques jours de vivres et de médicaments.
  • La capitale ukrainienne ainsi que Marioupol, Kryvy Rig, Kremenchug, Nikopol et Zaporijia sont les principales zones où se concentrent toujours les efforts des Russes, selon l’armée ukrainienne. Moscou cherche selon elle à éliminer les défenses ukrainiennes dans plusieurs localités à l’ouest et au nord de Kiev pour « bloquer » la ville.
  • Marioupol, un port stratégique du sud de l’Ukraine, encerclé et constamment bombardé par les Russes, est dans une situation « désespérée », selon un haut responsable de Médecins sans frontières, qui appelle à agir pour éviter « une tragédie inimaginable ».
  • L’armée russe a étendu vendredi son offensive à la grande ville de Dnipro, une cité industrielle sur le Dniepr, fleuve qui marque la séparation entre l’Est en partie prorusse et le reste du pays. « Il y a eu trois frappes aériennes sur la ville, sur un jardin d’enfants, un immeuble d’habitations et une usine de chaussures (…) où un incendie s’est ensuite déclaré », ont raconté les services d’urgence ukrainiens.
  • Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé, samedi, les mères de soldats russes à empêcher que leurs fils soient envoyés à la « guerre » en Ukraine.
  • Plus de 2,5 millions de personnes ont fui l’Ukraine depuis le début de l’invasion, dont plus de la moitié ont été accueillies en Pologne, et environ deux millions ont été déplacées en Ukraine même, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
  • Les pays du G7 ont demandé à la communauté internationale d’éviter toute mesure limitant les exportations de denrées alimentaires pour ne pas aggraver l’actuelle hausse des prix sur ce marché déstabilisé par la guerre en Ukraine. Emmanuel Macron a averti que l’Europe et l’Afrique « seront très profondément déstabilisées sur le plan alimentaire » dans les 12 à 18 mois à venir en raison de la guerre.

 

 

 

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